{"id":105,"date":"2024-06-13T13:43:49","date_gmt":"2024-06-13T17:43:49","guid":{"rendered":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/chapter\/senegal\/"},"modified":"2024-06-13T15:56:39","modified_gmt":"2024-06-13T19:56:39","slug":"senegal","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/chapter\/senegal\/","title":{"raw":"S\u00e9n\u00e9gal","rendered":"S\u00e9n\u00e9gal"},"content":{"raw":"<div class=\"s\u00e9n\u00e9gal\">\n<p class=\"import-Normal\">(Josu\u00e9 Muscadin, Loudny Clairvil, Aliz\u00e9e Bonnefon)<\/p>\n\n<h2><a id=\"_sirctvrtq44r\"><\/a>1. Profil du pays<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">Le S\u00e9n\u00e9gal est un pays dans l\u2019ouest de l\u2019Afrique majoritairement musulman avec une riche culture et histoire. Le territoire actuel du S\u00e9n\u00e9gal faisait partie des empires soudanais pendant la p\u00e9riode m\u00e9di\u00e9vale. La soci\u00e9t\u00e9 \u00e9tait hi\u00e9rarchis\u00e9e avec un syst\u00e8me social de production communautaire. Le travail \u00e9tait divis\u00e9 en fonction de la classe d\u2019\u00e2ge et des capacit\u00e9s physiques. Dans l\u2019empire du Soudan, la communaut\u00e9 prenait les d\u00e9cisions \u00e9conomiques et sociales ensemble et les personnes \u00e2g\u00e9es jouaient un r\u00f4le crucial dans les prises de d\u00e9cision (Diouf, 2001).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">La conqu\u00eate des Arabes en Afrique au 9<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle a entrain\u00e9 une p\u00e9riode d\u2019islamisation. Le S\u00e9n\u00e9gal s\u2019est retrouv\u00e9 pris dans la razzia n\u00e9gri\u00e8re qui a d\u00e9but\u00e9 au 15<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle. Le S\u00e9n\u00e9gal a subi la conqu\u00eate coloniale fran\u00e7aise du 17<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle au 20<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle (Diouf, 2001). Le pays a pris son ind\u00e9pendance en 1960. Aujourd\u2019hui, le S\u00e9n\u00e9gal a une population multiculturelle d\u2019environ 15,85 millions d\u2019habitants.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">Malgr\u00e9 qu\u2019au S\u00e9n\u00e9gal on retrouve environ une quarantaine de langues, incluant le Wolof qui est parl\u00e9 par une majorit\u00e9 de la population, la langue fran\u00e7aise reste la langue officielle du pays, h\u00e9ritage de son pass\u00e9 colonial. Lors de la colonisation fran\u00e7aise, le territoire a \u00e9t\u00e9 divis\u00e9 et depuis il existe une disparit\u00e9 entre les r\u00e9gions rurales et urbaines par rapport \u00e0 la r\u00e9partition de la population (Diouf, 2001).<\/p>\n\n<h2>2. Histoire des biblioth\u00e8ques<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">Le S\u00e9n\u00e9gal pr\u00e9colonial a une histoire de d\u00e9veloppement de litt\u00e9rature arabique et de litt\u00e9rature locale \u00e9crite en arabe. La plupart des \u00e9crits disponibles \u00e9taient de nature th\u00e9ologique. Pendant la colonisation, au 19<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, le gouvernement colonial fran\u00e7ais a d\u00e9velopp\u00e9 un syst\u00e8me administratif et les premi\u00e8res biblioth\u00e8ques. L\u2019une des plus anciennes biblioth\u00e8ques au S\u00e9n\u00e9gal est la biblioth\u00e8que publique de Saint Louis qui avait une collection d\u2019environ 1351 documents (Maack, 1981).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">Le d\u00e9veloppement de la biblioth\u00e9conomie et des biblioth\u00e8ques en Afrique a commenc\u00e9 avec un s\u00e9minaire au Nig\u00e9ria en pr\u00e9sence de diff\u00e9rents pays africains sur le d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques publiques en Afrique en 1953. En 1961, lors d\u2019une conf\u00e9rence sur l\u2019\u00e9ducation en \u00c9thiopie entre L\u2019UNESCO et des repr\u00e9sentants de certains \u00e9tats africains, la n\u00e9cessit\u00e9 des biblioth\u00e8ques et de professionnaliser dans le domaine a \u00e9t\u00e9 reconnue. Dans le but d\u2019avoir des biblioth\u00e8ques et du personnel qualifi\u00e9, l\u2019UNESCO et le gouvernement s\u00e9n\u00e9galais ont cr\u00e9\u00e9, en 1963, l\u2019association du centre r\u00e9gional de formation de biblioth\u00e9caires des pays d\u2019Afrique (CRFB) \u00e0 Dakar. L\u2019association avait une vocation multinationale \u00e0 cause de l\u2019aide financi\u00e8re re\u00e7ue d\u2019autres pays africains comme le Cameroun, le Congo, la R\u00e9publique Tchad, le Gabon, etc. \u00c0 la suite d\u2019un d\u00e9cret en 1967, une nouvelle organisation prendra la place du CRFB au S\u00e9n\u00e9gal : l\u2019\u00c9cole de biblioth\u00e9conomie (EBAD) qui est dor\u00e9navant responsable de la formation en sciences de l\u2019information. La biblioth\u00e9conomie a beaucoup \u00e9volu\u00e9 depuis sa cr\u00e9ation, elle est pass\u00e9e d\u2019une \u00e9cole qui formait des techniciens en documentation \u00e0 l\u2019ajout d\u2019un programme de 1<sup>er<\/sup> cycle pour des biblioth\u00e9caires, archivistes et documentalistes. En 1983, l\u2019\u00e9cole a instaur\u00e9 un programme d\u2019enseignement sup\u00e9rieur et, depuis, le 2<sup>\u00e8me<\/sup> cycle est n\u00e9cessaire pour devenir biblioth\u00e9caire ou documentaliste (Dione, 2015).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">Les premi\u00e8res biblioth\u00e8ques publiques ont \u00e9t\u00e9 inspir\u00e9es du syst\u00e8me de biblioth\u00e9conomie fran\u00e7ais. Il y a quelques biblioth\u00e8ques publiques au S\u00e9n\u00e9gal qui ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es dans les ann\u00e9es 1960 : la biblioth\u00e8que au centre culturel africain en 1968 \u00e0 M\u00e9dina dans la ville de Dakar et la biblioth\u00e8que du centre culturel L\u00e9opold S\u00e9dar Senghor en 1963 \u00e0 Thi\u00e8s (Ndiaye, 1976).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">Initialement, le d\u00e9cret n\u00ba 76-493 du 5 mai 1976 pr\u00e9voyait la cr\u00e9ation et l\u2019organisation de la Biblioth\u00e8que nationale au sein du Minist\u00e8re de la Culture, avant que, par une d\u00e9cision gouvernementale de 1979, les missions attach\u00e9es \u00e0 la Biblioth\u00e8que nationale soient confi\u00e9es \u00e0 la Biblioth\u00e8que des Archives du S\u00e9n\u00e9gal (Dione, 2015).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">La premi\u00e8re biblioth\u00e8que universitaire qui est celle de l\u2019universit\u00e9 de Dakar a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1950 par un d\u00e9cret du gouvernement. Dans les ann\u00e9es 50, la biblioth\u00e8que a recrut\u00e9 des biblioth\u00e9caires qualifi\u00e9s en France puisque le pays n\u2019\u00e9tait pas encore ind\u00e9pendant et n\u2019avait pas de personnel qualifi\u00e9. Dans les ann\u00e9es 60, la biblioth\u00e8que a augment\u00e9 sa collection d\u2019ouvrages et a d\u00e9velopp\u00e9 de nouveaux services (Ndiaye, 1976).<\/p>\n\n<h2>3. Types de biblioth\u00e8ques<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">Comme dans la plupart des pays, les biblioth\u00e8ques s\u00e9n\u00e9galaises sont r\u00e9parties selon un sch\u00e9ma classique comprenant les biblioth\u00e8ques scolaires, les biblioth\u00e8ques universitaires, les biblioth\u00e8ques publiques, la biblioth\u00e8que nationale et les biblioth\u00e8ques priv\u00e9es. Pour les besoins de cette pr\u00e9sentation, nous survolerons chacun de ces types de biblioth\u00e8ques, \u00e0 l\u2019exception des biblioth\u00e8ques priv\u00e9es qui sont associ\u00e9es aux biblioth\u00e8ques associatives et donc aux biblioth\u00e8ques publiques.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\"><em>Les biblioth\u00e8ques scolaires<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">Outils essentiels dans le processus d\u2019apprentissage des \u00e9l\u00e8ves, les biblioth\u00e8ques scolaires sont, de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, pr\u00e9vues dans les politiques \u00e9ducatives des pouvoirs publics. Dans les pays occidentaux qui disposent de plus grands moyens \u00e9conomiques pour investir dans les infrastructures scolaires, les biblioth\u00e8ques font partie int\u00e9grante des \u00e9coles. Tel n\u2019est pas le cas pour le S\u00e9n\u00e9gal, comme pour la plupart des pays en d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">Si l\u2019on en croit les informations chiffr\u00e9es disponibles sur les biblioth\u00e8ques scolaires au S\u00e9n\u00e9gal, il existe tr\u00e8s peu d\u2019\u00e9coles qui disposent d\u2019une biblioth\u00e8que fonctionnelle r\u00e9pondant aux crit\u00e8res biblioth\u00e9conomiques (Fall, 2017). Il existe, en la mati\u00e8re, un d\u00e9s\u00e9quilibre entre le monde urbain et le monde rural. La majorit\u00e9 des \u00e9coles qui disposent d\u2019une biblioth\u00e8que sont situ\u00e9es dans les villes. Les r\u00e9gions rurales sont les plus d\u00e9pourvues en biblioth\u00e8ques scolaires.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">Quand elle existe, la biblioth\u00e8que dans les \u00e9coles sert \u00e0 distribuer des manuels scolaires et \u00e0 les r\u00e9cup\u00e9rer en fin d\u2019ann\u00e9e. Tous les ans, en effet, les \u00e9coles re\u00e7oivent du minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation une quantit\u00e9 de fournitures scolaires qui sont, en g\u00e9n\u00e9ral, \u00ab rang\u00e9es dans des cartons ou sont plac\u00e9es dans l\u2019armoire du bureau du directeur \u00bb (Pasquier, 2008). Pasquier souligne que tr\u00e8s peu de ces biblioth\u00e8ques disposaient en 2008 d\u2019un ordinateur qui parfois n\u2019est pas fonctionnel.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">Les biblioth\u00e8ques priv\u00e9es, parce qu\u2019elles ne suscitent pas un grand int\u00e9r\u00eat chez le public, sont peu \u00e9tudi\u00e9es.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">Certaines associations communautaires \u00e9voluant pour la plupart \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur du S\u00e9n\u00e9gal interviennent pour alimenter les biblioth\u00e8ques scolaires existant dans le pays. Le programme \u00ab Allez les filles ! \u00bb, par exemple, mis en place par l\u2019association <em>Lire en Afrique<\/em> a permis \u00e0 80 biblioth\u00e8ques, incluant des biblioth\u00e8ques scolaires, de b\u00e9n\u00e9ficier de 16 000 livres en 2014 (<a class=\"rId1184\" href=\"http:\/\/lireenafrique.org\/\">http:\/\/lireenafrique.org<\/a>).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: center;\">Tableau 1 : Liste de mat\u00e9riels scolaires re\u00e7us par les \u00e9coles de la r\u00e9gion Diourbel en 2007<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: center;\"><img src=\"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2024\/06\/image1.png\" alt=\"image\" width=\"449px\" height=\"235px\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: center;\">Source : (Pasquier, 2008 : 18)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\"><em>Les biblioth\u00e8ques publiques<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">L\u2019Association S\u00e9n\u00e9galaises des Biblioth\u00e8ques, Archivistes et Documentalistes (ASBAD) classe dans la cat\u00e9gorie biblioth\u00e8ques publiques, les biblioth\u00e8ques cr\u00e9\u00e9es ou soutenues par les pouvoirs publics au niveau local, r\u00e9gional ou national, par des organisations communautaires ou tout autre organismes non \u00e9tatiques. L\u2019<em>Enqu\u00eate sur les biblioth\u00e8ques publiques au S\u00e9n\u00e9gal<\/em> r\u00e9alis\u00e9e en 2001 par l\u2019ASBAD inclut les biblioth\u00e8ques des Centres culturels r\u00e9gionaux, les Centres de lecture et d\u2019animation culturelle (CLAC), les biblioth\u00e8ques municipales et des biblioth\u00e8ques n\u00e9es d\u2019initiatives priv\u00e9es.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">L\u2019enqu\u00eate a d\u00e9nombr\u00e9 84 biblioth\u00e8ques cat\u00e9goris\u00e9es biblioth\u00e8ques publiques dont plus de la moiti\u00e9 (43) se trouvent dans la r\u00e9gion de Dakar, alors que Diourbel, qui est la deuxi\u00e8me r\u00e9gion en termes de nombre d\u2019habitants, r\u00e9unit seulement 3 biblioth\u00e8ques. Ce d\u00e9s\u00e9quilibre semble s\u2019expliquer, entre autres, par le poids d\u00e9mographique, administratif, politique et \u00e9conomique de la r\u00e9gion dakaroise, o\u00f9 se trouve la capitale du pays, mieux lotie en termes d\u2019infrastructures et de services de base.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">Les donn\u00e9es pour parler de chaque cat\u00e9gorie de biblioth\u00e8ques publiques font d\u00e9faut. Celles dont on dispose concernant les biblioth\u00e8ques municipales sont lacunaires et ne sont pas r\u00e9centes. Les informations sur les Centres de Lecture et d\u2019Animation Culturelle souffrent du m\u00eame d\u00e9ficit. Pour les \u00e9voquer, on essaiera de croiser les \u00e9l\u00e9ments d\u2019informations disponibles. Selon les informations fournies par l\u2019enqu\u00eate de l\u2019ASBAD, les biblioth\u00e8ques municipales sont prises en charge par plusieurs acteurs, comme le montre la figure ci-dessous. Quant \u00e0 leur fonctionnement, les biblioth\u00e8ques ne semblent pas soumises \u00e0 un r\u00e9gime fixe. Les responsables d\u00e9cident de ce qui convient le mieux \u00e0 leur communaut\u00e9. Mais, il est int\u00e9ressant de remarquer que, d\u00e9j\u00e0 en 1976, certaines biblioth\u00e8ques municipales offraient leurs services au public sept heures par jour et m\u00eame le dimanche matin (Ndiaye, 1976).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: center;\">Figure 2 : R\u00e9partitions des biblioth\u00e8ques municipales selon leur mode de gestion<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: center;\"><img src=\"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2024\/06\/image5.png\" alt=\"image\" width=\"427px\" height=\"264px\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: center;\">Source : \u00e0 partir des donn\u00e9es de l\u2019enqu\u00eate de l\u2019ASBAD (2001) cit\u00e9es par (Pasquier, 2008)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">En 1985, les Centres de Lecture et d\u2019Animation Culturelle (CLAC), furent cr\u00e9\u00e9s par l\u2019Agence intergouvernementale de la Francophonie pour r\u00e9pondre au besoin d\u2019infrastructures culturelles et au manque d\u2019acc\u00e8s de la population \u00e0 la lecture et \u00e0 l\u2019information dans les milieux ruraux des pays en d\u00e9veloppement. Initi\u00e9s au S\u00e9n\u00e9gal en 1988, des CLAC sont install\u00e9s partout dans le pays. En 2017, pas moins de 16 CLAC ont \u00e9t\u00e9 recens\u00e9s (Odemba, 2017). Au S\u00e9n\u00e9gal, comme dans tous les pays o\u00f9 ils s\u2019implantent, les CLAC r\u00e9pondent aux objectifs des biblioth\u00e8ques publiques. Ils constituent pour les communaut\u00e9s qu\u2019ils desservent des lieux de formation, d\u2019informations et de loisirs. De mani\u00e8re plus sp\u00e9cifique, ils participent au d\u00e9veloppement de la communaut\u00e9 en garantissant aux membres l\u2019acc\u00e8s aux biens culturels (livres, jeux \u00e9ducatifs, journaux et revues), ils favorisent la d\u00e9mocratisation de la culture et soutiennent les agents de d\u00e9veloppement dans le domaine de l\u2019\u00e9ducation, de la sant\u00e9 et du d\u00e9veloppement rural. Toutefois, les CLAC font face \u00e0 des probl\u00e8mes de fonctionnement li\u00e9s au manque de moyens que devraient leur offrir les pouvoirs publics. Les comit\u00e9s de gestion de certains CLAC ont d\u00fb tirer la sonnette d\u2019alarme sur l\u2019\u00e9tat de d\u00e9labrement dans lequel ces centres fonctionnent. Certaines municipalit\u00e9s ne r\u00e9pondent pas \u00e0 leur obligation quant \u00e0 la prise en charge du fonctionnement du CLAC plac\u00e9 sur leur responsabilit\u00e9 (Odemba, 2017).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">Dans la cat\u00e9gorie des biblioth\u00e8ques publiques, certaines sont labellis\u00e9es \u00ab partenariat \u00bb ou \u00ab alliance franco-s\u00e9n\u00e9galaise \u00bb par le Minist\u00e8re de la Culture qui en d\u00e9nombre 96 au lieu de 83 recens\u00e9es par l\u2019enqu\u00eate men\u00e9e par l\u2019ASBAD. Selon le minist\u00e8re, il existerait 18 biblioth\u00e8ques de \u00ab partenariat \u00bb et 6 biblioth\u00e8ques d\u2019\u00ab alliance franco-s\u00e9n\u00e9galaise \u00bb qui desservent 11 des 16 r\u00e9gions du pays (<a class=\"rId1187\" href=\"http:\/\/www.culture.gouv.sn\/\">http:\/\/www.culture.gouv.sn<\/a>).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">Il faut mentionner, parmi les biblioth\u00e8ques publiques, l\u2019existence des biblioth\u00e8ques communautaires et associatives. Les biblioth\u00e8ques communautaires sont g\u00e9r\u00e9es par des comit\u00e9s de gestion mis en place par la communaut\u00e9. Leur fonctionnement d\u00e9pend en grande partie de l\u2019appui dont elles b\u00e9n\u00e9ficient de la part d\u2019associations \u00e0 but non lucratif qui les assistent financi\u00e8rement et leur fournissent des livres pour alimenter et renouveler leur collection. Peu nombreuses, les biblioth\u00e8ques associatives sont sous la responsabilit\u00e9 des associations qui assurent leur fonctionnement \u00e0 partir des aides qu\u2019elles obtiennent de leurs bailleurs de fonds. Elles sont un acteur non-n\u00e9gligeable dans le domaine de la lecture publique au S\u00e9n\u00e9gal. L\u2019association <em>Lire En Afrique<\/em> (LEA) assure la gestion de 15 biblioth\u00e8ques seulement dans la r\u00e9gion de Dakar.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">Les biblioth\u00e8ques communautaires sont constitu\u00e9es en r\u00e9seaux qui sont coiff\u00e9s par des acteurs associatifs. Le r\u00e9seau <em>Lire En Afrique <\/em>coordonnent des biblioth\u00e8ques communautaires partout au S\u00e9n\u00e9gal. Dans le Sine Saloum, il g\u00e8re une vingtaine de biblioth\u00e8ques, une trentaine en Casamance et quelques-unes, 3, dans le Cayor.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">\u00c0 ce panorama, il faut ajouter les biblioth\u00e8ques des Instituts Fran\u00e7ais au S\u00e9n\u00e9gal auxquelles les communaut\u00e9s de Dakar, de Saint Louis, de Kaolack et de Ziguinchor ont acc\u00e8s et b\u00e9n\u00e9ficient des divers services qu\u2019elles offrent.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">Les biblioth\u00e8ques publiques du S\u00e9n\u00e9gal font face \u00e0 un ensemble de probl\u00e8mes pr\u00e9occupants. L\u2019enqu\u00eate men\u00e9e par l\u2019ASBAD (2001) permet de mettre en lumi\u00e8re un certain nombre d\u2019entre eux. La plupart de ces biblioth\u00e8ques se trouvent confront\u00e9es \u00e0 des d\u00e9fis mat\u00e9riels et financiers : sous-\u00e9quipement, locaux v\u00e9tustes, fonds documentaires non renouvel\u00e9s, budget allou\u00e9 \u00e0 l\u2019acquisition de nouveaux documents et d\u2019autres mat\u00e9riels insuffisants et parfois inexistants, services d\u2019animation pauvre. Les probl\u00e8mes de financement sont davantage criants dans les biblioth\u00e8ques g\u00e9r\u00e9es par des collectivit\u00e9s qui, faute de moyens, ne r\u00e9pondent pas toujours \u00e0 leurs obligations ou ne sont suffisamment imbues de l\u2019importance de la biblioth\u00e8que dans la soci\u00e9t\u00e9. En mati\u00e8re de ressources humaines, la plupart des gestionnaires ne sont pas des professionnels qualifi\u00e9s \u00e0 l\u2019exercice des t\u00e2ches biblioth\u00e9conomiques. Pasquier (2008) a remarqu\u00e9 l\u2019absence de biblioth\u00e9caires professionnels dans des r\u00e9gions comme Fatick, Diourbel, Kaolack et Louga. \u00c0 cause sans doute de l\u2019\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral des biblioth\u00e8ques publiques, les lecteurs se font rares : moins d\u2019un millier sont recens\u00e9s au niveau national dans le cadre de l\u2019enqu\u00eate.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\"><em>La biblioth\u00e8que nationale<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">Le S\u00e9n\u00e9gal n\u2019a pas encore de biblioth\u00e8que nationale \u00e0 proprement parler. Bien que la loi n\u00ba 2002-17 du 15 avril 2002 pr\u00e9voit la cr\u00e9ation d\u2019une Biblioth\u00e8que nationale dirig\u00e9e par la Direction du livre et de la lecture (Lajeunesse, 2008 : 106), le projet n\u2019est pas encore concr\u00e9tis\u00e9.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">Depuis 1979, c\u2019est la Biblioth\u00e8que des Archives du S\u00e9n\u00e9gal qui fait office de biblioth\u00e8que nationale du pays. Elle abrite l\u2019Agence bibliographique nationale, re\u00e7oit le d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal, s\u2019occupe de la bibliographie nationale, identifie les p\u00e9riodiques publi\u00e9s au S\u00e9n\u00e9gal et leur attribue des num\u00e9ros ISSN, en attendant que le projet de construction de la Biblioth\u00e8que nationale coordonn\u00e9 par la Direction du Livre et de la Lecture du Minist\u00e8re de la Culture voit le jour.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\"><em>Les biblioth\u00e8ques universitaires<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">Pour r\u00e9pondre \u00e0 leur double mission : enseignement et recherche, les universit\u00e9s s\u00e9n\u00e9galaises s\u2019octroient des biblioth\u00e8ques universitaires. Toutes les universit\u00e9s s\u00e9n\u00e9galaises semblent disposer d\u2019une biblioth\u00e8que pour accompagner les \u00e9tudiants et les enseignants-chercheurs, \u00e0 l\u2019exception de l\u2019Universit\u00e9 virtuelle du S\u00e9n\u00e9gal (UVS) dont la BU est enti\u00e8rement en ligne. Au S\u00e9n\u00e9gal, on retrouve au moins une Biblioth\u00e8que Universitaire dans les universit\u00e9s suivantes :<\/p>\n\n<ul>\n    <li class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 18pt;\">Universit\u00e9 Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD)<\/li>\n    <li class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 18pt;\">Universit\u00e9 Gaston Berger de Saint Louis (UGB)<\/li>\n    <li class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 18pt;\">Universit\u00e9 de Thi\u00e8s<\/li>\n    <li class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 18pt;\">Universit\u00e9 Alioune Diop de Bambey (UADB)<\/li>\n    <li class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 18pt;\">Universit\u00e9 Assane SECK de Ziguinchor (UASZ)<\/li>\n    <li class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 18pt;\">Universit\u00e9 Ahmadou Mahtar Mbow (UAM)<\/li>\n    <li class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 18pt;\">Universit\u00e9 du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN)<\/li>\n<\/ul>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">Mamadou Diarra (2015) montre cependant que malgr\u00e9 l\u2019adoption du mod\u00e8le BU fran\u00e7ais par les universit\u00e9s s\u00e9n\u00e9galaises dans le cadre de la r\u00e9forme LMD, les biblioth\u00e8ques universitaires font face \u00e0 des probl\u00e8mes pr\u00e9occupants : faible niveau de d\u00e9veloppement et d\u2019organisation, ainsi que des ressources humaines et documentaires pauvres. Il n\u2019existe pas de documentation sur l\u2019\u00e9tat des biblioth\u00e8ques s\u00e9n\u00e9galaises en g\u00e9n\u00e9ral, mais l\u2019enqu\u00eate r\u00e9alis\u00e9e sur les biblioth\u00e8ques universitaires africaines par Mamadou Diarra, Directeur de l\u2019\u00c9cole de Biblioth\u00e9caires, Archivistes et Documentalistes du S\u00e9n\u00e9gal, en 2015, fournit des informations sur la BU de l\u2019Universit\u00e9 Cheikh Anta Diop, Biblioth\u00e8que Centrale de l\u2019UCAD. L\u2019\u00e9tude permet de faire une comparaison de la BU de l\u2019UCAD et les autres BU du B\u00e9nin, du Burkina Faso, du Mali, du Togo et du Niger. \u00c0 travers les r\u00e9sultats de l\u2019enqu\u00eate, on peut remarquer que la biblioth\u00e8que centrale de l\u2019UCAD a le plus grand nombre de visiteurs r\u00e9els mais a un taux de fr\u00e9quentation faible (29%) par rapport au nombre des utilisateurs potentiels, 22 000 sur 77 000. En termes de ressources humaines, la biblioth\u00e8que de l\u2019UCAD dispose de 20 biblioth\u00e9caires dont certains d\u00e9tiennent un niveau de Master, 10 conservateurs, 4 informaticiens, loin devant les autres universit\u00e9s sur la liste. Toutefois, elle a un taux d\u2019encadrement inf\u00e9rieur \u00e0 1%, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019elle a 1 professionnel pour 100 utilisateurs, comme c\u2019est le cas pour la plupart des biblioth\u00e8ques universitaires enqu\u00eat\u00e9es, \u00e0 l\u2019exception de la Biblioth\u00e8que universitaire centrale du Niger (Diarra, 2015 : 5). Concernant les ressources documentaires, la biblioth\u00e8que centrale de l\u2019UCAD dispose de 444 593 ouvrages, 52 titres de p\u00e9riodiques, 50 Go en ressources num\u00e9riques. Les ressources financi\u00e8res sont un facteur important dans le bon fonctionnement d\u2019une biblioth\u00e8que. La biblioth\u00e8que principale de l\u2019UCAD dispose d\u2019un budget de 244 millions de francs CFA. Si on consid\u00e8re le budget de l\u2019UCAD qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 27,7 milliards de francs CFA, la part de la biblioth\u00e8que est de 0,88%, loin des 5% du budget de l\u2019universit\u00e9 que pr\u00e9coniserait l\u2019UNESCO (Ndiaye, 2014 : 4).<\/p>\n\n<h2>4. Cadre \u00e9ducatif en sciences de l\u2019information et des biblioth\u00e8ques<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">Au S\u00e9n\u00e9gal, l\u2019EBAD s\u2019occupe de la formation des diff\u00e9rentes professions de la biblioth\u00e9conomie. Apr\u00e8s le lyc\u00e9e, les personnes qui veulent devenir biblioth\u00e9caires, archivistes ou documentalistes doivent faire un programme de 1<sup>er<\/sup> cycle au S\u00e9n\u00e9gal \u00e0 180 cr\u00e9dits sur 3 ans pour obtenir une licence en sciences de l\u2019information documentaire (Dione, 2015).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">Un programme de 120 cr\u00e9dits est n\u00e9cessaire pour le dipl\u00f4me de master en sciences de l\u2019information documentaire. Le master comporte trois sp\u00e9cialisations : une sur le patrimoine documentaire, une deuxi\u00e8me sur l\u2019ing\u00e9nierie documentaire et une autre sur la technologie de l\u2019information. Ceci provient d\u2019une r\u00e9forme <em>Licence Master Doctorat<\/em> du syst\u00e8me d\u2019\u00e9ducation en 2004, les programmes de deuxi\u00e8me cycle au S\u00e9n\u00e9gal doivent avoir l\u2019accr\u00e9ditation d\u2019une agence d\u2019\u00e9tat et cette accr\u00e9ditation est donn\u00e9e pour une dur\u00e9e de 5 ans (Dione, 2015). La biblioth\u00e9conomie au S\u00e9n\u00e9gal offre aussi la formation sur les nouvelles technologies de communication \u00e0 l\u2019aide d\u2019un projet FORCIIR et des cours sur la gestion des technologies de l\u2019information avec l\u2019aide d\u2019une compagnie de t\u00e9l\u00e9communication SONATEL (Diouf, 2008).<\/p>\n\n<h2>5. Association de biblioth\u00e8ques<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 36pt;\">L\u2019Association S\u00e9n\u00e9galaise des Biblioth\u00e9caires, Archivistes et Documentalistes (ASBAD) a vu le jour en 1988 et est le r\u00e9sultat d\u2019une fusion entre deux associations : l\u2019Association S\u00e9n\u00e9galaise des Documentalistes, Biblioth\u00e9caires, Archivistes et Mus\u00e9ologues, section locale de l\u2019Association Internationale pour le D\u00e9veloppement des Biblioth\u00e8ques en Afrique (AIDBA-ASDBAM) et l\u2019Association Nationale des Archivistes, Biblioth\u00e9caires et Documentalistes (ANABADS) (Ndiaye, s.d. ; <a class=\"rId1188\" href=\"https:\/\/web.archive.org\/web\/20080624125129\/http:\/www.asbad.africa-web.org\/\">https:\/\/web.archive.org\/web\/20080624125129\/http:\/www.asbad.africa-web.org\/<\/a>). Son si\u00e8ge est install\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00c9cole des Biblioth\u00e9caires, Archivistes et Documentalistes \u00e0 Dakar (<a class=\"rId1189\" href=\"https:\/\/web.archive.org\/web\/20080624125129\/http:\/www.asbad.africa-web.org\/\">https:\/\/web.archive.org\/web\/20080624125129\/http:\/www.asbad.africa-web.org\/<\/a>). Elle se d\u00e9finit comme \u00e9tant la porte-parole des professionnels de l\u2019information sur toutes les questions majeures qui touchent la profession (<a class=\"rId1190\" href=\"https:\/\/web.archive.org\/web\/20080624125129\/http:\/www.asbad.africa-web.org\/\">https:\/\/web.archive.org\/web\/20080624125129\/http:\/www.asbad.africa-web.org\/<\/a>). Les objectifs de l\u2019ASBAD sont nombreux et l\u2019on retrouve parmi ceux-ci la volont\u00e9 d\u2019encourager la formation initiale et continue des professionnels de l\u2019information, de promouvoir le d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques, des archives et des centres documentaires, d\u2019assurer la collecte et la sauvegarde du patrimoine culturel national et de participer \u00e0 l\u2019\u00e9ducation des jeunes et des adultes (<a class=\"rId1191\" href=\"https:\/\/web.archive.org\/web\/20080624125129\/http:\/www.asbad.africa-web.org\/\">https:\/\/web.archive.org\/web\/20080624125129\/http:\/www.asbad.africa-web.org\/<\/a>).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 36pt;\">L\u2019adh\u00e9sion \u00e0 l\u2019ASBAD est ouverte \u00e0 toute personne physique ou morale qui participe au d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques, des centres d\u2019archives et de documentation (<a class=\"rId1192\" href=\"http:\/\/asbadsn.org\/\">http:\/\/asbadsn.org<\/a>). Les frais d\u2019adh\u00e9sion varient en fonction du statut de l\u2019adh\u00e9rent allant de 5000 francs CFA par ann\u00e9e (12$CA) pour les professionnels \u00e0 100 000 francs CFA par ann\u00e9e (235$CA) pour les institutions documentaires nationales. Un tarif pr\u00e9f\u00e9rentiel de 1000 francs CFA (2,35$CA) est offert aux \u00e9tudiants (<a class=\"rId1193\" href=\"http:\/\/asbadsn.org\/\">http:\/\/asbadsn.org<\/a>).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">L\u2019ASBAD a \u00e9tabli de nombreux partenariats avec des organismes divers dans lesquels nous pouvons retrouver l\u2019International Federation of Library Association (IFLA), le Centre d\u2019Information des Nations Unies (CINU) et l\u2019Association des Biblioth\u00e9caires Suisses (BBS) (<a class=\"rId1194\" href=\"https:\/\/web.archive.org\/web\/20080624125129\/http:\/www.asbad.africa-web.org\/\">https:\/\/web.archive.org\/web\/20080624125129\/http:\/www.asbad.africa-web.org\/<\/a>).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">L\u2019association est pr\u00e9sente sur les diff\u00e9rentes plateformes de r\u00e9seaux sociaux : Facebook, Twitter, Instagram et poss\u00e8de m\u00eame une chaine YouTube. Cependant, elle est tr\u00e8s peu active \u00e0 raison d\u2019une publication par mois sur les r\u00e9seaux et d\u2019une ou deux publications aux deux ans sur leur site internet (<a class=\"rId1195\" href=\"http:\/\/asbadsn.org\/\">http:\/\/asbadsn.org<\/a>).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">Il existe une deuxi\u00e8me association tr\u00e8s impliqu\u00e9e dans le d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques s\u00e9n\u00e9galaises : la Feusseul. Elle est une association de droit s\u00e9n\u00e9galais cr\u00e9\u00e9e en 2013 et son si\u00e8ge social se trouve lui aussi \u00e0 Dakar (<a class=\"rId1196\" href=\"https:\/\/www.feusseul.org\/\">https:\/\/www.feusseul.org<\/a>). Elle a pour objectif d\u2019accompagner les biblioth\u00e8ques dans la mise en place de programmes d\u2019animations, de promouvoir et d\u00e9fendre les biblioth\u00e8ques et l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information pour tous, de faire des biblioth\u00e8ques un outil de d\u00e9veloppement pour une soci\u00e9t\u00e9 inclusive et de promouvoir la lecture, le num\u00e9rique et la culture en biblioth\u00e8que (<a class=\"rId1197\" href=\"https:\/\/www.feusseul.org\/\">https:\/\/www.feusseul.org<\/a>). Elle est aussi pr\u00e9sente sur les diff\u00e9rentes plateformes de r\u00e9seaux sociaux et est beaucoup plus active que l\u2019ASBAD.<\/p>\n\n<h2><a id=\"_vqtqmqaylhdm\"><\/a>6. Cadre l\u00e9gislatif<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">Au S\u00e9n\u00e9gal, comme dans la majorit\u00e9 des pays, il existe des lois, des d\u00e9crets, des arr\u00eat\u00e9s, etc. qui encadrent la publication, la gestion et la conservation des documents. Les premiers textes l\u00e9gislatifs qui d\u00e9butent le processus de r\u00e9glementation ont \u00e9t\u00e9 \u00e9mis pendant la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du XIX<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, p\u00e9riode coloniale fran\u00e7aise, et concernent le d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal des documents publi\u00e9s en m\u00e9tropole ou sur n\u2019importe quel territoire sur lequel la France exer\u00e7ait sa domination dans des institutions pr\u00e9vues \u00e0 cet effet (S\u00e8ne, 2010). Mais ce n\u2019est qu\u2019en 1946 qu\u2019une R\u00e9gie du d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal va \u00eatre cr\u00e9\u00e9e pour organiser de fa\u00e7on officielle et stricte le d\u00e9p\u00f4t des documents et veiller \u00e0 ce qu\u2019il soit fait (S\u00e8ne, 2010). \u00c0 partir de 1972, le S\u00e9n\u00e9gal, devenu ind\u00e9pendant, r\u00e9dige ses propres textes l\u00e9gislatifs pour d\u00e9velopper les activit\u00e9s culturelle du pays comme le montre le <em>d\u00e9cret n\u00b076-493 du 5 mai 1976<\/em> \u00e9tablissant la cr\u00e9ation de la Biblioth\u00e8que nationale au sein du Minist\u00e8re de la Culture (S\u00e8ne, 2010 ; Archives du S\u00e9n\u00e9gal, 2013) et la <em>Loi n\u00b02002-17 du 15 avril 2002<\/em> portant sur la cr\u00e9ation de la Biblioth\u00e8que nationale du S\u00e9n\u00e9gal (Lajeunesse, 2008 : 106).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 36pt;\">Le droit d\u2019auteur, quant \u00e0 lui, est instaur\u00e9 aux colonies fran\u00e7aises, et donc au S\u00e9n\u00e9gal, \u00e0 partir de 1930 (S\u00e8ne, 2010). Son \u00e9tablissement a pour but de prot\u00e9ger les \u0153uvres litt\u00e9raires et artistiques, mais aussi les droits de leurs auteurs (S\u00e8ne, 2010). Cependant, son application dans les colonies reste difficile, car il n\u2019existait pas, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, d\u2019organismes charg\u00e9s de d\u00e9fendre les droits des auteurs et des cr\u00e9ateurs ni de veiller \u00e0 l\u2019application des lois du droit d\u2019auteur (S\u00e8ne, 2010). Il faudra attendre 1943 pour que deux organismes, bas\u00e9s \u00e0 Alger, ayant ces responsabilit\u00e9s soient cr\u00e9\u00e9s : le Bureau africain des gens de lettres et auteurs de conf\u00e9rences et le Bureau africain du droit d\u2019auteur (S\u00e8ne, 2010).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">En 1972, la <em>Loi 72-40 du 26 mai 1972<\/em> cr\u00e9\u00e9 le Bureau s\u00e9n\u00e9galais du droit d\u2019auteur (BSDA) qui vient prendre les responsabilit\u00e9s du Bureau africain des gens de lettres et auteurs de conf\u00e9rences et du Bureau africain du droit d\u2019auteur (S\u00e8ne, 2010).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 36pt;\">La <em>Loi 73-52 du 4 d\u00e9cembre 1973 <\/em>relative \u00e0 la protection du droit d\u2019auteur vient d\u00e9finir les limites d\u2019application du droit d\u2019auteur (S\u00e8ne, 2010). Elle sera modifi\u00e9e en 1986 pour adapter la l\u00e9gislation \u00e0 l\u2019environnement technologique et renforcer les cons\u00e9quences p\u00e9nales en cas d\u2019ill\u00e9galit\u00e9 (S\u00e8ne, 2010). Toutes ces dispositions resteront en vigueur jusqu\u2019en 2008 lorsque la <em>Loi 2008-09 du 25 janvier 2008 sur les droits d'auteurs et les droits voisins<\/em> viendra les remplacer (S\u00e8ne, 2010). Cette loi reprend les bases de la <em>Loi de 1973<\/em> pour les adapter \u00e0 l\u2019\u00e9volution technologique et professionnelle survenues dans les ann\u00e9es 1980 au sujet de la production, de la conservation, de la diffusion et de l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information et au savoir (S\u00e8ne, 2010). Elle pr\u00e9voit que les \u0153uvres utilis\u00e9es \u00e0 des fins d\u2019enseignement de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale sont exempt\u00e9es du droit d\u2019auteur (S\u00e8ne, 2010). Ainsi, cette absence de r\u00e9glementation permet aux usagers des biblioth\u00e8ques et des centres d\u2019archives d\u2019avoir acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information parfois dans la limite de la l\u00e9galit\u00e9 : photocopies de masse et, parfois, reproduction int\u00e9grale de l\u2019\u0153uvre (S\u00e8ne, 2010).<\/p>\n\n<h2><a id=\"_cjdib9pgcewz\"><\/a>7. Information compl\u00e9mentaire\/particularit\u00e9s<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">La <em>Loi 73-52 du 4 d\u00e9cembre 1973 relative \u00e0 la protection du droit d\u2019auteur<\/em> inclut dans la liste des \u0153uvres encadr\u00e9es par le droit d\u2019auteur le folklore et les \u0153uvres inspir\u00e9es du folklore s\u00e9n\u00e9galais dans le but d\u2019assurer la protection du patrimoine national (S\u00e8ne, 2010). Aussi, l\u2019utilisation de ces \u0153uvres est conditionnelle \u00e0 l\u2019accord pr\u00e9alable du BSDA et au paiement d\u2019une redevance vers\u00e9e au BSDA (S\u00e8ne, 2010).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 36pt;\">Les circonstances \u00e9conomiques du S\u00e9n\u00e9gal et la pauvret\u00e9 du march\u00e9 du livre africain rendent difficile l\u2019acquisition de livres dans les biblioth\u00e8ques (Marcil, 1980). Cependant, il existe de nombreuses associations et organismes internationaux qui s\u2019impliquent dans le don de livres pour approvisionner les biblioth\u00e8ques et les \u00e9coles du S\u00e9n\u00e9gal : <em>Lire en Afrique, Biblionef<\/em> et <em>Biblioth\u00e8ques Sans Fronti\u00e8res<\/em> par exemple.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">M\u00eame si certains probl\u00e8mes persistent, et ils sont nombreux, le S\u00e9n\u00e9gal se classe parmi les pays de l\u2019Afrique francophone qui concentrent d\u2019importants efforts en mati\u00e8re d\u2019infrastructure culturelle en g\u00e9n\u00e9ral et de biblioth\u00e8ques en particulier. Ancienne capitale de l\u2019Afrique Occidentale Fran\u00e7aise (AOF), le pays a toujours \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019avant-garde en termes de d\u00e9veloppement culturel de l\u2019Afrique noire francophone. L\u2019Universit\u00e9 de Dakar devenue Cheik Anta Diop apr\u00e8s la d\u00e9colonisation est la plus ancienne de la r\u00e9gion. Le r\u00f4le historique du pays dans la mise en place de la Francophonie est r\u00e9v\u00e9lateur de son positionnement dans le paysage culturel international.<\/p>\n\n<h2><a id=\"_au8zabmfij8r\"><\/a>8. R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Archives du S\u00e9n\u00e9gal. (2013). <em>La biblioth\u00e8que.<\/em> Archives du S\u00e9n\u00e9gal. <a class=\"rId1198\" href=\"http:\/\/www.senarchives.org.sn\/node\/21\">http:\/\/www.senarchives.org.sn\/node\/21<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">ASBAD. <em>Enqu\u00eate sur les biblioth\u00e8ques publiques au S\u00e9n\u00e9gal<\/em>. Dakar : Direction du Livre et de la Lecture, 2002.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Biblionef. (2019). <a class=\"rId1199\" href=\"https:\/\/biblionef.fr\/tag\/senegal\/\">https:\/\/biblionef.fr\/tag\/senegal\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Biblioth\u00e8ques Sans Fronti\u00e8res. (s.d). <em>S\u00e9n\u00e9gal.<\/em> <a class=\"rId1200\" href=\"https:\/\/www.bibliosansfrontieres.org\/pays\/senegal\/\">https:\/\/www.bibliosansfrontieres.org\/pays\/senegal\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Diack, M. (2002). \u00ab Les Biblioth\u00e8ques nationales en Afrique francophone \u00bb, Convocatoria de ponencias, <a class=\"rId1201\" href=\"https:\/\/calenda.org\/187633\">https:\/\/calenda.org\/18763<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Diarra, M. (2015). \u00ab Les biblioth\u00e8ques universitaires (BU) africaines \u00e0 l\u2019heure de la r\u00e9forme LMD \u00bb, Conf\u00e9rence des Recteurs et des Pr\u00e9sidents des Universit\u00e9s Africaines (COREVIP) Kigali, Rwanda, du 2 au 5 Juin 2015. [En ligne] <a class=\"rId1202\" href=\"https:\/\/www.researchgate.net\/publication\/309638037_Les_bibliotheques_universitaires_BU_africaines_a_l'heure_de_la_reforme_LMD\">https:\/\/www.researchgate.net\/publication\/309638037_Les_bibliotheques_universitaires_BU_africaines_a_l'heure_de_la_reforme_LMD<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Dione, B. (2015) \u00ab La formation des biblioth\u00e9caires, des archivistes et des documentalistes au S\u00e9n\u00e9gal \u00bb.<em>Documentation et biblioth\u00e8ques,<\/em> 61 (2\u20113), 117\u2011120. <a class=\"rId1203\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.7202\/1032818ar\">https:\/\/doi.org\/10.7202\/1032818ar<\/a>.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Diouf, J.-P. (2008) \u00ab Les Biblioth\u00e8ques africaines en mutation : Nouvelles approches de gestion \u00bb. Dans B. Dione, R. Savard. (dir.), <em>Le management des technologies et des syst\u00e8mes automatis\u00e9s de biblioth\u00e8ques dans les pays en d\u00e9veloppement, logiciels libres vs options commerciales<\/em>, (p.126\u2011141). De Gruyter, Inc.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Diouf, M. (2001). <em>Histoire du S\u00e9n\u00e9gal<\/em>. Maisonneuve et Larose.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Fall, A. (2017). \u00ab Les biblioth\u00e8ques num\u00e9riques pour booster la lecture en milieu scolaire d\u00e9favoris\u00e9 : exemple du S\u00e9n\u00e9gal \u00bb [En ligne] <a class=\"rId1204\" href=\"http:\/\/library.ifla.org\/1746\/1\/138-fall-fr.pdf\">http:\/\/library.ifla.org\/1746\/1\/138-fall-fr.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Lajeunesse, M. (2008). S\u00e9n\u00e9gal: <em>\u00ab Biblioth\u00e8que des Archives du S\u00e9n\u00e9gal \u00bb, Les biblioth\u00e8ques nationales de la Francophonie. R\u00e9pertoire des biblioth\u00e8ques nationales des \u00c9tats et des gouvernements membres ou observateurs de l\u2019Organisation internationale de la Francophonie<\/em>. 3e ed., Biblioth\u00e8que et Archives Nationales du Qu\u00e9bec.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Maack, M. N. (1981) <em>Libraries in Senegal: continuity and change in an emerging nation<\/em>. Amercican library Asssociation.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Marcil, G. (1980). Probl\u00e8mes d\u2019acquisition dans les biblioth\u00e8ques universitaires de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest. <em>Documentation et biblioth\u00e8ques<\/em>, <em>26 <\/em>(1), 17\u201326. <a class=\"rId1205\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.7202\/1054263ar\">https:\/\/doi.org\/10.7202\/1054263ar<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Ndiaye, A. (s.d.). <em>MOOC : Histoire des SID en Afrique, module 1 : Les archives et biblioth\u00e8ques pendant la p\u00e9riode coloniale<\/em> [notes de cours]. En ligne <a class=\"rId1206\" href=\"https:\/\/foad-mooc.auf.org\/IMG\/pdf\/HISTOIRE_DES_SID_EN_AFRIQUE.pdf\">https:\/\/foad-mooc.auf.org\/IMG\/pdf\/HISTOIRE_DES_SID_EN_AFRIQUE.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Ndiaye, K. (1976) \u00ab Les biblioth\u00e8ques au S\u00e9n\u00e9gal \u00bb. (Note de Th\u00e8se, Universit\u00e9 ENSB) <a class=\"rId1207\" href=\"https:\/\/www.enssib.fr\/bibliotheque-numerique\/documents\/63761-bibliotheques-au-senegal.pdf\">https:\/\/www.enssib.fr\/bibliotheque-numerique\/documents\/63761-bibliotheques-au-senegal.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Ndiaye, M. (2014). \u00ab Quelles missions pour les biblioth\u00e8ques universitaires des pays du sud \u00e0 l\u2019heure des confluences ? \u00c9tude de cas de la biblioth\u00e8que centrale de l\u2019universit\u00e9 Cheikh Anta Diop de Dakar \u00bb, 3e Congr\u00e8s mondial de l\u2019Association Internationale Francophone des Biblioth\u00e9caires et Documentalistes (AIFBD) et Satellite IFLA Limoges 23-26 ao\u00fbt 2014.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Odemba. (2017) \u00ab SEDHIOU \u2013 Centres de lecture et d\u2019animation culturelle : Des animateurs des Clac ouvrent leurs livres de dol\u00e9ances \u00bb, <em>Le Quotidien <\/em>du 25 avril 2017, Dakar, S\u00e9n\u00e9gal. [En ligne] <a class=\"rId1208\" href=\"https:\/\/www.lequotidien.sn\/sedhiou-centres-de-lecture-et-danimation-culturelle-des-animateurs-des-clac-ouvrent-leurs-livres-de-doleances\/\">https:\/\/www.lequotidien.sn\/sedhiou-centres-de-lecture-et-danimation-culturelle-des-animateurs-des-clac-ouvrent-leurs-livres-de-doleances\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Pasquier, K. (2008). <em>Des biblioth\u00e8ques pour le S\u00e9n\u00e9gal : Mise en place et int\u00e9gration de biblioth\u00e8ques en Afrique de l\u2019Ouest<\/em>. Travail de Bachelor r\u00e9alis\u00e9 en vue de l\u2019obtention du Bachelor HES, Haute \u00e9cole de gestion de Gen\u00e8ve (HEG-GE), Gen\u00e8ve.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">S\u00e8ne, H. (2010). Le d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal et la l\u00e9gislation sur le droit d\u2019auteur au S\u00e9n\u00e9gal : \u00e9volution historique et situation actuelle. <em>Les cahiers de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, vol.23 (1)<\/em>, 333-362. <a class=\"rId1209\" href=\"https:\/\/cpi.openum.ca\/files\/sites\/66\/Le-d%C3%A9p%C3%B4t-l%C3%A9gal-et-la-l%C3%A9gislation-sur-le-droit-d%E2%80%99auteur-au-S%C3%A9n%C3%A9gal.pdf\">https:\/\/cpi.openum.ca\/files\/sites\/66\/Le-d\u00e9p\u00f4t-l\u00e9gal-et-la-l\u00e9gislation-sur-le-droit-d\u2019auteur-au-S\u00e9n\u00e9gal.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\"><\/p>\n<p class=\"import-Subtitle\"><\/p>\n\n<\/div>","rendered":"<div class=\"s\u00e9n\u00e9gal\">\n<p class=\"import-Normal\">(Josu\u00e9 Muscadin, Loudny Clairvil, Aliz\u00e9e Bonnefon)<\/p>\n<h2><a id=\"_sirctvrtq44r\"><\/a>1. Profil du pays<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">Le S\u00e9n\u00e9gal est un pays dans l\u2019ouest de l\u2019Afrique majoritairement musulman avec une riche culture et histoire. Le territoire actuel du S\u00e9n\u00e9gal faisait partie des empires soudanais pendant la p\u00e9riode m\u00e9di\u00e9vale. La soci\u00e9t\u00e9 \u00e9tait hi\u00e9rarchis\u00e9e avec un syst\u00e8me social de production communautaire. Le travail \u00e9tait divis\u00e9 en fonction de la classe d\u2019\u00e2ge et des capacit\u00e9s physiques. Dans l\u2019empire du Soudan, la communaut\u00e9 prenait les d\u00e9cisions \u00e9conomiques et sociales ensemble et les personnes \u00e2g\u00e9es jouaient un r\u00f4le crucial dans les prises de d\u00e9cision (Diouf, 2001).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">La conqu\u00eate des Arabes en Afrique au 9<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle a entrain\u00e9 une p\u00e9riode d\u2019islamisation. Le S\u00e9n\u00e9gal s\u2019est retrouv\u00e9 pris dans la razzia n\u00e9gri\u00e8re qui a d\u00e9but\u00e9 au 15<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle. Le S\u00e9n\u00e9gal a subi la conqu\u00eate coloniale fran\u00e7aise du 17<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle au 20<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle (Diouf, 2001). Le pays a pris son ind\u00e9pendance en 1960. Aujourd\u2019hui, le S\u00e9n\u00e9gal a une population multiculturelle d\u2019environ 15,85 millions d\u2019habitants.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">Malgr\u00e9 qu\u2019au S\u00e9n\u00e9gal on retrouve environ une quarantaine de langues, incluant le Wolof qui est parl\u00e9 par une majorit\u00e9 de la population, la langue fran\u00e7aise reste la langue officielle du pays, h\u00e9ritage de son pass\u00e9 colonial. Lors de la colonisation fran\u00e7aise, le territoire a \u00e9t\u00e9 divis\u00e9 et depuis il existe une disparit\u00e9 entre les r\u00e9gions rurales et urbaines par rapport \u00e0 la r\u00e9partition de la population (Diouf, 2001).<\/p>\n<h2>2. Histoire des biblioth\u00e8ques<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">Le S\u00e9n\u00e9gal pr\u00e9colonial a une histoire de d\u00e9veloppement de litt\u00e9rature arabique et de litt\u00e9rature locale \u00e9crite en arabe. La plupart des \u00e9crits disponibles \u00e9taient de nature th\u00e9ologique. Pendant la colonisation, au 19<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, le gouvernement colonial fran\u00e7ais a d\u00e9velopp\u00e9 un syst\u00e8me administratif et les premi\u00e8res biblioth\u00e8ques. L\u2019une des plus anciennes biblioth\u00e8ques au S\u00e9n\u00e9gal est la biblioth\u00e8que publique de Saint Louis qui avait une collection d\u2019environ 1351 documents (Maack, 1981).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">Le d\u00e9veloppement de la biblioth\u00e9conomie et des biblioth\u00e8ques en Afrique a commenc\u00e9 avec un s\u00e9minaire au Nig\u00e9ria en pr\u00e9sence de diff\u00e9rents pays africains sur le d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques publiques en Afrique en 1953. En 1961, lors d\u2019une conf\u00e9rence sur l\u2019\u00e9ducation en \u00c9thiopie entre L\u2019UNESCO et des repr\u00e9sentants de certains \u00e9tats africains, la n\u00e9cessit\u00e9 des biblioth\u00e8ques et de professionnaliser dans le domaine a \u00e9t\u00e9 reconnue. Dans le but d\u2019avoir des biblioth\u00e8ques et du personnel qualifi\u00e9, l\u2019UNESCO et le gouvernement s\u00e9n\u00e9galais ont cr\u00e9\u00e9, en 1963, l\u2019association du centre r\u00e9gional de formation de biblioth\u00e9caires des pays d\u2019Afrique (CRFB) \u00e0 Dakar. L\u2019association avait une vocation multinationale \u00e0 cause de l\u2019aide financi\u00e8re re\u00e7ue d\u2019autres pays africains comme le Cameroun, le Congo, la R\u00e9publique Tchad, le Gabon, etc. \u00c0 la suite d\u2019un d\u00e9cret en 1967, une nouvelle organisation prendra la place du CRFB au S\u00e9n\u00e9gal : l\u2019\u00c9cole de biblioth\u00e9conomie (EBAD) qui est dor\u00e9navant responsable de la formation en sciences de l\u2019information. La biblioth\u00e9conomie a beaucoup \u00e9volu\u00e9 depuis sa cr\u00e9ation, elle est pass\u00e9e d\u2019une \u00e9cole qui formait des techniciens en documentation \u00e0 l\u2019ajout d\u2019un programme de 1<sup>er<\/sup> cycle pour des biblioth\u00e9caires, archivistes et documentalistes. En 1983, l\u2019\u00e9cole a instaur\u00e9 un programme d\u2019enseignement sup\u00e9rieur et, depuis, le 2<sup>\u00e8me<\/sup> cycle est n\u00e9cessaire pour devenir biblioth\u00e9caire ou documentaliste (Dione, 2015).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">Les premi\u00e8res biblioth\u00e8ques publiques ont \u00e9t\u00e9 inspir\u00e9es du syst\u00e8me de biblioth\u00e9conomie fran\u00e7ais. Il y a quelques biblioth\u00e8ques publiques au S\u00e9n\u00e9gal qui ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es dans les ann\u00e9es 1960 : la biblioth\u00e8que au centre culturel africain en 1968 \u00e0 M\u00e9dina dans la ville de Dakar et la biblioth\u00e8que du centre culturel L\u00e9opold S\u00e9dar Senghor en 1963 \u00e0 Thi\u00e8s (Ndiaye, 1976).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">Initialement, le d\u00e9cret n\u00ba 76-493 du 5 mai 1976 pr\u00e9voyait la cr\u00e9ation et l\u2019organisation de la Biblioth\u00e8que nationale au sein du Minist\u00e8re de la Culture, avant que, par une d\u00e9cision gouvernementale de 1979, les missions attach\u00e9es \u00e0 la Biblioth\u00e8que nationale soient confi\u00e9es \u00e0 la Biblioth\u00e8que des Archives du S\u00e9n\u00e9gal (Dione, 2015).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">La premi\u00e8re biblioth\u00e8que universitaire qui est celle de l\u2019universit\u00e9 de Dakar a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1950 par un d\u00e9cret du gouvernement. Dans les ann\u00e9es 50, la biblioth\u00e8que a recrut\u00e9 des biblioth\u00e9caires qualifi\u00e9s en France puisque le pays n\u2019\u00e9tait pas encore ind\u00e9pendant et n\u2019avait pas de personnel qualifi\u00e9. Dans les ann\u00e9es 60, la biblioth\u00e8que a augment\u00e9 sa collection d\u2019ouvrages et a d\u00e9velopp\u00e9 de nouveaux services (Ndiaye, 1976).<\/p>\n<h2>3. Types de biblioth\u00e8ques<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">Comme dans la plupart des pays, les biblioth\u00e8ques s\u00e9n\u00e9galaises sont r\u00e9parties selon un sch\u00e9ma classique comprenant les biblioth\u00e8ques scolaires, les biblioth\u00e8ques universitaires, les biblioth\u00e8ques publiques, la biblioth\u00e8que nationale et les biblioth\u00e8ques priv\u00e9es. Pour les besoins de cette pr\u00e9sentation, nous survolerons chacun de ces types de biblioth\u00e8ques, \u00e0 l\u2019exception des biblioth\u00e8ques priv\u00e9es qui sont associ\u00e9es aux biblioth\u00e8ques associatives et donc aux biblioth\u00e8ques publiques.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\"><em>Les biblioth\u00e8ques scolaires<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">Outils essentiels dans le processus d\u2019apprentissage des \u00e9l\u00e8ves, les biblioth\u00e8ques scolaires sont, de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, pr\u00e9vues dans les politiques \u00e9ducatives des pouvoirs publics. Dans les pays occidentaux qui disposent de plus grands moyens \u00e9conomiques pour investir dans les infrastructures scolaires, les biblioth\u00e8ques font partie int\u00e9grante des \u00e9coles. Tel n\u2019est pas le cas pour le S\u00e9n\u00e9gal, comme pour la plupart des pays en d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">Si l\u2019on en croit les informations chiffr\u00e9es disponibles sur les biblioth\u00e8ques scolaires au S\u00e9n\u00e9gal, il existe tr\u00e8s peu d\u2019\u00e9coles qui disposent d\u2019une biblioth\u00e8que fonctionnelle r\u00e9pondant aux crit\u00e8res biblioth\u00e9conomiques (Fall, 2017). Il existe, en la mati\u00e8re, un d\u00e9s\u00e9quilibre entre le monde urbain et le monde rural. La majorit\u00e9 des \u00e9coles qui disposent d\u2019une biblioth\u00e8que sont situ\u00e9es dans les villes. Les r\u00e9gions rurales sont les plus d\u00e9pourvues en biblioth\u00e8ques scolaires.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">Quand elle existe, la biblioth\u00e8que dans les \u00e9coles sert \u00e0 distribuer des manuels scolaires et \u00e0 les r\u00e9cup\u00e9rer en fin d\u2019ann\u00e9e. Tous les ans, en effet, les \u00e9coles re\u00e7oivent du minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation une quantit\u00e9 de fournitures scolaires qui sont, en g\u00e9n\u00e9ral, \u00ab rang\u00e9es dans des cartons ou sont plac\u00e9es dans l\u2019armoire du bureau du directeur \u00bb (Pasquier, 2008). Pasquier souligne que tr\u00e8s peu de ces biblioth\u00e8ques disposaient en 2008 d\u2019un ordinateur qui parfois n\u2019est pas fonctionnel.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">Les biblioth\u00e8ques priv\u00e9es, parce qu\u2019elles ne suscitent pas un grand int\u00e9r\u00eat chez le public, sont peu \u00e9tudi\u00e9es.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">Certaines associations communautaires \u00e9voluant pour la plupart \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur du S\u00e9n\u00e9gal interviennent pour alimenter les biblioth\u00e8ques scolaires existant dans le pays. Le programme \u00ab Allez les filles ! \u00bb, par exemple, mis en place par l\u2019association <em>Lire en Afrique<\/em> a permis \u00e0 80 biblioth\u00e8ques, incluant des biblioth\u00e8ques scolaires, de b\u00e9n\u00e9ficier de 16 000 livres en 2014 (<a class=\"rId1184\" href=\"http:\/\/lireenafrique.org\/\">http:\/\/lireenafrique.org<\/a>).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: center;\">Tableau 1 : Liste de mat\u00e9riels scolaires re\u00e7us par les \u00e9coles de la r\u00e9gion Diourbel en 2007<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: center;\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2024\/06\/image1.png\" alt=\"image\" width=\"449px\" height=\"235px\" \/><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: center;\">Source : (Pasquier, 2008 : 18)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\"><em>Les biblioth\u00e8ques publiques<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">L\u2019Association S\u00e9n\u00e9galaises des Biblioth\u00e8ques, Archivistes et Documentalistes (ASBAD) classe dans la cat\u00e9gorie biblioth\u00e8ques publiques, les biblioth\u00e8ques cr\u00e9\u00e9es ou soutenues par les pouvoirs publics au niveau local, r\u00e9gional ou national, par des organisations communautaires ou tout autre organismes non \u00e9tatiques. L\u2019<em>Enqu\u00eate sur les biblioth\u00e8ques publiques au S\u00e9n\u00e9gal<\/em> r\u00e9alis\u00e9e en 2001 par l\u2019ASBAD inclut les biblioth\u00e8ques des Centres culturels r\u00e9gionaux, les Centres de lecture et d\u2019animation culturelle (CLAC), les biblioth\u00e8ques municipales et des biblioth\u00e8ques n\u00e9es d\u2019initiatives priv\u00e9es.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">L\u2019enqu\u00eate a d\u00e9nombr\u00e9 84 biblioth\u00e8ques cat\u00e9goris\u00e9es biblioth\u00e8ques publiques dont plus de la moiti\u00e9 (43) se trouvent dans la r\u00e9gion de Dakar, alors que Diourbel, qui est la deuxi\u00e8me r\u00e9gion en termes de nombre d\u2019habitants, r\u00e9unit seulement 3 biblioth\u00e8ques. Ce d\u00e9s\u00e9quilibre semble s\u2019expliquer, entre autres, par le poids d\u00e9mographique, administratif, politique et \u00e9conomique de la r\u00e9gion dakaroise, o\u00f9 se trouve la capitale du pays, mieux lotie en termes d\u2019infrastructures et de services de base.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">Les donn\u00e9es pour parler de chaque cat\u00e9gorie de biblioth\u00e8ques publiques font d\u00e9faut. Celles dont on dispose concernant les biblioth\u00e8ques municipales sont lacunaires et ne sont pas r\u00e9centes. Les informations sur les Centres de Lecture et d\u2019Animation Culturelle souffrent du m\u00eame d\u00e9ficit. Pour les \u00e9voquer, on essaiera de croiser les \u00e9l\u00e9ments d\u2019informations disponibles. Selon les informations fournies par l\u2019enqu\u00eate de l\u2019ASBAD, les biblioth\u00e8ques municipales sont prises en charge par plusieurs acteurs, comme le montre la figure ci-dessous. Quant \u00e0 leur fonctionnement, les biblioth\u00e8ques ne semblent pas soumises \u00e0 un r\u00e9gime fixe. Les responsables d\u00e9cident de ce qui convient le mieux \u00e0 leur communaut\u00e9. Mais, il est int\u00e9ressant de remarquer que, d\u00e9j\u00e0 en 1976, certaines biblioth\u00e8ques municipales offraient leurs services au public sept heures par jour et m\u00eame le dimanche matin (Ndiaye, 1976).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: center;\">Figure 2 : R\u00e9partitions des biblioth\u00e8ques municipales selon leur mode de gestion<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: center;\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2024\/06\/image5.png\" alt=\"image\" width=\"427px\" height=\"264px\" \/><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: center;\">Source : \u00e0 partir des donn\u00e9es de l\u2019enqu\u00eate de l\u2019ASBAD (2001) cit\u00e9es par (Pasquier, 2008)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">En 1985, les Centres de Lecture et d\u2019Animation Culturelle (CLAC), furent cr\u00e9\u00e9s par l\u2019Agence intergouvernementale de la Francophonie pour r\u00e9pondre au besoin d\u2019infrastructures culturelles et au manque d\u2019acc\u00e8s de la population \u00e0 la lecture et \u00e0 l\u2019information dans les milieux ruraux des pays en d\u00e9veloppement. Initi\u00e9s au S\u00e9n\u00e9gal en 1988, des CLAC sont install\u00e9s partout dans le pays. En 2017, pas moins de 16 CLAC ont \u00e9t\u00e9 recens\u00e9s (Odemba, 2017). Au S\u00e9n\u00e9gal, comme dans tous les pays o\u00f9 ils s\u2019implantent, les CLAC r\u00e9pondent aux objectifs des biblioth\u00e8ques publiques. Ils constituent pour les communaut\u00e9s qu\u2019ils desservent des lieux de formation, d\u2019informations et de loisirs. De mani\u00e8re plus sp\u00e9cifique, ils participent au d\u00e9veloppement de la communaut\u00e9 en garantissant aux membres l\u2019acc\u00e8s aux biens culturels (livres, jeux \u00e9ducatifs, journaux et revues), ils favorisent la d\u00e9mocratisation de la culture et soutiennent les agents de d\u00e9veloppement dans le domaine de l\u2019\u00e9ducation, de la sant\u00e9 et du d\u00e9veloppement rural. Toutefois, les CLAC font face \u00e0 des probl\u00e8mes de fonctionnement li\u00e9s au manque de moyens que devraient leur offrir les pouvoirs publics. Les comit\u00e9s de gestion de certains CLAC ont d\u00fb tirer la sonnette d\u2019alarme sur l\u2019\u00e9tat de d\u00e9labrement dans lequel ces centres fonctionnent. Certaines municipalit\u00e9s ne r\u00e9pondent pas \u00e0 leur obligation quant \u00e0 la prise en charge du fonctionnement du CLAC plac\u00e9 sur leur responsabilit\u00e9 (Odemba, 2017).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">Dans la cat\u00e9gorie des biblioth\u00e8ques publiques, certaines sont labellis\u00e9es \u00ab partenariat \u00bb ou \u00ab alliance franco-s\u00e9n\u00e9galaise \u00bb par le Minist\u00e8re de la Culture qui en d\u00e9nombre 96 au lieu de 83 recens\u00e9es par l\u2019enqu\u00eate men\u00e9e par l\u2019ASBAD. Selon le minist\u00e8re, il existerait 18 biblioth\u00e8ques de \u00ab partenariat \u00bb et 6 biblioth\u00e8ques d\u2019\u00ab alliance franco-s\u00e9n\u00e9galaise \u00bb qui desservent 11 des 16 r\u00e9gions du pays (<a class=\"rId1187\" href=\"http:\/\/www.culture.gouv.sn\/\">http:\/\/www.culture.gouv.sn<\/a>).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">Il faut mentionner, parmi les biblioth\u00e8ques publiques, l\u2019existence des biblioth\u00e8ques communautaires et associatives. Les biblioth\u00e8ques communautaires sont g\u00e9r\u00e9es par des comit\u00e9s de gestion mis en place par la communaut\u00e9. Leur fonctionnement d\u00e9pend en grande partie de l\u2019appui dont elles b\u00e9n\u00e9ficient de la part d\u2019associations \u00e0 but non lucratif qui les assistent financi\u00e8rement et leur fournissent des livres pour alimenter et renouveler leur collection. Peu nombreuses, les biblioth\u00e8ques associatives sont sous la responsabilit\u00e9 des associations qui assurent leur fonctionnement \u00e0 partir des aides qu\u2019elles obtiennent de leurs bailleurs de fonds. Elles sont un acteur non-n\u00e9gligeable dans le domaine de la lecture publique au S\u00e9n\u00e9gal. L\u2019association <em>Lire En Afrique<\/em> (LEA) assure la gestion de 15 biblioth\u00e8ques seulement dans la r\u00e9gion de Dakar.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">Les biblioth\u00e8ques communautaires sont constitu\u00e9es en r\u00e9seaux qui sont coiff\u00e9s par des acteurs associatifs. Le r\u00e9seau <em>Lire En Afrique <\/em>coordonnent des biblioth\u00e8ques communautaires partout au S\u00e9n\u00e9gal. Dans le Sine Saloum, il g\u00e8re une vingtaine de biblioth\u00e8ques, une trentaine en Casamance et quelques-unes, 3, dans le Cayor.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">\u00c0 ce panorama, il faut ajouter les biblioth\u00e8ques des Instituts Fran\u00e7ais au S\u00e9n\u00e9gal auxquelles les communaut\u00e9s de Dakar, de Saint Louis, de Kaolack et de Ziguinchor ont acc\u00e8s et b\u00e9n\u00e9ficient des divers services qu\u2019elles offrent.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 35pt;\">Les biblioth\u00e8ques publiques du S\u00e9n\u00e9gal font face \u00e0 un ensemble de probl\u00e8mes pr\u00e9occupants. L\u2019enqu\u00eate men\u00e9e par l\u2019ASBAD (2001) permet de mettre en lumi\u00e8re un certain nombre d\u2019entre eux. La plupart de ces biblioth\u00e8ques se trouvent confront\u00e9es \u00e0 des d\u00e9fis mat\u00e9riels et financiers : sous-\u00e9quipement, locaux v\u00e9tustes, fonds documentaires non renouvel\u00e9s, budget allou\u00e9 \u00e0 l\u2019acquisition de nouveaux documents et d\u2019autres mat\u00e9riels insuffisants et parfois inexistants, services d\u2019animation pauvre. Les probl\u00e8mes de financement sont davantage criants dans les biblioth\u00e8ques g\u00e9r\u00e9es par des collectivit\u00e9s qui, faute de moyens, ne r\u00e9pondent pas toujours \u00e0 leurs obligations ou ne sont suffisamment imbues de l\u2019importance de la biblioth\u00e8que dans la soci\u00e9t\u00e9. En mati\u00e8re de ressources humaines, la plupart des gestionnaires ne sont pas des professionnels qualifi\u00e9s \u00e0 l\u2019exercice des t\u00e2ches biblioth\u00e9conomiques. Pasquier (2008) a remarqu\u00e9 l\u2019absence de biblioth\u00e9caires professionnels dans des r\u00e9gions comme Fatick, Diourbel, Kaolack et Louga. \u00c0 cause sans doute de l\u2019\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral des biblioth\u00e8ques publiques, les lecteurs se font rares : moins d\u2019un millier sont recens\u00e9s au niveau national dans le cadre de l\u2019enqu\u00eate.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\"><em>La biblioth\u00e8que nationale<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">Le S\u00e9n\u00e9gal n\u2019a pas encore de biblioth\u00e8que nationale \u00e0 proprement parler. Bien que la loi n\u00ba 2002-17 du 15 avril 2002 pr\u00e9voit la cr\u00e9ation d\u2019une Biblioth\u00e8que nationale dirig\u00e9e par la Direction du livre et de la lecture (Lajeunesse, 2008 : 106), le projet n\u2019est pas encore concr\u00e9tis\u00e9.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">Depuis 1979, c\u2019est la Biblioth\u00e8que des Archives du S\u00e9n\u00e9gal qui fait office de biblioth\u00e8que nationale du pays. Elle abrite l\u2019Agence bibliographique nationale, re\u00e7oit le d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal, s\u2019occupe de la bibliographie nationale, identifie les p\u00e9riodiques publi\u00e9s au S\u00e9n\u00e9gal et leur attribue des num\u00e9ros ISSN, en attendant que le projet de construction de la Biblioth\u00e8que nationale coordonn\u00e9 par la Direction du Livre et de la Lecture du Minist\u00e8re de la Culture voit le jour.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\"><em>Les biblioth\u00e8ques universitaires<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">Pour r\u00e9pondre \u00e0 leur double mission : enseignement et recherche, les universit\u00e9s s\u00e9n\u00e9galaises s\u2019octroient des biblioth\u00e8ques universitaires. Toutes les universit\u00e9s s\u00e9n\u00e9galaises semblent disposer d\u2019une biblioth\u00e8que pour accompagner les \u00e9tudiants et les enseignants-chercheurs, \u00e0 l\u2019exception de l\u2019Universit\u00e9 virtuelle du S\u00e9n\u00e9gal (UVS) dont la BU est enti\u00e8rement en ligne. Au S\u00e9n\u00e9gal, on retrouve au moins une Biblioth\u00e8que Universitaire dans les universit\u00e9s suivantes :<\/p>\n<ul>\n<li class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 18pt;\">Universit\u00e9 Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD)<\/li>\n<li class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 18pt;\">Universit\u00e9 Gaston Berger de Saint Louis (UGB)<\/li>\n<li class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 18pt;\">Universit\u00e9 de Thi\u00e8s<\/li>\n<li class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 18pt;\">Universit\u00e9 Alioune Diop de Bambey (UADB)<\/li>\n<li class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 18pt;\">Universit\u00e9 Assane SECK de Ziguinchor (UASZ)<\/li>\n<li class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 18pt;\">Universit\u00e9 Ahmadou Mahtar Mbow (UAM)<\/li>\n<li class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 18pt;\">Universit\u00e9 du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN)<\/li>\n<\/ul>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">Mamadou Diarra (2015) montre cependant que malgr\u00e9 l\u2019adoption du mod\u00e8le BU fran\u00e7ais par les universit\u00e9s s\u00e9n\u00e9galaises dans le cadre de la r\u00e9forme LMD, les biblioth\u00e8ques universitaires font face \u00e0 des probl\u00e8mes pr\u00e9occupants : faible niveau de d\u00e9veloppement et d\u2019organisation, ainsi que des ressources humaines et documentaires pauvres. Il n\u2019existe pas de documentation sur l\u2019\u00e9tat des biblioth\u00e8ques s\u00e9n\u00e9galaises en g\u00e9n\u00e9ral, mais l\u2019enqu\u00eate r\u00e9alis\u00e9e sur les biblioth\u00e8ques universitaires africaines par Mamadou Diarra, Directeur de l\u2019\u00c9cole de Biblioth\u00e9caires, Archivistes et Documentalistes du S\u00e9n\u00e9gal, en 2015, fournit des informations sur la BU de l\u2019Universit\u00e9 Cheikh Anta Diop, Biblioth\u00e8que Centrale de l\u2019UCAD. L\u2019\u00e9tude permet de faire une comparaison de la BU de l\u2019UCAD et les autres BU du B\u00e9nin, du Burkina Faso, du Mali, du Togo et du Niger. \u00c0 travers les r\u00e9sultats de l\u2019enqu\u00eate, on peut remarquer que la biblioth\u00e8que centrale de l\u2019UCAD a le plus grand nombre de visiteurs r\u00e9els mais a un taux de fr\u00e9quentation faible (29%) par rapport au nombre des utilisateurs potentiels, 22 000 sur 77 000. En termes de ressources humaines, la biblioth\u00e8que de l\u2019UCAD dispose de 20 biblioth\u00e9caires dont certains d\u00e9tiennent un niveau de Master, 10 conservateurs, 4 informaticiens, loin devant les autres universit\u00e9s sur la liste. Toutefois, elle a un taux d\u2019encadrement inf\u00e9rieur \u00e0 1%, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019elle a 1 professionnel pour 100 utilisateurs, comme c\u2019est le cas pour la plupart des biblioth\u00e8ques universitaires enqu\u00eat\u00e9es, \u00e0 l\u2019exception de la Biblioth\u00e8que universitaire centrale du Niger (Diarra, 2015 : 5). Concernant les ressources documentaires, la biblioth\u00e8que centrale de l\u2019UCAD dispose de 444 593 ouvrages, 52 titres de p\u00e9riodiques, 50 Go en ressources num\u00e9riques. Les ressources financi\u00e8res sont un facteur important dans le bon fonctionnement d\u2019une biblioth\u00e8que. La biblioth\u00e8que principale de l\u2019UCAD dispose d\u2019un budget de 244 millions de francs CFA. Si on consid\u00e8re le budget de l\u2019UCAD qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 27,7 milliards de francs CFA, la part de la biblioth\u00e8que est de 0,88%, loin des 5% du budget de l\u2019universit\u00e9 que pr\u00e9coniserait l\u2019UNESCO (Ndiaye, 2014 : 4).<\/p>\n<h2>4. Cadre \u00e9ducatif en sciences de l\u2019information et des biblioth\u00e8ques<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">Au S\u00e9n\u00e9gal, l\u2019EBAD s\u2019occupe de la formation des diff\u00e9rentes professions de la biblioth\u00e9conomie. Apr\u00e8s le lyc\u00e9e, les personnes qui veulent devenir biblioth\u00e9caires, archivistes ou documentalistes doivent faire un programme de 1<sup>er<\/sup> cycle au S\u00e9n\u00e9gal \u00e0 180 cr\u00e9dits sur 3 ans pour obtenir une licence en sciences de l\u2019information documentaire (Dione, 2015).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">Un programme de 120 cr\u00e9dits est n\u00e9cessaire pour le dipl\u00f4me de master en sciences de l\u2019information documentaire. Le master comporte trois sp\u00e9cialisations : une sur le patrimoine documentaire, une deuxi\u00e8me sur l\u2019ing\u00e9nierie documentaire et une autre sur la technologie de l\u2019information. Ceci provient d\u2019une r\u00e9forme <em>Licence Master Doctorat<\/em> du syst\u00e8me d\u2019\u00e9ducation en 2004, les programmes de deuxi\u00e8me cycle au S\u00e9n\u00e9gal doivent avoir l\u2019accr\u00e9ditation d\u2019une agence d\u2019\u00e9tat et cette accr\u00e9ditation est donn\u00e9e pour une dur\u00e9e de 5 ans (Dione, 2015). La biblioth\u00e9conomie au S\u00e9n\u00e9gal offre aussi la formation sur les nouvelles technologies de communication \u00e0 l\u2019aide d\u2019un projet FORCIIR et des cours sur la gestion des technologies de l\u2019information avec l\u2019aide d\u2019une compagnie de t\u00e9l\u00e9communication SONATEL (Diouf, 2008).<\/p>\n<h2>5. Association de biblioth\u00e8ques<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 36pt;\">L\u2019Association S\u00e9n\u00e9galaise des Biblioth\u00e9caires, Archivistes et Documentalistes (ASBAD) a vu le jour en 1988 et est le r\u00e9sultat d\u2019une fusion entre deux associations : l\u2019Association S\u00e9n\u00e9galaise des Documentalistes, Biblioth\u00e9caires, Archivistes et Mus\u00e9ologues, section locale de l\u2019Association Internationale pour le D\u00e9veloppement des Biblioth\u00e8ques en Afrique (AIDBA-ASDBAM) et l\u2019Association Nationale des Archivistes, Biblioth\u00e9caires et Documentalistes (ANABADS) (Ndiaye, s.d. ; <a class=\"rId1188\" href=\"https:\/\/web.archive.org\/web\/20080624125129\/http:\/www.asbad.africa-web.org\/\">https:\/\/web.archive.org\/web\/20080624125129\/http:\/www.asbad.africa-web.org\/<\/a>). Son si\u00e8ge est install\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00c9cole des Biblioth\u00e9caires, Archivistes et Documentalistes \u00e0 Dakar (<a class=\"rId1189\" href=\"https:\/\/web.archive.org\/web\/20080624125129\/http:\/www.asbad.africa-web.org\/\">https:\/\/web.archive.org\/web\/20080624125129\/http:\/www.asbad.africa-web.org\/<\/a>). Elle se d\u00e9finit comme \u00e9tant la porte-parole des professionnels de l\u2019information sur toutes les questions majeures qui touchent la profession (<a class=\"rId1190\" href=\"https:\/\/web.archive.org\/web\/20080624125129\/http:\/www.asbad.africa-web.org\/\">https:\/\/web.archive.org\/web\/20080624125129\/http:\/www.asbad.africa-web.org\/<\/a>). Les objectifs de l\u2019ASBAD sont nombreux et l\u2019on retrouve parmi ceux-ci la volont\u00e9 d\u2019encourager la formation initiale et continue des professionnels de l\u2019information, de promouvoir le d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques, des archives et des centres documentaires, d\u2019assurer la collecte et la sauvegarde du patrimoine culturel national et de participer \u00e0 l\u2019\u00e9ducation des jeunes et des adultes (<a class=\"rId1191\" href=\"https:\/\/web.archive.org\/web\/20080624125129\/http:\/www.asbad.africa-web.org\/\">https:\/\/web.archive.org\/web\/20080624125129\/http:\/www.asbad.africa-web.org\/<\/a>).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 36pt;\">L\u2019adh\u00e9sion \u00e0 l\u2019ASBAD est ouverte \u00e0 toute personne physique ou morale qui participe au d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques, des centres d\u2019archives et de documentation (<a class=\"rId1192\" href=\"http:\/\/asbadsn.org\/\">http:\/\/asbadsn.org<\/a>). Les frais d\u2019adh\u00e9sion varient en fonction du statut de l\u2019adh\u00e9rent allant de 5000 francs CFA par ann\u00e9e (12$CA) pour les professionnels \u00e0 100 000 francs CFA par ann\u00e9e (235$CA) pour les institutions documentaires nationales. Un tarif pr\u00e9f\u00e9rentiel de 1000 francs CFA (2,35$CA) est offert aux \u00e9tudiants (<a class=\"rId1193\" href=\"http:\/\/asbadsn.org\/\">http:\/\/asbadsn.org<\/a>).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">L\u2019ASBAD a \u00e9tabli de nombreux partenariats avec des organismes divers dans lesquels nous pouvons retrouver l\u2019International Federation of Library Association (IFLA), le Centre d\u2019Information des Nations Unies (CINU) et l\u2019Association des Biblioth\u00e9caires Suisses (BBS) (<a class=\"rId1194\" href=\"https:\/\/web.archive.org\/web\/20080624125129\/http:\/www.asbad.africa-web.org\/\">https:\/\/web.archive.org\/web\/20080624125129\/http:\/www.asbad.africa-web.org\/<\/a>).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">L\u2019association est pr\u00e9sente sur les diff\u00e9rentes plateformes de r\u00e9seaux sociaux : Facebook, Twitter, Instagram et poss\u00e8de m\u00eame une chaine YouTube. Cependant, elle est tr\u00e8s peu active \u00e0 raison d\u2019une publication par mois sur les r\u00e9seaux et d\u2019une ou deux publications aux deux ans sur leur site internet (<a class=\"rId1195\" href=\"http:\/\/asbadsn.org\/\">http:\/\/asbadsn.org<\/a>).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">Il existe une deuxi\u00e8me association tr\u00e8s impliqu\u00e9e dans le d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques s\u00e9n\u00e9galaises : la Feusseul. Elle est une association de droit s\u00e9n\u00e9galais cr\u00e9\u00e9e en 2013 et son si\u00e8ge social se trouve lui aussi \u00e0 Dakar (<a class=\"rId1196\" href=\"https:\/\/www.feusseul.org\/\">https:\/\/www.feusseul.org<\/a>). Elle a pour objectif d\u2019accompagner les biblioth\u00e8ques dans la mise en place de programmes d\u2019animations, de promouvoir et d\u00e9fendre les biblioth\u00e8ques et l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information pour tous, de faire des biblioth\u00e8ques un outil de d\u00e9veloppement pour une soci\u00e9t\u00e9 inclusive et de promouvoir la lecture, le num\u00e9rique et la culture en biblioth\u00e8que (<a class=\"rId1197\" href=\"https:\/\/www.feusseul.org\/\">https:\/\/www.feusseul.org<\/a>). Elle est aussi pr\u00e9sente sur les diff\u00e9rentes plateformes de r\u00e9seaux sociaux et est beaucoup plus active que l\u2019ASBAD.<\/p>\n<h2><a id=\"_vqtqmqaylhdm\"><\/a>6. Cadre l\u00e9gislatif<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">Au S\u00e9n\u00e9gal, comme dans la majorit\u00e9 des pays, il existe des lois, des d\u00e9crets, des arr\u00eat\u00e9s, etc. qui encadrent la publication, la gestion et la conservation des documents. Les premiers textes l\u00e9gislatifs qui d\u00e9butent le processus de r\u00e9glementation ont \u00e9t\u00e9 \u00e9mis pendant la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du XIX<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, p\u00e9riode coloniale fran\u00e7aise, et concernent le d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal des documents publi\u00e9s en m\u00e9tropole ou sur n\u2019importe quel territoire sur lequel la France exer\u00e7ait sa domination dans des institutions pr\u00e9vues \u00e0 cet effet (S\u00e8ne, 2010). Mais ce n\u2019est qu\u2019en 1946 qu\u2019une R\u00e9gie du d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal va \u00eatre cr\u00e9\u00e9e pour organiser de fa\u00e7on officielle et stricte le d\u00e9p\u00f4t des documents et veiller \u00e0 ce qu\u2019il soit fait (S\u00e8ne, 2010). \u00c0 partir de 1972, le S\u00e9n\u00e9gal, devenu ind\u00e9pendant, r\u00e9dige ses propres textes l\u00e9gislatifs pour d\u00e9velopper les activit\u00e9s culturelle du pays comme le montre le <em>d\u00e9cret n\u00b076-493 du 5 mai 1976<\/em> \u00e9tablissant la cr\u00e9ation de la Biblioth\u00e8que nationale au sein du Minist\u00e8re de la Culture (S\u00e8ne, 2010 ; Archives du S\u00e9n\u00e9gal, 2013) et la <em>Loi n\u00b02002-17 du 15 avril 2002<\/em> portant sur la cr\u00e9ation de la Biblioth\u00e8que nationale du S\u00e9n\u00e9gal (Lajeunesse, 2008 : 106).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 36pt;\">Le droit d\u2019auteur, quant \u00e0 lui, est instaur\u00e9 aux colonies fran\u00e7aises, et donc au S\u00e9n\u00e9gal, \u00e0 partir de 1930 (S\u00e8ne, 2010). Son \u00e9tablissement a pour but de prot\u00e9ger les \u0153uvres litt\u00e9raires et artistiques, mais aussi les droits de leurs auteurs (S\u00e8ne, 2010). Cependant, son application dans les colonies reste difficile, car il n\u2019existait pas, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, d\u2019organismes charg\u00e9s de d\u00e9fendre les droits des auteurs et des cr\u00e9ateurs ni de veiller \u00e0 l\u2019application des lois du droit d\u2019auteur (S\u00e8ne, 2010). Il faudra attendre 1943 pour que deux organismes, bas\u00e9s \u00e0 Alger, ayant ces responsabilit\u00e9s soient cr\u00e9\u00e9s : le Bureau africain des gens de lettres et auteurs de conf\u00e9rences et le Bureau africain du droit d\u2019auteur (S\u00e8ne, 2010).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">En 1972, la <em>Loi 72-40 du 26 mai 1972<\/em> cr\u00e9\u00e9 le Bureau s\u00e9n\u00e9galais du droit d\u2019auteur (BSDA) qui vient prendre les responsabilit\u00e9s du Bureau africain des gens de lettres et auteurs de conf\u00e9rences et du Bureau africain du droit d\u2019auteur (S\u00e8ne, 2010).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 36pt;\">La <em>Loi 73-52 du 4 d\u00e9cembre 1973 <\/em>relative \u00e0 la protection du droit d\u2019auteur vient d\u00e9finir les limites d\u2019application du droit d\u2019auteur (S\u00e8ne, 2010). Elle sera modifi\u00e9e en 1986 pour adapter la l\u00e9gislation \u00e0 l\u2019environnement technologique et renforcer les cons\u00e9quences p\u00e9nales en cas d\u2019ill\u00e9galit\u00e9 (S\u00e8ne, 2010). Toutes ces dispositions resteront en vigueur jusqu\u2019en 2008 lorsque la <em>Loi 2008-09 du 25 janvier 2008 sur les droits d&rsquo;auteurs et les droits voisins<\/em> viendra les remplacer (S\u00e8ne, 2010). Cette loi reprend les bases de la <em>Loi de 1973<\/em> pour les adapter \u00e0 l\u2019\u00e9volution technologique et professionnelle survenues dans les ann\u00e9es 1980 au sujet de la production, de la conservation, de la diffusion et de l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information et au savoir (S\u00e8ne, 2010). Elle pr\u00e9voit que les \u0153uvres utilis\u00e9es \u00e0 des fins d\u2019enseignement de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale sont exempt\u00e9es du droit d\u2019auteur (S\u00e8ne, 2010). Ainsi, cette absence de r\u00e9glementation permet aux usagers des biblioth\u00e8ques et des centres d\u2019archives d\u2019avoir acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information parfois dans la limite de la l\u00e9galit\u00e9 : photocopies de masse et, parfois, reproduction int\u00e9grale de l\u2019\u0153uvre (S\u00e8ne, 2010).<\/p>\n<h2><a id=\"_cjdib9pgcewz\"><\/a>7. Information compl\u00e9mentaire\/particularit\u00e9s<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">La <em>Loi 73-52 du 4 d\u00e9cembre 1973 relative \u00e0 la protection du droit d\u2019auteur<\/em> inclut dans la liste des \u0153uvres encadr\u00e9es par le droit d\u2019auteur le folklore et les \u0153uvres inspir\u00e9es du folklore s\u00e9n\u00e9galais dans le but d\u2019assurer la protection du patrimoine national (S\u00e8ne, 2010). Aussi, l\u2019utilisation de ces \u0153uvres est conditionnelle \u00e0 l\u2019accord pr\u00e9alable du BSDA et au paiement d\u2019une redevance vers\u00e9e au BSDA (S\u00e8ne, 2010).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; text-indent: 36pt;\">Les circonstances \u00e9conomiques du S\u00e9n\u00e9gal et la pauvret\u00e9 du march\u00e9 du livre africain rendent difficile l\u2019acquisition de livres dans les biblioth\u00e8ques (Marcil, 1980). Cependant, il existe de nombreuses associations et organismes internationaux qui s\u2019impliquent dans le don de livres pour approvisionner les biblioth\u00e8ques et les \u00e9coles du S\u00e9n\u00e9gal : <em>Lire en Afrique, Biblionef<\/em> et <em>Biblioth\u00e8ques Sans Fronti\u00e8res<\/em> par exemple.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 36pt;\">M\u00eame si certains probl\u00e8mes persistent, et ils sont nombreux, le S\u00e9n\u00e9gal se classe parmi les pays de l\u2019Afrique francophone qui concentrent d\u2019importants efforts en mati\u00e8re d\u2019infrastructure culturelle en g\u00e9n\u00e9ral et de biblioth\u00e8ques en particulier. Ancienne capitale de l\u2019Afrique Occidentale Fran\u00e7aise (AOF), le pays a toujours \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019avant-garde en termes de d\u00e9veloppement culturel de l\u2019Afrique noire francophone. L\u2019Universit\u00e9 de Dakar devenue Cheik Anta Diop apr\u00e8s la d\u00e9colonisation est la plus ancienne de la r\u00e9gion. Le r\u00f4le historique du pays dans la mise en place de la Francophonie est r\u00e9v\u00e9lateur de son positionnement dans le paysage culturel international.<\/p>\n<h2><a id=\"_au8zabmfij8r\"><\/a>8. R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Archives du S\u00e9n\u00e9gal. (2013). <em>La biblioth\u00e8que.<\/em> Archives du S\u00e9n\u00e9gal. <a class=\"rId1198\" href=\"http:\/\/www.senarchives.org.sn\/node\/21\">http:\/\/www.senarchives.org.sn\/node\/21<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">ASBAD. <em>Enqu\u00eate sur les biblioth\u00e8ques publiques au S\u00e9n\u00e9gal<\/em>. Dakar : Direction du Livre et de la Lecture, 2002.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Biblionef. (2019). <a class=\"rId1199\" href=\"https:\/\/biblionef.fr\/tag\/senegal\/\">https:\/\/biblionef.fr\/tag\/senegal\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Biblioth\u00e8ques Sans Fronti\u00e8res. (s.d). <em>S\u00e9n\u00e9gal.<\/em> <a class=\"rId1200\" href=\"https:\/\/www.bibliosansfrontieres.org\/pays\/senegal\/\">https:\/\/www.bibliosansfrontieres.org\/pays\/senegal\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Diack, M. (2002). \u00ab Les Biblioth\u00e8ques nationales en Afrique francophone \u00bb, Convocatoria de ponencias, <a class=\"rId1201\" href=\"https:\/\/calenda.org\/187633\">https:\/\/calenda.org\/18763<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Diarra, M. (2015). \u00ab Les biblioth\u00e8ques universitaires (BU) africaines \u00e0 l\u2019heure de la r\u00e9forme LMD \u00bb, Conf\u00e9rence des Recteurs et des Pr\u00e9sidents des Universit\u00e9s Africaines (COREVIP) Kigali, Rwanda, du 2 au 5 Juin 2015. [En ligne] <a class=\"rId1202\" href=\"https:\/\/www.researchgate.net\/publication\/309638037_Les_bibliotheques_universitaires_BU_africaines_a_l'heure_de_la_reforme_LMD\">https:\/\/www.researchgate.net\/publication\/309638037_Les_bibliotheques_universitaires_BU_africaines_a_l&rsquo;heure_de_la_reforme_LMD<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Dione, B. (2015) \u00ab La formation des biblioth\u00e9caires, des archivistes et des documentalistes au S\u00e9n\u00e9gal \u00bb.<em>Documentation et biblioth\u00e8ques,<\/em> 61 (2\u20113), 117\u2011120. <a class=\"rId1203\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.7202\/1032818ar\">https:\/\/doi.org\/10.7202\/1032818ar<\/a>.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Diouf, J.-P. (2008) \u00ab Les Biblioth\u00e8ques africaines en mutation : Nouvelles approches de gestion \u00bb. Dans B. Dione, R. Savard. (dir.), <em>Le management des technologies et des syst\u00e8mes automatis\u00e9s de biblioth\u00e8ques dans les pays en d\u00e9veloppement, logiciels libres vs options commerciales<\/em>, (p.126\u2011141). De Gruyter, Inc.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Diouf, M. (2001). <em>Histoire du S\u00e9n\u00e9gal<\/em>. Maisonneuve et Larose.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Fall, A. (2017). \u00ab Les biblioth\u00e8ques num\u00e9riques pour booster la lecture en milieu scolaire d\u00e9favoris\u00e9 : exemple du S\u00e9n\u00e9gal \u00bb [En ligne] <a class=\"rId1204\" href=\"http:\/\/library.ifla.org\/1746\/1\/138-fall-fr.pdf\">http:\/\/library.ifla.org\/1746\/1\/138-fall-fr.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Lajeunesse, M. (2008). S\u00e9n\u00e9gal: <em>\u00ab Biblioth\u00e8que des Archives du S\u00e9n\u00e9gal \u00bb, Les biblioth\u00e8ques nationales de la Francophonie. R\u00e9pertoire des biblioth\u00e8ques nationales des \u00c9tats et des gouvernements membres ou observateurs de l\u2019Organisation internationale de la Francophonie<\/em>. 3e ed., Biblioth\u00e8que et Archives Nationales du Qu\u00e9bec.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Maack, M. N. (1981) <em>Libraries in Senegal: continuity and change in an emerging nation<\/em>. Amercican library Asssociation.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Marcil, G. (1980). Probl\u00e8mes d\u2019acquisition dans les biblioth\u00e8ques universitaires de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest. <em>Documentation et biblioth\u00e8ques<\/em>, <em>26 <\/em>(1), 17\u201326. <a class=\"rId1205\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.7202\/1054263ar\">https:\/\/doi.org\/10.7202\/1054263ar<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Ndiaye, A. (s.d.). <em>MOOC : Histoire des SID en Afrique, module 1 : Les archives et biblioth\u00e8ques pendant la p\u00e9riode coloniale<\/em> [notes de cours]. En ligne <a class=\"rId1206\" href=\"https:\/\/foad-mooc.auf.org\/IMG\/pdf\/HISTOIRE_DES_SID_EN_AFRIQUE.pdf\">https:\/\/foad-mooc.auf.org\/IMG\/pdf\/HISTOIRE_DES_SID_EN_AFRIQUE.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Ndiaye, K. (1976) \u00ab Les biblioth\u00e8ques au S\u00e9n\u00e9gal \u00bb. (Note de Th\u00e8se, Universit\u00e9 ENSB) <a class=\"rId1207\" href=\"https:\/\/www.enssib.fr\/bibliotheque-numerique\/documents\/63761-bibliotheques-au-senegal.pdf\">https:\/\/www.enssib.fr\/bibliotheque-numerique\/documents\/63761-bibliotheques-au-senegal.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Ndiaye, M. (2014). \u00ab Quelles missions pour les biblioth\u00e8ques universitaires des pays du sud \u00e0 l\u2019heure des confluences ? \u00c9tude de cas de la biblioth\u00e8que centrale de l\u2019universit\u00e9 Cheikh Anta Diop de Dakar \u00bb, 3e Congr\u00e8s mondial de l\u2019Association Internationale Francophone des Biblioth\u00e9caires et Documentalistes (AIFBD) et Satellite IFLA Limoges 23-26 ao\u00fbt 2014.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Odemba. (2017) \u00ab SEDHIOU \u2013 Centres de lecture et d\u2019animation culturelle : Des animateurs des Clac ouvrent leurs livres de dol\u00e9ances \u00bb, <em>Le Quotidien <\/em>du 25 avril 2017, Dakar, S\u00e9n\u00e9gal. [En ligne] <a class=\"rId1208\" href=\"https:\/\/www.lequotidien.sn\/sedhiou-centres-de-lecture-et-danimation-culturelle-des-animateurs-des-clac-ouvrent-leurs-livres-de-doleances\/\">https:\/\/www.lequotidien.sn\/sedhiou-centres-de-lecture-et-danimation-culturelle-des-animateurs-des-clac-ouvrent-leurs-livres-de-doleances\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">Pasquier, K. (2008). <em>Des biblioth\u00e8ques pour le S\u00e9n\u00e9gal : Mise en place et int\u00e9gration de biblioth\u00e8ques en Afrique de l\u2019Ouest<\/em>. Travail de Bachelor r\u00e9alis\u00e9 en vue de l\u2019obtention du Bachelor HES, Haute \u00e9cole de gestion de Gen\u00e8ve (HEG-GE), Gen\u00e8ve.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 0pt; text-indent: 0pt;\">S\u00e8ne, H. (2010). Le d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal et la l\u00e9gislation sur le droit d\u2019auteur au S\u00e9n\u00e9gal : \u00e9volution historique et situation actuelle. <em>Les cahiers de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, vol.23 (1)<\/em>, 333-362. <a class=\"rId1209\" href=\"https:\/\/cpi.openum.ca\/files\/sites\/66\/Le-d%C3%A9p%C3%B4t-l%C3%A9gal-et-la-l%C3%A9gislation-sur-le-droit-d%E2%80%99auteur-au-S%C3%A9n%C3%A9gal.pdf\">https:\/\/cpi.openum.ca\/files\/sites\/66\/Le-d\u00e9p\u00f4t-l\u00e9gal-et-la-l\u00e9gislation-sur-le-droit-d\u2019auteur-au-S\u00e9n\u00e9gal.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\">\n<p class=\"import-Normal\">\n<p class=\"import-Subtitle\">\n<\/div>\n","protected":false},"author":1,"menu_order":33,"template":"","meta":{"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":[],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[],"license":[],"class_list":["post-105","chapter","type-chapter","status-publish","hentry"],"part":3,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/105","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/105\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":224,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/105\/revisions\/224"}],"part":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/3"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/105\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=105"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=105"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=105"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=105"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}