{"id":23,"date":"2024-06-13T13:43:21","date_gmt":"2024-06-13T17:43:21","guid":{"rendered":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/chapter\/afrique-du-sud\/"},"modified":"2024-06-13T13:52:17","modified_gmt":"2024-06-13T17:52:17","slug":"afrique-du-sud","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/chapter\/afrique-du-sud\/","title":{"raw":"Afrique du Sud","rendered":"Afrique du Sud"},"content":{"raw":"<div class=\"afrique-du-sud-\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">(Sandrine Julien, Julie Langlois C\u00f4t\u00e9 et Gregory Sides)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\"><strong>Profil du pays <\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">La R\u00e9publique d\u2019Afrique du Sud, comme son nom l\u2019indique, se trouve dans la r\u00e9gion australe du continent africain. En plus de se situer \u00e0 l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 de l\u2019Afrique, ce pays a la particularit\u00e9 g\u00e9ographique de compl\u00e8tement entourer le territoire d\u2019une autre nation\u2009; le royaume du Lesotho. L\u2019Afrique du Sud a une superficie de 1\u2009221\u2009000 km<sup>2<\/sup>, est constitu\u00e9e de neuf provinces et poss\u00e8de trois capitales (Le Cap, Pretoria, Bloemfontein) (Encyclop\u00e9die Larousse, s. d.). La ville la plus populeuse est toutefois Johannesburg, et le christianisme est la religion la plus pratiqu\u00e9e. En 2020, l\u2019estimation du nombre d\u2019habitants est de 56 463 617 Sud-Africains, l\u2019esp\u00e9rance de vie est de 65 ans alors que les langues les plus parl\u00e9es sont le zoulou, suivi par le xhosa, puis l\u2019afrikaans. L\u2019anglais arrive au sixi\u00e8me rang, \u00e9tant la langue principale de 8% des habitants (Central Intelligence Agency [CIA], s. d.). La R\u00e9publique d\u2019Afrique du Sud est membre du Commonwealth, du Groupe des vingt (G20) et de l\u2019association BRICS (Br\u00e9sil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). La richesse en min\u00e9raux des terres sud-africaines a favoris\u00e9 le d\u00e9veloppement du pays. L\u2019exploitation des diamants, du chrome, du titane, du mangan\u00e8se et du charbon a permis \u00e0 l\u2019Afrique du Sud de se d\u00e9marquer en tant que puissance \u00e9conomique au sein du continent (CIA, s. d.).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Histoire <\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">La position g\u00e9ographique strat\u00e9gique du territoire sud-africain a \u00e9t\u00e9 remarqu\u00e9e par les Britanniques qui se sont empar\u00e9s de force de la colonie du Cap en 1795 (BBC News World, 2018). La lutte pour l\u2019ind\u00e9pendance de l\u2019Afrique du Sud fut longue et ardue. Vers le milieu du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, un immense mouvement migratoire, nomm\u00e9 le <em>Grand Trek<\/em>, fut effectu\u00e9 par le peuple sud-africain. Il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019un acte politique exprimant leur d\u00e9sir d\u2019affranchissement (Cobbing, s. d.). Quelques d\u00e9cennies plus tard (1899-1902), la guerre de l\u2019Afrique du Sud, aussi nomm\u00e9e seconde guerre des Boers, \u00e9clate. Les deux r\u00e9publiques de l\u2019Afrique du Sud impliqu\u00e9es dans le conflit perdent contre la Grande-Bretagne. Le pays est alors int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 l\u2019Empire britannique jusqu\u2019en 1910, date de l\u2019Union d\u2019Afrique du Sud. Un acte d\u2019ind\u00e9pendance est produit en 1934, mais ce n\u2019est toutefois qu\u2019en 1961 que le pays se dissocie enti\u00e8rement de la Grande-Bretagne (BBC News World, 2018). La politique de l\u2019apartheid qui fut en place pendant la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du XX<sup>e <\/sup>si\u00e8cle s\u00e9parait la population selon des crit\u00e8res raciaux. Ce r\u00e9gime discriminatoire fut aboli quatre ans apr\u00e8s la lib\u00e9ration de Mandela ayant pass\u00e9 27 ans en prison, c\u2019est-\u00e0-dire en 1994 alors qu\u2019il devient pr\u00e9sident du pays (Teuli\u00e9, 2019). Le chef d\u2019\u00c9tat actuel, Ramaphosa, succ\u00e9da \u00e0 Zuma alors que ce dernier d\u00e9missionne \u00e0 la suite de maints scandales et de nombreuses accusations de corruption (Cobbing, s. d.).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Naturellement, l\u2019histoire des biblioth\u00e8ques sud-africaines est \u00e9troitement li\u00e9e au d\u00e9veloppement du pays lui-m\u00eame. Les institutions publiques ont d\u2019abord \u00e9t\u00e9 une mani\u00e8re de fournir une \u00e9ducation plus compl\u00e8te au peuple\u2009; moins ax\u00e9e sur la religion. L\u2019\u00e9volution des biblioth\u00e8ques en Afrique du Sud est donc un long processus partant des soci\u00e9t\u00e9s de lecture priv\u00e9es jusqu\u2019aux institutions publiques accessibles de nos jours. Le niveau de vie et d\u2019\u00e9ducation varie beaucoup au sein de la population sud-africaine depuis l\u2019apartheid. Cette diff\u00e9rence influence la pr\u00e9sence des usagers en biblioth\u00e8ques. Les institutions de certaines r\u00e9gions du pays, o\u00f9 le taux de fr\u00e9quentation des \u00e9coles est plus \u00e9lev\u00e9, attirent habituellement une client\u00e8le plus nombreuse, tandis que les personnes vivant dans des secteurs plus pauvres sont moins port\u00e9es \u00e0 se rendre en biblioth\u00e8ques. \u00c0 partir du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, diverses initiatives font leur apparition. Ces nouveaux services et projets ont comme objectif de valoriser les ressources propos\u00e9es par les biblioth\u00e8ques de l\u2019Afrique du Sud. Plusieurs activit\u00e9s encouragent les femmes, souvent moins enclines \u00e0 la lecture, particuli\u00e8rement dans les milieux ruraux, \u00e0 emprunter des livres, puis \u00e0 discuter de leurs lectures (Dick, 2007).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Types de biblioth\u00e8ques <\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">La biblioth\u00e8que en Afrique du Sud conna\u00eet un grand changement depuis la chute du gouvernement de l\u2019apartheid en 1994. Avant cette ann\u00e9e, la responsabilit\u00e9 des services biblioth\u00e9caires \u00e9tait enti\u00e8rement entre les mains du secteur priv\u00e9 (Helling, 2012, p.\u202f40). M\u00eame aujourd\u2019hui, la distribution des services de biblioth\u00e9caires est fortement marqu\u00e9e par la discrimination du r\u00e9gime de l\u2019apartheid, avec un \u00e9cart important entre les grandes villes et les r\u00e9gions dans la qualit\u00e9 des services disponibles (Stilwell, 2007, p.\u202f92). Deux grands th\u00e8mes caract\u00e9risent presque chaque aspect du syst\u00e8me des biblioth\u00e8ques en Afrique du Sud\u202f: la d\u00e9centralisation et de grandes in\u00e9galit\u00e9s syst\u00e9miques. Une in\u00e9galit\u00e9 qui touche tous les types de biblioth\u00e8ques est l\u2019in\u00e9galit\u00e9 raciale, qui se complique \u00e0 cause de la diversit\u00e9 linguistique. La biblioth\u00e8que \u00e9tant \u00e0 l\u2019origine une institution des colonisateurs blancs, les biblioth\u00e8ques du pays font face au d\u00e9fi d\u2019adapter leurs services aux besoins de l\u2019ensemble de la population.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Le nombre de biblioth\u00e8ques en Afrique du Sud est tr\u00e8s instable, compliquant les tentatives de faire le recensement de ces \u00e9tablissements. Les raisons de cette instabilit\u00e9 sont les r\u00e9formes, les fusionnements et les divisions qui s'effectuent \u00e0 chaque palier du gouvernement pendant que les effets racistes du syst\u00e8me de l\u2019apartheid se font toujours sentir. En 1999, le pays comptait environ 11\u2009372 biblioth\u00e8ques, dont 1\u2009253 biblioth\u00e8ques publiques ou communautaires, 456 biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es, 90 biblioth\u00e8ques gouvernementales et 36 biblioth\u00e8ques universitaires (Stilwell, 2007, p.\u202f92\u201393).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><em>Biblioth\u00e8que nationale<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">L\u2019organisation de la biblioth\u00e8que nationale d\u2019Afrique du Sud refl\u00e8te le caract\u00e8re polycentrique qui distingue la plupart des institutions du pays. La biblioth\u00e8que actuelle est n\u00e9e de la fusion en 1999 de la <em>South African Library<\/em> \u00e0 Cape Town et la <em>State Library<\/em> \u00e0 Pretoria (Lor et van der Walt, 2003, p.\u202f2084).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">G\u00e9r\u00e9e par un conseil de neuf membres, nomm\u00e9s par le <em>Ministry of Arts, Culture, Science and Technology<\/em>, la biblioth\u00e8que nationale jouit d\u2019une consid\u00e9rable autonomie pour \u00e9tablir ses priorit\u00e9s (Lor et van der Walt, 2003, p.\u202f2085). Les fonctions de la biblioth\u00e8que nationale s\u2019organisent en deux sections : celles qui concernent directement la biblioth\u00e9conomie et celles qui concernent la culture de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale. En 2003, la biblioth\u00e8que nationale m\u00e8ne plusieurs programmes nationaux pour remplir ses fonctions : la gestion des collections, les services bibliographiques, les services informationnels, les services d\u2019approvisionnement des documents, les services de pr\u00e9servation et la valorisation du patrimoine.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Le campus \u00e0 Pretoria g\u00e8re le <em>Southern African Interlending Scheme<\/em> (Programme sud-africain de pr\u00eat entre biblioth\u00e8ques) qui organise le partage de ressources entre plus de 700 biblioth\u00e8ques en Afrique du Sud (Stilwell, 2007, p.\u202f93). De son c\u00f4t\u00e9, le campus au Cap comprend le<em> Center for the Book<\/em> (CFB, Centre pour le livre). Inspir\u00e9 par l\u2019institution du m\u00eame nom aux \u00c9tats-Unis (Lor et van der Walt, 2003, p.\u202f2088), le CFB est l\u2019unit\u00e9 de diffusion et valorisation de la biblioth\u00e8que nationale. Il fait la promotion de la lecture, de l\u2019\u00e9criture et de l\u2019\u00e9dition dans les langues autochtones (Satgoor, 2015, p.\u202f102).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">En collaboration avec les archives nationales d\u2019Afrique du Sud, la biblioth\u00e8que nationale impl\u00e9mente le <em>Digital Imaging Project of South Africa<\/em> (DISA, Projet sud-africain pour l\u2019imagerie num\u00e9rique) avec le double mandat de num\u00e9riser le patrimoine sud-africain et de former les professionnels dans les techniques de l\u2019imagerie num\u00e9rique. Le DISA participe \u00e0 des collaborations internationales pour partager ses comp\u00e9tences et infrastructures avec d\u2019autres pays du sud de l\u2019Afrique (Tsebe, 2005).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><em>Biblioth\u00e8ques publiques<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">En 2013, l\u2019Afrique du Sud comptait neuf r\u00e9seaux de biblioth\u00e8ques provinciaux et six r\u00e9seaux municipaux (Satgoor, 2015, p.\u202f103). \u00c0 l\u2019exception des biblioth\u00e8ques nationales, le r\u00e9seau des biblioth\u00e8ques publiques rel\u00e8ve de la comp\u00e9tence des provinces, qui d\u00e9l\u00e8guent certains pouvoirs aux municipalit\u00e9s - le r\u00e9sultat \u00e9tant une situation qui complique le d\u00e9veloppement et l\u2019application de normes nationales. Les t\u00e2ches aussi fondamentales que le financement des infrastructures se complexifient \u00e9galement (Stilwell, 2007, p.\u202f89).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Le paysage des biblioth\u00e8ques publiques en Afrique du Sud porte encore les traces des injustices du gouvernement de l\u2019apartheid. Si les banlieues riches et blanches sont relativement bien desservies par les biblioth\u00e8ques, les <em>townships<\/em> et communaut\u00e9s rurales, o\u00f9 la majorit\u00e9 de la population est pauvre et noire, manquent souvent de ressources fondamentales. Depuis la chute du r\u00e9gime de l\u2019apartheid, beaucoup de biblioth\u00e8ques publiques en Afrique du Sud, surtout dans les communaut\u00e9s pauvres, ont chang\u00e9 leur nom pour devenir des <em>community libraries<\/em> (biblioth\u00e8ques communautaires). Ce changement t\u00e9moigne d\u2019une part d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 organisationnelle apr\u00e8s le fusionnement de plusieurs services communautaires avec les biblioth\u00e8ques, mais d\u2019une autre part il refl\u00e8te la m\u00e9fiance de la population \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la <em>public library<\/em> (biblioth\u00e8que publique) qui est toujours per\u00e7ue comme une institution de l\u2019apartheid (Lor et al., 2005, p.\u202f267).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Le r\u00f4le des biblioth\u00e8ques publiques dans le combat contre les in\u00e9galit\u00e9s num\u00e9riques est d\u2019autant plus important parce qu\u2019elles sont souvent le seul \u00e9tablissement dans les r\u00e9gions d\u00e9favoris\u00e9es qui offre l\u2019acc\u00e8s gratuit \u00e0 Internet (Raju et Raju, 2010, p.\u202f6). L\u2019identit\u00e9 de la biblioth\u00e8que publique est actuellement remise en question \u00e0 cause des efforts pour rendre les services pertinents aux Sud-Africains de tous les milieux ethnoculturels et socio-\u00e9conomiques. Au niveau mat\u00e9riel, les collections souffrent d\u2019un manque de ressources dans les langues autochtones \u2014 voire, toutes les langues sauf l\u2019anglais et l\u2019afrikaans (Helling, 2012, p. 44). Ce manque de ressources dans les langues autochtones est attribuable \u00e0 trois raisons : (1) un manque d\u2019int\u00e9r\u00eat de la part du public, (2) la difficult\u00e9 de gagner un revenu viable comme \u00e9crivain \u00e0 temps plein, (3) la r\u00e9ticence des maisons d\u2019\u00e9dition de publier les livres dans ces langues (Raju et Raju, 2010, p.\u202f9). Au niveau politique, les biblioth\u00e8ques publiques v\u00e9hiculent trop souvent une conception eurocentrique de leur mission, visant seulement un public qui lit pour le divertissement dans son temps libre (Raju et Raju, 2010, p.\u202f6).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><em>Biblioth\u00e8ques universitaires<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">L\u2019Afrique du Sud poss\u00e8de 23 \u00e9tablissements d\u2019enseignement postsecondaire, dont 11 universit\u00e9s traditionnelles, six <em>comprehensive universities<\/em> (universit\u00e9 \u00e0 mandat populaire) et six universit\u00e9s de la technologie (Satgoor, 2015, p.\u202f105).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><em>Biblioth\u00e8ques scolaires<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Le syst\u00e8me scolaire en Afrique du Sud est marqu\u00e9 par la m\u00eame d\u00e9centralisation qui caract\u00e9rise aussi les biblioth\u00e8ques publiques. Le d\u00e9partement de l\u2019\u00e9ducation nationale \u00e9tablit les normes et les politiques qui concernent les biblioth\u00e8ques scolaires, alors que la responsabilit\u00e9 de leur mise en \u0153uvre rel\u00e8ve du gouvernement national, des d\u00e9partements de l\u2019\u00e9ducation provinciaux et des autorit\u00e9s scolaires locales (Stilwell, 2007, p.\u202f91).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Des 22\u2009556 \u00e9coles en Afrique du Sud en 2002, 25% poss\u00e9daient une biblioth\u00e8que centrale pendant que 17% avaient une bo\u00eete \u00e0 livres ou autre collection informelle (Stilwell, 2007, p.\u202f92\u201393), mais la situation varie \u00e9norm\u00e9ment selon le type d\u2019\u00e9tablissement\u2009; en 2007, seulement 8% des \u00e9coles publiques poss\u00e9daient une biblioth\u00e8que, dont la majorit\u00e9 se trouvait dans les banlieues nanties (Hart, 2011, p. 3). Le manque de biblioth\u00e8ques scolaires fait partie d\u2019un contexte de manque g\u00e9n\u00e9ral d\u2019infrastructures scolaires. En 1997, moins de la moiti\u00e9 des \u00e9coles avait l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, mais la situation variait selon la province : le Cap-Nord comptait 3\u2009280 \u00e9coles sans \u00e9lectricit\u00e9 alors que le Cap-Ouest en comptait 191 (Boekhorst et Britz, 2013, p.\u202f68).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Pour r\u00e9pondre au besoin de biblioth\u00e8ques particuli\u00e8rement criant dans les r\u00e9gions rurales, plusieurs organismes ont financ\u00e9 des projets pour impl\u00e9menter un nouveau type de biblioth\u00e8que, la biblioth\u00e8que communautaire-scolaire, qui fusionne les mandats des deux \u00e9tablissements (Hart, 2011, p.\u202f5\u20136). La situation se complique par un manque de personnel qualifi\u00e9. Les biblioth\u00e8ques \u00e0 double mandat ont recours \u00e0 des biblioth\u00e9caires-enseignants qui, en r\u00e9alit\u00e9, \u00e9taient souvent des enseignants \u00e0 temps plein qui ne poss\u00e9daient ni le temps ni les comp\u00e9tences pour s\u2019occuper de la biblioth\u00e8que (Hart, 2011, p.\u202f20). Malgr\u00e9 les probl\u00e8mes associ\u00e9s, ces \u00e9tablissements ont aussi connu un certain succ\u00e8s. Une biblioth\u00e8que communautaire-scolaire dans une r\u00e9gion rurale de la province de Mpumalanga a r\u00e9ussi la transition de projet-pilote \u00e0 biblioth\u00e8que permanente g\u00e9r\u00e9e par la communaut\u00e9 (Le Roux et Hendrikz, 2006, p.\u202f637\u2013638).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><em>Autres biblioth\u00e8ques<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">La <em>South African Library for the Blind<\/em> (Biblioth\u00e8que sud-africaine pour les aveugles) \u00e0 Grahamstown est une biblioth\u00e8que financ\u00e9e par le <em>Department of Sport, Arts and Culture<\/em> qui dessert la communaut\u00e9 des aveugles et des personnes incapables de lire les imprim\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale (South African Library for the Blind, s. d.).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">La <em>Library of Parliament<\/em> (Biblioth\u00e8que du parlement) au Cap dessert le parlement national. Sa collection comprend 96\u2009506 livres et toutes les publications gouvernementales \u00e0 partir de 1910 (Mostert, 2005, p.\u202f56). Les parlements provinciaux disposent eux aussi de leurs propres biblioth\u00e8ques (Mostert, 2005, p.\u202f56).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Cadre \u00e9ducatif en sciences de l\u2019information et des biblioth\u00e8ques <\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">La formation en sciences de l\u2019information en Afrique du Sud commence en 1933 lorsque l\u2019association professionnelle de l\u2019\u00e9poque introduit des cours par correspondance, principalement avec la Grande-Bretagne. Quelques ann\u00e9es plus tard, en 1938 et 1939, les premiers programmes de biblioth\u00e9conomie au pays sont ouverts \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Pretoria et l\u2019Universit\u00e9 Cape Town (Raju, 2005, p. 74). Dans les d\u00e9cennies suivantes, une multiplication des programmes est observ\u00e9e. Cependant, il n\u2019existe pas de standards et des formations de diff\u00e9rents niveaux et dur\u00e9es am\u00e8nent une vari\u00e9t\u00e9 d\u2019employ\u00e9s dans les biblioth\u00e8ques. C\u2019est \u00e0 la fin des ann\u00e9es 70 que le besoin de distinguer les professionnels se fait sentir. Les associations professionnelles de l\u2019\u00e9poque se penchent \u00e9galement sur la question en d\u00e9veloppant des standards qui \u00e9tablissent notamment que les biblioth\u00e9caires doivent \u00eatre form\u00e9s \u00e0 l\u2019universit\u00e9 (Raju, 2005, p. 75).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">La prise du pouvoir par le Congr\u00e8s national africain (ANC) en 1994 am\u00e8ne une vague de changements, entre autres dans le secteur de l\u2019\u00e9ducation, alors qu\u2019une restructuration de l\u2019\u00e9ducation sup\u00e9rieure est faite. Ces transformations, ainsi qu\u2019une baisse d\u2019\u00e9tudiants, entra\u00eenent la fermeture de plusieurs programmes. Alors que le pays avait 18 \u00e9coles en 2000, il existe actuellement dix institutions d\u2019enseignement sup\u00e9rieur \u00e0 travers le pays offrant des programmes en biblioth\u00e9conomie et sciences de l\u2019information (Hlongwane, 2019, p. 79). La restructuration de l\u2019\u00e9ducation sup\u00e9rieure a \u00e9galement engendr\u00e9 la fusion d\u2019\u00e9tablissements. Dans ce contexte, les programmes en biblioth\u00e9conomie et sciences de l\u2019information se sont majoritairement affili\u00e9s aux \u00e9coles d\u2019\u00e9ducation ou de communications (Nalumaga, 2016, p. 21). Ces formations couvrent tous les niveaux universitaires, du premier cycle au doctorat. Il n\u2019existe pas d\u2019uniformit\u00e9 entre les programmes des diff\u00e9rentes universit\u00e9s en ce qui a trait \u00e0 la terminologie utilis\u00e9e et les cursus offerts, ce qui cr\u00e9e un certain d\u00e9sordre pour les professeurs, les \u00e9tudiants et les employeurs (Satgoor, 2015, p. 107). Toutefois, il est possible d\u2019observer qu\u2019\u00e0 partir de 2019, tous les d\u00e9partements ont dans leur nom la notion d\u2019<em>information studies\/science<\/em> et que la moiti\u00e9 d\u2019entre eux conservent la notion de <em>library<\/em> dans leur appellation (Hlongwane, 2019, p. 79).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Ensuite, les modes d\u2019enseignement changent selon les institutions scolaires, que ce soit totalement en ligne, multimodal, en forme acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e, etc. De plus, certaines universit\u00e9s semblent se pencher davantage sur certains angles du domaine d\u2019\u00e9tude pour en faire leur sp\u00e9cialisation, comme la gestion des connaissances, la ma\u00eetrise de l\u2019information, l\u2019aspect multim\u00e9dia ou encore les biblioth\u00e8ques scolaires (Stilwell, 2009, p. 8). Par exemple, le d\u00e9partement de l\u2019Universit\u00e9 de Pretoria, le plus grand au pays, a embrass\u00e9 la r\u00e9volution de l\u2019information en prenant rapidement conscience de l\u2019importance des nouvelles technologies tout en conservant des cours de biblioth\u00e9conomie (Nalumaga, 2016, p. 21). Il est toutefois possible d\u2019\u00e9tablir un tronc commun entre les programmes par ces th\u00e9matiques : \u00ab <em>information and knowledge management, information storage\/seeking and retrieval, knowledge organisation, knowledge representation and ICTs<\/em> \u00bb (Stilwell, 2009, p.\u202f8).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Finalement, le titre de biblioth\u00e9caire professionnel est contr\u00f4l\u00e9 en Afrique du Sud par l\u2019association professionnelle dont il sera question dans la prochaine partie. Il existe deux options pour remplir les exigences acad\u00e9miques. D\u2019une part, un dipl\u00f4me de premier cycle de trois ou quatre ann\u00e9es d\u2019\u00e9tudes dans le domaine. D\u2019autre part, un dipl\u00f4me de premier cycle quelconque accompagn\u00e9 d\u2019un dipl\u00f4me d\u2019\u00e9tudes sup\u00e9rieures dans le domaine (LIASA, s. d.).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Association de biblioth\u00e8ques <\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">La premi\u00e8re association professionnelle de biblioth\u00e8ques est fond\u00e9e en 1930 sous le nom de <em>South Africa Library Association<\/em> (SALA). Elle publie, d\u00e8s 1933, sa propre revue intitul\u00e9e <em>South African Libraries<\/em>, qui est l\u2019anc\u00eatre du <em>Journal of South African Libraries and Information Science<\/em>, toujours publi\u00e9e aujourd\u2019hui (Walker, 2006, p. 26). En 1994, alors que le pays connut ses premi\u00e8res \u00e9lections d\u00e9mocratiques, il existait deux organisations professionnelles bas\u00e9es sur la race, la <em>African Library Association of South Africa<\/em> (ALASA) et la <em>South African Institute for Library and Information Science<\/em> (SAILIS). La fusion s\u2019est fait en 1997, deux ans apr\u00e8s le d\u00e9but des d\u00e9marches, avec la fondation de la <em>Library and Information Association of South Africa<\/em> (LIASA) qui est un organisme \u00e0 but non lucratif (Satgoor, 2015, p. 107). La m\u00eame ann\u00e9e, la LIASA est reconnue officiellement comme nouveau membre par la F\u00e9d\u00e9ration Internationale des Associations et Institutions de Biblioth\u00e8ques (IFLA). Apr\u00e8s une d\u00e9cennie de changements et d\u2019adaptation, la LIASA obtient une belle marque de reconnaissance internationale par la tenue, en 2007, du congr\u00e8s mondial de l\u2019IFLA en Afrique du Sud (Walker, 2006, p. 36).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Sa vision, comme indiqu\u00e9 dans leur Constitution, se d\u00e9finit ainsi\u202f: \u00ab <em>the Association strives to unite, develop and empower all people in the library and information field into an organization that will provide dynamic leadership and that will transform, develop and support library and information services for all the people in South Africa<\/em> \u00bb (LIASA, 2018). Pour accomplir cette vision, l\u2019organisation est impliqu\u00e9e de plusieurs fa\u00e7ons notamment avec les d\u00e9partements nationaux qui sont charg\u00e9s des biblioth\u00e8ques dans diff\u00e9rents milieux comme les biblioth\u00e8ques publiques et scolaires. En partenariat avec les diff\u00e9rents acteurs du milieu, elle s\u2019occupe de plusieurs projets comme la semaine de lecture sud-africaine, la conf\u00e9rence annuelle ainsi que la formation continue offerte aux professionnels (Satgoor, 2015, p. 107). Alors que ces projets existent toujours aujourd\u2019hui, l\u2019organisation continue \u00e0 en d\u00e9velopper d\u2019autres, par exemple la journ\u00e9e sud-africaine des biblioth\u00e9caires depuis 2015 et le mois des amateurs de biblioth\u00e8que depuis 2018. L\u2019association a aussi \u00e9labor\u00e9 un code de conduite et d\u2019\u00e9thique et elle fait para\u00eetre trois publications, c\u2019est-\u00e0-dire une revue officielle, un magazine destin\u00e9 aux membres et une newsletter. Elle offre aussi plusieurs ressources \u00e0 ses membres en plus d\u2019attribuer annuellement des prix pour souligner leur travail (LIASA, s. d.).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Depuis 2014, l\u2019autorit\u00e9 de la LIASA est augment\u00e9e puisque l\u2019association a \u00e9t\u00e9 reconnue comme un organisme professionnel par la <em>South African Qualifications Authority<\/em> (SAQA), ce qui lui conf\u00e8re notamment le r\u00f4le d\u2019enregistrer et de contr\u00f4ler ceux et celles portant le titre de biblioth\u00e9caire professionnel (Satgoor, 2015, p. 107). En plus de son conseil repr\u00e9sentatif et de son comit\u00e9 ex\u00e9cutif, l\u2019association est divis\u00e9e g\u00e9ographiquement en diff\u00e9rents secteurs et poss\u00e8de \u00e9galement plusieurs groupes d\u2019int\u00e9r\u00eats qui se concentrent sur des th\u00e9matiques particuli\u00e8res comme des groupes d\u2019usagers ou des types d\u2019institutions (LIASA, s. d.).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Cadre l\u00e9gislatif <\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Le NCLIS (National Council for Library and Information Sciences) coordonne les politiques des biblioth\u00e8ques sud-africaines. Les membres du conseil collaborent avec le Minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation et le Minist\u00e8re des Arts et de la Culture afin d\u2019\u00e9laborer les r\u00e8glements et la l\u00e9gislation. Les objectifs de cette association de sp\u00e9cialistes des sciences de l\u2019information sont d\u2019offrir un meilleur acc\u00e8s aux ressources disponibles et de favoriser le d\u00e9veloppement de tous les groupes sociaux du pays (Nicholson, s. d.). L\u2019encadrement l\u00e9gislatif des biblioth\u00e8ques en Afrique du Sud est important puisqu\u2019il participe \u00e0 l\u2019instauration de mesures d\u00e9mocratiques dans le pays. La gratuit\u00e9 des services et l\u2019\u00e9ducation des membres des diverses communaut\u00e9s sont donc une priorit\u00e9. Il existe un grand nombre de lois (Stilwell, 2007, p.\u202f88-91), portant notamment sur les institutions publiques, scolaires et nationales ainsi que sur le num\u00e9rique, les droits d\u2019auteur et de publication. Un travail collaboratif entre les diff\u00e9rentes zones de l\u2019Afrique du Sud et le gouvernement central est n\u00e9cessaire afin de r\u00e9duire les in\u00e9galit\u00e9s entre les institutions situ\u00e9es dans des m\u00e9tropoles et celles dans des r\u00e9gions rurales (Withers, 1975, p.\u202f171-182). Au fil des ann\u00e9es, plusieurs lois sont modifi\u00e9es ou remplac\u00e9es par de nouvelles versions qui correspondent mieux aux besoins et aux enjeux de l\u2019\u00e9poque.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Le NCLIS Act No. 6 (2001) est une pr\u00e9sentation du conseil, de ses fonctions et des objectifs vis\u00e9s. Les proc\u00e9dures et le d\u00e9roulement des s\u00e9ances ainsi que le r\u00f4le des membres y sont d\u00e9crits. Le Legal Deposit Act (1997) traite de la pr\u00e9servation, du catalogage et de la publication des documents. Les d\u00e9marches pour la cr\u00e9ation de d\u00e9positaires officiels et pour la gestion du patrimoine intellectuel et culturel s\u2019y retrouvent. Les notions de contr\u00f4le bibliographique, de collections et d\u2019acc\u00e8s aux ressources sont \u00e9galement abord\u00e9es dans cet acte. Le National Library Act of South Africa No. 92 (1998) promeut l\u2019h\u00e9ritage national et propose des mani\u00e8res de c\u00e9l\u00e9brer ce dernier en facilitant l\u2019acc\u00e8s aux documents lui \u00e9tant rattach\u00e9s. Certaines r\u00e8glementations s\u2019adressent \u00e0 des types d\u2019institutions et d\u2019usagers particuliers\u2009; c\u2019est le cas, par exemple, de SA Library for the Blind Act No. 91 (1988) qui d\u00e9termine les mesures d\u2019accommodations en biblioth\u00e8ques pour les personnes ayant une d\u00e9ficience visuelle. Les biblioth\u00e8ques scolaires ont, elles aussi, des responsabilit\u00e9s propres \u00e0 leurs institutions \u00e9nonc\u00e9es par des lois rejoignant les missions du Minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation. Plusieurs l\u00e9gislations ont pour sujet principal l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information et la lutte contre les in\u00e9galit\u00e9s (Promotion of Acces to Information Act, 2000\u2009; SA Public Libraries and Information Services Bill, 2012\u2009; National Policy for Library and Information Services in South Africa, 2018). La septi\u00e8me \u00e9dition de la Transformation Charter (2014) \u00e9nonce une s\u00e9rie de d\u00e9fis, d\u2019atouts et de recommandations pour am\u00e9liorer les biblioth\u00e8ques sud-africaines ainsi qu\u2019une m\u00e9thodologie pour la gestion des \u00e9tablissements, des services et des ressources. Pour les biblioth\u00e8ques universitaires, la charte propose, entre autres, de d\u00e9velopper de nouvelles strat\u00e9gies afin d\u2019\u00e9liminer, ou du moins diminuer, les in\u00e9galit\u00e9s. Une plus grande utilisation des outils num\u00e9riques et l\u2019ouverture des \u00e9tablissements aux communaut\u00e9s locales sont des propositions mentionn\u00e9es dans le document. L\u2019objectif est ainsi toujours de partager les connaissances de fa\u00e7on efficace et de r\u00e9pondre aux besoins d\u2019information des citoyens. Les biblioth\u00e8ques de l\u2019Afrique du Sud s\u2019inspirent du Plan de D\u00e9veloppement National (NDP), similaire \u00e0 l\u2019Agenda 2030 de d\u00e9veloppement durable des Nations Unies, comme source de motivation afin d\u2019\u00e9tablir des buts \u00e0 atteindre au cours des prochaines ann\u00e9es. Cape Town Declaration (2015) est un document officiel de l\u2019IFLA (F\u00e9d\u00e9ration internationale des associations et institutions de biblioth\u00e8ques) exposant l\u2019\u00e9tat des biblioth\u00e8ques africaines et pr\u00e9sentant quels sont les \u00e9l\u00e9ments \u00e0 am\u00e9liorer pour satisfaire les exigences (Nicholson, s. d.).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Informations compl\u00e9mentaires <\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Entre 1950 et 1970, le r\u00e9gime de l\u2019apartheid br\u00fbla des milliers de livres jug\u00e9s inf\u00e9rieurs par le groupe discriminatoire au pouvoir. Les documents \u00e9taient d\u00e9truits pour leurs propos politiques, moraux et religieux consid\u00e9r\u00e9s impertinents. La plupart des biblioth\u00e9caires ne pouvaient r\u00e9sister aux autorit\u00e9s, tandis que certains participaient volontairement (Dick, 2018). La question de libert\u00e9 d\u2019expression et d\u2019opinion demeure encore fragile en Afrique du Sud. Les cons\u00e9quences de l\u2019apartheid touchent toutes les sph\u00e8res de la soci\u00e9t\u00e9 et certaines r\u00e9percussions affectent, encore aujourd\u2019hui, le domaine de la biblioth\u00e9conomie. Une difficult\u00e9 persiste dans l\u2019\u00e9laboration des collections puisqu\u2019il y a peu de ressources en ce qui a trait aux populations indig\u00e8nes. Ce manque de diversit\u00e9 quant aux documents offerts en biblioth\u00e8ques contrevient \u00e0 plusieurs actes et constitutions des institutions sud-africaines. L\u2019accent est donc mis sur les mesures d\u2019inclusion et la prise en consid\u00e9ration des diverses langues, ethnies et cultures afin que les biblioth\u00e8ques de l\u2019Afrique du Sud parviennent \u00e0 atteindre les objectifs \u00e9nonc\u00e9s dans leurs politiques l\u00e9gislatives (Mhlongo et Ngulube, 2018).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\"><strong>Bibliographie <\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Afrique du Sud. (s. d.). <em>Dans Encyclop\u00e9die Larousse en ligne<\/em>. <a class=\"rId10\" href=\"https:\/\/www.larousse.fr\/encyclopedie\/pays\/Afrique_du_Sud\/104193\">https:\/\/www.larousse.fr\/encyclopedie\/pays\/Afrique_du_Sud\/104193<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">BBC News World, (2018, 4 avril). South Africa profile\u2014Timeline. <a class=\"rId11\" href=\"https:\/\/www.bbc.com\/news\/world-africa-14094918\">https:\/\/www.bbc.com\/news\/world-africa-14094918<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Boekhorst, A. et Britz, J. (2013). Information literacy at school level: A comparative study between the Netherlands and South Africa. <em>South African Journal of Libraries and Information Science<\/em>, <em>70<\/em>(2), 63\u201371. <a class=\"rId12\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.7553\/70-2-666\">https:\/\/doi.org\/10.7553\/70-2-666<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Central Intelligence Agency. (s. d.). <em>South Africa<\/em>. The World Factbook. <a class=\"rId13\" href=\"https:\/\/www.cia.gov\/l-ibrary\/publications\/the-world-factbook\/geos\/sf.html\">https:\/\/www.cia.gov\/l-ibrary\/publications\/the-world-factbook\/geos\/sf.html<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Cobbing, J. R. D. (s. d.). South Africa. Dans <em>Encyclopedia Britannica<\/em>. <a class=\"rId14\" href=\"denied:about:blank\">https:\/\/www.britannica-.com\/place\/South-Africa<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Dick, A. L. (2007). The development of South African libraries in the 19th and 20th centuries: Cultural and political influences. Dans T. J. D. Bothma, P. G. Underwood et P. Ngulu-be (dir.), <em>Libraries for the Future: Progress and Development of South African Libraries<\/em> (p. 1324). LIASA.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Dick, A. L. (2018, 24 octobre). How the apartheid regime burnt books\u2014In their tens of thousands. <em>The Conversation<\/em>. <a class=\"rId15\" href=\"http:\/\/theconversation.com\/how-the-apartheid-regimeburnt-books-in-their-tens-of-thousands-102355\">http:\/\/theconversation.com\/how-the-apartheid-regimeburnt-books-in-their-tens-of-thousands-102355<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Hart, G. (2011). The \u201cTricky Business\u201d of Dual-use School Community Libraries: A Case Stu-dy in Rural South Africa, <em>Libri, 61<\/em>(3), 211-225. <a class=\"rId16\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1515\/libr.2011.0-18\">https:\/\/doi.org\/10.1515\/libr.2011.0-18<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Helling, J. (2012). South Africa. Dans <em>Public libraries and their national policies: International case studies<\/em> (p. 3951). Chandos Publishing. <a class=\"rId17\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/B978-1-84334-679-1.50004-X\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/B978-1-84334-679-1.50004-X<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Hlongwane, I. (2019). Compliance with legislative framework in implementing recognition of prior learning (RPL) by South African library and information science (LIS) schools. <em>Journal of Education<\/em>. <a class=\"rId18\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.17159\/2520-9868\/i75a06\">https:\/\/doi.org\/10.17159\/2520-9868\/i75a06<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Le Roux, S. et Hendrikz, F. (2006). Joint use libraries: Implementing a pilot community\/-school library project in a remote rural area in South Africa. <em>Library Trends<\/em>, <em>54<\/em>(4), 620\u2013639. <a class=\"rId19\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1353\/lib.2006.0039\">https:\/\/doi.org\/10.1353\/lib.2006.0039<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Library and Information Association of South Africa (LIASA) (s. d.). <a class=\"rId20\" href=\"https:\/\/www.liasa.org.za\/\">https:\/\/www.liasa.org.za\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Lor, P. J. et van der Walt, H. M. (2003). National Library of South Africa. Dans M. A. Drake (dir.), <em>Encyclopedia of library and information science<\/em> (2<sup>e<\/sup> \u00e9d., p. 20842089). Marcel Dekker.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Lor, P. J., van Helden, P. et Bothma, T. J. D. (2005). Developing a GIS-based inventory of South Africa\u2019s public libraries: The public and community libraries inventory of South Africa (PaCLISA) project. <em>South African Journal of Libraries and Information Science<\/em>, <em>71<\/em>(3), 268\u2013272.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Mhlongo, M. et Ngulube, P. (2018). Public Libraries as conduits for indigenous knowledge in South Africa. <em>Library Philosophy and Practice<\/em>. <a class=\"rId21\" href=\"https:\/\/www.researchgate.net\/publication\/324078990_Public_Libraries_as_Conduits_for_Indignous_Knowledge_in_South-_Africa\">https:\/\/www.researchgate.net\/publication\/324078990_Public_Libraries_as_Conduits_for_Indignous_Knowledge_in_South-_Africa<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Mostert, J. B. (2005). Parliamentary information sources, systems and services in South Africa. <em>South African Journal of Libraries and Information Science<\/em>, <em>71<\/em>(1). <a class=\"rId22\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.7553\/71-1-650\">https:\/\/doi.org\/10.7553\/71-1-650<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Nalumaga, R. (2016). iSchools and Africa: Trends and developments. <em>Bulletin of the Association for Information Science and Technology, 42<\/em>(4), 17-21. <a class=\"rId23\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1002\/bul2.2016.1720420406\">https:\/\/doi.org\/10.1002\/bul2.2016.1720420406<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Nicholson, D. (s. d.). <em>LibGuides\u202f: Legal deposit in South Africa: NCLIS\/IFLA\/LIASA<\/em>. <a class=\"rId24\" href=\"https:\/\/libguides.wits.ac.za\/LegalDeposit\/NCLIS\">https:\/\/libguides.wits.ac.za\/LegalDeposit\/NCLIS<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Raju, J. (2005). LIS education and training in South Africa: A historical review. <em>South African Journal of Libraries and Information Science, 71<\/em>(1), 74-84. <a class=\"rId25\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.7553\/71-1-656\">https:\/\/doi.org\/10.7553\/71-1-656<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Raju, R. et Raju, J. (2010). The public library as a critical institution in South Africa\u2019s democracy: A reflection. <em>LIBRES: Library and Information Science Research Electronic Journal<\/em>, <em>20<\/em>(1). <a class=\"rId26\" href=\"https:\/\/www.libres-ejournal.info\/536\/\">https:\/\/www.libres-ejournal.info\/536\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Satgoor, U. (2015). Celebrating libraries in 20 years of democracy: An overview of library and information services in South Africa<em>. IFLA Journal, 41<\/em>(2), 97\u2013111. <a class=\"rId27\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/0340035215585100\">https:\/\/doi.org\/10.1177\/0340035215585100<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">South African government. (s. d.). <em>National Development Plan 2030.<\/em> <a class=\"rId28\" href=\"https:\/\/www.gov.za\/issues\/national-development-plan-2030\">https:\/\/www.gov.za\/issues\/national-development-plan-2030<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">South African Library for the Blind. (s. d.). <em>About the SALB<\/em>. <a class=\"rId29\" href=\"http:\/\/www.salb.org.za\/about-thesalb\">http:\/\/www.salb.org.za\/about-thesalb<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Stilwell, C. (2007). Library and information services in South Africa: An overview. <em>IFLA Journal<\/em>, <em>33<\/em>(2), 87\u2011108. <a class=\"rId30\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/0340035207080300\">https:\/\/doi.org\/10.1177\/0340035207080300<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Stilwell, C. (2009). Mapping the fit: Library and information services and the national transformation agenda in South Africa, Part II. <em>South African Journal of Libraries and Information Science<\/em>, <em>75<\/em>(1). <a class=\"rId31\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.7553\/75-1-1268\">https:\/\/doi.org\/10.7553\/75-1-1268<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Teuli\u00e9, G. (2019). <em>Histoire de l\u2019Afrique du Sud<\/em>. Tallandier. <a class=\"rId32\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.3917\/talla.teuli.2019.01\">https:\/\/doi.org\/10.3917\/talla.teuli.2019.01<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Tsebe, J. (2005). Networking cultural heritage: Africa. Dans <em>71st IFLA General Conference and Council<\/em>. <a class=\"rId33\" href=\"https:\/\/archive.ifla.org\/IV\/ifla71\/papers\/157e-Tsebe.pdf\">https:\/\/archive.ifla.org\/IV\/ifla71\/papers\/157e-Tsebe.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Walker, C. (2006). Library associations in South Africa, 1930-2005. <em>Library Management. 27<\/em>(1\/2). 26-37. <a class=\"rId34\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1108\/01435120610647929\">https:\/\/doi.org\/10.1108\/01435120610647929<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Withers, F. N. (1975). <em>Normes pour l\u2019\u00e9tablissement des services de biblioth\u00e8que\u202f: Enqu\u00eate internationale<\/em>. Presses de l\u2019Unesco.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\"><\/p>\n\n<\/div>","rendered":"<div class=\"afrique-du-sud-\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">(Sandrine Julien, Julie Langlois C\u00f4t\u00e9 et Gregory Sides)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\"><strong>Profil du pays <\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">La R\u00e9publique d\u2019Afrique du Sud, comme son nom l\u2019indique, se trouve dans la r\u00e9gion australe du continent africain. En plus de se situer \u00e0 l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 de l\u2019Afrique, ce pays a la particularit\u00e9 g\u00e9ographique de compl\u00e8tement entourer le territoire d\u2019une autre nation\u2009; le royaume du Lesotho. L\u2019Afrique du Sud a une superficie de 1\u2009221\u2009000 km<sup>2<\/sup>, est constitu\u00e9e de neuf provinces et poss\u00e8de trois capitales (Le Cap, Pretoria, Bloemfontein) (Encyclop\u00e9die Larousse, s. d.). La ville la plus populeuse est toutefois Johannesburg, et le christianisme est la religion la plus pratiqu\u00e9e. En 2020, l\u2019estimation du nombre d\u2019habitants est de 56 463 617 Sud-Africains, l\u2019esp\u00e9rance de vie est de 65 ans alors que les langues les plus parl\u00e9es sont le zoulou, suivi par le xhosa, puis l\u2019afrikaans. L\u2019anglais arrive au sixi\u00e8me rang, \u00e9tant la langue principale de 8% des habitants (Central Intelligence Agency [CIA], s. d.). La R\u00e9publique d\u2019Afrique du Sud est membre du Commonwealth, du Groupe des vingt (G20) et de l\u2019association BRICS (Br\u00e9sil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). La richesse en min\u00e9raux des terres sud-africaines a favoris\u00e9 le d\u00e9veloppement du pays. L\u2019exploitation des diamants, du chrome, du titane, du mangan\u00e8se et du charbon a permis \u00e0 l\u2019Afrique du Sud de se d\u00e9marquer en tant que puissance \u00e9conomique au sein du continent (CIA, s. d.).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Histoire <\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">La position g\u00e9ographique strat\u00e9gique du territoire sud-africain a \u00e9t\u00e9 remarqu\u00e9e par les Britanniques qui se sont empar\u00e9s de force de la colonie du Cap en 1795 (BBC News World, 2018). La lutte pour l\u2019ind\u00e9pendance de l\u2019Afrique du Sud fut longue et ardue. Vers le milieu du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, un immense mouvement migratoire, nomm\u00e9 le <em>Grand Trek<\/em>, fut effectu\u00e9 par le peuple sud-africain. Il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019un acte politique exprimant leur d\u00e9sir d\u2019affranchissement (Cobbing, s. d.). Quelques d\u00e9cennies plus tard (1899-1902), la guerre de l\u2019Afrique du Sud, aussi nomm\u00e9e seconde guerre des Boers, \u00e9clate. Les deux r\u00e9publiques de l\u2019Afrique du Sud impliqu\u00e9es dans le conflit perdent contre la Grande-Bretagne. Le pays est alors int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 l\u2019Empire britannique jusqu\u2019en 1910, date de l\u2019Union d\u2019Afrique du Sud. Un acte d\u2019ind\u00e9pendance est produit en 1934, mais ce n\u2019est toutefois qu\u2019en 1961 que le pays se dissocie enti\u00e8rement de la Grande-Bretagne (BBC News World, 2018). La politique de l\u2019apartheid qui fut en place pendant la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du XX<sup>e <\/sup>si\u00e8cle s\u00e9parait la population selon des crit\u00e8res raciaux. Ce r\u00e9gime discriminatoire fut aboli quatre ans apr\u00e8s la lib\u00e9ration de Mandela ayant pass\u00e9 27 ans en prison, c\u2019est-\u00e0-dire en 1994 alors qu\u2019il devient pr\u00e9sident du pays (Teuli\u00e9, 2019). Le chef d\u2019\u00c9tat actuel, Ramaphosa, succ\u00e9da \u00e0 Zuma alors que ce dernier d\u00e9missionne \u00e0 la suite de maints scandales et de nombreuses accusations de corruption (Cobbing, s. d.).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Naturellement, l\u2019histoire des biblioth\u00e8ques sud-africaines est \u00e9troitement li\u00e9e au d\u00e9veloppement du pays lui-m\u00eame. Les institutions publiques ont d\u2019abord \u00e9t\u00e9 une mani\u00e8re de fournir une \u00e9ducation plus compl\u00e8te au peuple\u2009; moins ax\u00e9e sur la religion. L\u2019\u00e9volution des biblioth\u00e8ques en Afrique du Sud est donc un long processus partant des soci\u00e9t\u00e9s de lecture priv\u00e9es jusqu\u2019aux institutions publiques accessibles de nos jours. Le niveau de vie et d\u2019\u00e9ducation varie beaucoup au sein de la population sud-africaine depuis l\u2019apartheid. Cette diff\u00e9rence influence la pr\u00e9sence des usagers en biblioth\u00e8ques. Les institutions de certaines r\u00e9gions du pays, o\u00f9 le taux de fr\u00e9quentation des \u00e9coles est plus \u00e9lev\u00e9, attirent habituellement une client\u00e8le plus nombreuse, tandis que les personnes vivant dans des secteurs plus pauvres sont moins port\u00e9es \u00e0 se rendre en biblioth\u00e8ques. \u00c0 partir du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, diverses initiatives font leur apparition. Ces nouveaux services et projets ont comme objectif de valoriser les ressources propos\u00e9es par les biblioth\u00e8ques de l\u2019Afrique du Sud. Plusieurs activit\u00e9s encouragent les femmes, souvent moins enclines \u00e0 la lecture, particuli\u00e8rement dans les milieux ruraux, \u00e0 emprunter des livres, puis \u00e0 discuter de leurs lectures (Dick, 2007).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Types de biblioth\u00e8ques <\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">La biblioth\u00e8que en Afrique du Sud conna\u00eet un grand changement depuis la chute du gouvernement de l\u2019apartheid en 1994. Avant cette ann\u00e9e, la responsabilit\u00e9 des services biblioth\u00e9caires \u00e9tait enti\u00e8rement entre les mains du secteur priv\u00e9 (Helling, 2012, p.\u202f40). M\u00eame aujourd\u2019hui, la distribution des services de biblioth\u00e9caires est fortement marqu\u00e9e par la discrimination du r\u00e9gime de l\u2019apartheid, avec un \u00e9cart important entre les grandes villes et les r\u00e9gions dans la qualit\u00e9 des services disponibles (Stilwell, 2007, p.\u202f92). Deux grands th\u00e8mes caract\u00e9risent presque chaque aspect du syst\u00e8me des biblioth\u00e8ques en Afrique du Sud\u202f: la d\u00e9centralisation et de grandes in\u00e9galit\u00e9s syst\u00e9miques. Une in\u00e9galit\u00e9 qui touche tous les types de biblioth\u00e8ques est l\u2019in\u00e9galit\u00e9 raciale, qui se complique \u00e0 cause de la diversit\u00e9 linguistique. La biblioth\u00e8que \u00e9tant \u00e0 l\u2019origine une institution des colonisateurs blancs, les biblioth\u00e8ques du pays font face au d\u00e9fi d\u2019adapter leurs services aux besoins de l\u2019ensemble de la population.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Le nombre de biblioth\u00e8ques en Afrique du Sud est tr\u00e8s instable, compliquant les tentatives de faire le recensement de ces \u00e9tablissements. Les raisons de cette instabilit\u00e9 sont les r\u00e9formes, les fusionnements et les divisions qui s&rsquo;effectuent \u00e0 chaque palier du gouvernement pendant que les effets racistes du syst\u00e8me de l\u2019apartheid se font toujours sentir. En 1999, le pays comptait environ 11\u2009372 biblioth\u00e8ques, dont 1\u2009253 biblioth\u00e8ques publiques ou communautaires, 456 biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es, 90 biblioth\u00e8ques gouvernementales et 36 biblioth\u00e8ques universitaires (Stilwell, 2007, p.\u202f92\u201393).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><em>Biblioth\u00e8que nationale<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">L\u2019organisation de la biblioth\u00e8que nationale d\u2019Afrique du Sud refl\u00e8te le caract\u00e8re polycentrique qui distingue la plupart des institutions du pays. La biblioth\u00e8que actuelle est n\u00e9e de la fusion en 1999 de la <em>South African Library<\/em> \u00e0 Cape Town et la <em>State Library<\/em> \u00e0 Pretoria (Lor et van der Walt, 2003, p.\u202f2084).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">G\u00e9r\u00e9e par un conseil de neuf membres, nomm\u00e9s par le <em>Ministry of Arts, Culture, Science and Technology<\/em>, la biblioth\u00e8que nationale jouit d\u2019une consid\u00e9rable autonomie pour \u00e9tablir ses priorit\u00e9s (Lor et van der Walt, 2003, p.\u202f2085). Les fonctions de la biblioth\u00e8que nationale s\u2019organisent en deux sections : celles qui concernent directement la biblioth\u00e9conomie et celles qui concernent la culture de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale. En 2003, la biblioth\u00e8que nationale m\u00e8ne plusieurs programmes nationaux pour remplir ses fonctions : la gestion des collections, les services bibliographiques, les services informationnels, les services d\u2019approvisionnement des documents, les services de pr\u00e9servation et la valorisation du patrimoine.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Le campus \u00e0 Pretoria g\u00e8re le <em>Southern African Interlending Scheme<\/em> (Programme sud-africain de pr\u00eat entre biblioth\u00e8ques) qui organise le partage de ressources entre plus de 700 biblioth\u00e8ques en Afrique du Sud (Stilwell, 2007, p.\u202f93). De son c\u00f4t\u00e9, le campus au Cap comprend le<em> Center for the Book<\/em> (CFB, Centre pour le livre). Inspir\u00e9 par l\u2019institution du m\u00eame nom aux \u00c9tats-Unis (Lor et van der Walt, 2003, p.\u202f2088), le CFB est l\u2019unit\u00e9 de diffusion et valorisation de la biblioth\u00e8que nationale. Il fait la promotion de la lecture, de l\u2019\u00e9criture et de l\u2019\u00e9dition dans les langues autochtones (Satgoor, 2015, p.\u202f102).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">En collaboration avec les archives nationales d\u2019Afrique du Sud, la biblioth\u00e8que nationale impl\u00e9mente le <em>Digital Imaging Project of South Africa<\/em> (DISA, Projet sud-africain pour l\u2019imagerie num\u00e9rique) avec le double mandat de num\u00e9riser le patrimoine sud-africain et de former les professionnels dans les techniques de l\u2019imagerie num\u00e9rique. Le DISA participe \u00e0 des collaborations internationales pour partager ses comp\u00e9tences et infrastructures avec d\u2019autres pays du sud de l\u2019Afrique (Tsebe, 2005).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><em>Biblioth\u00e8ques publiques<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">En 2013, l\u2019Afrique du Sud comptait neuf r\u00e9seaux de biblioth\u00e8ques provinciaux et six r\u00e9seaux municipaux (Satgoor, 2015, p.\u202f103). \u00c0 l\u2019exception des biblioth\u00e8ques nationales, le r\u00e9seau des biblioth\u00e8ques publiques rel\u00e8ve de la comp\u00e9tence des provinces, qui d\u00e9l\u00e8guent certains pouvoirs aux municipalit\u00e9s &#8211; le r\u00e9sultat \u00e9tant une situation qui complique le d\u00e9veloppement et l\u2019application de normes nationales. Les t\u00e2ches aussi fondamentales que le financement des infrastructures se complexifient \u00e9galement (Stilwell, 2007, p.\u202f89).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Le paysage des biblioth\u00e8ques publiques en Afrique du Sud porte encore les traces des injustices du gouvernement de l\u2019apartheid. Si les banlieues riches et blanches sont relativement bien desservies par les biblioth\u00e8ques, les <em>townships<\/em> et communaut\u00e9s rurales, o\u00f9 la majorit\u00e9 de la population est pauvre et noire, manquent souvent de ressources fondamentales. Depuis la chute du r\u00e9gime de l\u2019apartheid, beaucoup de biblioth\u00e8ques publiques en Afrique du Sud, surtout dans les communaut\u00e9s pauvres, ont chang\u00e9 leur nom pour devenir des <em>community libraries<\/em> (biblioth\u00e8ques communautaires). Ce changement t\u00e9moigne d\u2019une part d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 organisationnelle apr\u00e8s le fusionnement de plusieurs services communautaires avec les biblioth\u00e8ques, mais d\u2019une autre part il refl\u00e8te la m\u00e9fiance de la population \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la <em>public library<\/em> (biblioth\u00e8que publique) qui est toujours per\u00e7ue comme une institution de l\u2019apartheid (Lor et al., 2005, p.\u202f267).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Le r\u00f4le des biblioth\u00e8ques publiques dans le combat contre les in\u00e9galit\u00e9s num\u00e9riques est d\u2019autant plus important parce qu\u2019elles sont souvent le seul \u00e9tablissement dans les r\u00e9gions d\u00e9favoris\u00e9es qui offre l\u2019acc\u00e8s gratuit \u00e0 Internet (Raju et Raju, 2010, p.\u202f6). L\u2019identit\u00e9 de la biblioth\u00e8que publique est actuellement remise en question \u00e0 cause des efforts pour rendre les services pertinents aux Sud-Africains de tous les milieux ethnoculturels et socio-\u00e9conomiques. Au niveau mat\u00e9riel, les collections souffrent d\u2019un manque de ressources dans les langues autochtones \u2014 voire, toutes les langues sauf l\u2019anglais et l\u2019afrikaans (Helling, 2012, p. 44). Ce manque de ressources dans les langues autochtones est attribuable \u00e0 trois raisons : (1) un manque d\u2019int\u00e9r\u00eat de la part du public, (2) la difficult\u00e9 de gagner un revenu viable comme \u00e9crivain \u00e0 temps plein, (3) la r\u00e9ticence des maisons d\u2019\u00e9dition de publier les livres dans ces langues (Raju et Raju, 2010, p.\u202f9). Au niveau politique, les biblioth\u00e8ques publiques v\u00e9hiculent trop souvent une conception eurocentrique de leur mission, visant seulement un public qui lit pour le divertissement dans son temps libre (Raju et Raju, 2010, p.\u202f6).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><em>Biblioth\u00e8ques universitaires<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">L\u2019Afrique du Sud poss\u00e8de 23 \u00e9tablissements d\u2019enseignement postsecondaire, dont 11 universit\u00e9s traditionnelles, six <em>comprehensive universities<\/em> (universit\u00e9 \u00e0 mandat populaire) et six universit\u00e9s de la technologie (Satgoor, 2015, p.\u202f105).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><em>Biblioth\u00e8ques scolaires<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Le syst\u00e8me scolaire en Afrique du Sud est marqu\u00e9 par la m\u00eame d\u00e9centralisation qui caract\u00e9rise aussi les biblioth\u00e8ques publiques. Le d\u00e9partement de l\u2019\u00e9ducation nationale \u00e9tablit les normes et les politiques qui concernent les biblioth\u00e8ques scolaires, alors que la responsabilit\u00e9 de leur mise en \u0153uvre rel\u00e8ve du gouvernement national, des d\u00e9partements de l\u2019\u00e9ducation provinciaux et des autorit\u00e9s scolaires locales (Stilwell, 2007, p.\u202f91).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Des 22\u2009556 \u00e9coles en Afrique du Sud en 2002, 25% poss\u00e9daient une biblioth\u00e8que centrale pendant que 17% avaient une bo\u00eete \u00e0 livres ou autre collection informelle (Stilwell, 2007, p.\u202f92\u201393), mais la situation varie \u00e9norm\u00e9ment selon le type d\u2019\u00e9tablissement\u2009; en 2007, seulement 8% des \u00e9coles publiques poss\u00e9daient une biblioth\u00e8que, dont la majorit\u00e9 se trouvait dans les banlieues nanties (Hart, 2011, p. 3). Le manque de biblioth\u00e8ques scolaires fait partie d\u2019un contexte de manque g\u00e9n\u00e9ral d\u2019infrastructures scolaires. En 1997, moins de la moiti\u00e9 des \u00e9coles avait l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, mais la situation variait selon la province : le Cap-Nord comptait 3\u2009280 \u00e9coles sans \u00e9lectricit\u00e9 alors que le Cap-Ouest en comptait 191 (Boekhorst et Britz, 2013, p.\u202f68).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Pour r\u00e9pondre au besoin de biblioth\u00e8ques particuli\u00e8rement criant dans les r\u00e9gions rurales, plusieurs organismes ont financ\u00e9 des projets pour impl\u00e9menter un nouveau type de biblioth\u00e8que, la biblioth\u00e8que communautaire-scolaire, qui fusionne les mandats des deux \u00e9tablissements (Hart, 2011, p.\u202f5\u20136). La situation se complique par un manque de personnel qualifi\u00e9. Les biblioth\u00e8ques \u00e0 double mandat ont recours \u00e0 des biblioth\u00e9caires-enseignants qui, en r\u00e9alit\u00e9, \u00e9taient souvent des enseignants \u00e0 temps plein qui ne poss\u00e9daient ni le temps ni les comp\u00e9tences pour s\u2019occuper de la biblioth\u00e8que (Hart, 2011, p.\u202f20). Malgr\u00e9 les probl\u00e8mes associ\u00e9s, ces \u00e9tablissements ont aussi connu un certain succ\u00e8s. Une biblioth\u00e8que communautaire-scolaire dans une r\u00e9gion rurale de la province de Mpumalanga a r\u00e9ussi la transition de projet-pilote \u00e0 biblioth\u00e8que permanente g\u00e9r\u00e9e par la communaut\u00e9 (Le Roux et Hendrikz, 2006, p.\u202f637\u2013638).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><em>Autres biblioth\u00e8ques<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">La <em>South African Library for the Blind<\/em> (Biblioth\u00e8que sud-africaine pour les aveugles) \u00e0 Grahamstown est une biblioth\u00e8que financ\u00e9e par le <em>Department of Sport, Arts and Culture<\/em> qui dessert la communaut\u00e9 des aveugles et des personnes incapables de lire les imprim\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale (South African Library for the Blind, s. d.).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">La <em>Library of Parliament<\/em> (Biblioth\u00e8que du parlement) au Cap dessert le parlement national. Sa collection comprend 96\u2009506 livres et toutes les publications gouvernementales \u00e0 partir de 1910 (Mostert, 2005, p.\u202f56). Les parlements provinciaux disposent eux aussi de leurs propres biblioth\u00e8ques (Mostert, 2005, p.\u202f56).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Cadre \u00e9ducatif en sciences de l\u2019information et des biblioth\u00e8ques <\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">La formation en sciences de l\u2019information en Afrique du Sud commence en 1933 lorsque l\u2019association professionnelle de l\u2019\u00e9poque introduit des cours par correspondance, principalement avec la Grande-Bretagne. Quelques ann\u00e9es plus tard, en 1938 et 1939, les premiers programmes de biblioth\u00e9conomie au pays sont ouverts \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Pretoria et l\u2019Universit\u00e9 Cape Town (Raju, 2005, p. 74). Dans les d\u00e9cennies suivantes, une multiplication des programmes est observ\u00e9e. Cependant, il n\u2019existe pas de standards et des formations de diff\u00e9rents niveaux et dur\u00e9es am\u00e8nent une vari\u00e9t\u00e9 d\u2019employ\u00e9s dans les biblioth\u00e8ques. C\u2019est \u00e0 la fin des ann\u00e9es 70 que le besoin de distinguer les professionnels se fait sentir. Les associations professionnelles de l\u2019\u00e9poque se penchent \u00e9galement sur la question en d\u00e9veloppant des standards qui \u00e9tablissent notamment que les biblioth\u00e9caires doivent \u00eatre form\u00e9s \u00e0 l\u2019universit\u00e9 (Raju, 2005, p. 75).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">La prise du pouvoir par le Congr\u00e8s national africain (ANC) en 1994 am\u00e8ne une vague de changements, entre autres dans le secteur de l\u2019\u00e9ducation, alors qu\u2019une restructuration de l\u2019\u00e9ducation sup\u00e9rieure est faite. Ces transformations, ainsi qu\u2019une baisse d\u2019\u00e9tudiants, entra\u00eenent la fermeture de plusieurs programmes. Alors que le pays avait 18 \u00e9coles en 2000, il existe actuellement dix institutions d\u2019enseignement sup\u00e9rieur \u00e0 travers le pays offrant des programmes en biblioth\u00e9conomie et sciences de l\u2019information (Hlongwane, 2019, p. 79). La restructuration de l\u2019\u00e9ducation sup\u00e9rieure a \u00e9galement engendr\u00e9 la fusion d\u2019\u00e9tablissements. Dans ce contexte, les programmes en biblioth\u00e9conomie et sciences de l\u2019information se sont majoritairement affili\u00e9s aux \u00e9coles d\u2019\u00e9ducation ou de communications (Nalumaga, 2016, p. 21). Ces formations couvrent tous les niveaux universitaires, du premier cycle au doctorat. Il n\u2019existe pas d\u2019uniformit\u00e9 entre les programmes des diff\u00e9rentes universit\u00e9s en ce qui a trait \u00e0 la terminologie utilis\u00e9e et les cursus offerts, ce qui cr\u00e9e un certain d\u00e9sordre pour les professeurs, les \u00e9tudiants et les employeurs (Satgoor, 2015, p. 107). Toutefois, il est possible d\u2019observer qu\u2019\u00e0 partir de 2019, tous les d\u00e9partements ont dans leur nom la notion d\u2019<em>information studies\/science<\/em> et que la moiti\u00e9 d\u2019entre eux conservent la notion de <em>library<\/em> dans leur appellation (Hlongwane, 2019, p. 79).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Ensuite, les modes d\u2019enseignement changent selon les institutions scolaires, que ce soit totalement en ligne, multimodal, en forme acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e, etc. De plus, certaines universit\u00e9s semblent se pencher davantage sur certains angles du domaine d\u2019\u00e9tude pour en faire leur sp\u00e9cialisation, comme la gestion des connaissances, la ma\u00eetrise de l\u2019information, l\u2019aspect multim\u00e9dia ou encore les biblioth\u00e8ques scolaires (Stilwell, 2009, p. 8). Par exemple, le d\u00e9partement de l\u2019Universit\u00e9 de Pretoria, le plus grand au pays, a embrass\u00e9 la r\u00e9volution de l\u2019information en prenant rapidement conscience de l\u2019importance des nouvelles technologies tout en conservant des cours de biblioth\u00e9conomie (Nalumaga, 2016, p. 21). Il est toutefois possible d\u2019\u00e9tablir un tronc commun entre les programmes par ces th\u00e9matiques : \u00ab <em>information and knowledge management, information storage\/seeking and retrieval, knowledge organisation, knowledge representation and ICTs<\/em> \u00bb (Stilwell, 2009, p.\u202f8).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Finalement, le titre de biblioth\u00e9caire professionnel est contr\u00f4l\u00e9 en Afrique du Sud par l\u2019association professionnelle dont il sera question dans la prochaine partie. Il existe deux options pour remplir les exigences acad\u00e9miques. D\u2019une part, un dipl\u00f4me de premier cycle de trois ou quatre ann\u00e9es d\u2019\u00e9tudes dans le domaine. D\u2019autre part, un dipl\u00f4me de premier cycle quelconque accompagn\u00e9 d\u2019un dipl\u00f4me d\u2019\u00e9tudes sup\u00e9rieures dans le domaine (LIASA, s. d.).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Association de biblioth\u00e8ques <\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">La premi\u00e8re association professionnelle de biblioth\u00e8ques est fond\u00e9e en 1930 sous le nom de <em>South Africa Library Association<\/em> (SALA). Elle publie, d\u00e8s 1933, sa propre revue intitul\u00e9e <em>South African Libraries<\/em>, qui est l\u2019anc\u00eatre du <em>Journal of South African Libraries and Information Science<\/em>, toujours publi\u00e9e aujourd\u2019hui (Walker, 2006, p. 26). En 1994, alors que le pays connut ses premi\u00e8res \u00e9lections d\u00e9mocratiques, il existait deux organisations professionnelles bas\u00e9es sur la race, la <em>African Library Association of South Africa<\/em> (ALASA) et la <em>South African Institute for Library and Information Science<\/em> (SAILIS). La fusion s\u2019est fait en 1997, deux ans apr\u00e8s le d\u00e9but des d\u00e9marches, avec la fondation de la <em>Library and Information Association of South Africa<\/em> (LIASA) qui est un organisme \u00e0 but non lucratif (Satgoor, 2015, p. 107). La m\u00eame ann\u00e9e, la LIASA est reconnue officiellement comme nouveau membre par la F\u00e9d\u00e9ration Internationale des Associations et Institutions de Biblioth\u00e8ques (IFLA). Apr\u00e8s une d\u00e9cennie de changements et d\u2019adaptation, la LIASA obtient une belle marque de reconnaissance internationale par la tenue, en 2007, du congr\u00e8s mondial de l\u2019IFLA en Afrique du Sud (Walker, 2006, p. 36).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Sa vision, comme indiqu\u00e9 dans leur Constitution, se d\u00e9finit ainsi\u202f: \u00ab <em>the Association strives to unite, develop and empower all people in the library and information field into an organization that will provide dynamic leadership and that will transform, develop and support library and information services for all the people in South Africa<\/em> \u00bb (LIASA, 2018). Pour accomplir cette vision, l\u2019organisation est impliqu\u00e9e de plusieurs fa\u00e7ons notamment avec les d\u00e9partements nationaux qui sont charg\u00e9s des biblioth\u00e8ques dans diff\u00e9rents milieux comme les biblioth\u00e8ques publiques et scolaires. En partenariat avec les diff\u00e9rents acteurs du milieu, elle s\u2019occupe de plusieurs projets comme la semaine de lecture sud-africaine, la conf\u00e9rence annuelle ainsi que la formation continue offerte aux professionnels (Satgoor, 2015, p. 107). Alors que ces projets existent toujours aujourd\u2019hui, l\u2019organisation continue \u00e0 en d\u00e9velopper d\u2019autres, par exemple la journ\u00e9e sud-africaine des biblioth\u00e9caires depuis 2015 et le mois des amateurs de biblioth\u00e8que depuis 2018. L\u2019association a aussi \u00e9labor\u00e9 un code de conduite et d\u2019\u00e9thique et elle fait para\u00eetre trois publications, c\u2019est-\u00e0-dire une revue officielle, un magazine destin\u00e9 aux membres et une newsletter. Elle offre aussi plusieurs ressources \u00e0 ses membres en plus d\u2019attribuer annuellement des prix pour souligner leur travail (LIASA, s. d.).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Depuis 2014, l\u2019autorit\u00e9 de la LIASA est augment\u00e9e puisque l\u2019association a \u00e9t\u00e9 reconnue comme un organisme professionnel par la <em>South African Qualifications Authority<\/em> (SAQA), ce qui lui conf\u00e8re notamment le r\u00f4le d\u2019enregistrer et de contr\u00f4ler ceux et celles portant le titre de biblioth\u00e9caire professionnel (Satgoor, 2015, p. 107). En plus de son conseil repr\u00e9sentatif et de son comit\u00e9 ex\u00e9cutif, l\u2019association est divis\u00e9e g\u00e9ographiquement en diff\u00e9rents secteurs et poss\u00e8de \u00e9galement plusieurs groupes d\u2019int\u00e9r\u00eats qui se concentrent sur des th\u00e9matiques particuli\u00e8res comme des groupes d\u2019usagers ou des types d\u2019institutions (LIASA, s. d.).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Cadre l\u00e9gislatif <\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Le NCLIS (National Council for Library and Information Sciences) coordonne les politiques des biblioth\u00e8ques sud-africaines. Les membres du conseil collaborent avec le Minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation et le Minist\u00e8re des Arts et de la Culture afin d\u2019\u00e9laborer les r\u00e8glements et la l\u00e9gislation. Les objectifs de cette association de sp\u00e9cialistes des sciences de l\u2019information sont d\u2019offrir un meilleur acc\u00e8s aux ressources disponibles et de favoriser le d\u00e9veloppement de tous les groupes sociaux du pays (Nicholson, s. d.). L\u2019encadrement l\u00e9gislatif des biblioth\u00e8ques en Afrique du Sud est important puisqu\u2019il participe \u00e0 l\u2019instauration de mesures d\u00e9mocratiques dans le pays. La gratuit\u00e9 des services et l\u2019\u00e9ducation des membres des diverses communaut\u00e9s sont donc une priorit\u00e9. Il existe un grand nombre de lois (Stilwell, 2007, p.\u202f88-91), portant notamment sur les institutions publiques, scolaires et nationales ainsi que sur le num\u00e9rique, les droits d\u2019auteur et de publication. Un travail collaboratif entre les diff\u00e9rentes zones de l\u2019Afrique du Sud et le gouvernement central est n\u00e9cessaire afin de r\u00e9duire les in\u00e9galit\u00e9s entre les institutions situ\u00e9es dans des m\u00e9tropoles et celles dans des r\u00e9gions rurales (Withers, 1975, p.\u202f171-182). Au fil des ann\u00e9es, plusieurs lois sont modifi\u00e9es ou remplac\u00e9es par de nouvelles versions qui correspondent mieux aux besoins et aux enjeux de l\u2019\u00e9poque.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Le NCLIS Act No. 6 (2001) est une pr\u00e9sentation du conseil, de ses fonctions et des objectifs vis\u00e9s. Les proc\u00e9dures et le d\u00e9roulement des s\u00e9ances ainsi que le r\u00f4le des membres y sont d\u00e9crits. Le Legal Deposit Act (1997) traite de la pr\u00e9servation, du catalogage et de la publication des documents. Les d\u00e9marches pour la cr\u00e9ation de d\u00e9positaires officiels et pour la gestion du patrimoine intellectuel et culturel s\u2019y retrouvent. Les notions de contr\u00f4le bibliographique, de collections et d\u2019acc\u00e8s aux ressources sont \u00e9galement abord\u00e9es dans cet acte. Le National Library Act of South Africa No. 92 (1998) promeut l\u2019h\u00e9ritage national et propose des mani\u00e8res de c\u00e9l\u00e9brer ce dernier en facilitant l\u2019acc\u00e8s aux documents lui \u00e9tant rattach\u00e9s. Certaines r\u00e8glementations s\u2019adressent \u00e0 des types d\u2019institutions et d\u2019usagers particuliers\u2009; c\u2019est le cas, par exemple, de SA Library for the Blind Act No. 91 (1988) qui d\u00e9termine les mesures d\u2019accommodations en biblioth\u00e8ques pour les personnes ayant une d\u00e9ficience visuelle. Les biblioth\u00e8ques scolaires ont, elles aussi, des responsabilit\u00e9s propres \u00e0 leurs institutions \u00e9nonc\u00e9es par des lois rejoignant les missions du Minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation. Plusieurs l\u00e9gislations ont pour sujet principal l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information et la lutte contre les in\u00e9galit\u00e9s (Promotion of Acces to Information Act, 2000\u2009; SA Public Libraries and Information Services Bill, 2012\u2009; National Policy for Library and Information Services in South Africa, 2018). La septi\u00e8me \u00e9dition de la Transformation Charter (2014) \u00e9nonce une s\u00e9rie de d\u00e9fis, d\u2019atouts et de recommandations pour am\u00e9liorer les biblioth\u00e8ques sud-africaines ainsi qu\u2019une m\u00e9thodologie pour la gestion des \u00e9tablissements, des services et des ressources. Pour les biblioth\u00e8ques universitaires, la charte propose, entre autres, de d\u00e9velopper de nouvelles strat\u00e9gies afin d\u2019\u00e9liminer, ou du moins diminuer, les in\u00e9galit\u00e9s. Une plus grande utilisation des outils num\u00e9riques et l\u2019ouverture des \u00e9tablissements aux communaut\u00e9s locales sont des propositions mentionn\u00e9es dans le document. L\u2019objectif est ainsi toujours de partager les connaissances de fa\u00e7on efficace et de r\u00e9pondre aux besoins d\u2019information des citoyens. Les biblioth\u00e8ques de l\u2019Afrique du Sud s\u2019inspirent du Plan de D\u00e9veloppement National (NDP), similaire \u00e0 l\u2019Agenda 2030 de d\u00e9veloppement durable des Nations Unies, comme source de motivation afin d\u2019\u00e9tablir des buts \u00e0 atteindre au cours des prochaines ann\u00e9es. Cape Town Declaration (2015) est un document officiel de l\u2019IFLA (F\u00e9d\u00e9ration internationale des associations et institutions de biblioth\u00e8ques) exposant l\u2019\u00e9tat des biblioth\u00e8ques africaines et pr\u00e9sentant quels sont les \u00e9l\u00e9ments \u00e0 am\u00e9liorer pour satisfaire les exigences (Nicholson, s. d.).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Informations compl\u00e9mentaires <\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Entre 1950 et 1970, le r\u00e9gime de l\u2019apartheid br\u00fbla des milliers de livres jug\u00e9s inf\u00e9rieurs par le groupe discriminatoire au pouvoir. Les documents \u00e9taient d\u00e9truits pour leurs propos politiques, moraux et religieux consid\u00e9r\u00e9s impertinents. La plupart des biblioth\u00e9caires ne pouvaient r\u00e9sister aux autorit\u00e9s, tandis que certains participaient volontairement (Dick, 2018). La question de libert\u00e9 d\u2019expression et d\u2019opinion demeure encore fragile en Afrique du Sud. Les cons\u00e9quences de l\u2019apartheid touchent toutes les sph\u00e8res de la soci\u00e9t\u00e9 et certaines r\u00e9percussions affectent, encore aujourd\u2019hui, le domaine de la biblioth\u00e9conomie. Une difficult\u00e9 persiste dans l\u2019\u00e9laboration des collections puisqu\u2019il y a peu de ressources en ce qui a trait aux populations indig\u00e8nes. Ce manque de diversit\u00e9 quant aux documents offerts en biblioth\u00e8ques contrevient \u00e0 plusieurs actes et constitutions des institutions sud-africaines. L\u2019accent est donc mis sur les mesures d\u2019inclusion et la prise en consid\u00e9ration des diverses langues, ethnies et cultures afin que les biblioth\u00e8ques de l\u2019Afrique du Sud parviennent \u00e0 atteindre les objectifs \u00e9nonc\u00e9s dans leurs politiques l\u00e9gislatives (Mhlongo et Ngulube, 2018).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\"><strong>Bibliographie <\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Afrique du Sud. (s. d.). <em>Dans Encyclop\u00e9die Larousse en ligne<\/em>. <a class=\"rId10\" href=\"https:\/\/www.larousse.fr\/encyclopedie\/pays\/Afrique_du_Sud\/104193\">https:\/\/www.larousse.fr\/encyclopedie\/pays\/Afrique_du_Sud\/104193<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">BBC News World, (2018, 4 avril). South Africa profile\u2014Timeline. <a class=\"rId11\" href=\"https:\/\/www.bbc.com\/news\/world-africa-14094918\">https:\/\/www.bbc.com\/news\/world-africa-14094918<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Boekhorst, A. et Britz, J. (2013). Information literacy at school level: A comparative study between the Netherlands and South Africa. <em>South African Journal of Libraries and Information Science<\/em>, <em>70<\/em>(2), 63\u201371. <a class=\"rId12\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.7553\/70-2-666\">https:\/\/doi.org\/10.7553\/70-2-666<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Central Intelligence Agency. (s. d.). <em>South Africa<\/em>. The World Factbook. <a class=\"rId13\" href=\"https:\/\/www.cia.gov\/l-ibrary\/publications\/the-world-factbook\/geos\/sf.html\">https:\/\/www.cia.gov\/l-ibrary\/publications\/the-world-factbook\/geos\/sf.html<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Cobbing, J. R. D. (s. d.). South Africa. Dans <em>Encyclopedia Britannica<\/em>. <a class=\"rId14\" href=\"denied:about:blank\">https:\/\/www.britannica-.com\/place\/South-Africa<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Dick, A. L. (2007). The development of South African libraries in the 19th and 20th centuries: Cultural and political influences. Dans T. J. D. Bothma, P. G. Underwood et P. Ngulu-be (dir.), <em>Libraries for the Future: Progress and Development of South African Libraries<\/em> (p. 1324). LIASA.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Dick, A. L. (2018, 24 octobre). How the apartheid regime burnt books\u2014In their tens of thousands. <em>The Conversation<\/em>. <a class=\"rId15\" href=\"http:\/\/theconversation.com\/how-the-apartheid-regimeburnt-books-in-their-tens-of-thousands-102355\">http:\/\/theconversation.com\/how-the-apartheid-regimeburnt-books-in-their-tens-of-thousands-102355<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Hart, G. (2011). The \u201cTricky Business\u201d of Dual-use School Community Libraries: A Case Stu-dy in Rural South Africa, <em>Libri, 61<\/em>(3), 211-225. <a class=\"rId16\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1515\/libr.2011.0-18\">https:\/\/doi.org\/10.1515\/libr.2011.0-18<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Helling, J. (2012). South Africa. Dans <em>Public libraries and their national policies: International case studies<\/em> (p. 3951). Chandos Publishing. <a class=\"rId17\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/B978-1-84334-679-1.50004-X\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/B978-1-84334-679-1.50004-X<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Hlongwane, I. (2019). Compliance with legislative framework in implementing recognition of prior learning (RPL) by South African library and information science (LIS) schools. <em>Journal of Education<\/em>. <a class=\"rId18\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.17159\/2520-9868\/i75a06\">https:\/\/doi.org\/10.17159\/2520-9868\/i75a06<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Le Roux, S. et Hendrikz, F. (2006). Joint use libraries: Implementing a pilot community\/-school library project in a remote rural area in South Africa. <em>Library Trends<\/em>, <em>54<\/em>(4), 620\u2013639. <a class=\"rId19\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1353\/lib.2006.0039\">https:\/\/doi.org\/10.1353\/lib.2006.0039<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Library and Information Association of South Africa (LIASA) (s. d.). <a class=\"rId20\" href=\"https:\/\/www.liasa.org.za\/\">https:\/\/www.liasa.org.za\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Lor, P. J. et van der Walt, H. M. (2003). National Library of South Africa. Dans M. A. Drake (dir.), <em>Encyclopedia of library and information science<\/em> (2<sup>e<\/sup> \u00e9d., p. 20842089). Marcel Dekker.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Lor, P. J., van Helden, P. et Bothma, T. J. D. (2005). Developing a GIS-based inventory of South Africa\u2019s public libraries: The public and community libraries inventory of South Africa (PaCLISA) project. <em>South African Journal of Libraries and Information Science<\/em>, <em>71<\/em>(3), 268\u2013272.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Mhlongo, M. et Ngulube, P. (2018). Public Libraries as conduits for indigenous knowledge in South Africa. <em>Library Philosophy and Practice<\/em>. <a class=\"rId21\" href=\"https:\/\/www.researchgate.net\/publication\/324078990_Public_Libraries_as_Conduits_for_Indignous_Knowledge_in_South-_Africa\">https:\/\/www.researchgate.net\/publication\/324078990_Public_Libraries_as_Conduits_for_Indignous_Knowledge_in_South-_Africa<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Mostert, J. B. (2005). Parliamentary information sources, systems and services in South Africa. <em>South African Journal of Libraries and Information Science<\/em>, <em>71<\/em>(1). <a class=\"rId22\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.7553\/71-1-650\">https:\/\/doi.org\/10.7553\/71-1-650<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Nalumaga, R. (2016). iSchools and Africa: Trends and developments. <em>Bulletin of the Association for Information Science and Technology, 42<\/em>(4), 17-21. <a class=\"rId23\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1002\/bul2.2016.1720420406\">https:\/\/doi.org\/10.1002\/bul2.2016.1720420406<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Nicholson, D. (s. d.). <em>LibGuides\u202f: Legal deposit in South Africa: NCLIS\/IFLA\/LIASA<\/em>. <a class=\"rId24\" href=\"https:\/\/libguides.wits.ac.za\/LegalDeposit\/NCLIS\">https:\/\/libguides.wits.ac.za\/LegalDeposit\/NCLIS<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Raju, J. (2005). LIS education and training in South Africa: A historical review. <em>South African Journal of Libraries and Information Science, 71<\/em>(1), 74-84. <a class=\"rId25\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.7553\/71-1-656\">https:\/\/doi.org\/10.7553\/71-1-656<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Raju, R. et Raju, J. (2010). The public library as a critical institution in South Africa\u2019s democracy: A reflection. <em>LIBRES: Library and Information Science Research Electronic Journal<\/em>, <em>20<\/em>(1). <a class=\"rId26\" href=\"https:\/\/www.libres-ejournal.info\/536\/\">https:\/\/www.libres-ejournal.info\/536\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Satgoor, U. (2015). Celebrating libraries in 20 years of democracy: An overview of library and information services in South Africa<em>. IFLA Journal, 41<\/em>(2), 97\u2013111. <a class=\"rId27\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/0340035215585100\">https:\/\/doi.org\/10.1177\/0340035215585100<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">South African government. (s. d.). <em>National Development Plan 2030.<\/em> <a class=\"rId28\" href=\"https:\/\/www.gov.za\/issues\/national-development-plan-2030\">https:\/\/www.gov.za\/issues\/national-development-plan-2030<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">South African Library for the Blind. (s. d.). <em>About the SALB<\/em>. <a class=\"rId29\" href=\"http:\/\/www.salb.org.za\/about-thesalb\">http:\/\/www.salb.org.za\/about-thesalb<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Stilwell, C. (2007). Library and information services in South Africa: An overview. <em>IFLA Journal<\/em>, <em>33<\/em>(2), 87\u2011108. <a class=\"rId30\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/0340035207080300\">https:\/\/doi.org\/10.1177\/0340035207080300<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Stilwell, C. (2009). Mapping the fit: Library and information services and the national transformation agenda in South Africa, Part II. <em>South African Journal of Libraries and Information Science<\/em>, <em>75<\/em>(1). <a class=\"rId31\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.7553\/75-1-1268\">https:\/\/doi.org\/10.7553\/75-1-1268<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Teuli\u00e9, G. (2019). <em>Histoire de l\u2019Afrique du Sud<\/em>. Tallandier. <a class=\"rId32\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.3917\/talla.teuli.2019.01\">https:\/\/doi.org\/10.3917\/talla.teuli.2019.01<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Tsebe, J. (2005). Networking cultural heritage: Africa. Dans <em>71st IFLA General Conference and Council<\/em>. <a class=\"rId33\" href=\"https:\/\/archive.ifla.org\/IV\/ifla71\/papers\/157e-Tsebe.pdf\">https:\/\/archive.ifla.org\/IV\/ifla71\/papers\/157e-Tsebe.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Walker, C. (2006). Library associations in South Africa, 1930-2005. <em>Library Management. 27<\/em>(1\/2). 26-37. <a class=\"rId34\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1108\/01435120610647929\">https:\/\/doi.org\/10.1108\/01435120610647929<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Withers, F. N. (1975). <em>Normes pour l\u2019\u00e9tablissement des services de biblioth\u00e8que\u202f: Enqu\u00eate internationale<\/em>. Presses de l\u2019Unesco.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">\n<\/div>\n","protected":false},"author":1,"menu_order":1,"template":"","meta":{"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":[],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[],"license":[],"class_list":["post-23","chapter","type-chapter","status-publish","hentry"],"part":3,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/23","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/23\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":120,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/23\/revisions\/120"}],"part":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/3"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/23\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=23"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=23"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=23"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=23"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}