{"id":31,"date":"2024-06-13T13:43:23","date_gmt":"2024-06-13T17:43:23","guid":{"rendered":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/chapter\/cameroun\/"},"modified":"2024-06-13T13:55:17","modified_gmt":"2024-06-13T17:55:17","slug":"cameroun","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/chapter\/cameroun\/","title":{"raw":"Cameroun","rendered":"Cameroun"},"content":{"raw":"<div class=\"cameroun\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">(Laurie Jetten-Vigeant et Philippe Lamontagne)<\/p>\n\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_y4duvaoolian\"><\/a><strong>Profil du pays<\/strong><\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Le Cameroun \u2014 ou R\u00e9publique du Cameroun \u2014 est un pays d\u2019Afrique francophone subsaharienne. Il partage ses fronti\u00e8res avec le Nig\u00e9ria, le Tchad, la R\u00e9publique centrafricaine, la R\u00e9publique du Congo, la Guin\u00e9e \u00e9quatoriale et le Gabon. Le pays dispose \u00e9galement d\u2019un acc\u00e8s au golfe de Guin\u00e9e au sud-ouest. Le Cameroun est divis\u00e9 en dix r\u00e9gions et 58 d\u00e9partements (Wikip\u00e9dia, 2020). La capitale du pays, Yaound\u00e9, se situe \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des terres et compte environ 3,9 millions d\u2019habitants (Central Intelligence Agency [CIA], 2020). La ville de Douala, elle aussi dens\u00e9ment peupl\u00e9e (environ 3,6 millions d\u2019habitants), est souvent consid\u00e9r\u00e9e comme la capitale \u00e9conomique du pays en raison de son port sur l\u2019Atlantique (Manning, 1999, p. 117). La population totale du Cameroun est estim\u00e9e \u00e0 environ 27 millions d\u2019habitants, dont plus de 60% ont moins de 25 ans (CIA, 2020). Si le taux d\u2019alphab\u00e9tisation est \u00e9lev\u00e9 dans les grands centres urbains, certaines r\u00e9gions \u00e9loign\u00e9es sont sous-alphab\u00e9tis\u00e9es (Desrichard dans Kamdem Poeghela, 2011, p. 51).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Le Cameroun pr\u00e9sente une grande diversit\u00e9 humaine, linguistique et \u00e9cologique. Les principales religions sont le catholicisme, le protestantisme, l\u2019islam et l\u2019animisme (CIA, 2020). Les langues officielles sont le fran\u00e7ais et l\u2019anglais, mais on y parle plus de 200 langues (Desrichard dans Kamdem Poeghela, 2011, p. 51). L\u2019environnement est tr\u00e8s vari\u00e9, avec des savanes, des plateaux forestiers, des plaines c\u00f4ti\u00e8res ainsi que des montagnes. Le Cameroun doit ses fronti\u00e8res actuelles \u00e0 Mbw\u00e9-Mbw\u00e9, grand roi conqu\u00e9rant de la dynastie Baboum (Engueleguele et al., 2020).<\/p>\n\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_7ycmi3s6qal\"><\/a><strong>Histoire<\/strong><\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">L\u2019histoire du livre et des biblioth\u00e8ques en Afrique francophone subsaharienne est \u00e9troitement li\u00e9e \u00e0 la mise en place des structures coloniales au XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle (Dione, 2015, p. 2). En effet, les cultures africaines sont traditionnellement orales (Manning, 1999, p. 105). Kamdem Poeghla (2011) pr\u00e9cise qu\u2019encore aujourd\u2019hui, le livre repr\u00e9sente plus un objet de promotion sociale qu\u2019un objet culturel au Cameroun.<\/p>\n\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_jr0xkznxhd9h\"><\/a><em>Le Cameroun sous tutelle fran\u00e7aise (1919 \u00e0 1960)<\/em><\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">L\u2019histoire r\u00e9cente du Cameroun, comme bien d\u2019autres pays africains, est marqu\u00e9e par la colonisation. Lors de la Conf\u00e9rence de Berlin, en 1884, le Cameroun est plac\u00e9 sous l\u2019influence de l\u2019Allemagne, qui administre la r\u00e9gion comme une colonie jusqu\u2019en 1916. Durant la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale, cependant, la France et la Grande-Bretagne s'emparent du Cameroun allemand. De 1919 \u00e0 1945, la plus grande partie du Cameroun est plac\u00e9e sous la tutelle de la France, qui dispose d\u2019un mandat international de la Soci\u00e9t\u00e9 des Nations. \u00c0 partir de 1946, sous la direction de l\u2019Organisation des Nations Unies, les deux puissances pr\u00e9parent l\u2019accession \u00e0 l\u2019autonomie des territoires dont elles ont la charge (Engueleguele et al., 2020).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Durant les premi\u00e8res ann\u00e9es de la colonisation fran\u00e7aise, un grand nombre d\u2019histoires, de contes, de po\u00e8mes et de chansons africaines sont traduites en fran\u00e7ais, puis mises par \u00e9crit. Ces traductions sont largement l\u2019\u0153uvre des Europ\u00e9ens, car les populations africaines, dont la litt\u00e9rature est majoritairement orale, ne voient alors pas l\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019un tel processus. Le fran\u00e7ais est tr\u00e8s t\u00f4t impos\u00e9, tant dans l\u2019administration que dans l\u2019enseignement et la litt\u00e9rature (Manning, 1999, p.105). Sans surprise, la litt\u00e9rature fran\u00e7aise portant sur l\u2019Afrique est domin\u00e9e par des auteurs europ\u00e9ens pendant cette p\u00e9riode (Manning, 1999, p. 107).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">La flexibilit\u00e9 de la culture africaine permet toutefois aux Africains de pr\u00e9senter une r\u00e9ponse culturelle originale aux tentatives d\u2019assimilation des colonisateurs. Plut\u00f4t que de dispara\u00eetre, la culture africaine a adopt\u00e9 et adapt\u00e9 certaines traditions occidentales, menant \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019une \u00ab nouvelle culture africaine \u00bb (N<em>ew African Culture). <\/em>Ainsi, pendant l\u2019entre-deux guerres, \u00e9merge en Afrique francophone subsaharienne une litt\u00e9rature qui, bien que reprenant certains standards de la litt\u00e9rature fran\u00e7aise, est \u00e9crite par et pour les Africains (Manning, 1999, p. 109).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Avec la colonisation fran\u00e7aise vient \u00e9galement le d\u00e9veloppement des premi\u00e8res biblioth\u00e8ques qui, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, trouvent leur raison d\u2019\u00eatre dans la pr\u00e9sence d\u2019une nouvelle culture manuscrite. Les biblioth\u00e9caires professionnels sont presque tous des Europ\u00e9ens form\u00e9s dans la m\u00e9tropole, car aucune formation en biblioth\u00e9conomie n\u2019est offerte dans les colonies. Dione (2015) souligne \u00e9galement que peu de biblioth\u00e8ques publiques semblent avoir b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de la pr\u00e9sence d\u2019un professionnel qualifi\u00e9 durant la p\u00e9riode coloniale.<\/p>\n\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_6gywfpxtzbp6\"><\/a><em>Apr\u00e8s l\u2019ind\u00e9pendance (1960 \u00e0 aujourd\u2019hui)<\/em><\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Le Cameroun francophone obtient son ind\u00e9pendance en 1960 dans la plus grande violence. En 1961, l'un des deux territoires qui composent le Cameroun anglophone vote son union \u00e0 la R\u00e9publique du Cameroun. La m\u00eame ann\u00e9e, la Constitution met en place une f\u00e9d\u00e9ration forte et centralis\u00e9e dirig\u00e9e par un pr\u00e9sident et un vice-pr\u00e9sident \u00e9lus au suffrage universel (Engueleguele et al., 2020). Durant cette p\u00e9riode mouvement\u00e9e, mettre en place une politique de d\u00e9veloppement des services en biblioth\u00e8ques ne figure pas dans la liste des priorit\u00e9s de la nouvelle administration camerounaise. Plusieurs sp\u00e9cialistes mentionnent que, contrairement aux pays africains de langue anglaise, l\u2019Afrique francophone n\u2019a pas b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 du soutien de fondations telles que la fondation Carnegie afin de d\u00e9velopper des biblioth\u00e8ques et les capacit\u00e9s des biblioth\u00e9caires (Dione, 2015, p. 11 ; Johnson, 2007, p. 66). En l'absence de politiques publiques, ces pays ont donc souffert d\u2019un grand d\u00e9savantage.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">C\u2019est en grande partie gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019UNESCO que l\u2019enjeu de la formation des biblioth\u00e9caires et de la cr\u00e9ation de biblioth\u00e8ques a pu progresser de fa\u00e7on significative en Afrique francophone subsaharienne. L\u2019organisation insiste en effet sur la n\u00e9cessit\u00e9 de cr\u00e9er un grand nombre de biblioth\u00e8ques en Afrique afin de favoriser le d\u00e9veloppement de l\u2019\u00e9ducation et de r\u00e9pondre aux besoins d\u2019information des populations (Dione, 2015, p. 4). La mise en place d\u2019un programme de formations de biblioth\u00e9caire au Cameroun, en 1991, a pour objectif de pallier le manque de personnel qualifi\u00e9 dans les biblioth\u00e8ques camerounaises. Dans son rapport de 1990, Vaughan estime qu\u2019il manque entre 300 et 350 sp\u00e9cialistes form\u00e9s au Cameroun.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Depuis 1990, de nombreuses initiatives pour stimuler le go\u00fbt de la lecture et le d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es avec le soutien de divers partenaires. Certaines initiatives, comme le projet de lecture publique des gouvernements camerounais et fran\u00e7ais, ont connu une fin lente et incertaine (Kamdem Poeghla, 2011, p. 50). \u00c0 ce sujet, Kamdem Poeghla (2011) souligne que les initiatives priv\u00e9es sont souvent beaucoup plus dynamiques et p\u00e9rennes que les initiatives du secteur public. Or, l\u2019avenir des biblioth\u00e8ques au Cameroun ne pourra s\u2019ouvrir sans une collaboration entre le secteur priv\u00e9, les pouvoirs publics, les associations de biblioth\u00e8ques et l\u2019\u00e9cole de documentation camerounaise, nous dit-il.<\/p>\n\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_y8c11lcnm3fo\"><\/a><strong>Types de biblioth\u00e8ques<\/strong><\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Le Cameroun pr\u00e9sente une typologie vari\u00e9e de biblioth\u00e8ques. Celle-ci inclut la biblioth\u00e8que nationale, les biblioth\u00e8ques scolaires, les biblioth\u00e8ques universitaires, les biblioth\u00e8ques municipales, les biblioth\u00e8ques priv\u00e9es, les biblioth\u00e8ques issues de la coop\u00e9ration diplomatique ainsi que les biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es. La r\u00e9alit\u00e9, toutefois, pr\u00e9sente une complexit\u00e9 certaine o\u00f9 les fronti\u00e8res typologiques sont parfois poreuses.<\/p>\n\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_f88bya43ygou\"><\/a><em>Biblioth\u00e8que nationale du Cameroun<\/em><\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">La Biblioth\u00e8que nationale du Cameroun est cr\u00e9\u00e9e par le d\u00e9cret du 17 ao\u00fbt 1966, bien qu\u2019elle soit \u00e9tablie depuis 1952 \u00e0 Yaound\u00e9 (Lajeunesse, 2008, p. 24). Son r\u00f4le est de pr\u00e9server le patrimoine culturel en collectionnant et en conservant la litt\u00e9rature camerounaise faisant partie du patrimoine national (Vaughan, 1990). Jusqu\u2019en 1978, la Biblioth\u00e8que nationale partage les m\u00eames locaux que les Archives nationales, ce qui engendre de la confusion (Vaughan, 1990). Mbami Ngassa (1978) rapporte que l\u2019expression \u00ab Biblioth\u00e8que et Archives nationales \u00bb est parfois utilis\u00e9e \u00e0 tort pour d\u00e9signer ces institutions, qui sont pourtant distinctes d\u00e8s leur cr\u00e9ation en 1966 (Lajeunesse, 2008, p. 24).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">D\u00e9j\u00e0, dans un rapport publi\u00e9 par l\u2019UNESCO en 1976, des inqui\u00e9tudes \u00e9taient \u00e9mises quant \u00e0 l\u2019absence d\u2019une \u00ab vraie \u00bb biblioth\u00e8que nationale au Cameroun, c\u2019est-\u00e0-dire une biblioth\u00e8que qui collecterait toute la documentation camerounaise et publierait une bibliographie nationale (Cit\u00e9 par Vaughan, 1990). En 1990, Vaughan, consultant pour l\u2019ONU au Cameroun, \u00e9met de nouveau de telles pr\u00e9occupations. Il \u00e9crit alors : \u00ab La Biblioth\u00e8que nationale existe plus dans les rapports administratifs que dans la r\u00e9alit\u00e9 \u00bb. Il fait \u00e9tat d\u2019un non-respect du d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal et d\u2019un petit b\u00e2timent \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur duquel se trouvent une salle de lecture de quarante places et un maigre fonds documentaire, constitu\u00e9 en grande partie de dons sans grande valeur. A l\u2019\u00e9poque, la Biblioth\u00e8que nationale du Cameroun ne peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e ni comme le centre d\u2019un r\u00e9seau de biblioth\u00e8ques ni comme la repr\u00e9sentante de toutes les biblioth\u00e8ques du pays sur le plan international, nous dit Vaughan (1990).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">La Biblioth\u00e8que nationale conna\u00eet plusieurs restructurations, notamment en 1989 et en 1998. Elle est s\u00e9par\u00e9e en trois sections distinctes : acquisition et d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal, classification et catalogage ainsi que bibliographie nationale et histoire du Cameroun (consultation) (Lajeunesse, 2008, p. 24 ; Vaughan, 1990). Elle est \u00e9galement nomm\u00e9e \u00e9tablissement public et plac\u00e9e sous la responsabilit\u00e9 du Service central des livres et des biblioth\u00e8ques, qui fait partie du Minist\u00e8re de la Culture (Lajeunesse, 2008, p. 24). En 2008, on trouve \u00e0 la Biblioth\u00e8que nationale du Cameroun 64 000 volumes au total (Lajeunesse, 2008, p. 24). Au moment d\u2019\u00e9crire ces lignes, la Biblioth\u00e8que nationale du Cameroun n\u2019a pas de site web.<\/p>\n\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_4kj05wlkgm9d\"><\/a>B<em>iblioth\u00e8ques scolaires<\/em><\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Il existe, au Cameroun, des \u00e9tablissements scolaires publics ainsi que des \u00e9tablissements scolaires priv\u00e9s la\u00efcs ou confessionnels. Bien que la loi oblige tous les \u00e9tablissements \u00e0 disposer d\u2019une biblioth\u00e8que, la situation est catastrophique. Qui\u00f1ones (2016) pose la question \u00e0 savoir o\u00f9 vont les frais de scolarit\u00e9 destin\u00e9s au maintien des biblioth\u00e8ques scolaires. Kamdem Poeghla (2011) abonde dans ce sens, pr\u00e9cisant que les subventions offertes par le Minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation pour soutenir les biblioth\u00e8ques se refl\u00e8tent rarement dans la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Les biblioth\u00e8ques scolaires dans les \u00e9tablissements publics sont souvent inexistantes malgr\u00e9 le fait que les \u00e9l\u00e8ves paient un montant symbolique pour leur entretien. Lorsqu\u2019elles existent, leur fonds est souvent tr\u00e8s r\u00e9duit et presque jamais renouvel\u00e9. Certains \u00e9tablissements, comme le lyc\u00e9e G\u00e9n\u00e9ral Leclerc de Yaound\u00e9, s\u2019en sortent mieux que les autres (Kamdem Poeghla, 2011, p. 49). La situation dans les \u00e9tablissements priv\u00e9s, et plus particuli\u00e8rement les \u00e9tablissements confessionnels, est beaucoup plus reluisante. Kamdem Poeghla (2011) mentionne en effet que les biblioth\u00e8ques des coll\u00e8ges Vogt, Jean Tabi, Liberman et La Retraite sont \u00ab acceptables pour les besoins de formation de leurs \u00e9l\u00e8ves \u00bb. Or, les frais de scolarit\u00e9 dans ces \u00e9tablissements sont environ dix fois plus \u00e9lev\u00e9s que dans les \u00e9tablissements publics.<\/p>\n\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_gv7qs8hsrhbr\"><\/a>B<em>iblioth\u00e8ques universitaires<\/em><\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">On retrouve au Cameroun sept universit\u00e9s publiques et une dizaine d\u2019universit\u00e9s priv\u00e9es r\u00e9parties sur le territoire (Desrichard dans Kamdem Poeghela, 2011, p. 51). Les biblioth\u00e8ques universitaires souffrent d\u2019un manque de financement qui les emp\u00eache bien souvent de donner acc\u00e8s \u00e0 des \u00e9quipements r\u00e9cents et de renouveler leurs fonds (Kamdem Poeghla, 2011, p. 49).<\/p>\n\n<h4 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_e191y0s3x4ec\"><\/a>Biblioth\u00e8ques universitaires publiques<\/h4>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">La biblioth\u00e8que centrale de l\u2019Universit\u00e9 de Yaound\u00e9 I est la plus ancienne au pays. Son fonds est constitu\u00e9 d\u2019environ 1 million de volumes, soixante-huit personnes y travaillent et 680 places assises sont mises \u00e0 la disposition des membres de l\u2019universit\u00e9. Selon Kamdem Poeghla (2011), ces chiffres sont \u00e0 peine dignes d\u2019une biblioth\u00e8que universitaire. Or, le budget d\u2019acquisition de la biblioth\u00e8que de l\u2019Universit\u00e9 de Yaound\u00e9 I est extr\u00eamement variable et parfois m\u00eame inexistant, ce qui l\u2019emp\u00eache de renouveler ses collections. La situation dans les autres biblioth\u00e8ques universitaires est plut\u00f4t semblable, sinon pire. La biblioth\u00e8que centrale de l\u2019Universit\u00e9 de Dschang, par exemple, poss\u00e8de un fonds de 120 000 volumes et met 500 places assises \u00e0 la disposition de ses membres (Kamdem Poeghela, 2011, p. 49).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Plusieurs biblioth\u00e8ques universitaires publiques, notamment celle de l\u2019Universit\u00e9 de Bu\u00e9a, b\u00e9n\u00e9ficient du soutien de partenaires \u00e9trangers : services fran\u00e7ais de coop\u00e9ration, ambassade des \u00c9tats-Unis, British Council ou encore l\u2019universit\u00e9 du Maryland aux \u00c9tats-Unis et le campus de Menheim en Allemagne en sont quelques-uns (Kamdem Poeghla, 2011, p. 49).<\/p>\n\n<h4 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_ab9lyby3fy61\"><\/a>Biblioth\u00e8ques universitaires priv\u00e9es<\/h4>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">La biblioth\u00e8que de l\u2019Universit\u00e9 catholique d\u2019Afrique centrale (UCAC) est l\u2019une des plus fournies du secteur priv\u00e9 au Cameroun (Bekolle, 2015, p. 4). Cr\u00e9\u00e9e en 1991, elle dispose d\u2019un fonds de 70 000 volumes en date de 2011 et est une des rares biblioth\u00e8ques universitaires pr\u00e9sentes sur le Web (Kamdem Poeghla, 2011, p. 49). Organis\u00e9e en r\u00e9seau, sa biblioth\u00e8que centrale se trouve sur le campus Nkolbisson et sa principale annexe, sur le campus Ekounou. Le personnel est compos\u00e9 de quatorze personnes qualifi\u00e9es et des salles de lectures \u00ab spacieuses et a\u00e9r\u00e9es \u00bb sont mises \u00e0 la disposition des \u00e9tudiants et des professeurs. De plus, la biblioth\u00e8que offre un acc\u00e8s \u00e0 Internet \u00e0 un co\u00fbt symbolique (Bekolle, 2015, p. 4).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">L\u2019Universit\u00e9 protestante d'Afrique centrale (UPAC) dispose elle aussi d\u2019une biblioth\u00e8que, qui se trouve dans un \u00e9tat embryonnaire. Sa collection ne contient que 30 155 ouvrages, mais elle offre une section de formation en informatique documentaire. Elle b\u00e9n\u00e9ficie aussi du soutien de la Centrale de litt\u00e9rature chr\u00e9tienne francophone (CLCF) (Kamdem Poeghla, 2011, p. 49).<\/p>\n\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_hyn1yop7eark\"><\/a><em>Biblioth\u00e8ques municipales<\/em><\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Peu de villes au Cameroun peuvent compter sur la pr\u00e9sence d\u2019une biblioth\u00e8que municipale sur leur territoire. De fait, les municipalit\u00e9s elles-m\u00eames sont \u00ab tr\u00e8s peu enclines \u00e0 [en] cr\u00e9er\u202f\u00bb (Kamdem Poeghela, 2011, p. 49). Comme le souligne Christophe Tatdja Tchuingue, coordonnateur \u00e0 l\u2019association Solidarit\u00e9 pour l\u2019Environnement et le D\u00e9veloppement Durable (SEDD), \u00ab\u202fchaque mairie devrait avoir une biblioth\u00e8que municipale\u202f\u00bb (Qui\u00f1ones, 2016). Toutefois, sur 350 communes et communaut\u00e9s urbaines, seules cinq ont effectivement une biblioth\u00e8que (Qui\u00f1ones, 2016). La commune principale de Yaound\u00e9 ne dispose pas de biblioth\u00e8que municipale. En outre, ce type de biblioth\u00e8que, marqu\u00e9 par un processus de d\u00e9centralisation, d\u00e9pend des efforts de coop\u00e9ration avec des partenaires ext\u00e9rieurs \u00e0 la municipalit\u00e9, qui peuvent provenir par exemple d\u2019autres villes, de pays europ\u00e9ens ou des \u00c9tats-Unis (Kamdem Poeghela, 2011, p. 49). Tatdja Tchuingue remarque que les biblioth\u00e8ques municipales manquent grandement de ressources \u2013 les conseils municipaux ne leur accordent aucun budget \u2013, et leur d\u00e9veloppement est tributaire des efforts fournis par ceux et celles qui y \u0153uvrent (Qui\u00f1ones, 2016).<\/p>\n\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_yc1179t8s11c\"><\/a><em>Biblioth\u00e8ques priv\u00e9es<\/em><\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Il convient d'abord d\u2019apporter une pr\u00e9cision quant au sens du mot \u00ab\u202fpriv\u00e9\u202f\u00bb. D\u2019apr\u00e8s l\u2019analyse des textes de Kamdem Poeghela, de Thierry et de Qui\u00f1ones, ce terme renvoie au fait que les organisations responsables de la cr\u00e9ation, du maintien et du d\u00e9veloppement de ces biblioth\u00e8ques ne rel\u00e8vent pas des instances gouvernementales camerounaises. En outre, une biblioth\u00e8que peut \u00eatre priv\u00e9e, mais participer de la \u00ab\u202flecture publique \u00bb . Tatdja Tchuingue explique en effet que les biblioth\u00e8ques de lecture publique comprennent \u00e0 la fois les biblioth\u00e8ques municipales, et un ensemble h\u00e9t\u00e9roclite de centres de documentation priv\u00e9s et de biblioth\u00e8ques associatives (Qui\u00f1ones, 2016). Les biblioth\u00e8ques de lecture publique \u00ab\u202fallient respect du patrimoine et recherche de la modernit\u00e9\u202f\u00bb et ont un public vari\u00e9 (Qui\u00f1ones, 2016).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Les biblioth\u00e8ques priv\u00e9es du Cameroun r\u00e9sultent de \u00ab\u202fl\u2019investissement d\u2019ONG, d\u2019associations locales ou \u00e9trang\u00e8res, de fondations et parfois d\u2019op\u00e9rateurs priv\u00e9s\u202f\u00bb (Thierry, 2008). Ces biblioth\u00e8ques fonctionnent avec des ressources financi\u00e8res limit\u00e9es, mais elles affichent une d\u00e9termination \u00e0 r\u00e9pondre aux besoins des populations qu\u2019elles desservent (Kamdem Poeghela, 2011, p. 50). La biblioth\u00e8que Lucioles, situ\u00e9e \u00e0 Yaound\u00e9, constitue un exemple de biblioth\u00e8que priv\u00e9e. Fond\u00e9e par une association internationale de la\u00efcs catholiques, elle est destin\u00e9e aux enfants et aux adolescents. Elles offrent d\u2019ailleurs des services aux jeunes vivant dans la rue, et \u00e0 ceux et celles des centres d\u2019accueil de la capitale camerounaise (Kamdem Poeghela, 2011, p. 50). Un autre exemple de biblioth\u00e8que priv\u00e9e est le Centre de lecture et d\u2019animation culturelle (CLAC), fond\u00e9 \u00e0 Yaound\u00e9 en 2007 par Charles Kamdem Poeghela en partenariat avec l\u2019association Biblioth\u00e8ques Sans Fronti\u00e8res, notamment. Le CLAC a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 pour favoriser l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la lecture, au savoir et \u00e0 l\u2019information. Ouvert \u00e0 toute la population, il pr\u00e9sente une collection d\u2019environ 10\u202f000 volumes et offre divers services pour les populations d\u00e9favoris\u00e9es (Biblioth\u00e8ques Sans Fronti\u00e8res, 2017). La biblioth\u00e8que Cheikh Anta Diop, pour sa part, propose une collection scientifique pluridisciplinaire de plus de 7 000 ouvrages portant sur les questions africaines. La documentation est disponible en fran\u00e7ais, en anglais, en allemand ou dans une des 81 langues nationales camerounaise. La biblioth\u00e8que de la fondation AfricAvenir International a gagn\u00e9 le prix de la meilleure biblioth\u00e8que priv\u00e9e au Cameroun en 2015 (Journal du Cameroun, 2015). D\u2019autres biblioth\u00e8ques priv\u00e9es incluent, entre autres, la Maison des Savoirs, la biblioth\u00e8que de l\u2019orphelinat la Bonne Case, et le centre culturel Francis Bebey (Kamdem Poeghela, 2011, p. 50).<\/p>\n\n<h4 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_jt4k7bohwyf7\"><\/a>Biblioth\u00e8ques issues de la coop\u00e9ration diplomatique<\/h4>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Le Cameroun compte un certain nombre de biblioth\u00e8ques qui existent en raison de la coop\u00e9ration diplomatique avec d\u2019autres pays (Qui\u00f1ones, 2016). C\u2019est le cas des biblioth\u00e8ques des ambassades et de celles des organisations internationales pr\u00e9sentes au Cameroun. La biblioth\u00e8que de l\u2019ambassade des \u00c9tats-Unis, du British Council, du Goethe-Institut ainsi que celles des organisations associ\u00e9es aux Nations Unies en sont des exemples (Kamdem Poeghela, 2011, p. 50). De m\u00eame, l\u2019Institut fran\u00e7ais du Cameroun, comprend une m\u00e9diath\u00e8que dans ses locaux tant \u00e0 Yaound\u00e9 qu\u2019\u00e0 Douala (<a class=\"rId227\" href=\"http:\/\/www.ifcameroun.com\/\">http:\/\/www.ifcameroun.com\/<\/a>).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Les biblioth\u00e8ques des r\u00e9seaux de lecture publique appartiennent aussi \u00e0 ce type particulier de biblioth\u00e8ques. Selon Kamdem Poeghela (2011), il existe plusieurs r\u00e9seaux de lecture publique au Cameroun, le plus vaste \u00e9tant celui du r\u00e9seau des alliances franco-camerounaises, \u00ab\u202fassociation de droit local soutenue par la Fondation Alliance de Paris et les centres culturels fran\u00e7ais (CCF) de Yaound\u00e9 et Douala\u202f\u00bb. Cinq biblioth\u00e8ques faisaient partie du r\u00e9seau jusqu\u2019au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 (Kamdem Poeghela, 2011, p. 50). En 2016, seule celle de Garoua n\u2019\u00e9tait pas encore ferm\u00e9e ou en cours de fermeture (Qui\u00f1ones). En d\u00e9pit des difficult\u00e9s rencontr\u00e9es dans la mise en place de ce r\u00e9seau, la biblioth\u00e8que de Garoua occupe aujourd\u2019hui une place non n\u00e9gligeable dans le paysage des biblioth\u00e8ques camerounaises. D\u00e9sign\u00e9e comme une m\u00e9diath\u00e8que, elle affirme \u00eatre la plus grande biblioth\u00e8que du Grand Nord Cameroun avec ses 15\u202f000 ouvrages. Elle soutient \u00e9galement les biblioth\u00e8ques municipales et scolaires en leur offrant des documents. Enfin, son centre de ressources de l\u2019audiovisuel participe \u00e0 la pr\u00e9servation du patrimoine de la r\u00e9gion (Alliance fran\u00e7aise de Garoua, 2019).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Un autre r\u00e9seau de lecture publique est n\u00e9 d\u2019une collaboration entre les gouvernements du Cameroun et de la France. Il a fait l\u2019objet d\u2019une convention de partenariat en 1987, et d\u2019une autre en 1993 (Thierry, 2008). \u00ab\u202fCe projet ambitieux entendait alors b\u00e2tir des biblioth\u00e8ques pilotes provinciales ainsi que tout un r\u00e9seau de biblioth\u00e8que municipales \u00e0 travers le pays en suivant le mod\u00e8le fran\u00e7ais des Biblioth\u00e8que d\u00e9partementales de pr\u00eat\u202f\u00bb (Thierry, 2008). La Centrale de Lecture Publique tenait lieu d\u2019\u00e9tablissement pilote pour l\u2019implantation du r\u00e9seau. Toutefois, apr\u00e8s une dizaine d\u2019ann\u00e9es, le projet n\u2019a pas connu l\u2019essor\u202fsouhait\u00e9, car les ressources financi\u00e8res ont manqu\u00e9 (Thierry, 2008). Kamdem Poeghela (2011) affirme d\u2019ailleurs que la Centrale de Lecture Publique demeure la seule \u00ab\u202fface visible\u202f\u00bb de ce r\u00e9seau.<\/p>\n\n<h4 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_nof84d49x6d9\"><\/a>Biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es<\/h4>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Les biblioth\u00e8ques priv\u00e9es englobent aussi des biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es. Par exemple, le Barreau du Cameroun poss\u00e8de une biblioth\u00e8que dont le fonds comprend des codes de lois fran\u00e7ais, et l\u2019Organisation pour l\u2019harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA) poss\u00e8de une biblioth\u00e8que sp\u00e9cialis\u00e9e dans le droit des affaires (Bekolle, 2015, pp. 6-7). Une biblioth\u00e8que sp\u00e9cialis\u00e9e pour les personnes malvoyantes a \u00e9galement vu le jour en 2016 \u00e0 Douala. Elle met \u00e0 la disposition de ses usagers, moyennant un acc\u00e8s \u00e0 faible co\u00fbt et parfois gratuit, une importante collection de livres en braille ainsi que des logiciels adapt\u00e9s permettant, entre autres, de grossir la taille des caract\u00e8res (Journal du Cameroun, 2016).<\/p>\n\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_v9plm77fqhyf\"><\/a><strong>Cadre \u00e9ducatif en sciences de l\u2019information et des biblioth\u00e8ques<\/strong><\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">La formation des biblioth\u00e9caires au Cameroun est n\u00e9e de l\u2019\u00e9volution postcoloniale du pays. Avant l\u2019ind\u00e9pendance, le Cameroun, comme les autres colonies subsahariennes de langue fran\u00e7aise, n\u2019offrait pas de \u00ab programme formel de formation professionnelle [pour les] biblioth\u00e9caires \u00bb (Dione, 2015, p. 2). Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1960, une disparit\u00e9 appara\u00eet relativement \u00e0 la formation en biblioth\u00e9conomie entre les anciennes colonies de langue anglaise et celles de langue fran\u00e7aise, \u00e0 la d\u00e9faveur de ces derni\u00e8res. Pour pallier cette disparit\u00e9, l\u2019UNESCO s\u2019associe au gouvernement du S\u00e9n\u00e9gal pour fonder \u00e0 Dakar, en 1962, le Centre R\u00e9gional de Formation de Biblioth\u00e9caires (CRFB), ouvert aux \u00e9tudiants de nombreux pays africains, dont le Cameroun (Dione, 2015, p. 4). En 1967, le CRFB est rattach\u00e9 \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Dakar et devient l\u2019\u00c9cole de Biblioth\u00e9caires, Archivistes et Documentalistes (EBAD) (Dione, 2015, p. 5). Les biblioth\u00e9caires camerounais ont donc d\u00fb, pendant plusieurs dizaines d\u2019ann\u00e9es, s\u2019expatrier afin de recevoir une formation.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Le premier programme de formation en biblioth\u00e9conomie au Cameroun appara\u00eet dans les ann\u00e9es 1970. Il est issu d\u2019une consultation men\u00e9e en 1975 par le Centre R\u00e9gional de Promotion du Livre en Afrique et est offert par l\u2019\u00c9cole Sup\u00e9rieure des Sciences et Techniques de l\u2019Information et de la Communication (ESSTIC). L\u2019ESSTIC puise ses origines dans la nationalisation et la transformation de l\u2019\u00c9cole Sup\u00e9rieure Internationale de Journalisme de Yaound\u00e9 (ESIJY) dans les ann\u00e9es 1980 et 1990 (Dione, 2015, p. 7). L\u2019ESSTIC est aujourd\u2019hui rattach\u00e9e \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Yaound\u00e9 II. Elle offre une licence professionnelle en information documentaire, une ma\u00eetrise professionnelle en ing\u00e9nierie documentaire et archivistique, une ma\u00eetrise de recherche et un doctorat en sciences de l\u2019information et de la communication (s. d.).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Outre l\u2019ESSTIC, d\u2019autres institutions dispensent aujourd\u2019hui des formations en sciences de l\u2019information, comme l\u2019Institut panafricain pour le d\u00e9veloppement en Afrique centrale (IPD-AC), situ\u00e9 \u00e0 Douala et cr\u00e9\u00e9 en 1965, et l\u2019Universit\u00e9 protestante d\u2019Afrique centrale (UPAC) (Desrichard dans Kamdem Poeghela, 2011, p. 51). Cette derni\u00e8re propose des programmes de licence et de ma\u00eetrise dans le domaine (Universit\u00e9 protestante d\u2019Afrique centrale, s. d.).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Enfin, la formation en biblioth\u00e9conomie se fait aussi \u00e0 plus petite \u00e9chelle, avec les ateliers offerts par l\u2019association SEDD pour les biblioth\u00e9caires en milieux scolaire et municipal (Qui\u00f1ones, 2016).<\/p>\n\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_vpqftzja6ov5\"><\/a><strong>Association de biblioth\u00e8ques<\/strong><\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Au niveau national, la plus grande association de professionnels de l\u2019information est l\u2019Association des biblioth\u00e9caires, archivistes, documentalistes et mus\u00e9ographes du Cameroun, aussi appel\u00e9e Abadcam (Kamdem Poeghla, 2011, p. 52). Cr\u00e9\u00e9e en 1973, l\u2019association a longtemps \u00e9t\u00e9 dans un \u00e9tat latent. Or, r\u00e9cemment, un groupe de jeunes professionnels s\u2019est impliqu\u00e9 afin de la faire revivre (IFLA, 2016).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">L\u2019Abadcam b\u00e9n\u00e9ficie notamment du soutien de la F\u00e9d\u00e9ration internationale des associations et institutions de biblioth\u00e8que (IFLA) \u00e0 travers son programme <em>Building Strong Library Associations <\/em>(BSLA). Alim Garga, en plus de s\u2019impliquer dans de nombreuses associations documentaires, agit \u00e0 titre de coordonnateur de l\u2019IFLA au Cameroun (IFLA, 2016). L\u2019objectif du programme BSLA est d\u2019offrir des opportunit\u00e9s d\u2019implication aux professionnels de l\u2019information tout en valorisant la profession. Un premier atelier de formation, offert en janvier 2011 au Cameroun, a permis de faire rena\u00eetre l\u2019Abadcam, alors constitu\u00e9e de 25 membres. Un deuxi\u00e8me atelier s\u2019est d\u00e9roul\u00e9 en novembre de la m\u00eame ann\u00e9e et a aussi rencontr\u00e9 un beau succ\u00e8s. Lors de ces ateliers, les professionnels de l\u2019information camerounais ont pu discuter des probl\u00e8mes et des solutions propres \u00e0 leur situation. Les ateliers de formation, tout comme la visite de la pr\u00e9sidente de l\u2019IFLA au Cameroun en f\u00e9vrier 2011, ont grandement contribu\u00e9 \u00e0 visibiliser la profession de biblioth\u00e9caire au pays. En juillet 2011, une cinquantaine de personnes ont particip\u00e9 \u00e0 l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019Abadcam (Were, 2011). L\u2019association a vu cro\u00eetre le nombre de ses membres depuis le d\u00e9but du programme BSLA (IFLA, 2011). Selon Dione, de telles associations jouent un r\u00f4le tr\u00e8s important dans la valorisation et la mise en lumi\u00e8re de la profession de biblioth\u00e9caire aupr\u00e8s des d\u00e9cideurs et des populations (Dione, 2015, p. 12).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Durant la pand\u00e9mie de COVID-19, l\u2019Abadcam a gard\u00e9 le contact avec ses membres en organisant des discussions sur l\u2019application WhatsApp. Les priorit\u00e9s futures de l\u2019association, entre autres, ont \u00e9t\u00e9 discut\u00e9es. Une collaboration a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 mise en place avec le minist\u00e8re de la Culture ainsi que l'Universit\u00e9 de Bamenda afin de coordonner l\u2019archivage des documents traitant de la pand\u00e9mie (IFLA, 2020).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Toujours au niveau national, mentionnons \u00e9galement \u00ab Kalati, on lit au Cameroun \u00bb, une association bas\u00e9e en France mais \u0153uvrant dans les deux pays avec \u00ab pour objectifs d\u2019aider \u00e0 la cr\u00e9ation et \u00e0 l\u2019\u00e9quipement de biblioth\u00e8ques dans les villages, les \u00e9coles et lyc\u00e9es, les villages d\u2019enfants, les prisons\u2026, et de former \u00e0 la gestion et \u00e0 l\u2019animation les personnes responsables des biblioth\u00e8ques cr\u00e9\u00e9es \u00bb (Kamdem Poeghla, 2011, p. 50). Cette association tr\u00e8s dynamique contribue de fa\u00e7on importante \u00e0 la cr\u00e9ation et au soutien des biblioth\u00e8ques au Cameroun (Kamdem Poeghla, 2011, p. 50). Pendant la pand\u00e9mie, elle a offert, en collaboration avec l\u2019Alliance Franco-camerounaise (AFC) de Dschang, des ateliers ayant pour but de d\u00e9velopper le go\u00fbt de la lecture chez les enfants (Labou, 2020). L\u2019association dispose d\u2019un site web o\u00f9 elle publie r\u00e9guli\u00e8rement des articles et des nouvelles (<a class=\"rId228\" href=\"https:\/\/www.munakalati.org\/\">https:\/\/www.munakalati.org\/<\/a>).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Au niveau international, des professionnels de l\u2019information camerounais s\u2019impliquent dans l\u2019IFLA et dans l\u2019Association internationale francophone des biblioth\u00e9caires et documentalistes (AIFBD). La pr\u00e9sidente actuelle de l\u2019AIFBD est la Camerounaise Marie Sophie Dibounje Madiba, qui travaille \u00e9galement \u00e0 l\u2019OHADA (Bonilla de la Plata, 2020).<\/p>\n\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_dzodthugc29n\"><\/a><strong>Cadre l\u00e9gislatif<\/strong><\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">La recherche d\u2019informations relatives au cadre l\u00e9gislatif des biblioth\u00e8ques du Cameroun n\u2019a produit que des r\u00e9sultats fragmentaires. Kamdem Poeghela (2011) explique que les biblioth\u00e8ques du Cameroun sont \u00ab relativement jeunes \u00bb, tout comme la cha\u00eene du livre, et que la pr\u00e9sence des biblioth\u00e8ques est loin d\u2019\u00eatre g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e sur l\u2019ensemble du territoire. Par ailleurs, en 2011, il n\u2019existait toujours aucune loi qui d\u00e9finissait les diff\u00e9rents m\u00e9tiers associ\u00e9s aux biblioth\u00e8ques (Kamdem Poeghela, p. 52). Malgr\u00e9 tout, il existe quelques \u00e9l\u00e9ments l\u00e9gislatifs, ou \u00e0 tout le moins gouvernementaux, qui sous-tendent l\u2019action des biblioth\u00e8ques.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Ainsi, la biblioth\u00e8que nationale a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e, puis r\u00e9organis\u00e9e, par diff\u00e9rents d\u00e9crets au fil du si\u00e8cle dernier. De m\u00eame, les modalit\u00e9s entourant le d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9finies par les \u00ab [d\u00e9crets] du 17 juillet 1946 et du 17 ao\u00fbt 1966 modifi\u00e9s le 3 janvier 1973 et compl\u00e9t\u00e9s par la loi n\u00ba 90.52 du 19 d\u00e9cembre 1990 relative \u00e0 la communication sociale \u00bb (Lajeunesse, 2008, p. 24). Une autre loi, la n\u00b0 2000-5 adopt\u00e9e le 17 avril 2000, encadre aussi le d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal (Journal officiel de la R\u00e9publique du Cameroun, 2000). Du c\u00f4t\u00e9 des biblioth\u00e8ques scolaires, Christian Elongu\u00e9 (2020) explique que la loi oblige chaque \u00e9cole \u00e0 poss\u00e9der une biblioth\u00e8que, et que le minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation nationale accorde annuellement des subventions aux \u00e9tablissements d\u2019enseignements pour soutenir leurs biblioth\u00e8ques. En outre, des d\u00e9cisions gouvernementales fa\u00e7onnent le d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques municipales. Dans la description typologique, il \u00e9tait question de la d\u00e9centralisation op\u00e9r\u00e9e par l\u2019\u00c9tat camerounais. Celle-ci \u00ab fait obligation aux mairies de s\u2019occuper de la culture et donc de cr\u00e9er des biblioth\u00e8ques et de recruter des professionnels pour s\u2019en occuper \u00bb (Kamdem Poeghela, 2011, p. 52).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Enfin, il convient de souligner les efforts d\u00e9ploy\u00e9s par le minist\u00e8re des Arts et de la Culture (2020) pour d\u00e9velopper les biblioth\u00e8ques avec la cr\u00e9ation d\u2019une Direction du livre et de la lecture, qui comprend la Sous-direction du livre et des biblioth\u00e8ques. Cette sous-direction a notamment pour mission de mettre en \u0153uvre la modernisation des biblioth\u00e8ques. S\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019un cadre l\u00e9gislatif \u00e0 proprement parler, il s\u2019agit tout de m\u00eame d\u2019un cadre d\u00e9cisionnel qui vient chapeauter les biblioth\u00e8ques camerounaises.<\/p>\n\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_qx8hu82dao6a\"><\/a><strong>Informations compl\u00e9mentaires\/particularit\u00e9s<\/strong><\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">La biblioth\u00e9conomie au Cameroun est confront\u00e9e \u00e0 de nombreux d\u00e9fis sociaux, professionnels et politiques. Par exemple, les livres co\u00fbtent cher, leur acc\u00e8s est difficile, et le public lit surtout pour r\u00e9pondre \u00e0 un besoin li\u00e9 au travail, \u00e0 l\u2019\u00e9cole (Kamdem Poeghela, 2011, p. 48). En outre, la profession de biblioth\u00e9caire n\u2019est pas suffisamment valoris\u00e9e, et les programmes de formations ne r\u00e9pondent pas \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 africaine (Johnson, 2007, p. 69). Par ailleurs, les biblioth\u00e8ques camerounaises ont une pr\u00e9sence plut\u00f4t effac\u00e9e sur les r\u00e9seaux sociaux (Bekolle, 2015, p. 11). Enfin, les gouvernements apportent un soutien limit\u00e9 aux biblioth\u00e8ques (Biblioth\u00e8ques Sans Fronti\u00e8res, 2017).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Pourtant, certains \u00e9l\u00e9ments s\u2019av\u00e8rent positifs pour assurer le d\u00e9veloppement de la biblioth\u00e9conomie camerounaise. Tel que d\u00e9crit plus haut, le minist\u00e8re des Arts et de la Culture cherche \u00e0 valoriser la lecture et les biblioth\u00e8ques avec la cr\u00e9ation d\u2019une sous-direction relative \u00e0 ces enjeux. De m\u00eame, en novembre 2020, le gouvernement du Cameroun a lanc\u00e9 un appel d\u2019offres afin de construire des biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es et d\u2019am\u00e9nager des salles de classes sur les campus de l\u2019\u00c9cole Nationale Sup\u00e9rieure des Postes, des T\u00e9l\u00e9communications et des Technologies de l'Information et de la Communication (SUP'PTIC) \u00e0 Yaound\u00e9 et \u00e0 Bu\u00e9a (Banque africaine de d\u00e9veloppement). Les activit\u00e9s r\u00e9centes de l\u2019Abadcam t\u00e9moignent \u00e9galement de l\u2019engagement de nombreux biblioth\u00e9caires camerounais envers leur profession. Ces actions apportent de l\u2019espoir quant \u00e0 l\u2019\u00e9volution de la biblioth\u00e9conomie au Cameroun.<\/p>\n\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_1elvogvdhli8\"><\/a><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Alliance fran\u00e7aise de Garoua. (2019). <em>M\u00e9diath\u00e8que<\/em>. <a class=\"rId229\" href=\"http:\/\/alliancefrancaisegaroua.org\/mediatheque\/\">http:\/\/alliancefrancaisegaroua.org\/mediatheque\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Banque africaine de d\u00e9veloppement. (2020, 4 novembre). <em>AAO \u2013 Cameroun \u2013 Construction de biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es et am\u00e9nagement de salles de classe sur les deux sites de Sup\u2019ptic (Yaound\u00e9 et Buea)<\/em>. <a class=\"rId230\" href=\"https:\/\/www.afdb.org\/en\/documents\/aao-cameroun-construction-de-bibliotheques-specialisees-et-amenagement-de-salles-de-classe-sur-les-deux-sites-de-supptic-yaounde-et-buea\">https:\/\/www.afdb.org\/en\/documents\/aao-cameroun-construction-de-bibliotheques-specialisees-et-amenagement-de-salles-de-classe-sur-les-deux-sites-de-supptic-yaounde-et-buea<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Bekolle, Monique Marguerite. (2015). <em>L\u2019offre en tic de l\u2019information juridique et l\u00e9gale au Cameroun : le r\u00f4le des biblioth\u00e8ques et des biblioth\u00e9caires<\/em> [communication]. Congr\u00e8s mondial des biblioth\u00e8ques et de l'information<a class=\"rId231\" href=\"http:\/\/library.ifla.org\/view\/conferences\/2015\/\">, Cape Town, <\/a>Afrique du Sud. <a class=\"rId232\" href=\"http:\/\/library.ifla.org\/id\/eprint\/1215\">http:\/\/library.ifla.org\/id\/eprint\/1215<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Biblioth\u00e8ques Sans Fronti\u00e8res. (2017, 6 avril). <em>Au Cameroun, le CLAC f\u00eate ses 10 ans.<\/em> <a class=\"rId233\" href=\"https:\/\/www.bibliosansfrontieres.org\/2017\/04\/06\/au-cameroun-le-centre-de-lecture-et-danimation-culturelle-fete-ses-10-ans\/\">https:\/\/www.bibliosansfrontieres.org\/2017\/04\/06\/au-cameroun-le-centre-de-lecture-et-danimation-culturelle-fete-ses-10-ans\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Bonilla de la Plata, Christopher. (2020, 11 septembre). <em>Pr\u00e9sentation du nouveau conseil d\u2019administration<\/em>. Association internationale francophone des biblioth\u00e9caires et documentalistes. <a class=\"rId234\" href=\"https:\/\/www.aifbd.org\/presentation-du-nouveau-conseil-dadministration-2\/\">https:\/\/www.aifbd.org\/presentation-du-nouveau-conseil-dadministration-2\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Central Intelligence Agency. (2020, 24 novembre). <em>Africa :: Cameroon<\/em>. The World Factbook. <a class=\"rId235\" href=\"https:\/\/www.cia.gov\/library\/publications\/the-world-factbook\/geos\/cm.html\">https:\/\/www.cia.gov\/library\/publications\/the-world-factbook\/geos\/cm.html<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Cameroun. (2020, 10 d\u00e9cembre). Dans <em>Wikip\u00e9dia<\/em>. <a class=\"rId236\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Cameroun\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Cameroun<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Dione, Bernard. (2015). La formation des biblioth\u00e9caires en Afrique francophone subsaharienne : Aujourd\u2019hui et demain. <a class=\"rId237\" href=\"https:\/\/www.researchgate.net\/publication\/282945827_La_formation_des_bibliothecaires_en_Afrique_francophone_subsaharienne_Aujourd'hui_et_demain\">https:\/\/www.researchgate.net\/publication\/282945827_La_formation_des_bibliothecaires_en_Afrique_francophone_subsaharienne_Aujourd'hui_et_demain<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Elongu\u00e9, Christian. (2020, 13 avril). <em>Comment les biblioth\u00e8ques peuvent contribuer \u00e0 la pr\u00e9vention des conflits au Cameroun<\/em>. Nkafu Policy Institute. <a class=\"rId238\" href=\"https:\/\/nkafu.org\/comment-les-bibliotheques-peuvent-contribuer-a-la-prevention-des-conflits-au-cameroun\/\">https:\/\/nkafu.org\/comment-les-bibliotheques-peuvent-contribuer-a-la-prevention-des-conflits-au-cameroun\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Engueleguele, M., Froelich, J., Pourtier, R. (2020). <em>Cameroun<\/em>. Encyclop\u00e6dia Universalis. <a class=\"rId239\" href=\"http:\/\/www.universalis-edu.com\/encyclopedie\/cameroun\/\">http:\/\/www.universalis-edu.com\/encyclopedie\/cameroun\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Institut fran\u00e7ais du Cameroun. (s. d.). <em>Liens utiles<\/em>. <a class=\"rId240\" href=\"https:\/\/www.ifcameroun.com\/category\/yaounde\/ifc\/liens-utiles\/\">https:\/\/www.ifcameroun.com\/category\/yaounde\/ifc\/liens-utiles\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">International Federation of Library Associations and Institutions. (2011, 5 juillet). <em>Cameroon: Membership growing, strategic planning underway and General Assembly held<\/em>. <a class=\"rId241\" href=\"https:\/\/www.ifla.org\/news\/cameroon-membership-growing-strategic-planning-underway-and-general-assembly-held\">https:\/\/www.ifla.org\/news\/cameroon-membership-growing-strategic-planning-underway-and-general-assembly-held<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">International Federation of Library Associations and Institutions. (2016, 15 d\u00e9cembre). <em>BLSA Country Project: Cameroon<\/em>. <a class=\"rId242\" href=\"https:\/\/www.ifla.org\/bsla\/country-reports\/cameroon\">https:\/\/www.ifla.org\/bsla\/country-reports\/cameroon<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">International Federation of Library Associations and Institutions. (2020, 13 octobre). <em>COVID-19 and the Global Library Field<\/em>. <a class=\"rId243\" href=\"https:\/\/www.ifla.org\/covid-19-and-libraries\">https:\/\/www.ifla.org\/covid-19-and-libraries<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Johnson, Catherine Anne. (2007). Development of Library and Information Science Education in Africa. T<em>he International Information &amp; Library Review, 39<\/em>(2), 64-71. <a class=\"rId244\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.iilr.2007.02.011\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.iilr.2007.02.011<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Journal du Cameroun. (2015, 6 juillet). <em>Concours des biblioth\u00e8ques du Cameroun, \u00ab Cheikh Anta Diop \u00bb remporte le 1er prix<\/em>. <a class=\"rId245\" href=\"https:\/\/www.journalducameroun.com\/concours-des-bibliotheques-du-cameroun-cheikh-anta-diop-remporte-le-1er-prix\/\">https:\/\/www.journalducameroun.com\/concours-des-bibliotheques-du-cameroun-cheikh-anta-diop-remporte-le-1er-prix\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Journal du Cameroun. (2016, 17 ao\u00fbt). <em>Le Cameroun poss\u00e8de une biblioth\u00e8que pour d\u00e9ficients visuels<\/em>. <a class=\"rId246\" href=\"https:\/\/www.journalducameroun.com\/le-cameroun-possede-une-bibliotheque-pour-deficients-visuels\/\">https:\/\/www.journalducameroun.com\/le-cameroun-possede-une-bibliotheque-pour-deficients-visuels\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Journal officiel de la R\u00e9publique du Cameroun. (2000, janvier). <a class=\"rId247\" href=\"https:\/\/www.barreaucameroun.org\/site\/pdf\/jo\/JO%20-%202000%20-%20n%c2%b01.pdf\">https:\/\/www.barreaucameroun.org\/site\/pdf\/jo\/JO%20-%202000%20-%20n%c2%b01.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Kamdem Poeghela, Charles. (2011). O\u00f9 en seront les biblioth\u00e8ques camerounaises dans dix ans ? <em>Bulletin des biblioth\u00e8ques de France (BBF)<\/em>, 6, 48-52. <a class=\"rId248\" href=\"https:\/\/bbf.enssib.fr\/consulter\/bbf-2011-06-0048-005\">https:\/\/bbf.enssib.fr\/consulter\/bbf-2011-06-0048-005<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Labou, Hermann. (2020, 30 septembre). <em>Vacances 2020 : Les Enfants Apprennent \u00c0 Lire Et \u00c0 \u00c9crire Aux Ateliers De Muna Kalati<\/em>. Muna Kalati. <a class=\"rId249\" href=\"https:\/\/www.munakalati.org\/vacances-2020-les-enfants-apprennent-a-lire-et-a-ecrire-aux-ateliers-de-muna-kalati\/\">https:\/\/www.munakalati.org\/vacances-2020-les-enfants-apprennent-a-lire-et-a-ecrire-aux-ateliers-de-muna-kalati\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Lajeunesse, Marcel. (2008). Les biblioth\u00e8ques nationales de la francophonie. <a class=\"rId250\" href=\"https:\/\/www.banq.qc.ca\/documents\/a_propos_banq\/nos_publications\/nos_publications_a_z\/Bibliotheques_nationales_Francophonie.pdf\">https:\/\/www.banq.qc.ca\/documents\/a_propos_banq\/nos_publications\/nos_publications_a_z\/Bibliotheques_nationales_Francophonie.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Manning, Patrick. (1999). Francophone Sub-Saharan Africa 1880\u20131995. Cambridge University Press. <a class=\"rId251\" href=\"https:\/\/ebookcentral.proquest.com\/lib\/umontreal-ebooks\/detail.action?docID=201628\">https:\/\/ebookcentral.proquest.com\/lib\/umontreal-ebooks\/detail.action?docID=201628<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Mbami Ngassa, Bernadette. (1978). <em>Les archives au Cameroun<\/em> [m\u00e9moire, \u00c9cole nationale sup\u00e9rieure de biblioth\u00e9caires]. Enssib. <a class=\"rId252\" href=\"https:\/\/www.enssib.fr\/bibliotheque-numerique\/notices\/63875-les-archives-au-cameroun\">https:\/\/www.enssib.fr\/bibliotheque-numerique\/notices\/63875-les-archives-au-cameroun<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Minist\u00e8re des Arts et de la Culture. (2020). <em>La sous-direction du d\u00e9veloppement de la lecture et des biblioth\u00e8ques. <\/em><a class=\"rId253\" href=\"https:\/\/minac.cm\/officiel\/ar\/programmes-et-services-ll\/ministere\/organisation-du-ministere\/organisation-du-ministere\/la-direction-du-livre-et-de-la-lecture\/la-sous-direction-du-developpement-de-la-lecture-et-d\/la-sous-direction-du-developpement-de-la-lecture-et-des-bib\"><em>https:\/\/minac.cm\/officiel\/ar\/programmes-et-services-ll\/ministere\/organisation-du-ministere\/organisation-du-ministere\/la-direction-du-livre-et-de-la-lecture\/la-sous-direction-du-developpement-de-la-lecture-et-d\/la-sous-direction-du-developpement-de-la-lecture-et-des-bib<\/em><\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Qui\u00f1ones, Viviana. (2016, 18 novembre). Un prix pour dynamiser les biblioth\u00e8ques du Cameroun. <em>Takam Tikou<\/em>. <a class=\"rId254\" href=\"https:\/\/takamtikou.bnf.fr\/vie_des_bibliotheques\/2016-11-18\/un-prix-pour-dynamiser-les-biblioth-ques-du-cameroun\">https:\/\/takamtikou.bnf.fr\/vie_des_bibliotheques\/2016-11-18\/un-prix-pour-dynamiser-les-biblioth-ques-du-cameroun<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Thierry, Rapha\u00ebl. (2008). Dossier n\u00b02: la situation du livre au Cameroun (janvier-juillet 2008). <em>EditAfrica<\/em>. <a class=\"rId255\" href=\"http:\/\/www.editafrica.com\/synthese-des-recherches-menees-de-janvier-a-juillet-2008\/\">http:\/\/www.editafrica.com\/synthese-des-recherches-menees-de-janvier-a-juillet-2008\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Universit\u00e9 de Yaound\u00e9 II. (s. d.). <em>\u00c9cole Sup\u00e9rieure des Sciences et Techniques de l\u2019Information et de la Communication<\/em>. <a class=\"rId256\" href=\"https:\/\/www.univ-yaounde2.org\/esstic\/\">https:\/\/www.univ-yaounde2.org\/esstic\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Universit\u00e9 protestante d\u2019Afrique central. (s. d.) <em>Curriculum science de l\u2019information<\/em>. <a class=\"rId257\" href=\"http:\/\/www.upac.info\/images\/FSSRI\/3.2_CURRICULUM_SCIENCE_DE_LINFORMATION.pdf\">http:\/\/www.upac.info\/images\/FSSRI\/3.2_CURRICULUM_SCIENCE_DE_LINFORMATION.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Vaughan, Anthony. (1990). \u00c9tude de faisabilit\u00e9 sur la cr\u00e9ation d'une \u00e9cole de sciences de l'information: Cameroun - (mission). <em>UNESCO<\/em>. <a class=\"rId258\" href=\"https:\/\/unesdoc.unesco.org\/ark:\/48223\/pf0000088019\">https:\/\/unesdoc.unesco.org\/ark:\/48223\/pf0000088019<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Were, Jacinta. (2011, 16 d\u00e9cembre). <em>Cameroon: BSLA second workshop raises visibility of a young association<\/em>. IFLA. <a class=\"rId259\" href=\"https:\/\/www.ifla.org\/news\/cameroon-bsla-second-workshop-raises-visibility-of-a-young-association\">https:\/\/www.ifla.org\/news\/cameroon-bsla-second-workshop-raises-visibility-of-a-young-association<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 28.3465pt; text-indent: 28.3465pt; text-align: justify;\"><\/p>\n\n<\/div>","rendered":"<div class=\"cameroun\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">(Laurie Jetten-Vigeant et Philippe Lamontagne)<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_y4duvaoolian\"><\/a><strong>Profil du pays<\/strong><\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Le Cameroun \u2014 ou R\u00e9publique du Cameroun \u2014 est un pays d\u2019Afrique francophone subsaharienne. Il partage ses fronti\u00e8res avec le Nig\u00e9ria, le Tchad, la R\u00e9publique centrafricaine, la R\u00e9publique du Congo, la Guin\u00e9e \u00e9quatoriale et le Gabon. Le pays dispose \u00e9galement d\u2019un acc\u00e8s au golfe de Guin\u00e9e au sud-ouest. Le Cameroun est divis\u00e9 en dix r\u00e9gions et 58 d\u00e9partements (Wikip\u00e9dia, 2020). La capitale du pays, Yaound\u00e9, se situe \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des terres et compte environ 3,9 millions d\u2019habitants (Central Intelligence Agency [CIA], 2020). La ville de Douala, elle aussi dens\u00e9ment peupl\u00e9e (environ 3,6 millions d\u2019habitants), est souvent consid\u00e9r\u00e9e comme la capitale \u00e9conomique du pays en raison de son port sur l\u2019Atlantique (Manning, 1999, p. 117). La population totale du Cameroun est estim\u00e9e \u00e0 environ 27 millions d\u2019habitants, dont plus de 60% ont moins de 25 ans (CIA, 2020). Si le taux d\u2019alphab\u00e9tisation est \u00e9lev\u00e9 dans les grands centres urbains, certaines r\u00e9gions \u00e9loign\u00e9es sont sous-alphab\u00e9tis\u00e9es (Desrichard dans Kamdem Poeghela, 2011, p. 51).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Le Cameroun pr\u00e9sente une grande diversit\u00e9 humaine, linguistique et \u00e9cologique. Les principales religions sont le catholicisme, le protestantisme, l\u2019islam et l\u2019animisme (CIA, 2020). Les langues officielles sont le fran\u00e7ais et l\u2019anglais, mais on y parle plus de 200 langues (Desrichard dans Kamdem Poeghela, 2011, p. 51). L\u2019environnement est tr\u00e8s vari\u00e9, avec des savanes, des plateaux forestiers, des plaines c\u00f4ti\u00e8res ainsi que des montagnes. Le Cameroun doit ses fronti\u00e8res actuelles \u00e0 Mbw\u00e9-Mbw\u00e9, grand roi conqu\u00e9rant de la dynastie Baboum (Engueleguele et al., 2020).<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_7ycmi3s6qal\"><\/a><strong>Histoire<\/strong><\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">L\u2019histoire du livre et des biblioth\u00e8ques en Afrique francophone subsaharienne est \u00e9troitement li\u00e9e \u00e0 la mise en place des structures coloniales au XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle (Dione, 2015, p. 2). En effet, les cultures africaines sont traditionnellement orales (Manning, 1999, p. 105). Kamdem Poeghla (2011) pr\u00e9cise qu\u2019encore aujourd\u2019hui, le livre repr\u00e9sente plus un objet de promotion sociale qu\u2019un objet culturel au Cameroun.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_jr0xkznxhd9h\"><\/a><em>Le Cameroun sous tutelle fran\u00e7aise (1919 \u00e0 1960)<\/em><\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">L\u2019histoire r\u00e9cente du Cameroun, comme bien d\u2019autres pays africains, est marqu\u00e9e par la colonisation. Lors de la Conf\u00e9rence de Berlin, en 1884, le Cameroun est plac\u00e9 sous l\u2019influence de l\u2019Allemagne, qui administre la r\u00e9gion comme une colonie jusqu\u2019en 1916. Durant la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale, cependant, la France et la Grande-Bretagne s&#8217;emparent du Cameroun allemand. De 1919 \u00e0 1945, la plus grande partie du Cameroun est plac\u00e9e sous la tutelle de la France, qui dispose d\u2019un mandat international de la Soci\u00e9t\u00e9 des Nations. \u00c0 partir de 1946, sous la direction de l\u2019Organisation des Nations Unies, les deux puissances pr\u00e9parent l\u2019accession \u00e0 l\u2019autonomie des territoires dont elles ont la charge (Engueleguele et al., 2020).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Durant les premi\u00e8res ann\u00e9es de la colonisation fran\u00e7aise, un grand nombre d\u2019histoires, de contes, de po\u00e8mes et de chansons africaines sont traduites en fran\u00e7ais, puis mises par \u00e9crit. Ces traductions sont largement l\u2019\u0153uvre des Europ\u00e9ens, car les populations africaines, dont la litt\u00e9rature est majoritairement orale, ne voient alors pas l\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019un tel processus. Le fran\u00e7ais est tr\u00e8s t\u00f4t impos\u00e9, tant dans l\u2019administration que dans l\u2019enseignement et la litt\u00e9rature (Manning, 1999, p.105). Sans surprise, la litt\u00e9rature fran\u00e7aise portant sur l\u2019Afrique est domin\u00e9e par des auteurs europ\u00e9ens pendant cette p\u00e9riode (Manning, 1999, p. 107).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">La flexibilit\u00e9 de la culture africaine permet toutefois aux Africains de pr\u00e9senter une r\u00e9ponse culturelle originale aux tentatives d\u2019assimilation des colonisateurs. Plut\u00f4t que de dispara\u00eetre, la culture africaine a adopt\u00e9 et adapt\u00e9 certaines traditions occidentales, menant \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019une \u00ab nouvelle culture africaine \u00bb (N<em>ew African Culture). <\/em>Ainsi, pendant l\u2019entre-deux guerres, \u00e9merge en Afrique francophone subsaharienne une litt\u00e9rature qui, bien que reprenant certains standards de la litt\u00e9rature fran\u00e7aise, est \u00e9crite par et pour les Africains (Manning, 1999, p. 109).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Avec la colonisation fran\u00e7aise vient \u00e9galement le d\u00e9veloppement des premi\u00e8res biblioth\u00e8ques qui, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, trouvent leur raison d\u2019\u00eatre dans la pr\u00e9sence d\u2019une nouvelle culture manuscrite. Les biblioth\u00e9caires professionnels sont presque tous des Europ\u00e9ens form\u00e9s dans la m\u00e9tropole, car aucune formation en biblioth\u00e9conomie n\u2019est offerte dans les colonies. Dione (2015) souligne \u00e9galement que peu de biblioth\u00e8ques publiques semblent avoir b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de la pr\u00e9sence d\u2019un professionnel qualifi\u00e9 durant la p\u00e9riode coloniale.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_6gywfpxtzbp6\"><\/a><em>Apr\u00e8s l\u2019ind\u00e9pendance (1960 \u00e0 aujourd\u2019hui)<\/em><\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Le Cameroun francophone obtient son ind\u00e9pendance en 1960 dans la plus grande violence. En 1961, l&rsquo;un des deux territoires qui composent le Cameroun anglophone vote son union \u00e0 la R\u00e9publique du Cameroun. La m\u00eame ann\u00e9e, la Constitution met en place une f\u00e9d\u00e9ration forte et centralis\u00e9e dirig\u00e9e par un pr\u00e9sident et un vice-pr\u00e9sident \u00e9lus au suffrage universel (Engueleguele et al., 2020). Durant cette p\u00e9riode mouvement\u00e9e, mettre en place une politique de d\u00e9veloppement des services en biblioth\u00e8ques ne figure pas dans la liste des priorit\u00e9s de la nouvelle administration camerounaise. Plusieurs sp\u00e9cialistes mentionnent que, contrairement aux pays africains de langue anglaise, l\u2019Afrique francophone n\u2019a pas b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 du soutien de fondations telles que la fondation Carnegie afin de d\u00e9velopper des biblioth\u00e8ques et les capacit\u00e9s des biblioth\u00e9caires (Dione, 2015, p. 11 ; Johnson, 2007, p. 66). En l&rsquo;absence de politiques publiques, ces pays ont donc souffert d\u2019un grand d\u00e9savantage.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">C\u2019est en grande partie gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019UNESCO que l\u2019enjeu de la formation des biblioth\u00e9caires et de la cr\u00e9ation de biblioth\u00e8ques a pu progresser de fa\u00e7on significative en Afrique francophone subsaharienne. L\u2019organisation insiste en effet sur la n\u00e9cessit\u00e9 de cr\u00e9er un grand nombre de biblioth\u00e8ques en Afrique afin de favoriser le d\u00e9veloppement de l\u2019\u00e9ducation et de r\u00e9pondre aux besoins d\u2019information des populations (Dione, 2015, p. 4). La mise en place d\u2019un programme de formations de biblioth\u00e9caire au Cameroun, en 1991, a pour objectif de pallier le manque de personnel qualifi\u00e9 dans les biblioth\u00e8ques camerounaises. Dans son rapport de 1990, Vaughan estime qu\u2019il manque entre 300 et 350 sp\u00e9cialistes form\u00e9s au Cameroun.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Depuis 1990, de nombreuses initiatives pour stimuler le go\u00fbt de la lecture et le d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es avec le soutien de divers partenaires. Certaines initiatives, comme le projet de lecture publique des gouvernements camerounais et fran\u00e7ais, ont connu une fin lente et incertaine (Kamdem Poeghla, 2011, p. 50). \u00c0 ce sujet, Kamdem Poeghla (2011) souligne que les initiatives priv\u00e9es sont souvent beaucoup plus dynamiques et p\u00e9rennes que les initiatives du secteur public. Or, l\u2019avenir des biblioth\u00e8ques au Cameroun ne pourra s\u2019ouvrir sans une collaboration entre le secteur priv\u00e9, les pouvoirs publics, les associations de biblioth\u00e8ques et l\u2019\u00e9cole de documentation camerounaise, nous dit-il.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_y8c11lcnm3fo\"><\/a><strong>Types de biblioth\u00e8ques<\/strong><\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Le Cameroun pr\u00e9sente une typologie vari\u00e9e de biblioth\u00e8ques. Celle-ci inclut la biblioth\u00e8que nationale, les biblioth\u00e8ques scolaires, les biblioth\u00e8ques universitaires, les biblioth\u00e8ques municipales, les biblioth\u00e8ques priv\u00e9es, les biblioth\u00e8ques issues de la coop\u00e9ration diplomatique ainsi que les biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es. La r\u00e9alit\u00e9, toutefois, pr\u00e9sente une complexit\u00e9 certaine o\u00f9 les fronti\u00e8res typologiques sont parfois poreuses.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_f88bya43ygou\"><\/a><em>Biblioth\u00e8que nationale du Cameroun<\/em><\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">La Biblioth\u00e8que nationale du Cameroun est cr\u00e9\u00e9e par le d\u00e9cret du 17 ao\u00fbt 1966, bien qu\u2019elle soit \u00e9tablie depuis 1952 \u00e0 Yaound\u00e9 (Lajeunesse, 2008, p. 24). Son r\u00f4le est de pr\u00e9server le patrimoine culturel en collectionnant et en conservant la litt\u00e9rature camerounaise faisant partie du patrimoine national (Vaughan, 1990). Jusqu\u2019en 1978, la Biblioth\u00e8que nationale partage les m\u00eames locaux que les Archives nationales, ce qui engendre de la confusion (Vaughan, 1990). Mbami Ngassa (1978) rapporte que l\u2019expression \u00ab Biblioth\u00e8que et Archives nationales \u00bb est parfois utilis\u00e9e \u00e0 tort pour d\u00e9signer ces institutions, qui sont pourtant distinctes d\u00e8s leur cr\u00e9ation en 1966 (Lajeunesse, 2008, p. 24).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">D\u00e9j\u00e0, dans un rapport publi\u00e9 par l\u2019UNESCO en 1976, des inqui\u00e9tudes \u00e9taient \u00e9mises quant \u00e0 l\u2019absence d\u2019une \u00ab vraie \u00bb biblioth\u00e8que nationale au Cameroun, c\u2019est-\u00e0-dire une biblioth\u00e8que qui collecterait toute la documentation camerounaise et publierait une bibliographie nationale (Cit\u00e9 par Vaughan, 1990). En 1990, Vaughan, consultant pour l\u2019ONU au Cameroun, \u00e9met de nouveau de telles pr\u00e9occupations. Il \u00e9crit alors : \u00ab La Biblioth\u00e8que nationale existe plus dans les rapports administratifs que dans la r\u00e9alit\u00e9 \u00bb. Il fait \u00e9tat d\u2019un non-respect du d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal et d\u2019un petit b\u00e2timent \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur duquel se trouvent une salle de lecture de quarante places et un maigre fonds documentaire, constitu\u00e9 en grande partie de dons sans grande valeur. A l\u2019\u00e9poque, la Biblioth\u00e8que nationale du Cameroun ne peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e ni comme le centre d\u2019un r\u00e9seau de biblioth\u00e8ques ni comme la repr\u00e9sentante de toutes les biblioth\u00e8ques du pays sur le plan international, nous dit Vaughan (1990).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">La Biblioth\u00e8que nationale conna\u00eet plusieurs restructurations, notamment en 1989 et en 1998. Elle est s\u00e9par\u00e9e en trois sections distinctes : acquisition et d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal, classification et catalogage ainsi que bibliographie nationale et histoire du Cameroun (consultation) (Lajeunesse, 2008, p. 24 ; Vaughan, 1990). Elle est \u00e9galement nomm\u00e9e \u00e9tablissement public et plac\u00e9e sous la responsabilit\u00e9 du Service central des livres et des biblioth\u00e8ques, qui fait partie du Minist\u00e8re de la Culture (Lajeunesse, 2008, p. 24). En 2008, on trouve \u00e0 la Biblioth\u00e8que nationale du Cameroun 64 000 volumes au total (Lajeunesse, 2008, p. 24). Au moment d\u2019\u00e9crire ces lignes, la Biblioth\u00e8que nationale du Cameroun n\u2019a pas de site web.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_4kj05wlkgm9d\"><\/a>B<em>iblioth\u00e8ques scolaires<\/em><\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Il existe, au Cameroun, des \u00e9tablissements scolaires publics ainsi que des \u00e9tablissements scolaires priv\u00e9s la\u00efcs ou confessionnels. Bien que la loi oblige tous les \u00e9tablissements \u00e0 disposer d\u2019une biblioth\u00e8que, la situation est catastrophique. Qui\u00f1ones (2016) pose la question \u00e0 savoir o\u00f9 vont les frais de scolarit\u00e9 destin\u00e9s au maintien des biblioth\u00e8ques scolaires. Kamdem Poeghla (2011) abonde dans ce sens, pr\u00e9cisant que les subventions offertes par le Minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation pour soutenir les biblioth\u00e8ques se refl\u00e8tent rarement dans la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Les biblioth\u00e8ques scolaires dans les \u00e9tablissements publics sont souvent inexistantes malgr\u00e9 le fait que les \u00e9l\u00e8ves paient un montant symbolique pour leur entretien. Lorsqu\u2019elles existent, leur fonds est souvent tr\u00e8s r\u00e9duit et presque jamais renouvel\u00e9. Certains \u00e9tablissements, comme le lyc\u00e9e G\u00e9n\u00e9ral Leclerc de Yaound\u00e9, s\u2019en sortent mieux que les autres (Kamdem Poeghla, 2011, p. 49). La situation dans les \u00e9tablissements priv\u00e9s, et plus particuli\u00e8rement les \u00e9tablissements confessionnels, est beaucoup plus reluisante. Kamdem Poeghla (2011) mentionne en effet que les biblioth\u00e8ques des coll\u00e8ges Vogt, Jean Tabi, Liberman et La Retraite sont \u00ab acceptables pour les besoins de formation de leurs \u00e9l\u00e8ves \u00bb. Or, les frais de scolarit\u00e9 dans ces \u00e9tablissements sont environ dix fois plus \u00e9lev\u00e9s que dans les \u00e9tablissements publics.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_gv7qs8hsrhbr\"><\/a>B<em>iblioth\u00e8ques universitaires<\/em><\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">On retrouve au Cameroun sept universit\u00e9s publiques et une dizaine d\u2019universit\u00e9s priv\u00e9es r\u00e9parties sur le territoire (Desrichard dans Kamdem Poeghela, 2011, p. 51). Les biblioth\u00e8ques universitaires souffrent d\u2019un manque de financement qui les emp\u00eache bien souvent de donner acc\u00e8s \u00e0 des \u00e9quipements r\u00e9cents et de renouveler leurs fonds (Kamdem Poeghla, 2011, p. 49).<\/p>\n<h4 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_e191y0s3x4ec\"><\/a>Biblioth\u00e8ques universitaires publiques<\/h4>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">La biblioth\u00e8que centrale de l\u2019Universit\u00e9 de Yaound\u00e9 I est la plus ancienne au pays. Son fonds est constitu\u00e9 d\u2019environ 1 million de volumes, soixante-huit personnes y travaillent et 680 places assises sont mises \u00e0 la disposition des membres de l\u2019universit\u00e9. Selon Kamdem Poeghla (2011), ces chiffres sont \u00e0 peine dignes d\u2019une biblioth\u00e8que universitaire. Or, le budget d\u2019acquisition de la biblioth\u00e8que de l\u2019Universit\u00e9 de Yaound\u00e9 I est extr\u00eamement variable et parfois m\u00eame inexistant, ce qui l\u2019emp\u00eache de renouveler ses collections. La situation dans les autres biblioth\u00e8ques universitaires est plut\u00f4t semblable, sinon pire. La biblioth\u00e8que centrale de l\u2019Universit\u00e9 de Dschang, par exemple, poss\u00e8de un fonds de 120 000 volumes et met 500 places assises \u00e0 la disposition de ses membres (Kamdem Poeghela, 2011, p. 49).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Plusieurs biblioth\u00e8ques universitaires publiques, notamment celle de l\u2019Universit\u00e9 de Bu\u00e9a, b\u00e9n\u00e9ficient du soutien de partenaires \u00e9trangers : services fran\u00e7ais de coop\u00e9ration, ambassade des \u00c9tats-Unis, British Council ou encore l\u2019universit\u00e9 du Maryland aux \u00c9tats-Unis et le campus de Menheim en Allemagne en sont quelques-uns (Kamdem Poeghla, 2011, p. 49).<\/p>\n<h4 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_ab9lyby3fy61\"><\/a>Biblioth\u00e8ques universitaires priv\u00e9es<\/h4>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">La biblioth\u00e8que de l\u2019Universit\u00e9 catholique d\u2019Afrique centrale (UCAC) est l\u2019une des plus fournies du secteur priv\u00e9 au Cameroun (Bekolle, 2015, p. 4). Cr\u00e9\u00e9e en 1991, elle dispose d\u2019un fonds de 70 000 volumes en date de 2011 et est une des rares biblioth\u00e8ques universitaires pr\u00e9sentes sur le Web (Kamdem Poeghla, 2011, p. 49). Organis\u00e9e en r\u00e9seau, sa biblioth\u00e8que centrale se trouve sur le campus Nkolbisson et sa principale annexe, sur le campus Ekounou. Le personnel est compos\u00e9 de quatorze personnes qualifi\u00e9es et des salles de lectures \u00ab spacieuses et a\u00e9r\u00e9es \u00bb sont mises \u00e0 la disposition des \u00e9tudiants et des professeurs. De plus, la biblioth\u00e8que offre un acc\u00e8s \u00e0 Internet \u00e0 un co\u00fbt symbolique (Bekolle, 2015, p. 4).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">L\u2019Universit\u00e9 protestante d&rsquo;Afrique centrale (UPAC) dispose elle aussi d\u2019une biblioth\u00e8que, qui se trouve dans un \u00e9tat embryonnaire. Sa collection ne contient que 30 155 ouvrages, mais elle offre une section de formation en informatique documentaire. Elle b\u00e9n\u00e9ficie aussi du soutien de la Centrale de litt\u00e9rature chr\u00e9tienne francophone (CLCF) (Kamdem Poeghla, 2011, p. 49).<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_hyn1yop7eark\"><\/a><em>Biblioth\u00e8ques municipales<\/em><\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Peu de villes au Cameroun peuvent compter sur la pr\u00e9sence d\u2019une biblioth\u00e8que municipale sur leur territoire. De fait, les municipalit\u00e9s elles-m\u00eames sont \u00ab tr\u00e8s peu enclines \u00e0 [en] cr\u00e9er\u202f\u00bb (Kamdem Poeghela, 2011, p. 49). Comme le souligne Christophe Tatdja Tchuingue, coordonnateur \u00e0 l\u2019association Solidarit\u00e9 pour l\u2019Environnement et le D\u00e9veloppement Durable (SEDD), \u00ab\u202fchaque mairie devrait avoir une biblioth\u00e8que municipale\u202f\u00bb (Qui\u00f1ones, 2016). Toutefois, sur 350 communes et communaut\u00e9s urbaines, seules cinq ont effectivement une biblioth\u00e8que (Qui\u00f1ones, 2016). La commune principale de Yaound\u00e9 ne dispose pas de biblioth\u00e8que municipale. En outre, ce type de biblioth\u00e8que, marqu\u00e9 par un processus de d\u00e9centralisation, d\u00e9pend des efforts de coop\u00e9ration avec des partenaires ext\u00e9rieurs \u00e0 la municipalit\u00e9, qui peuvent provenir par exemple d\u2019autres villes, de pays europ\u00e9ens ou des \u00c9tats-Unis (Kamdem Poeghela, 2011, p. 49). Tatdja Tchuingue remarque que les biblioth\u00e8ques municipales manquent grandement de ressources \u2013 les conseils municipaux ne leur accordent aucun budget \u2013, et leur d\u00e9veloppement est tributaire des efforts fournis par ceux et celles qui y \u0153uvrent (Qui\u00f1ones, 2016).<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_yc1179t8s11c\"><\/a><em>Biblioth\u00e8ques priv\u00e9es<\/em><\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Il convient d&rsquo;abord d\u2019apporter une pr\u00e9cision quant au sens du mot \u00ab\u202fpriv\u00e9\u202f\u00bb. D\u2019apr\u00e8s l\u2019analyse des textes de Kamdem Poeghela, de Thierry et de Qui\u00f1ones, ce terme renvoie au fait que les organisations responsables de la cr\u00e9ation, du maintien et du d\u00e9veloppement de ces biblioth\u00e8ques ne rel\u00e8vent pas des instances gouvernementales camerounaises. En outre, une biblioth\u00e8que peut \u00eatre priv\u00e9e, mais participer de la \u00ab\u202flecture publique \u00bb . Tatdja Tchuingue explique en effet que les biblioth\u00e8ques de lecture publique comprennent \u00e0 la fois les biblioth\u00e8ques municipales, et un ensemble h\u00e9t\u00e9roclite de centres de documentation priv\u00e9s et de biblioth\u00e8ques associatives (Qui\u00f1ones, 2016). Les biblioth\u00e8ques de lecture publique \u00ab\u202fallient respect du patrimoine et recherche de la modernit\u00e9\u202f\u00bb et ont un public vari\u00e9 (Qui\u00f1ones, 2016).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Les biblioth\u00e8ques priv\u00e9es du Cameroun r\u00e9sultent de \u00ab\u202fl\u2019investissement d\u2019ONG, d\u2019associations locales ou \u00e9trang\u00e8res, de fondations et parfois d\u2019op\u00e9rateurs priv\u00e9s\u202f\u00bb (Thierry, 2008). Ces biblioth\u00e8ques fonctionnent avec des ressources financi\u00e8res limit\u00e9es, mais elles affichent une d\u00e9termination \u00e0 r\u00e9pondre aux besoins des populations qu\u2019elles desservent (Kamdem Poeghela, 2011, p. 50). La biblioth\u00e8que Lucioles, situ\u00e9e \u00e0 Yaound\u00e9, constitue un exemple de biblioth\u00e8que priv\u00e9e. Fond\u00e9e par une association internationale de la\u00efcs catholiques, elle est destin\u00e9e aux enfants et aux adolescents. Elles offrent d\u2019ailleurs des services aux jeunes vivant dans la rue, et \u00e0 ceux et celles des centres d\u2019accueil de la capitale camerounaise (Kamdem Poeghela, 2011, p. 50). Un autre exemple de biblioth\u00e8que priv\u00e9e est le Centre de lecture et d\u2019animation culturelle (CLAC), fond\u00e9 \u00e0 Yaound\u00e9 en 2007 par Charles Kamdem Poeghela en partenariat avec l\u2019association Biblioth\u00e8ques Sans Fronti\u00e8res, notamment. Le CLAC a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 pour favoriser l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la lecture, au savoir et \u00e0 l\u2019information. Ouvert \u00e0 toute la population, il pr\u00e9sente une collection d\u2019environ 10\u202f000 volumes et offre divers services pour les populations d\u00e9favoris\u00e9es (Biblioth\u00e8ques Sans Fronti\u00e8res, 2017). La biblioth\u00e8que Cheikh Anta Diop, pour sa part, propose une collection scientifique pluridisciplinaire de plus de 7 000 ouvrages portant sur les questions africaines. La documentation est disponible en fran\u00e7ais, en anglais, en allemand ou dans une des 81 langues nationales camerounaise. La biblioth\u00e8que de la fondation AfricAvenir International a gagn\u00e9 le prix de la meilleure biblioth\u00e8que priv\u00e9e au Cameroun en 2015 (Journal du Cameroun, 2015). D\u2019autres biblioth\u00e8ques priv\u00e9es incluent, entre autres, la Maison des Savoirs, la biblioth\u00e8que de l\u2019orphelinat la Bonne Case, et le centre culturel Francis Bebey (Kamdem Poeghela, 2011, p. 50).<\/p>\n<h4 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_jt4k7bohwyf7\"><\/a>Biblioth\u00e8ques issues de la coop\u00e9ration diplomatique<\/h4>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Le Cameroun compte un certain nombre de biblioth\u00e8ques qui existent en raison de la coop\u00e9ration diplomatique avec d\u2019autres pays (Qui\u00f1ones, 2016). C\u2019est le cas des biblioth\u00e8ques des ambassades et de celles des organisations internationales pr\u00e9sentes au Cameroun. La biblioth\u00e8que de l\u2019ambassade des \u00c9tats-Unis, du British Council, du Goethe-Institut ainsi que celles des organisations associ\u00e9es aux Nations Unies en sont des exemples (Kamdem Poeghela, 2011, p. 50). De m\u00eame, l\u2019Institut fran\u00e7ais du Cameroun, comprend une m\u00e9diath\u00e8que dans ses locaux tant \u00e0 Yaound\u00e9 qu\u2019\u00e0 Douala (<a class=\"rId227\" href=\"http:\/\/www.ifcameroun.com\/\">http:\/\/www.ifcameroun.com\/<\/a>).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Les biblioth\u00e8ques des r\u00e9seaux de lecture publique appartiennent aussi \u00e0 ce type particulier de biblioth\u00e8ques. Selon Kamdem Poeghela (2011), il existe plusieurs r\u00e9seaux de lecture publique au Cameroun, le plus vaste \u00e9tant celui du r\u00e9seau des alliances franco-camerounaises, \u00ab\u202fassociation de droit local soutenue par la Fondation Alliance de Paris et les centres culturels fran\u00e7ais (CCF) de Yaound\u00e9 et Douala\u202f\u00bb. Cinq biblioth\u00e8ques faisaient partie du r\u00e9seau jusqu\u2019au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 (Kamdem Poeghela, 2011, p. 50). En 2016, seule celle de Garoua n\u2019\u00e9tait pas encore ferm\u00e9e ou en cours de fermeture (Qui\u00f1ones). En d\u00e9pit des difficult\u00e9s rencontr\u00e9es dans la mise en place de ce r\u00e9seau, la biblioth\u00e8que de Garoua occupe aujourd\u2019hui une place non n\u00e9gligeable dans le paysage des biblioth\u00e8ques camerounaises. D\u00e9sign\u00e9e comme une m\u00e9diath\u00e8que, elle affirme \u00eatre la plus grande biblioth\u00e8que du Grand Nord Cameroun avec ses 15\u202f000 ouvrages. Elle soutient \u00e9galement les biblioth\u00e8ques municipales et scolaires en leur offrant des documents. Enfin, son centre de ressources de l\u2019audiovisuel participe \u00e0 la pr\u00e9servation du patrimoine de la r\u00e9gion (Alliance fran\u00e7aise de Garoua, 2019).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Un autre r\u00e9seau de lecture publique est n\u00e9 d\u2019une collaboration entre les gouvernements du Cameroun et de la France. Il a fait l\u2019objet d\u2019une convention de partenariat en 1987, et d\u2019une autre en 1993 (Thierry, 2008). \u00ab\u202fCe projet ambitieux entendait alors b\u00e2tir des biblioth\u00e8ques pilotes provinciales ainsi que tout un r\u00e9seau de biblioth\u00e8que municipales \u00e0 travers le pays en suivant le mod\u00e8le fran\u00e7ais des Biblioth\u00e8que d\u00e9partementales de pr\u00eat\u202f\u00bb (Thierry, 2008). La Centrale de Lecture Publique tenait lieu d\u2019\u00e9tablissement pilote pour l\u2019implantation du r\u00e9seau. Toutefois, apr\u00e8s une dizaine d\u2019ann\u00e9es, le projet n\u2019a pas connu l\u2019essor\u202fsouhait\u00e9, car les ressources financi\u00e8res ont manqu\u00e9 (Thierry, 2008). Kamdem Poeghela (2011) affirme d\u2019ailleurs que la Centrale de Lecture Publique demeure la seule \u00ab\u202fface visible\u202f\u00bb de ce r\u00e9seau.<\/p>\n<h4 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_nof84d49x6d9\"><\/a>Biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es<\/h4>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Les biblioth\u00e8ques priv\u00e9es englobent aussi des biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es. Par exemple, le Barreau du Cameroun poss\u00e8de une biblioth\u00e8que dont le fonds comprend des codes de lois fran\u00e7ais, et l\u2019Organisation pour l\u2019harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA) poss\u00e8de une biblioth\u00e8que sp\u00e9cialis\u00e9e dans le droit des affaires (Bekolle, 2015, pp. 6-7). Une biblioth\u00e8que sp\u00e9cialis\u00e9e pour les personnes malvoyantes a \u00e9galement vu le jour en 2016 \u00e0 Douala. Elle met \u00e0 la disposition de ses usagers, moyennant un acc\u00e8s \u00e0 faible co\u00fbt et parfois gratuit, une importante collection de livres en braille ainsi que des logiciels adapt\u00e9s permettant, entre autres, de grossir la taille des caract\u00e8res (Journal du Cameroun, 2016).<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_v9plm77fqhyf\"><\/a><strong>Cadre \u00e9ducatif en sciences de l\u2019information et des biblioth\u00e8ques<\/strong><\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">La formation des biblioth\u00e9caires au Cameroun est n\u00e9e de l\u2019\u00e9volution postcoloniale du pays. Avant l\u2019ind\u00e9pendance, le Cameroun, comme les autres colonies subsahariennes de langue fran\u00e7aise, n\u2019offrait pas de \u00ab programme formel de formation professionnelle [pour les] biblioth\u00e9caires \u00bb (Dione, 2015, p. 2). Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1960, une disparit\u00e9 appara\u00eet relativement \u00e0 la formation en biblioth\u00e9conomie entre les anciennes colonies de langue anglaise et celles de langue fran\u00e7aise, \u00e0 la d\u00e9faveur de ces derni\u00e8res. Pour pallier cette disparit\u00e9, l\u2019UNESCO s\u2019associe au gouvernement du S\u00e9n\u00e9gal pour fonder \u00e0 Dakar, en 1962, le Centre R\u00e9gional de Formation de Biblioth\u00e9caires (CRFB), ouvert aux \u00e9tudiants de nombreux pays africains, dont le Cameroun (Dione, 2015, p. 4). En 1967, le CRFB est rattach\u00e9 \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Dakar et devient l\u2019\u00c9cole de Biblioth\u00e9caires, Archivistes et Documentalistes (EBAD) (Dione, 2015, p. 5). Les biblioth\u00e9caires camerounais ont donc d\u00fb, pendant plusieurs dizaines d\u2019ann\u00e9es, s\u2019expatrier afin de recevoir une formation.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Le premier programme de formation en biblioth\u00e9conomie au Cameroun appara\u00eet dans les ann\u00e9es 1970. Il est issu d\u2019une consultation men\u00e9e en 1975 par le Centre R\u00e9gional de Promotion du Livre en Afrique et est offert par l\u2019\u00c9cole Sup\u00e9rieure des Sciences et Techniques de l\u2019Information et de la Communication (ESSTIC). L\u2019ESSTIC puise ses origines dans la nationalisation et la transformation de l\u2019\u00c9cole Sup\u00e9rieure Internationale de Journalisme de Yaound\u00e9 (ESIJY) dans les ann\u00e9es 1980 et 1990 (Dione, 2015, p. 7). L\u2019ESSTIC est aujourd\u2019hui rattach\u00e9e \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Yaound\u00e9 II. Elle offre une licence professionnelle en information documentaire, une ma\u00eetrise professionnelle en ing\u00e9nierie documentaire et archivistique, une ma\u00eetrise de recherche et un doctorat en sciences de l\u2019information et de la communication (s. d.).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Outre l\u2019ESSTIC, d\u2019autres institutions dispensent aujourd\u2019hui des formations en sciences de l\u2019information, comme l\u2019Institut panafricain pour le d\u00e9veloppement en Afrique centrale (IPD-AC), situ\u00e9 \u00e0 Douala et cr\u00e9\u00e9 en 1965, et l\u2019Universit\u00e9 protestante d\u2019Afrique centrale (UPAC) (Desrichard dans Kamdem Poeghela, 2011, p. 51). Cette derni\u00e8re propose des programmes de licence et de ma\u00eetrise dans le domaine (Universit\u00e9 protestante d\u2019Afrique centrale, s. d.).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Enfin, la formation en biblioth\u00e9conomie se fait aussi \u00e0 plus petite \u00e9chelle, avec les ateliers offerts par l\u2019association SEDD pour les biblioth\u00e9caires en milieux scolaire et municipal (Qui\u00f1ones, 2016).<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_vpqftzja6ov5\"><\/a><strong>Association de biblioth\u00e8ques<\/strong><\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Au niveau national, la plus grande association de professionnels de l\u2019information est l\u2019Association des biblioth\u00e9caires, archivistes, documentalistes et mus\u00e9ographes du Cameroun, aussi appel\u00e9e Abadcam (Kamdem Poeghla, 2011, p. 52). Cr\u00e9\u00e9e en 1973, l\u2019association a longtemps \u00e9t\u00e9 dans un \u00e9tat latent. Or, r\u00e9cemment, un groupe de jeunes professionnels s\u2019est impliqu\u00e9 afin de la faire revivre (IFLA, 2016).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">L\u2019Abadcam b\u00e9n\u00e9ficie notamment du soutien de la F\u00e9d\u00e9ration internationale des associations et institutions de biblioth\u00e8que (IFLA) \u00e0 travers son programme <em>Building Strong Library Associations <\/em>(BSLA). Alim Garga, en plus de s\u2019impliquer dans de nombreuses associations documentaires, agit \u00e0 titre de coordonnateur de l\u2019IFLA au Cameroun (IFLA, 2016). L\u2019objectif du programme BSLA est d\u2019offrir des opportunit\u00e9s d\u2019implication aux professionnels de l\u2019information tout en valorisant la profession. Un premier atelier de formation, offert en janvier 2011 au Cameroun, a permis de faire rena\u00eetre l\u2019Abadcam, alors constitu\u00e9e de 25 membres. Un deuxi\u00e8me atelier s\u2019est d\u00e9roul\u00e9 en novembre de la m\u00eame ann\u00e9e et a aussi rencontr\u00e9 un beau succ\u00e8s. Lors de ces ateliers, les professionnels de l\u2019information camerounais ont pu discuter des probl\u00e8mes et des solutions propres \u00e0 leur situation. Les ateliers de formation, tout comme la visite de la pr\u00e9sidente de l\u2019IFLA au Cameroun en f\u00e9vrier 2011, ont grandement contribu\u00e9 \u00e0 visibiliser la profession de biblioth\u00e9caire au pays. En juillet 2011, une cinquantaine de personnes ont particip\u00e9 \u00e0 l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019Abadcam (Were, 2011). L\u2019association a vu cro\u00eetre le nombre de ses membres depuis le d\u00e9but du programme BSLA (IFLA, 2011). Selon Dione, de telles associations jouent un r\u00f4le tr\u00e8s important dans la valorisation et la mise en lumi\u00e8re de la profession de biblioth\u00e9caire aupr\u00e8s des d\u00e9cideurs et des populations (Dione, 2015, p. 12).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Durant la pand\u00e9mie de COVID-19, l\u2019Abadcam a gard\u00e9 le contact avec ses membres en organisant des discussions sur l\u2019application WhatsApp. Les priorit\u00e9s futures de l\u2019association, entre autres, ont \u00e9t\u00e9 discut\u00e9es. Une collaboration a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 mise en place avec le minist\u00e8re de la Culture ainsi que l&rsquo;Universit\u00e9 de Bamenda afin de coordonner l\u2019archivage des documents traitant de la pand\u00e9mie (IFLA, 2020).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Toujours au niveau national, mentionnons \u00e9galement \u00ab Kalati, on lit au Cameroun \u00bb, une association bas\u00e9e en France mais \u0153uvrant dans les deux pays avec \u00ab pour objectifs d\u2019aider \u00e0 la cr\u00e9ation et \u00e0 l\u2019\u00e9quipement de biblioth\u00e8ques dans les villages, les \u00e9coles et lyc\u00e9es, les villages d\u2019enfants, les prisons\u2026, et de former \u00e0 la gestion et \u00e0 l\u2019animation les personnes responsables des biblioth\u00e8ques cr\u00e9\u00e9es \u00bb (Kamdem Poeghla, 2011, p. 50). Cette association tr\u00e8s dynamique contribue de fa\u00e7on importante \u00e0 la cr\u00e9ation et au soutien des biblioth\u00e8ques au Cameroun (Kamdem Poeghla, 2011, p. 50). Pendant la pand\u00e9mie, elle a offert, en collaboration avec l\u2019Alliance Franco-camerounaise (AFC) de Dschang, des ateliers ayant pour but de d\u00e9velopper le go\u00fbt de la lecture chez les enfants (Labou, 2020). L\u2019association dispose d\u2019un site web o\u00f9 elle publie r\u00e9guli\u00e8rement des articles et des nouvelles (<a class=\"rId228\" href=\"https:\/\/www.munakalati.org\/\">https:\/\/www.munakalati.org\/<\/a>).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Au niveau international, des professionnels de l\u2019information camerounais s\u2019impliquent dans l\u2019IFLA et dans l\u2019Association internationale francophone des biblioth\u00e9caires et documentalistes (AIFBD). La pr\u00e9sidente actuelle de l\u2019AIFBD est la Camerounaise Marie Sophie Dibounje Madiba, qui travaille \u00e9galement \u00e0 l\u2019OHADA (Bonilla de la Plata, 2020).<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_dzodthugc29n\"><\/a><strong>Cadre l\u00e9gislatif<\/strong><\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">La recherche d\u2019informations relatives au cadre l\u00e9gislatif des biblioth\u00e8ques du Cameroun n\u2019a produit que des r\u00e9sultats fragmentaires. Kamdem Poeghela (2011) explique que les biblioth\u00e8ques du Cameroun sont \u00ab relativement jeunes \u00bb, tout comme la cha\u00eene du livre, et que la pr\u00e9sence des biblioth\u00e8ques est loin d\u2019\u00eatre g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e sur l\u2019ensemble du territoire. Par ailleurs, en 2011, il n\u2019existait toujours aucune loi qui d\u00e9finissait les diff\u00e9rents m\u00e9tiers associ\u00e9s aux biblioth\u00e8ques (Kamdem Poeghela, p. 52). Malgr\u00e9 tout, il existe quelques \u00e9l\u00e9ments l\u00e9gislatifs, ou \u00e0 tout le moins gouvernementaux, qui sous-tendent l\u2019action des biblioth\u00e8ques.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Ainsi, la biblioth\u00e8que nationale a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e, puis r\u00e9organis\u00e9e, par diff\u00e9rents d\u00e9crets au fil du si\u00e8cle dernier. De m\u00eame, les modalit\u00e9s entourant le d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9finies par les \u00ab [d\u00e9crets] du 17 juillet 1946 et du 17 ao\u00fbt 1966 modifi\u00e9s le 3 janvier 1973 et compl\u00e9t\u00e9s par la loi n\u00ba 90.52 du 19 d\u00e9cembre 1990 relative \u00e0 la communication sociale \u00bb (Lajeunesse, 2008, p. 24). Une autre loi, la n\u00b0 2000-5 adopt\u00e9e le 17 avril 2000, encadre aussi le d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal (Journal officiel de la R\u00e9publique du Cameroun, 2000). Du c\u00f4t\u00e9 des biblioth\u00e8ques scolaires, Christian Elongu\u00e9 (2020) explique que la loi oblige chaque \u00e9cole \u00e0 poss\u00e9der une biblioth\u00e8que, et que le minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation nationale accorde annuellement des subventions aux \u00e9tablissements d\u2019enseignements pour soutenir leurs biblioth\u00e8ques. En outre, des d\u00e9cisions gouvernementales fa\u00e7onnent le d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques municipales. Dans la description typologique, il \u00e9tait question de la d\u00e9centralisation op\u00e9r\u00e9e par l\u2019\u00c9tat camerounais. Celle-ci \u00ab fait obligation aux mairies de s\u2019occuper de la culture et donc de cr\u00e9er des biblioth\u00e8ques et de recruter des professionnels pour s\u2019en occuper \u00bb (Kamdem Poeghela, 2011, p. 52).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Enfin, il convient de souligner les efforts d\u00e9ploy\u00e9s par le minist\u00e8re des Arts et de la Culture (2020) pour d\u00e9velopper les biblioth\u00e8ques avec la cr\u00e9ation d\u2019une Direction du livre et de la lecture, qui comprend la Sous-direction du livre et des biblioth\u00e8ques. Cette sous-direction a notamment pour mission de mettre en \u0153uvre la modernisation des biblioth\u00e8ques. S\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019un cadre l\u00e9gislatif \u00e0 proprement parler, il s\u2019agit tout de m\u00eame d\u2019un cadre d\u00e9cisionnel qui vient chapeauter les biblioth\u00e8ques camerounaises.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_qx8hu82dao6a\"><\/a><strong>Informations compl\u00e9mentaires\/particularit\u00e9s<\/strong><\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">La biblioth\u00e9conomie au Cameroun est confront\u00e9e \u00e0 de nombreux d\u00e9fis sociaux, professionnels et politiques. Par exemple, les livres co\u00fbtent cher, leur acc\u00e8s est difficile, et le public lit surtout pour r\u00e9pondre \u00e0 un besoin li\u00e9 au travail, \u00e0 l\u2019\u00e9cole (Kamdem Poeghela, 2011, p. 48). En outre, la profession de biblioth\u00e9caire n\u2019est pas suffisamment valoris\u00e9e, et les programmes de formations ne r\u00e9pondent pas \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 africaine (Johnson, 2007, p. 69). Par ailleurs, les biblioth\u00e8ques camerounaises ont une pr\u00e9sence plut\u00f4t effac\u00e9e sur les r\u00e9seaux sociaux (Bekolle, 2015, p. 11). Enfin, les gouvernements apportent un soutien limit\u00e9 aux biblioth\u00e8ques (Biblioth\u00e8ques Sans Fronti\u00e8res, 2017).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;\">Pourtant, certains \u00e9l\u00e9ments s\u2019av\u00e8rent positifs pour assurer le d\u00e9veloppement de la biblioth\u00e9conomie camerounaise. Tel que d\u00e9crit plus haut, le minist\u00e8re des Arts et de la Culture cherche \u00e0 valoriser la lecture et les biblioth\u00e8ques avec la cr\u00e9ation d\u2019une sous-direction relative \u00e0 ces enjeux. De m\u00eame, en novembre 2020, le gouvernement du Cameroun a lanc\u00e9 un appel d\u2019offres afin de construire des biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es et d\u2019am\u00e9nager des salles de classes sur les campus de l\u2019\u00c9cole Nationale Sup\u00e9rieure des Postes, des T\u00e9l\u00e9communications et des Technologies de l&rsquo;Information et de la Communication (SUP&rsquo;PTIC) \u00e0 Yaound\u00e9 et \u00e0 Bu\u00e9a (Banque africaine de d\u00e9veloppement). Les activit\u00e9s r\u00e9centes de l\u2019Abadcam t\u00e9moignent \u00e9galement de l\u2019engagement de nombreux biblioth\u00e9caires camerounais envers leur profession. Ces actions apportent de l\u2019espoir quant \u00e0 l\u2019\u00e9volution de la biblioth\u00e9conomie au Cameroun.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_1elvogvdhli8\"><\/a><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Alliance fran\u00e7aise de Garoua. (2019). <em>M\u00e9diath\u00e8que<\/em>. <a class=\"rId229\" href=\"http:\/\/alliancefrancaisegaroua.org\/mediatheque\/\">http:\/\/alliancefrancaisegaroua.org\/mediatheque\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Banque africaine de d\u00e9veloppement. (2020, 4 novembre). <em>AAO \u2013 Cameroun \u2013 Construction de biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es et am\u00e9nagement de salles de classe sur les deux sites de Sup\u2019ptic (Yaound\u00e9 et Buea)<\/em>. <a class=\"rId230\" href=\"https:\/\/www.afdb.org\/en\/documents\/aao-cameroun-construction-de-bibliotheques-specialisees-et-amenagement-de-salles-de-classe-sur-les-deux-sites-de-supptic-yaounde-et-buea\">https:\/\/www.afdb.org\/en\/documents\/aao-cameroun-construction-de-bibliotheques-specialisees-et-amenagement-de-salles-de-classe-sur-les-deux-sites-de-supptic-yaounde-et-buea<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Bekolle, Monique Marguerite. (2015). <em>L\u2019offre en tic de l\u2019information juridique et l\u00e9gale au Cameroun : le r\u00f4le des biblioth\u00e8ques et des biblioth\u00e9caires<\/em> [communication]. Congr\u00e8s mondial des biblioth\u00e8ques et de l&rsquo;information<a class=\"rId231\" href=\"http:\/\/library.ifla.org\/view\/conferences\/2015\/\">, Cape Town, <\/a>Afrique du Sud. <a class=\"rId232\" href=\"http:\/\/library.ifla.org\/id\/eprint\/1215\">http:\/\/library.ifla.org\/id\/eprint\/1215<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Biblioth\u00e8ques Sans Fronti\u00e8res. (2017, 6 avril). <em>Au Cameroun, le CLAC f\u00eate ses 10 ans.<\/em> <a class=\"rId233\" href=\"https:\/\/www.bibliosansfrontieres.org\/2017\/04\/06\/au-cameroun-le-centre-de-lecture-et-danimation-culturelle-fete-ses-10-ans\/\">https:\/\/www.bibliosansfrontieres.org\/2017\/04\/06\/au-cameroun-le-centre-de-lecture-et-danimation-culturelle-fete-ses-10-ans\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Bonilla de la Plata, Christopher. (2020, 11 septembre). <em>Pr\u00e9sentation du nouveau conseil d\u2019administration<\/em>. Association internationale francophone des biblioth\u00e9caires et documentalistes. <a class=\"rId234\" href=\"https:\/\/www.aifbd.org\/presentation-du-nouveau-conseil-dadministration-2\/\">https:\/\/www.aifbd.org\/presentation-du-nouveau-conseil-dadministration-2\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Central Intelligence Agency. (2020, 24 novembre). <em>Africa :: Cameroon<\/em>. The World Factbook. <a class=\"rId235\" href=\"https:\/\/www.cia.gov\/library\/publications\/the-world-factbook\/geos\/cm.html\">https:\/\/www.cia.gov\/library\/publications\/the-world-factbook\/geos\/cm.html<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Cameroun. (2020, 10 d\u00e9cembre). Dans <em>Wikip\u00e9dia<\/em>. <a class=\"rId236\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Cameroun\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Cameroun<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Dione, Bernard. (2015). La formation des biblioth\u00e9caires en Afrique francophone subsaharienne : Aujourd\u2019hui et demain. <a class=\"rId237\" href=\"https:\/\/www.researchgate.net\/publication\/282945827_La_formation_des_bibliothecaires_en_Afrique_francophone_subsaharienne_Aujourd'hui_et_demain\">https:\/\/www.researchgate.net\/publication\/282945827_La_formation_des_bibliothecaires_en_Afrique_francophone_subsaharienne_Aujourd&rsquo;hui_et_demain<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Elongu\u00e9, Christian. (2020, 13 avril). <em>Comment les biblioth\u00e8ques peuvent contribuer \u00e0 la pr\u00e9vention des conflits au Cameroun<\/em>. Nkafu Policy Institute. <a class=\"rId238\" href=\"https:\/\/nkafu.org\/comment-les-bibliotheques-peuvent-contribuer-a-la-prevention-des-conflits-au-cameroun\/\">https:\/\/nkafu.org\/comment-les-bibliotheques-peuvent-contribuer-a-la-prevention-des-conflits-au-cameroun\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Engueleguele, M., Froelich, J., Pourtier, R. (2020). <em>Cameroun<\/em>. Encyclop\u00e6dia Universalis. <a class=\"rId239\" href=\"http:\/\/www.universalis-edu.com\/encyclopedie\/cameroun\/\">http:\/\/www.universalis-edu.com\/encyclopedie\/cameroun\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Institut fran\u00e7ais du Cameroun. (s. d.). <em>Liens utiles<\/em>. <a class=\"rId240\" href=\"https:\/\/www.ifcameroun.com\/category\/yaounde\/ifc\/liens-utiles\/\">https:\/\/www.ifcameroun.com\/category\/yaounde\/ifc\/liens-utiles\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">International Federation of Library Associations and Institutions. (2011, 5 juillet). <em>Cameroon: Membership growing, strategic planning underway and General Assembly held<\/em>. <a class=\"rId241\" href=\"https:\/\/www.ifla.org\/news\/cameroon-membership-growing-strategic-planning-underway-and-general-assembly-held\">https:\/\/www.ifla.org\/news\/cameroon-membership-growing-strategic-planning-underway-and-general-assembly-held<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">International Federation of Library Associations and Institutions. (2016, 15 d\u00e9cembre). <em>BLSA Country Project: Cameroon<\/em>. <a class=\"rId242\" href=\"https:\/\/www.ifla.org\/bsla\/country-reports\/cameroon\">https:\/\/www.ifla.org\/bsla\/country-reports\/cameroon<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">International Federation of Library Associations and Institutions. (2020, 13 octobre). <em>COVID-19 and the Global Library Field<\/em>. <a class=\"rId243\" href=\"https:\/\/www.ifla.org\/covid-19-and-libraries\">https:\/\/www.ifla.org\/covid-19-and-libraries<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Johnson, Catherine Anne. (2007). Development of Library and Information Science Education in Africa. T<em>he International Information &amp; Library Review, 39<\/em>(2), 64-71. <a class=\"rId244\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.iilr.2007.02.011\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.iilr.2007.02.011<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Journal du Cameroun. (2015, 6 juillet). <em>Concours des biblioth\u00e8ques du Cameroun, \u00ab Cheikh Anta Diop \u00bb remporte le 1er prix<\/em>. <a class=\"rId245\" href=\"https:\/\/www.journalducameroun.com\/concours-des-bibliotheques-du-cameroun-cheikh-anta-diop-remporte-le-1er-prix\/\">https:\/\/www.journalducameroun.com\/concours-des-bibliotheques-du-cameroun-cheikh-anta-diop-remporte-le-1er-prix\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Journal du Cameroun. (2016, 17 ao\u00fbt). <em>Le Cameroun poss\u00e8de une biblioth\u00e8que pour d\u00e9ficients visuels<\/em>. <a class=\"rId246\" href=\"https:\/\/www.journalducameroun.com\/le-cameroun-possede-une-bibliotheque-pour-deficients-visuels\/\">https:\/\/www.journalducameroun.com\/le-cameroun-possede-une-bibliotheque-pour-deficients-visuels\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Journal officiel de la R\u00e9publique du Cameroun. (2000, janvier). <a class=\"rId247\" href=\"https:\/\/www.barreaucameroun.org\/site\/pdf\/jo\/JO%20-%202000%20-%20n%c2%b01.pdf\">https:\/\/www.barreaucameroun.org\/site\/pdf\/jo\/JO%20-%202000%20-%20n%c2%b01.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Kamdem Poeghela, Charles. (2011). O\u00f9 en seront les biblioth\u00e8ques camerounaises dans dix ans ? <em>Bulletin des biblioth\u00e8ques de France (BBF)<\/em>, 6, 48-52. <a class=\"rId248\" href=\"https:\/\/bbf.enssib.fr\/consulter\/bbf-2011-06-0048-005\">https:\/\/bbf.enssib.fr\/consulter\/bbf-2011-06-0048-005<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Labou, Hermann. (2020, 30 septembre). <em>Vacances 2020 : Les Enfants Apprennent \u00c0 Lire Et \u00c0 \u00c9crire Aux Ateliers De Muna Kalati<\/em>. Muna Kalati. <a class=\"rId249\" href=\"https:\/\/www.munakalati.org\/vacances-2020-les-enfants-apprennent-a-lire-et-a-ecrire-aux-ateliers-de-muna-kalati\/\">https:\/\/www.munakalati.org\/vacances-2020-les-enfants-apprennent-a-lire-et-a-ecrire-aux-ateliers-de-muna-kalati\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Lajeunesse, Marcel. (2008). Les biblioth\u00e8ques nationales de la francophonie. <a class=\"rId250\" href=\"https:\/\/www.banq.qc.ca\/documents\/a_propos_banq\/nos_publications\/nos_publications_a_z\/Bibliotheques_nationales_Francophonie.pdf\">https:\/\/www.banq.qc.ca\/documents\/a_propos_banq\/nos_publications\/nos_publications_a_z\/Bibliotheques_nationales_Francophonie.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Manning, Patrick. (1999). Francophone Sub-Saharan Africa 1880\u20131995. Cambridge University Press. <a class=\"rId251\" href=\"https:\/\/ebookcentral.proquest.com\/lib\/umontreal-ebooks\/detail.action?docID=201628\">https:\/\/ebookcentral.proquest.com\/lib\/umontreal-ebooks\/detail.action?docID=201628<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Mbami Ngassa, Bernadette. (1978). <em>Les archives au Cameroun<\/em> [m\u00e9moire, \u00c9cole nationale sup\u00e9rieure de biblioth\u00e9caires]. Enssib. <a class=\"rId252\" href=\"https:\/\/www.enssib.fr\/bibliotheque-numerique\/notices\/63875-les-archives-au-cameroun\">https:\/\/www.enssib.fr\/bibliotheque-numerique\/notices\/63875-les-archives-au-cameroun<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Minist\u00e8re des Arts et de la Culture. (2020). <em>La sous-direction du d\u00e9veloppement de la lecture et des biblioth\u00e8ques. <\/em><a class=\"rId253\" href=\"https:\/\/minac.cm\/officiel\/ar\/programmes-et-services-ll\/ministere\/organisation-du-ministere\/organisation-du-ministere\/la-direction-du-livre-et-de-la-lecture\/la-sous-direction-du-developpement-de-la-lecture-et-d\/la-sous-direction-du-developpement-de-la-lecture-et-des-bib\"><em>https:\/\/minac.cm\/officiel\/ar\/programmes-et-services-ll\/ministere\/organisation-du-ministere\/organisation-du-ministere\/la-direction-du-livre-et-de-la-lecture\/la-sous-direction-du-developpement-de-la-lecture-et-d\/la-sous-direction-du-developpement-de-la-lecture-et-des-bib<\/em><\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Qui\u00f1ones, Viviana. (2016, 18 novembre). Un prix pour dynamiser les biblioth\u00e8ques du Cameroun. <em>Takam Tikou<\/em>. <a class=\"rId254\" href=\"https:\/\/takamtikou.bnf.fr\/vie_des_bibliotheques\/2016-11-18\/un-prix-pour-dynamiser-les-biblioth-ques-du-cameroun\">https:\/\/takamtikou.bnf.fr\/vie_des_bibliotheques\/2016-11-18\/un-prix-pour-dynamiser-les-biblioth-ques-du-cameroun<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Thierry, Rapha\u00ebl. (2008). Dossier n\u00b02: la situation du livre au Cameroun (janvier-juillet 2008). <em>EditAfrica<\/em>. <a class=\"rId255\" href=\"http:\/\/www.editafrica.com\/synthese-des-recherches-menees-de-janvier-a-juillet-2008\/\">http:\/\/www.editafrica.com\/synthese-des-recherches-menees-de-janvier-a-juillet-2008\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Universit\u00e9 de Yaound\u00e9 II. (s. d.). <em>\u00c9cole Sup\u00e9rieure des Sciences et Techniques de l\u2019Information et de la Communication<\/em>. <a class=\"rId256\" href=\"https:\/\/www.univ-yaounde2.org\/esstic\/\">https:\/\/www.univ-yaounde2.org\/esstic\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Universit\u00e9 protestante d\u2019Afrique central. (s. d.) <em>Curriculum science de l\u2019information<\/em>. <a class=\"rId257\" href=\"http:\/\/www.upac.info\/images\/FSSRI\/3.2_CURRICULUM_SCIENCE_DE_LINFORMATION.pdf\">http:\/\/www.upac.info\/images\/FSSRI\/3.2_CURRICULUM_SCIENCE_DE_LINFORMATION.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Vaughan, Anthony. (1990). \u00c9tude de faisabilit\u00e9 sur la cr\u00e9ation d&rsquo;une \u00e9cole de sciences de l&rsquo;information: Cameroun &#8211; (mission). <em>UNESCO<\/em>. <a class=\"rId258\" href=\"https:\/\/unesdoc.unesco.org\/ark:\/48223\/pf0000088019\">https:\/\/unesdoc.unesco.org\/ark:\/48223\/pf0000088019<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify; text-justify: inter-ideograph; margin-left: 28.3464566929134pt; text-indent: 28.3464566929134pt;\">Were, Jacinta. (2011, 16 d\u00e9cembre). <em>Cameroon: BSLA second workshop raises visibility of a young association<\/em>. IFLA. <a class=\"rId259\" href=\"https:\/\/www.ifla.org\/news\/cameroon-bsla-second-workshop-raises-visibility-of-a-young-association\">https:\/\/www.ifla.org\/news\/cameroon-bsla-second-workshop-raises-visibility-of-a-young-association<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 28.3465pt; text-indent: 28.3465pt; text-align: justify;\">\n<\/div>\n","protected":false},"author":1,"menu_order":9,"template":"","meta":{"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":[],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[],"license":[],"class_list":["post-31","chapter","type-chapter","status-publish","hentry"],"part":3,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/31","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/31\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":128,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/31\/revisions\/128"}],"part":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/3"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/31\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=31"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=31"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=31"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=31"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}