{"id":40,"date":"2024-06-13T13:43:25","date_gmt":"2024-06-13T17:43:25","guid":{"rendered":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/chapter\/italie\/"},"modified":"2024-06-13T13:56:48","modified_gmt":"2024-06-13T17:56:48","slug":"italie","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/chapter\/italie\/","title":{"raw":"Italie","rendered":"Italie"},"content":{"raw":"<div class=\"italie-\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">(Ilana Campellone, Alain Provencher)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Profil du pays<\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">L\u2019Italie, sans nul doute, figure parmi les civilisations qui auront le plus marqu\u00e9 l\u2019histoire notamment en raison de son immense apport culturel, et ce, \u00e0 chacune des grandes p\u00e9riodes marquantes de l\u2019histoire. L'Italie poss\u00e8de un pass\u00e9 riche en ce qui a trait \u00e0 ses penseurs et \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019une rh\u00e9torique philosophique, scientifique et politique avec des \u00e9rudits comme Giordano Bruno, Galil\u00e9e et Pic de la Mirandole qui vont apporter de nouvelles visions du monde bien souvent aux d\u00e9pens de leur vie. L\u2019apport culturel de l\u2019Italie est aussi impressionnant. De grands cr\u00e9ateurs ont fa\u00e7onn\u00e9 un art nouveau que d\u2019autres ont suivi, adopt\u00e9. Locomotive d\u2019innovations et de grandes r\u00e9volutions artistiques; nous n\u2019avons qu\u2019\u00e0 penser \u00e0 des noms comme Giulio Caccini, Giovanni Battista Pergolesi, Antonio Vivaldi, Ottorino Respighi en musique, Dante Alighieri, P\u00e9trarque, Italo Calvino et Umberto Eco en litt\u00e9rature ou bien encore ce qui allait devenir la grande \u00e9cole de l\u2019op\u00e9ra italien avec Gioachino Rossini, Giuseppe Verdi, Vincenzo Bellini et Gaetano Donizetti. Le monde des arts visuels n\u2019est pas en reste avec ces Michelangelo, Leonardo da Vinci, Sandro Botticelli pour ne nommer que ceux-l\u00e0.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">L\u2019Italie de par son \u00e9tendue et sa position g\u00e9ographique pr\u00e9sente une vari\u00e9t\u00e9 de milieux climatiques. Ce pays, quasi insulaire, dont une grande partie de son territoire est entour\u00e9 par les mers du bassin m\u00e9diterran\u00e9en, est strat\u00e9giquement positionn\u00e9 bien au centre de l\u2019Europe. Un climat montagnard avec ses quatre saisons pour ses r\u00e9gions plus au nord et un climat m\u00e9diterran\u00e9en pour sa partie centrale et plus au sud ou le continent se retrouve au c\u0153ur de la m\u00e9diterran\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Huiti\u00e8me puissance \u00e9conomique au monde, l\u2019Italie fait partie des six membres fondateurs de la CEE (Communaut\u00e9 \u00e9conomique europ\u00e9enne) en 1957 qui allait \u00eatre englob\u00e9e dans ce qui allait devenir l\u2019Union europ\u00e9enne en 1993. Avec plus de 60\u2009000\u2009000 d\u2019habitants et ses 76 si\u00e8ges sur 705 au Parlement de l\u2019Union europ\u00e9enne, l\u2019Italie se retrouve en quatri\u00e8me position en termes d\u2019importance et de voix au chapitre sur les 27 pays qui la constitue (site du parlement europ\u00e9en).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Histoire<\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Comme c\u2019est le cas pour bien des civilisations, l\u2019histoire des biblioth\u00e8ques italiennes remonte aux premiers scribes et copistes dont la fonction \u00e9tait de conserver et de diffuser la connaissance. L\u2019accumulation progressive en collections priv\u00e9es de m\u00eame que l\u2019acc\u00e8s \u00e0 ces collections par les \u00e9rudits, les personnes de savoir forg\u00e8rent progressivement, notamment \u00e0 partir de la fin du XIVe si\u00e8cle, le concept de biblioth\u00e8que (Blin et Tammaro, 2013).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Bien avant que la R\u00e9publique d\u2019Italie soit instaur\u00e9e en 1946, \u00e0 l\u2019\u00e9poque du royaume d\u2019Italie (1861-1946) l\u2019\u00e9tat des biblioth\u00e8ques semblait satisfaisant. Une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e en 1863 sur l\u2019ensemble du royaume italien faisait mention de 210 biblioth\u00e8ques. 164 d\u2019entre elles \u00e9taient ouvertes aux citoyens, les autres priv\u00e9es, et l\u2019on comptait environ 4\u2009500\u2009000 ouvrages ce qui en faisait la plus grande collection d\u2019Europe (Aghemo, 2013). En 1914, la F\u00e9d\u00e9ration italienne des biblioth\u00e8ques populaire (fond\u00e9e en 1867 \u00e0 Milan) rapporte 1500 biblioth\u00e8ques sur le territoire (Blin et Tammaro, 2013).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\u00c0 la diff\u00e9rence de pays comme la France, le Royaume-Uni, l\u2019Allemagne et le Canada, l\u2019Italie ne poss\u00e8de pas une biblioth\u00e8que nationale centrale unique, mais bien deux, une \u00e0 Florence et l\u2019autre \u00e0 Rome, investies de missions similaires, dont le r\u00f4le de d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal, mais g\u00e9rer de fa\u00e7on autonome.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">En 1875 on voit la cr\u00e9ation de la Biblioth\u00e8que nationale de Rome et inaugur\u00e9e le 14 mars 1876. Elle rejoint celles de Florence, Naples et Turin. Quelques ann\u00e9es plus tard, en 1879, elle fermera ses portes momentan\u00e9ment en raison de probl\u00e8mes d\u2019approvisionnement et de gestion (ouvrages obsol\u00e8tes, doublons, etc.). \u00c0 cette \u00e9poque, ces quatre institutions se retrouvaient sur un pied d\u2019\u00e9galit\u00e9. En 1885, on nomme Rome et Florence biblioth\u00e8ques nationales centrales et Naples et Turin comme biblioth\u00e8ques nationales. La citation qui suit pr\u00e9sente les missions de ces biblioth\u00e8ques telles qu\u2019elles apparaissent dans un r\u00e8glement du 28 octobre 1885:<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u2009<em>Rassembler et organiser les publications dans le domaine du droit de l\u2019imprimerie, enrichir les fonds litte\u0301raires et scientifiques pour pre\u0301senter de manie\u0300re exhaustive l\u2019histoire de la pense\u0301e italienne; se procurer les \u0153uvres e\u0301trange\u0300res plus connues pour illustrer l\u2019Italie dans son histoire ou dans sa culture scientifique, artistique et litte\u0301raire ; repre\u0301senter aussi la culture \u00e9trang\u00e8re dans sa continuit\u00e9.\u2009\u00bb <\/em>RD 28 ottobre 1885, n. 3162, <em>Regolamento organico delle biblioteche governative del Regno<\/em>, art. 4. (Aghemo, 2013).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Les donn\u00e9es budg\u00e9taires et d\u2019emplois recueillis en 2013 mentionnaient pour la Biblioth\u00e8que de Florence un montant de 3\u2009100\u2009871 euros, 188 emplois et 40 postes de biblioth\u00e9caires et pour celle de Rome, un budget de 2\u2009686\u2009154 euros, 236 emplois et 74 postes de biblioth\u00e9caires (Aghemo, 2013).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Le concept de biblioth\u00e8ques publiques en Italie voit le jour dans la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du XIXe si\u00e8cle. La toute premi\u00e8re biblioth\u00e8que de pr\u00eat est fond\u00e9e par Antonio Bruni (1843-1892), homme de lettres et philosophe, en 1861 \u00e0 Prato dans la r\u00e9gion de la Toscane actuelle. On rapporte que pour environ 30 sous par mois on pouvait emprunter diff\u00e9rents documents. Les biblioth\u00e8ques de cette \u00e9poque ne sont pas encore financ\u00e9es par l\u2019\u00e9tat, mais principalement par des communaut\u00e9s religieuses. Les biblioth\u00e8ques sont donc publiques par leur acc\u00e8s possible au grand public et non dans un sens d\u2019institution d\u2019\u00c9tat. On voit les premi\u00e8res subventions de l\u2019\u00e9tat en 1866 et le concept de biblioth\u00e8que publique appara\u00eet plut\u00f4t sous la forme de biblioth\u00e8que populaire, <em>biblioteca popolare<\/em>, qui vise principalement l\u2019\u00e9ducation (Blin et Tammaro, 2013).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Les biblioth\u00e8ques qui avaient connu un essor consid\u00e9rable jusqu\u2019au milieu du XIXe si\u00e8cle semblent avoir commenc\u00e9 \u00e0 accuser un certain recul pendant deux p\u00e9riodes cons\u00e9cutives de son histoire. L\u2019unification de l\u2019Italie en 1861 semble avoir \u00e9t\u00e9 une d\u00e9marche plus politique qu\u2019une d\u00e9marche concr\u00e8te avec des actions visant \u00e0 unifier et organiser l\u2019ensemble de ces royaumes r\u00e9unis, laissant seuls \u00e0 eux-m\u00eames le sud de l\u2019Italie notamment ou la pauvret\u00e9 de son peuple \u00e9tait plus grande que celle du nord. La seconde p\u00e9riode o\u00f9 la culture ne fut pas au c\u0153ur des pr\u00e9occupations politiques s\u2019amorce avec la mont\u00e9e du fascisme et l\u2019arriv\u00e9e au pouvoir de Benito Mussolini de 1922 jusqu\u2019en 1943 (Dean, 1983). Bien que la question des biblioth\u00e8ques publiques et de son financement ait fait l\u2019objet de requ\u00eates et de concertation au sein de l\u2019\u00e9tat italien pendant ces p\u00e9riodes, il faudra attendre l\u2019adoption d\u2019un projet de loi donnant la pleine intendance des biblioth\u00e8ques publiques aux r\u00e9gions en 1977, projet amorc\u00e9 en 1974 avec la cr\u00e9ation du minist\u00e8re des Biens culturels et environnementaux (Blin et Tammaro, 2013). Ce qui justifie sans doute les in\u00e9galit\u00e9s d\u2019une r\u00e9gion \u00e0 l\u2019autre dans le soutien aux biblioth\u00e8ques publiques.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">L\u2019implantation, de m\u00eame que l\u2019organisation du syst\u00e8me biblioth\u00e9caire en Italie \u00e0 \u00e9voluer d\u2019une fa\u00e7on plut\u00f4t disparate et sans concept d\u2019uniformisation selon l\u2019auteur Aurelio Aghemo ce qui a entra\u00een\u00e9 au sein de l\u2019AIB (L\u2019Association des biblioth\u00e9caires italiens) aux alentours des ann\u00e9es 2010, le d\u00e9sir de voir une seule et m\u00eame biblioth\u00e8que nationale et centrale plut\u00f4t que deux de m\u00eame que l\u2019uniformisation des ses politiques et de sa gestion. Toujours selon l\u2019auteur, les biblioth\u00e8ques publiques italiennes ne devraient plus \u00eatre sous la responsabilit\u00e9 du minist\u00e8re du Patrimoine, des Activit\u00e9s culturelles et du Tourisme comme c\u2019en est actuellement le cas, mais bien \u00eatre g\u00e9r\u00e9es de fa\u00e7on autonome. Il n\u2019existe pas de lois qui dictent ou r\u00e9gissent la conduite des affaires relatives aux biblioth\u00e8ques en Italie, mais une multitude de r\u00e8glements qui peuvent diff\u00e9rer d\u2019une r\u00e9gion \u00e0 une autre. De l\u00e0 le d\u00e9sir d\u2019uniformiser l\u2019intendance d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre du pays.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">L\u2019Italie, plut\u00f4t que de construire de nouveaux \u00e9difices, pr\u00e9f\u00e8re r\u00e9nover des \u00e9tablissements d\u00e9j\u00e0 existants en les rendant plus fonctionnels et attrayants de m\u00eame qu\u2019en ins\u00e9rant ses biblioth\u00e8ques au c\u0153ur m\u00eame de l\u2019architecture d\u2019\u00e9difices patrimoniaux. Cette politique \u00e0 double effet vise \u00e9galement la revitalisation de quartiers. Selon l\u2019auteur Anna Galluzzi, les villes plus petites arrivent plus facilement \u00e0 r\u00e9aliser ces projets de transformation \u00e0 l\u2019instar des grandes villes. En effet, les grandes villes semblent \u00e9prouver plus de difficult\u00e9s \u00e0 mener \u00e0 terme ces grands projets de revitalisation notamment en raison de la volont\u00e9 politique qui semble freiner voir emp\u00eacher l\u2019aboutissement de ces r\u00e9alisations aussi perdues dans un d\u00e9dale de proc\u00e9dures bureaucratiques et administratives (Galluzzi, 2009).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Types de biblioth\u00e8ques<\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Malgr\u00e9 un sous-financement par les r\u00e9gions en ce qui concerne les biblioth\u00e8ques publiques, certaines villes et certaines biblioth\u00e8ques semblent avoir saisi l\u2019importance de ces lieux. Bien que l\u2019Italie semble avoir opt\u00e9 pour une approche de r\u00e9novation des b\u00e2timents d\u00e9j\u00e0 existants plut\u00f4t que la construction de nouveaux \u00e9difices, comme partout ailleurs on opte pour des espaces lumineux, d\u00e9gag\u00e9s et o\u00f9 les mat\u00e9riaux sont soigneusement choisis afin de faire cohabiter le c\u00f4t\u00e9 patrimonial et le c\u00f4t\u00e9 moderne. Que ce soit dans des entrep\u00f4ts industriels ou dans des immeubles \u00e0 caract\u00e8re historique, ces nouveaux lieux se veulent accueillants et accessibles \u00e0 tous. Par le biais de ces changements, on esp\u00e8re revitaliser les quartiers, attirer de nouveaux utilisateurs, cr\u00e9er la rencontre au c\u0153ur de la communaut\u00e9. Comme un peu partout \u00e0 travers le monde, le virage social centr\u00e9 sur les besoins des citoyens entrepris par le monde des biblioth\u00e8ques est ici aussi au c\u0153ur des pr\u00e9occupations. La biblioth\u00e8que d\u2019aujourd\u2019hui et de demain se veut \u00e0 la fois un endroit neutre et s\u00e9curitaire o\u00f9 l\u2019information et la connaissance, quelles qu\u2019elles soient, puissent \u00eatre facilement accessibles aux diff\u00e9rents usagers. Un avantage sur d\u2019autres lieux sociaux (McCabe &amp; Kennedy, 2003).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">La biblioth\u00e8que Sala Borsa de Bologne qui est log\u00e9 dans un immeuble historique, r\u00e9nov\u00e9, au c\u0153ur du centre-ville, a ouvert ses portes au public en 2001. D\u00e9sireuse de vouloir rejoindre la plus vaste majorit\u00e9 de ses citoyens, son offre couvre \u00e0 la fois l\u2019accessibilit\u00e9 \u00e0 l\u2019information de m\u00eame qu\u2019une offre aux dimensions sociales. En plus d\u2019offrir sa collection de livres physiques, elle s\u2019est aussi munie de stations informatiques et est aussi devenue un centre o\u00f9 les usagers peuvent se retrouver. La biblioth\u00e8que a voulu faciliter l\u2019exp\u00e9rience pour l\u2019utilisateur en recourant \u00e0 des classifications plus simples pour ses rayonnages et ainsi briser la barri\u00e8re complexe de la recherche que peuvent \u00e9prouver certains usagers.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">La biblioth\u00e8que San Giovanni de Pesaro est un fort bel exemple de r\u00e9novations et de modernisme. Log\u00e9 au c\u0153ur d\u2019un immeuble historique qui regroupe un couvent et une \u00e9glise, la conception de cette architecture nouvelle a su pr\u00e9server l\u2019essence patrimoniale de l\u2019\u00e9tablissement ext\u00e9rieur en multipliant les puits et entr\u00e9es de lumi\u00e8res par les plafonds de m\u00eame qu\u2019en pr\u00e9servant l\u2019aspect d\u00e9gag\u00e9, non encombr\u00e9 des lieux afin de rendre invitant les espaces r\u00e9serv\u00e9s aux usagers qui y viennent consulter ou bien encore travailler. Ici aussi, on a voulu simplifier le rayonnage des livres pour les utilisateurs. Souvent class\u00e9 par ordre alphab\u00e9tique d\u2019auteur. Une terrasse de type galeries surplombant un parc, \u00e9quip\u00e9e de fauteuils et de tables et prot\u00e9g\u00e9e des intemp\u00e9ries par un toit de verre permettent aux usagers de travailler ou de se rencontrer \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Le gouvernement italien tarde \u00e0 vouloir investir du c\u00f4t\u00e9 de la cr\u00e9ation de nouvelles infrastructures notamment dans les grands centres urbains. \u00c0 Milan, le projet de construction de la BEIC (Biblioteca europea di informazione e cultura) tarde \u00e0 se concr\u00e9tiser. Mis sur pied \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990, ce vaste projet de biblioth\u00e8que physique et virtuel est toujours en attente (Galluzzi, 2009).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><em>Biblioth\u00e8ques eccl\u00e9siastiques<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Les biblioth\u00e8ques eccl\u00e9siastiques poss\u00e8dent non seulement un patrimoine culturel incroyable, mais repr\u00e9sentent une pr\u00e9sence ind\u00e9niable en Italie. Avec des origines datant du premier si\u00e8cle, ces types de biblioth\u00e8ques, qui incluent notamment toutes les institutions religieuses (\u00e9glises, couvents, institutions th\u00e9ologiques), font partie int\u00e9grante du portrait historique et biblioth\u00e9conomique du pays.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Dans son article \u201cThe Ecclesiastical Libraries in Italy: History and Present Situation\u201d, Anselmo Mattioli nomme quatre probl\u00e8mes sp\u00e9cifiques qui surviennent dans ces institutions peu importe leurs tailles (1990). La nature diversifi\u00e9e de l\u2019ensemble de ces biblioth\u00e8ques fait que des probl\u00e8mes de conservation, de gestion et de classification ont fait surface, surtout au cours des ann\u00e9es r\u00e9centes. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, on cite l\u2019exemple de la biblioth\u00e8que Ambrosiana \u00e0 Milan qui montrait des difficult\u00e9s \u00e0 maintenir sa collection et op\u00e9rait en sous-effectifs (Mattioli,1990). D\u2019abord, Mattioli explique que ces biblioth\u00e8ques sont trop souvent trop petites et les b\u00e2timents sont d\u00e9labr\u00e9s; la localisation de la biblioth\u00e8que dans le b\u00e2timent de celles-ci est difficile d\u2019acc\u00e8s; le manque de personnel; et le manque de financement. Toutefois, des efforts ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9ploy\u00e9s pour am\u00e9liorer ces points. L\u2019auteur mentionne \u00e9galement l\u2019Association des biblioth\u00e9caires eccl\u00e9siastiques italiennes (ABEI) qui travaille depuis des ann\u00e9es pour ces causes (Mattioli,1990).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><em>Biblioth\u00e8ques en milieux \u00e9ducatifs<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Selon Guerrini et Frigimelica, la pr\u00e9sence de biblioth\u00e8ques dans les \u00e9coles italiennes ne repr\u00e9sente pas un grand pourcentage, et pour celles qui en contiennent une, celle-ci n\u2019a pas de structure \u00e9tablie: pas de catalogue, ni de professionnel de l\u2019information dans la majorit\u00e9 des cas. En r\u00e9ponse \u00e0 ces probl\u00e8mes, ainsi qu\u2019aux difficult\u00e9s de financement et de d\u00e9crochage scolaire, le <em>Ministero della Pubblica Istruzione<\/em> (Ministre de l\u2019\u00c9ducation publique) lance, en 2007, le programme <em>Amico libro<\/em> (\u201cLivre Ami\u201d) dans le but de promouvoir la lecture dans les \u00e9coles (Guerrini et Frigimelica, 2009).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">En contraste, dans les milieux universitaires, on parle surtout de r\u00e9seaux de biblioth\u00e8ques. En 2006, un recensement a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 de la part de<em> Gruppo interuniversitario sul monitoraggio dei sistemi bibliotecari di ateneo<\/em> (GIM) (Groupe interuniversitaire de veille des r\u00e9seaux de biblioth\u00e8ques universitaires) et de <em>Conferenza dei Rettori delle Universit\u00e0 Italiane<\/em> (CRUI) (Conf\u00e9rence de recteurs d\u2019universit\u00e9s italiennes) pour r\u00e9cup\u00e9rer des donn\u00e9es sur les universit\u00e9s italiennes (Guerrini et Frigimelica, 2009). On met \u00e9galement de l\u2019\u00e9nergie dans le partage des ressources et l\u2019accessibilit\u00e9 des documents. Par exemple, en 2004, 72 recteurs universitaires ont sign\u00e9 le <em>Dichiarazione di Messina<\/em> (D\u00e9claration de Messina) dans l\u2019objectif de favoriser l\u2019acc\u00e8s \u00e0 tous. Malgr\u00e9 ces efforts, une telle structure n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 implant\u00e9e dans toutes les institutions du pays. On note aussi une diff\u00e9rence au niveau national en termes d\u2019organisation: il existe une disparit\u00e9 entre le Nord et le Sud (Guerrini et Frigimelica, 2009).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Cadre \u00e9ducatif en sciences de l\u2019information et des biblioth\u00e8ques<\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">En 2009, on notait plus de 80 universit\u00e9s italiennes \u00e0 travers le pays offrant une formation en biblioth\u00e9conomie et archivistique. N\u00e9cessitant des \u00e9tudes de 2e cycle ou sup\u00e9rieures pour devenir biblioth\u00e9caires, les \u00e9tudiants peuvent choisir parmi des programmes de ma\u00eetrise jusqu'au postdoctoral (Guerrini et Frigimelica, 2009). \u00c0 titre d'exemple, l'Universit\u00e9 de Florence et l'Universit\u00e9 de Rome \"La Sapienza\" offrent des parcours dans ce domaine. Le site web de l\u2019Association des biblioth\u00e9caires italiens (AIB) donne acc\u00e8s \u00e0 des cours de formation continue \u00e0 ses membres professionnels. En naviguant sur le site, sous l\u2019onglet \u201cFormazione\u201d (formation) sont pr\u00e9sent\u00e9s deux objectifs principaux vis\u00e9s par ces formations.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\"L'AIB vise \u00e0 affirmer, accro\u00eetre, d\u00e9fendre la dignit\u00e9 et la sp\u00e9cialit\u00e9 professionnelle du biblioth\u00e9caire; promouvoir, soutenir et d\u00e9velopper chaque action permettant de garantir une formation professionnelle de qualit\u00e9; fournir \u00e0 ses membres du soutien scientifique et technique pour la formation continue (Statuto, art. 2), par la promotion et l'organisation, en enti\u00e8ret\u00e9 ou en collaboration avec des tierces parties, des cours, s\u00e9minaires, rencontres, congr\u00e8s, conf\u00e9rences, voyages d'\u00e9tude, activit\u00e9s culturelles et toute autre initiative vis\u00e9e \u00e0 la mise \u00e0 jour et la formation continue professionnelle (Statuto, art. 3)\" (AIB, 2020, notre traduction).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">L\u2019association organise aussi l\u2019\u201cOsservatorio Formazione\u201d (Observatoire de formation), compos\u00e9 de sections r\u00e9gionales, qui lance r\u00e9guli\u00e8rement des enqu\u00eates et des sondages afin d\u2019identifier les exigences professionnelles des membres et pour maintenir la qualit\u00e9 des formations offertes ainsi que l\u2019am\u00e9lioration continue des activit\u00e9s et formations (AIB, 2020). En 2013, celle-ci a mis en place une plateforme de formation \u00e0 distance, permettant une plus grande flexibilit\u00e9 et accessibilit\u00e9 aux cours. Cette plateforme prend forme d\u2019un portail en ligne: \u201cPortale AIB Formazione\u201d (Portail de formation AIB) (<a class=\"rId597\" href=\"https:\/\/www.aibformazione.it\/\">https:\/\/www.aibformazione.it\/<\/a>). Voici quelques exemples de cours disponibles: \u201cBiblioth\u00e8ques et plateformes num\u00e9riques; avant, pendant et apr\u00e8s le COVID\u201d, \u2018WebDewey: classification et utilisation de la DDC en ligne\u201d et bien d\u2019autres.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Association de biblioth\u00e8ques<\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><em>Association des biblioth\u00e8ques italiennes (AIB)<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Fond\u00e9e en 1930, l\u2019Association des biblioth\u00e8ques italiennes (pr\u00e9c\u00e9demment nomm\u00e9e l\u2019\u00ab Association des biblioth\u00e9caires italiens \u00bb jusqu\u2019\u00e0 1933) forme un des plus importants regroupements de personnes et groupes impliqu\u00e9s dans les sciences de l\u2019information au pays (AIB, 2007). Ses origines remontent \u00e0 une ann\u00e9e plus t\u00f4t, en 1929, lors du premier Congr\u00e8s mondial des biblioth\u00e8ques et bibliographie (World Congress of Libraries and Bibliography) \u00e0 Rome, date et lieu o\u00f9 la premi\u00e8re constitution de l\u2019<em>International Library and Bibliographical Committee<\/em> est approuv\u00e9e. Ce dernier devient \u00e9ventuellement la F\u00e9d\u00e9ration internationale des associations et institutions de biblioth\u00e8ques (<em>International Federation of Library Associations and Institutions, <\/em>IFLA). Suite \u00e0 la participation de l\u2019Italie dans cette action, l\u2019AIB est n\u00e9e (Butt\u00f2 et Petrucciani, 2009).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">En fait, en 2007, on compte plus de 4,500 membres (AIB, 2007). Les membres participants proviennent de secteurs vari\u00e9s: biblioth\u00e9caires, \u00e9tudiants en sciences de l\u2019information, institutions priv\u00e9es et autres biblioth\u00e8ques \u00e0 l\u2019\u00e9chelle internationale. Par ailleurs, comme mentionn\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, cette association offre divers cours de formation continue.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">La structure organisationnelle de cette association est divis\u00e9e en sections r\u00e9gionales. Une condition minimale \u00e0 laquelle chaque section doit adh\u00e9rer pour op\u00e9rer est d\u2019avoir au moins vingt personnes associ\u00e9es provenant et habitant dans la r\u00e9gion en question. Les sections r\u00e9gionales sont compos\u00e9es d\u2019Assembl\u00e9es r\u00e9gionales des associ\u00e9s, de Comit\u00e9s ex\u00e9cutifs r\u00e9gionaux et de Directeurs r\u00e9gionaux. Cette structure est reprise au niveau national. Les corps disciplinaires reli\u00e9s sont: le Conseil national des directeurs r\u00e9gionaux (<em>Consiglio Nazionale dei Presidenti Regionali)<\/em>, le Conseil syndical (<em>Collegio Sindacale<\/em>) et le Conseil arbitral (<em>Collegio dei Probiviri<\/em>) (AIB, 2020).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><em>Service biblioth\u00e9caire national et Institut central pour catalogage unique<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Le service biblioth\u00e9caire national, avec ses d\u00e9buts dans les ann\u00e9es quatre-vingt, est cr\u00e9\u00e9 dans le but d\u2019uniformiser et augmenter l\u2019accessibilit\u00e9 et le partage des ressources \u00e0 travers le pays. Ce service op\u00e8re sous le minist\u00e8re des Biens culturels et est organis\u00e9 par l\u2019Institut central pour catalogage unique. Il agit aussi en conjonction avec les universit\u00e9s, les r\u00e9gions, ainsi que le minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation (Mazzola Merola, 1996).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">L\u2019institut central pour catalogage unique voit le jour en 1951 sous le nom de Centre national du catalogue unique, cr\u00e9\u00e9 dans le but de centraliser le catalogage des documents dans le pays (ICCU, 2018). Ce n\u2019est qu\u2019en 1975 qu\u2019on change pour le nom actuel. Le mandat pr\u00e9cis de cet institut est le suivant: \u00ab Au soutien des t\u00e2ches de catalogage des biblioth\u00e8ques italiennes, l'Institut a la responsabilit\u00e9 d'adresser, de produire, de mettre \u00e0 jour et de diffuser les normes pour le catalogage pour les diff\u00e9rents types de documents, que ce soit des manuscrits ou des supports multim\u00e9dias. \u00bb (ICCU, 2018, notre traduction). Par ailleurs, le site web de l'institut pr\u00e9sente des statistiques de la SBN pour l'ann\u00e9e 2019. En voici quelques donn\u00e9es: il y a 18,181,320 de notices bibliographiques dans le syst\u00e8me; plus de 100,999,813 localisations existent dans le r\u00e9seau; et il y 803,000 liens \u00e0 des ressources num\u00e9riques (ICCU, 2020).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Depuis son implantation, cette initiative a pris de l\u2019ampleur: en 1996, on comptait jusqu\u2019\u00e0 450 biblioth\u00e8ques associ\u00e9es (Mazzola Merola, 1996), alors qu\u2019en 2018, il y en a plus de 6500 (ICCU, 2018). Au c\u0153ur de ce r\u00e9seau public se trouve Index dans lequel est gard\u00e9 le Catalogue collectif (Mazzola Merola, 1996). Ceci est ensuite li\u00e9 aux multiples p\u00f4les qui, \u00e0 leur tour, agissent comme liens pour les biblioth\u00e8ques qu\u2019ils desservent. Nous assistons encore une fois \u00e0 une expansion quant au nombre de p\u00f4les aux pays: au cours des vingt-quatre derni\u00e8res ann\u00e9es, le total des p\u00f4les est pass\u00e9 de 31 \u00e0 104. Chacune des r\u00e9gions italiennes a au moins un p\u00f4le, sauf la Vall\u00e9e d\u2019Aoste qui n\u2019en poss\u00e8de aucun (ICCU, 2018). Il est \u00e0 noter que le nombre varie par r\u00e9gion. De m\u00eame pour le nombre de biblioth\u00e8ques connect\u00e9es \u00e0 ces p\u00f4les. Par exemple, la r\u00e9gion de Molise a trois p\u00f4les, tandis que Pi\u00e9mont en a sept et le \u201cp\u00f4le SBN de Molise\u201d (identifi\u00e9 par le code MO1) est li\u00e9 \u00e0 dix-huit biblioth\u00e8ques alors que le \u201cp\u00f4le r\u00e9gional pi\u00e9montais 2\u201d (TO1) repr\u00e9sente le lien pour au moins le double de ce dernier.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">En prenant compte de la description ci-haut, voici une sch\u00e9matisation de la structure de ce r\u00e9seau :<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><img src=\"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2024\/06\/image2.png\" alt=\"image\" width=\"553px\" height=\"346px\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Le SBN est aussi dot\u00e9 de bases de donn\u00e9es qui contiennent des manuscrits, de la musique, des publications m\u00e9dicales, etc (Mazzola Merola, 1996). Au cours des ann\u00e9es, ce syst\u00e8me s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9 pour inclure de plus en plus de capacit\u00e9s et de services. Cette \u00e9volution, toutefois, n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 sans difficult\u00e9s. Par exemple, dans les ann\u00e9es 90, le pr\u00eat entre biblioth\u00e8que pr\u00e9sentait des difficult\u00e9s d\u2019implantation dans les biblioth\u00e8ques du r\u00e9seau et repr\u00e9sentait ainsi un point \u00e0 d\u00e9velopper (Mazzola Merola, 1996).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Autres associations:<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Soci\u00e9t\u00e9 promotrice des biblioth\u00e8ques populaires (1867)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">F\u00e9d\u00e9ration italienne des biblioth\u00e8ques populaires (1908)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Agence nationale pour les biblioth\u00e8ques populaires et scolaires (1932)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Cadre l\u00e9gislatif<\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Selon Anna Maria Tammaro, l\u2019organisation des biblioth\u00e8ques publiques dans un cadre l\u00e9gislatif tel qu\u2019on le connait aujourd\u2019hui a commenc\u00e9 \u00e0 prendre forme en 1926 avec la cr\u00e9ation de la Direction g\u00e9n\u00e9rale des acad\u00e9mies et des biblioth\u00e8ques \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du minist\u00e8re de l\u2019Instruction publique. En 1974, on voit l\u2019apparition du minist\u00e8re des Biens culturels et environnementaux avec lequel s\u2019op\u00e9rera une transformation sous la forme d\u2019une d\u00e9centralisation par l\u2019\u00e9tat remettant le pouvoir de financement des biblioth\u00e8ques aux r\u00e9gions. Les biblioth\u00e8ques \u00e0 l\u2019ensemble du pays ne profitent pas du m\u00eame int\u00e9r\u00eat de la part de leur r\u00e9gion respective et ne re\u00e7oivent pas non plus un financement identique, voire ad\u00e9quat. C\u2019est d\u2019ailleurs l\u00e0 une des grandes difficult\u00e9s, selon l\u2019autrice Antonella Agnoli, qui attribue au fait qu\u2019il n\u2019y ait pas de volont\u00e9 gouvernementale nationale de soutenir de fa\u00e7on \u00e9quitable le d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques de chacune des r\u00e9gions de l\u2019Italie. Le fait que leurs survies d\u00e9pendent du financement octroy\u00e9 par des paliers de gouvernance r\u00e9gionale disparate n\u2019a pu rendre celles-ci indispensables.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Aujourd\u2019hui, le r\u00e9seau des biblioth\u00e8ques est divis\u00e9 en quatre grandes familles : les deux biblioth\u00e8ques nationales soit Rome et Florence sont g\u00e9r\u00e9es par le minist\u00e8re de la Culture (minist\u00e8re des Biens et des Activit\u00e9s culturelles), les biblioth\u00e8ques publiques et locales sont g\u00e9r\u00e9es, elles, dans une approche r\u00e9gionale, les biblioth\u00e8ques universitaires, scolaires ainsi que celles des conservatoires de musique sont quant \u00e0 elles sous le minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation et finalement tout ce qui a trait aux biblioth\u00e8ques administratives et parlementaires se retrouve sous la juridiction des minist\u00e8res dont elles sont l\u2019extension (Agnoli, A., 2014).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Fait important \u00e0 noter en ce qui concerne le d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques, l\u2019Italie a \u00e9t\u00e9 durement secou\u00e9e par une crise \u00e9conomique jusqu\u2019en 2013, tout comme la Gr\u00e8ce. Les effets \u00e9conomiques de cette crise jumel\u00e9s \u00e0 cette d\u00e9centralisation du financement et de la gestion des biblioth\u00e8ques \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale ont encore plus creus\u00e9 ce foss\u00e9 institutionnel entre le nord et le sud. L\u2019absence d\u2019une volont\u00e9 politique nationale d\u2019uniformiser les biblioth\u00e8ques et le m\u00e9tier de biblioth\u00e9caire tarde \u00e0 venir. Malgr\u00e9 cela, les biblioth\u00e8ques italiennes en suivant les mod\u00e8les europ\u00e9ens et ceux qu\u2019on observe de plus en plus \u00e0 l\u2019\u00e9chelle internationale r\u00e9ussissent \u00e0 offrir des lieux qui sont dans l\u2019esprit de missions et des objectifs sociaux, \u00e9conomiques et environnementaux. En 2014, pr\u00e8s de 50 % des Italiens n\u2019avaient pas acc\u00e8s \u00e0 une connexion internet haute vitesse. L\u00e0 aussi, les biblioth\u00e8ques sont l\u00e0 pour aider (Agnoli, A., 2014).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Informations compl\u00e9mentaires<\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">L\u2019IFLA et l\u2019AIB se sont joints pour contribuer au \u201cUniversal Periodic Review of Italy\u201d dans lequel ces derniers ont soumis un document relatif aux liens entre les droits et les biblioth\u00e8ques italiennes. On discute particuli\u00e8rement des droits \u00e0 la libert\u00e9 et \u00e0 l\u2019expression, au droit \u00e0 l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information, ainsi qu\u2019aux droits culturels, qu\u2019aux droits des enfants, et puis, les droits des personnes handicap\u00e9es (<a class=\"rId599\" href=\"https:\/\/www.ifla.org\/files\/assets\/hq\/topics\/info-society\/documents\/ifla-aib-submission-on-italy-upr-3rd-cycle.pdf\">https:\/\/www.ifla.org\/files\/assets\/hq\/topics\/info-society\/documents\/ifla-aib-submission-on-italy-upr-3rd-cycle.pdf<\/a>) (AIB et IFLA, s.d.).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Bibliographie<\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Aghemo, Aurelio, \u00ab Les biblioth\u00e8ques nationales centrales italiennes \u00bb, Bulletin des biblioth\u00e8ques de France (BBF), 2013, n\u00b0 6, p. 43-46.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Agnoli, A. (2014). Les biblioth\u00e8ques publiques italiennes: une \u00e9volution en demi-teinte. 108-112<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">AIB. (2007). \u201cThe Italian Library Association\u201d. <a class=\"rId601\" href=\"https:\/\/www.aib.it\/aib\/cen\/presaib-e.htm\">https:\/\/www.aib.it\/aib\/cen\/presaib-e.htm<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">AIB. (2020). \u201cStatuto\u201d. <a class=\"rId603\" href=\"https:\/\/www.aib.it\/chi-siamo\/statuto-e-regolamenti\/statuto\/\">https:\/\/www.aib.it\/chi-siamo\/statuto-e-regolamenti\/statuto\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">AIB. (2020). \u201cFormazione\u201d. <a class=\"rId605\" href=\"https:\/\/www.aib.it\/attivita\/formazione\/\">https:\/\/www.aib.it\/attivita\/formazione\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">AIB et IFLA. (s.d.). \u201cIfla Submission on Italian Universal Periodic Review\u201d. <a class=\"rId606\" href=\"https:\/\/www.ifla.org\/files\/assets\/hq\/topics\/info-society\/documents\/ifla-aib-submission-on-italy-upr-3rd-cycle.pdf\">https:\/\/www.ifla.org\/files\/assets\/hq\/topics\/info-society\/documents\/ifla-aib-submission-on-italy-upr-3rd-cycle.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Blin, F. et Tamarro, A.-M. (Ed.). (2013). <em>Les biblioth\u00e8ques en Europe: organisation, projets, perspectives : Les biblioth\u00e8ques en Italie.<\/em> Editions du Cercle de la Librairie. 31-43<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Butt\u00f2, S. &amp; Petrucciani, A. (2009). IFLA &amp; Italy, a long-lasting friendship. <em>Quaderni di libri e riviste d\u2019Italia, <\/em>62,19-27. <a class=\"rId608\" href=\"https:\/\/www.ifla.org\/files\/assets\/hq\/history\/ifla-italy-1929-2009.pdf\">https:\/\/www.ifla.org\/files\/assets\/hq\/history\/ifla-italy-1929-2009.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Carpenter, R. L. (1976). Contrasting developments in Italian libraries. <em>International Library Review<\/em>, <em>8<\/em>(1), 33-49.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Dean, E. A. (1983). The Organization of Italian Libraries from the Unification until 1940. <em>The Library Quarterly<\/em>, <em>53<\/em>(4), 399-419.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Galluzzi, A. (2009). New public libraries in Italy: Trends and issues. <em>The International Information &amp; Library Review<\/em>, <em>41<\/em>(1), 52-59.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Guerrini, M., &amp; Frigimelica, G. (2009). Libraries in italy: a brief overview. <em>Ifla Journal<\/em>, <em>35<\/em>(2), 94\u2013116. <a class=\"rId610\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/0340035209105666\">https:\/\/doi.org\/10.1177\/0340035209105666<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">ICCU - Istituto Centrale per il Catalogo Unico delle Biblioteche Italiane e per le Informazioni Bibliografiche. (2018). \u201cPoli e Biblioteche SBN\u201d. <a class=\"rId612\" href=\"https:\/\/www.iccu.sbn.it\/it\/SBN\/poli-e-biblioteche\/\">https:\/\/www.iccu.sbn.it\/it\/SBN\/poli-e-biblioteche\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">ICCU - Istituto Centrale per il Catalogo Unico delle Biblioteche Italiane e per le Informazioni Bibliografiche. (2018). \u201cL\u2019Istituto\u201d. <a class=\"rId614\" href=\"https:\/\/www.iccu.sbn.it\/it\/istituto\/index.html\">https:\/\/www.iccu.sbn.it\/it\/istituto\/index.html<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">ICCU - Istituto Centrale per il Catalogo Unico delle Biblioteche Italiane e per le Informazioni Bibliografiche. (2020). \u201cAttivit\u00e0\u201d.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Marcerou, P. (2002). Biblioteche oggi, novembre 2000-d\u00e9cembre 2001. <em>Biblioteche oggi<\/em>, <em>2001<\/em>.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Mattioli, A., &amp; Conturbia, S. da. (1990). The ecclesiastical libraries in italy: history and present situation. <em>Libraries &amp; Culture<\/em>, <em>25<\/em>(3), 312\u2013333.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Mazzola Merola, Giovanna, \u201cSBN, le Catalogue collectif italien\u201d. Bulletin d\u2019informations de l\u2019Association des biblioth\u00e9caires fran\u00e7ais, 1996, n\u00b0172 (3), p. 29-30.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">McCabe, G. B., &amp; Kennedy, J. R. (2003). Planning the modern public library building. <em>Libraries Unlimited.<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Poulain, M. (1992). L\u2019Italie. Dans : Martine Poulain \u00e9d., <em>Les Biblioth\u00e8ques publiques en Europe<\/em> (pp. 237-265). Paris: \u00c9ditions du Cercle de la Librairie.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Roffi, M. (2007). L\u2019identit\u00e9 professionnelle des biblioth\u00e9caires des biblioth\u00e8ques publiques de Milan. <em>Enssib, 2oo7, Ioo p. M\u00e9moire d'\u00e9tude DCB<\/em>, <em>15<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Tammaro, A. M. (2008). User perceptions of digital libraries: a case study in Italy. <em>Performance measurement and metrics<\/em>.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">BEIC (2012). Web Site. Rep\u00e9r\u00e9 \u00e0 <a class=\"rId616\" href=\"https:\/\/www.beic.it\/en\">https:\/\/www.beic.it\/en<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Climats.com (2020). Web Site. Rep\u00e9r\u00e9 \u00e0 <a class=\"rId618\" href=\"https:\/\/www.climats.com\/europe.html\">https:\/\/www.climats.com\/europe.html<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Parlement europ\u00e9en (2020). Web Site. Rep\u00e9r\u00e9 \u00e0 <a class=\"rId620\" href=\"https:\/\/www.europarl.europa.eu\/portal\/fr\">https:\/\/www.europarl.europa.eu\/portal\/fr<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>La Jama\u00efque<\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>r\u00e9dig\u00e9 par : Emmanuelle Roy<\/strong><\/p>\n\n<\/div>","rendered":"<div class=\"italie-\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">(Ilana Campellone, Alain Provencher)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Profil du pays<\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">L\u2019Italie, sans nul doute, figure parmi les civilisations qui auront le plus marqu\u00e9 l\u2019histoire notamment en raison de son immense apport culturel, et ce, \u00e0 chacune des grandes p\u00e9riodes marquantes de l\u2019histoire. L&rsquo;Italie poss\u00e8de un pass\u00e9 riche en ce qui a trait \u00e0 ses penseurs et \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019une rh\u00e9torique philosophique, scientifique et politique avec des \u00e9rudits comme Giordano Bruno, Galil\u00e9e et Pic de la Mirandole qui vont apporter de nouvelles visions du monde bien souvent aux d\u00e9pens de leur vie. L\u2019apport culturel de l\u2019Italie est aussi impressionnant. De grands cr\u00e9ateurs ont fa\u00e7onn\u00e9 un art nouveau que d\u2019autres ont suivi, adopt\u00e9. Locomotive d\u2019innovations et de grandes r\u00e9volutions artistiques; nous n\u2019avons qu\u2019\u00e0 penser \u00e0 des noms comme Giulio Caccini, Giovanni Battista Pergolesi, Antonio Vivaldi, Ottorino Respighi en musique, Dante Alighieri, P\u00e9trarque, Italo Calvino et Umberto Eco en litt\u00e9rature ou bien encore ce qui allait devenir la grande \u00e9cole de l\u2019op\u00e9ra italien avec Gioachino Rossini, Giuseppe Verdi, Vincenzo Bellini et Gaetano Donizetti. Le monde des arts visuels n\u2019est pas en reste avec ces Michelangelo, Leonardo da Vinci, Sandro Botticelli pour ne nommer que ceux-l\u00e0.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">L\u2019Italie de par son \u00e9tendue et sa position g\u00e9ographique pr\u00e9sente une vari\u00e9t\u00e9 de milieux climatiques. Ce pays, quasi insulaire, dont une grande partie de son territoire est entour\u00e9 par les mers du bassin m\u00e9diterran\u00e9en, est strat\u00e9giquement positionn\u00e9 bien au centre de l\u2019Europe. Un climat montagnard avec ses quatre saisons pour ses r\u00e9gions plus au nord et un climat m\u00e9diterran\u00e9en pour sa partie centrale et plus au sud ou le continent se retrouve au c\u0153ur de la m\u00e9diterran\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Huiti\u00e8me puissance \u00e9conomique au monde, l\u2019Italie fait partie des six membres fondateurs de la CEE (Communaut\u00e9 \u00e9conomique europ\u00e9enne) en 1957 qui allait \u00eatre englob\u00e9e dans ce qui allait devenir l\u2019Union europ\u00e9enne en 1993. Avec plus de 60\u2009000\u2009000 d\u2019habitants et ses 76 si\u00e8ges sur 705 au Parlement de l\u2019Union europ\u00e9enne, l\u2019Italie se retrouve en quatri\u00e8me position en termes d\u2019importance et de voix au chapitre sur les 27 pays qui la constitue (site du parlement europ\u00e9en).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Histoire<\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Comme c\u2019est le cas pour bien des civilisations, l\u2019histoire des biblioth\u00e8ques italiennes remonte aux premiers scribes et copistes dont la fonction \u00e9tait de conserver et de diffuser la connaissance. L\u2019accumulation progressive en collections priv\u00e9es de m\u00eame que l\u2019acc\u00e8s \u00e0 ces collections par les \u00e9rudits, les personnes de savoir forg\u00e8rent progressivement, notamment \u00e0 partir de la fin du XIVe si\u00e8cle, le concept de biblioth\u00e8que (Blin et Tammaro, 2013).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Bien avant que la R\u00e9publique d\u2019Italie soit instaur\u00e9e en 1946, \u00e0 l\u2019\u00e9poque du royaume d\u2019Italie (1861-1946) l\u2019\u00e9tat des biblioth\u00e8ques semblait satisfaisant. Une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e en 1863 sur l\u2019ensemble du royaume italien faisait mention de 210 biblioth\u00e8ques. 164 d\u2019entre elles \u00e9taient ouvertes aux citoyens, les autres priv\u00e9es, et l\u2019on comptait environ 4\u2009500\u2009000 ouvrages ce qui en faisait la plus grande collection d\u2019Europe (Aghemo, 2013). En 1914, la F\u00e9d\u00e9ration italienne des biblioth\u00e8ques populaire (fond\u00e9e en 1867 \u00e0 Milan) rapporte 1500 biblioth\u00e8ques sur le territoire (Blin et Tammaro, 2013).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\u00c0 la diff\u00e9rence de pays comme la France, le Royaume-Uni, l\u2019Allemagne et le Canada, l\u2019Italie ne poss\u00e8de pas une biblioth\u00e8que nationale centrale unique, mais bien deux, une \u00e0 Florence et l\u2019autre \u00e0 Rome, investies de missions similaires, dont le r\u00f4le de d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal, mais g\u00e9rer de fa\u00e7on autonome.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">En 1875 on voit la cr\u00e9ation de la Biblioth\u00e8que nationale de Rome et inaugur\u00e9e le 14 mars 1876. Elle rejoint celles de Florence, Naples et Turin. Quelques ann\u00e9es plus tard, en 1879, elle fermera ses portes momentan\u00e9ment en raison de probl\u00e8mes d\u2019approvisionnement et de gestion (ouvrages obsol\u00e8tes, doublons, etc.). \u00c0 cette \u00e9poque, ces quatre institutions se retrouvaient sur un pied d\u2019\u00e9galit\u00e9. En 1885, on nomme Rome et Florence biblioth\u00e8ques nationales centrales et Naples et Turin comme biblioth\u00e8ques nationales. La citation qui suit pr\u00e9sente les missions de ces biblioth\u00e8ques telles qu\u2019elles apparaissent dans un r\u00e8glement du 28 octobre 1885:<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u2009<em>Rassembler et organiser les publications dans le domaine du droit de l\u2019imprimerie, enrichir les fonds litte\u0301raires et scientifiques pour pre\u0301senter de manie\u0300re exhaustive l\u2019histoire de la pense\u0301e italienne; se procurer les \u0153uvres e\u0301trange\u0300res plus connues pour illustrer l\u2019Italie dans son histoire ou dans sa culture scientifique, artistique et litte\u0301raire ; repre\u0301senter aussi la culture \u00e9trang\u00e8re dans sa continuit\u00e9.\u2009\u00bb <\/em>RD 28 ottobre 1885, n. 3162, <em>Regolamento organico delle biblioteche governative del Regno<\/em>, art. 4. (Aghemo, 2013).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Les donn\u00e9es budg\u00e9taires et d\u2019emplois recueillis en 2013 mentionnaient pour la Biblioth\u00e8que de Florence un montant de 3\u2009100\u2009871 euros, 188 emplois et 40 postes de biblioth\u00e9caires et pour celle de Rome, un budget de 2\u2009686\u2009154 euros, 236 emplois et 74 postes de biblioth\u00e9caires (Aghemo, 2013).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Le concept de biblioth\u00e8ques publiques en Italie voit le jour dans la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du XIXe si\u00e8cle. La toute premi\u00e8re biblioth\u00e8que de pr\u00eat est fond\u00e9e par Antonio Bruni (1843-1892), homme de lettres et philosophe, en 1861 \u00e0 Prato dans la r\u00e9gion de la Toscane actuelle. On rapporte que pour environ 30 sous par mois on pouvait emprunter diff\u00e9rents documents. Les biblioth\u00e8ques de cette \u00e9poque ne sont pas encore financ\u00e9es par l\u2019\u00e9tat, mais principalement par des communaut\u00e9s religieuses. Les biblioth\u00e8ques sont donc publiques par leur acc\u00e8s possible au grand public et non dans un sens d\u2019institution d\u2019\u00c9tat. On voit les premi\u00e8res subventions de l\u2019\u00e9tat en 1866 et le concept de biblioth\u00e8que publique appara\u00eet plut\u00f4t sous la forme de biblioth\u00e8que populaire, <em>biblioteca popolare<\/em>, qui vise principalement l\u2019\u00e9ducation (Blin et Tammaro, 2013).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Les biblioth\u00e8ques qui avaient connu un essor consid\u00e9rable jusqu\u2019au milieu du XIXe si\u00e8cle semblent avoir commenc\u00e9 \u00e0 accuser un certain recul pendant deux p\u00e9riodes cons\u00e9cutives de son histoire. L\u2019unification de l\u2019Italie en 1861 semble avoir \u00e9t\u00e9 une d\u00e9marche plus politique qu\u2019une d\u00e9marche concr\u00e8te avec des actions visant \u00e0 unifier et organiser l\u2019ensemble de ces royaumes r\u00e9unis, laissant seuls \u00e0 eux-m\u00eames le sud de l\u2019Italie notamment ou la pauvret\u00e9 de son peuple \u00e9tait plus grande que celle du nord. La seconde p\u00e9riode o\u00f9 la culture ne fut pas au c\u0153ur des pr\u00e9occupations politiques s\u2019amorce avec la mont\u00e9e du fascisme et l\u2019arriv\u00e9e au pouvoir de Benito Mussolini de 1922 jusqu\u2019en 1943 (Dean, 1983). Bien que la question des biblioth\u00e8ques publiques et de son financement ait fait l\u2019objet de requ\u00eates et de concertation au sein de l\u2019\u00e9tat italien pendant ces p\u00e9riodes, il faudra attendre l\u2019adoption d\u2019un projet de loi donnant la pleine intendance des biblioth\u00e8ques publiques aux r\u00e9gions en 1977, projet amorc\u00e9 en 1974 avec la cr\u00e9ation du minist\u00e8re des Biens culturels et environnementaux (Blin et Tammaro, 2013). Ce qui justifie sans doute les in\u00e9galit\u00e9s d\u2019une r\u00e9gion \u00e0 l\u2019autre dans le soutien aux biblioth\u00e8ques publiques.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">L\u2019implantation, de m\u00eame que l\u2019organisation du syst\u00e8me biblioth\u00e9caire en Italie \u00e0 \u00e9voluer d\u2019une fa\u00e7on plut\u00f4t disparate et sans concept d\u2019uniformisation selon l\u2019auteur Aurelio Aghemo ce qui a entra\u00een\u00e9 au sein de l\u2019AIB (L\u2019Association des biblioth\u00e9caires italiens) aux alentours des ann\u00e9es 2010, le d\u00e9sir de voir une seule et m\u00eame biblioth\u00e8que nationale et centrale plut\u00f4t que deux de m\u00eame que l\u2019uniformisation des ses politiques et de sa gestion. Toujours selon l\u2019auteur, les biblioth\u00e8ques publiques italiennes ne devraient plus \u00eatre sous la responsabilit\u00e9 du minist\u00e8re du Patrimoine, des Activit\u00e9s culturelles et du Tourisme comme c\u2019en est actuellement le cas, mais bien \u00eatre g\u00e9r\u00e9es de fa\u00e7on autonome. Il n\u2019existe pas de lois qui dictent ou r\u00e9gissent la conduite des affaires relatives aux biblioth\u00e8ques en Italie, mais une multitude de r\u00e8glements qui peuvent diff\u00e9rer d\u2019une r\u00e9gion \u00e0 une autre. De l\u00e0 le d\u00e9sir d\u2019uniformiser l\u2019intendance d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre du pays.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">L\u2019Italie, plut\u00f4t que de construire de nouveaux \u00e9difices, pr\u00e9f\u00e8re r\u00e9nover des \u00e9tablissements d\u00e9j\u00e0 existants en les rendant plus fonctionnels et attrayants de m\u00eame qu\u2019en ins\u00e9rant ses biblioth\u00e8ques au c\u0153ur m\u00eame de l\u2019architecture d\u2019\u00e9difices patrimoniaux. Cette politique \u00e0 double effet vise \u00e9galement la revitalisation de quartiers. Selon l\u2019auteur Anna Galluzzi, les villes plus petites arrivent plus facilement \u00e0 r\u00e9aliser ces projets de transformation \u00e0 l\u2019instar des grandes villes. En effet, les grandes villes semblent \u00e9prouver plus de difficult\u00e9s \u00e0 mener \u00e0 terme ces grands projets de revitalisation notamment en raison de la volont\u00e9 politique qui semble freiner voir emp\u00eacher l\u2019aboutissement de ces r\u00e9alisations aussi perdues dans un d\u00e9dale de proc\u00e9dures bureaucratiques et administratives (Galluzzi, 2009).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Types de biblioth\u00e8ques<\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Malgr\u00e9 un sous-financement par les r\u00e9gions en ce qui concerne les biblioth\u00e8ques publiques, certaines villes et certaines biblioth\u00e8ques semblent avoir saisi l\u2019importance de ces lieux. Bien que l\u2019Italie semble avoir opt\u00e9 pour une approche de r\u00e9novation des b\u00e2timents d\u00e9j\u00e0 existants plut\u00f4t que la construction de nouveaux \u00e9difices, comme partout ailleurs on opte pour des espaces lumineux, d\u00e9gag\u00e9s et o\u00f9 les mat\u00e9riaux sont soigneusement choisis afin de faire cohabiter le c\u00f4t\u00e9 patrimonial et le c\u00f4t\u00e9 moderne. Que ce soit dans des entrep\u00f4ts industriels ou dans des immeubles \u00e0 caract\u00e8re historique, ces nouveaux lieux se veulent accueillants et accessibles \u00e0 tous. Par le biais de ces changements, on esp\u00e8re revitaliser les quartiers, attirer de nouveaux utilisateurs, cr\u00e9er la rencontre au c\u0153ur de la communaut\u00e9. Comme un peu partout \u00e0 travers le monde, le virage social centr\u00e9 sur les besoins des citoyens entrepris par le monde des biblioth\u00e8ques est ici aussi au c\u0153ur des pr\u00e9occupations. La biblioth\u00e8que d\u2019aujourd\u2019hui et de demain se veut \u00e0 la fois un endroit neutre et s\u00e9curitaire o\u00f9 l\u2019information et la connaissance, quelles qu\u2019elles soient, puissent \u00eatre facilement accessibles aux diff\u00e9rents usagers. Un avantage sur d\u2019autres lieux sociaux (McCabe &amp; Kennedy, 2003).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">La biblioth\u00e8que Sala Borsa de Bologne qui est log\u00e9 dans un immeuble historique, r\u00e9nov\u00e9, au c\u0153ur du centre-ville, a ouvert ses portes au public en 2001. D\u00e9sireuse de vouloir rejoindre la plus vaste majorit\u00e9 de ses citoyens, son offre couvre \u00e0 la fois l\u2019accessibilit\u00e9 \u00e0 l\u2019information de m\u00eame qu\u2019une offre aux dimensions sociales. En plus d\u2019offrir sa collection de livres physiques, elle s\u2019est aussi munie de stations informatiques et est aussi devenue un centre o\u00f9 les usagers peuvent se retrouver. La biblioth\u00e8que a voulu faciliter l\u2019exp\u00e9rience pour l\u2019utilisateur en recourant \u00e0 des classifications plus simples pour ses rayonnages et ainsi briser la barri\u00e8re complexe de la recherche que peuvent \u00e9prouver certains usagers.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">La biblioth\u00e8que San Giovanni de Pesaro est un fort bel exemple de r\u00e9novations et de modernisme. Log\u00e9 au c\u0153ur d\u2019un immeuble historique qui regroupe un couvent et une \u00e9glise, la conception de cette architecture nouvelle a su pr\u00e9server l\u2019essence patrimoniale de l\u2019\u00e9tablissement ext\u00e9rieur en multipliant les puits et entr\u00e9es de lumi\u00e8res par les plafonds de m\u00eame qu\u2019en pr\u00e9servant l\u2019aspect d\u00e9gag\u00e9, non encombr\u00e9 des lieux afin de rendre invitant les espaces r\u00e9serv\u00e9s aux usagers qui y viennent consulter ou bien encore travailler. Ici aussi, on a voulu simplifier le rayonnage des livres pour les utilisateurs. Souvent class\u00e9 par ordre alphab\u00e9tique d\u2019auteur. Une terrasse de type galeries surplombant un parc, \u00e9quip\u00e9e de fauteuils et de tables et prot\u00e9g\u00e9e des intemp\u00e9ries par un toit de verre permettent aux usagers de travailler ou de se rencontrer \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Le gouvernement italien tarde \u00e0 vouloir investir du c\u00f4t\u00e9 de la cr\u00e9ation de nouvelles infrastructures notamment dans les grands centres urbains. \u00c0 Milan, le projet de construction de la BEIC (Biblioteca europea di informazione e cultura) tarde \u00e0 se concr\u00e9tiser. Mis sur pied \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990, ce vaste projet de biblioth\u00e8que physique et virtuel est toujours en attente (Galluzzi, 2009).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><em>Biblioth\u00e8ques eccl\u00e9siastiques<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Les biblioth\u00e8ques eccl\u00e9siastiques poss\u00e8dent non seulement un patrimoine culturel incroyable, mais repr\u00e9sentent une pr\u00e9sence ind\u00e9niable en Italie. Avec des origines datant du premier si\u00e8cle, ces types de biblioth\u00e8ques, qui incluent notamment toutes les institutions religieuses (\u00e9glises, couvents, institutions th\u00e9ologiques), font partie int\u00e9grante du portrait historique et biblioth\u00e9conomique du pays.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Dans son article \u201cThe Ecclesiastical Libraries in Italy: History and Present Situation\u201d, Anselmo Mattioli nomme quatre probl\u00e8mes sp\u00e9cifiques qui surviennent dans ces institutions peu importe leurs tailles (1990). La nature diversifi\u00e9e de l\u2019ensemble de ces biblioth\u00e8ques fait que des probl\u00e8mes de conservation, de gestion et de classification ont fait surface, surtout au cours des ann\u00e9es r\u00e9centes. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, on cite l\u2019exemple de la biblioth\u00e8que Ambrosiana \u00e0 Milan qui montrait des difficult\u00e9s \u00e0 maintenir sa collection et op\u00e9rait en sous-effectifs (Mattioli,1990). D\u2019abord, Mattioli explique que ces biblioth\u00e8ques sont trop souvent trop petites et les b\u00e2timents sont d\u00e9labr\u00e9s; la localisation de la biblioth\u00e8que dans le b\u00e2timent de celles-ci est difficile d\u2019acc\u00e8s; le manque de personnel; et le manque de financement. Toutefois, des efforts ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9ploy\u00e9s pour am\u00e9liorer ces points. L\u2019auteur mentionne \u00e9galement l\u2019Association des biblioth\u00e9caires eccl\u00e9siastiques italiennes (ABEI) qui travaille depuis des ann\u00e9es pour ces causes (Mattioli,1990).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><em>Biblioth\u00e8ques en milieux \u00e9ducatifs<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Selon Guerrini et Frigimelica, la pr\u00e9sence de biblioth\u00e8ques dans les \u00e9coles italiennes ne repr\u00e9sente pas un grand pourcentage, et pour celles qui en contiennent une, celle-ci n\u2019a pas de structure \u00e9tablie: pas de catalogue, ni de professionnel de l\u2019information dans la majorit\u00e9 des cas. En r\u00e9ponse \u00e0 ces probl\u00e8mes, ainsi qu\u2019aux difficult\u00e9s de financement et de d\u00e9crochage scolaire, le <em>Ministero della Pubblica Istruzione<\/em> (Ministre de l\u2019\u00c9ducation publique) lance, en 2007, le programme <em>Amico libro<\/em> (\u201cLivre Ami\u201d) dans le but de promouvoir la lecture dans les \u00e9coles (Guerrini et Frigimelica, 2009).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">En contraste, dans les milieux universitaires, on parle surtout de r\u00e9seaux de biblioth\u00e8ques. En 2006, un recensement a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 de la part de<em> Gruppo interuniversitario sul monitoraggio dei sistemi bibliotecari di ateneo<\/em> (GIM) (Groupe interuniversitaire de veille des r\u00e9seaux de biblioth\u00e8ques universitaires) et de <em>Conferenza dei Rettori delle Universit\u00e0 Italiane<\/em> (CRUI) (Conf\u00e9rence de recteurs d\u2019universit\u00e9s italiennes) pour r\u00e9cup\u00e9rer des donn\u00e9es sur les universit\u00e9s italiennes (Guerrini et Frigimelica, 2009). On met \u00e9galement de l\u2019\u00e9nergie dans le partage des ressources et l\u2019accessibilit\u00e9 des documents. Par exemple, en 2004, 72 recteurs universitaires ont sign\u00e9 le <em>Dichiarazione di Messina<\/em> (D\u00e9claration de Messina) dans l\u2019objectif de favoriser l\u2019acc\u00e8s \u00e0 tous. Malgr\u00e9 ces efforts, une telle structure n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 implant\u00e9e dans toutes les institutions du pays. On note aussi une diff\u00e9rence au niveau national en termes d\u2019organisation: il existe une disparit\u00e9 entre le Nord et le Sud (Guerrini et Frigimelica, 2009).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Cadre \u00e9ducatif en sciences de l\u2019information et des biblioth\u00e8ques<\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">En 2009, on notait plus de 80 universit\u00e9s italiennes \u00e0 travers le pays offrant une formation en biblioth\u00e9conomie et archivistique. N\u00e9cessitant des \u00e9tudes de 2e cycle ou sup\u00e9rieures pour devenir biblioth\u00e9caires, les \u00e9tudiants peuvent choisir parmi des programmes de ma\u00eetrise jusqu&rsquo;au postdoctoral (Guerrini et Frigimelica, 2009). \u00c0 titre d&rsquo;exemple, l&rsquo;Universit\u00e9 de Florence et l&rsquo;Universit\u00e9 de Rome \u00ab\u00a0La Sapienza\u00a0\u00bb offrent des parcours dans ce domaine. Le site web de l\u2019Association des biblioth\u00e9caires italiens (AIB) donne acc\u00e8s \u00e0 des cours de formation continue \u00e0 ses membres professionnels. En naviguant sur le site, sous l\u2019onglet \u201cFormazione\u201d (formation) sont pr\u00e9sent\u00e9s deux objectifs principaux vis\u00e9s par ces formations.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0L&rsquo;AIB vise \u00e0 affirmer, accro\u00eetre, d\u00e9fendre la dignit\u00e9 et la sp\u00e9cialit\u00e9 professionnelle du biblioth\u00e9caire; promouvoir, soutenir et d\u00e9velopper chaque action permettant de garantir une formation professionnelle de qualit\u00e9; fournir \u00e0 ses membres du soutien scientifique et technique pour la formation continue (Statuto, art. 2), par la promotion et l&rsquo;organisation, en enti\u00e8ret\u00e9 ou en collaboration avec des tierces parties, des cours, s\u00e9minaires, rencontres, congr\u00e8s, conf\u00e9rences, voyages d&rsquo;\u00e9tude, activit\u00e9s culturelles et toute autre initiative vis\u00e9e \u00e0 la mise \u00e0 jour et la formation continue professionnelle (Statuto, art. 3)\u00a0\u00bb (AIB, 2020, notre traduction).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">L\u2019association organise aussi l\u2019\u201cOsservatorio Formazione\u201d (Observatoire de formation), compos\u00e9 de sections r\u00e9gionales, qui lance r\u00e9guli\u00e8rement des enqu\u00eates et des sondages afin d\u2019identifier les exigences professionnelles des membres et pour maintenir la qualit\u00e9 des formations offertes ainsi que l\u2019am\u00e9lioration continue des activit\u00e9s et formations (AIB, 2020). En 2013, celle-ci a mis en place une plateforme de formation \u00e0 distance, permettant une plus grande flexibilit\u00e9 et accessibilit\u00e9 aux cours. Cette plateforme prend forme d\u2019un portail en ligne: \u201cPortale AIB Formazione\u201d (Portail de formation AIB) (<a class=\"rId597\" href=\"https:\/\/www.aibformazione.it\/\">https:\/\/www.aibformazione.it\/<\/a>). Voici quelques exemples de cours disponibles: \u201cBiblioth\u00e8ques et plateformes num\u00e9riques; avant, pendant et apr\u00e8s le COVID\u201d, \u2018WebDewey: classification et utilisation de la DDC en ligne\u201d et bien d\u2019autres.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Association de biblioth\u00e8ques<\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><em>Association des biblioth\u00e8ques italiennes (AIB)<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Fond\u00e9e en 1930, l\u2019Association des biblioth\u00e8ques italiennes (pr\u00e9c\u00e9demment nomm\u00e9e l\u2019\u00ab Association des biblioth\u00e9caires italiens \u00bb jusqu\u2019\u00e0 1933) forme un des plus importants regroupements de personnes et groupes impliqu\u00e9s dans les sciences de l\u2019information au pays (AIB, 2007). Ses origines remontent \u00e0 une ann\u00e9e plus t\u00f4t, en 1929, lors du premier Congr\u00e8s mondial des biblioth\u00e8ques et bibliographie (World Congress of Libraries and Bibliography) \u00e0 Rome, date et lieu o\u00f9 la premi\u00e8re constitution de l\u2019<em>International Library and Bibliographical Committee<\/em> est approuv\u00e9e. Ce dernier devient \u00e9ventuellement la F\u00e9d\u00e9ration internationale des associations et institutions de biblioth\u00e8ques (<em>International Federation of Library Associations and Institutions, <\/em>IFLA). Suite \u00e0 la participation de l\u2019Italie dans cette action, l\u2019AIB est n\u00e9e (Butt\u00f2 et Petrucciani, 2009).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">En fait, en 2007, on compte plus de 4,500 membres (AIB, 2007). Les membres participants proviennent de secteurs vari\u00e9s: biblioth\u00e9caires, \u00e9tudiants en sciences de l\u2019information, institutions priv\u00e9es et autres biblioth\u00e8ques \u00e0 l\u2019\u00e9chelle internationale. Par ailleurs, comme mentionn\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, cette association offre divers cours de formation continue.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">La structure organisationnelle de cette association est divis\u00e9e en sections r\u00e9gionales. Une condition minimale \u00e0 laquelle chaque section doit adh\u00e9rer pour op\u00e9rer est d\u2019avoir au moins vingt personnes associ\u00e9es provenant et habitant dans la r\u00e9gion en question. Les sections r\u00e9gionales sont compos\u00e9es d\u2019Assembl\u00e9es r\u00e9gionales des associ\u00e9s, de Comit\u00e9s ex\u00e9cutifs r\u00e9gionaux et de Directeurs r\u00e9gionaux. Cette structure est reprise au niveau national. Les corps disciplinaires reli\u00e9s sont: le Conseil national des directeurs r\u00e9gionaux (<em>Consiglio Nazionale dei Presidenti Regionali)<\/em>, le Conseil syndical (<em>Collegio Sindacale<\/em>) et le Conseil arbitral (<em>Collegio dei Probiviri<\/em>) (AIB, 2020).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><em>Service biblioth\u00e9caire national et Institut central pour catalogage unique<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Le service biblioth\u00e9caire national, avec ses d\u00e9buts dans les ann\u00e9es quatre-vingt, est cr\u00e9\u00e9 dans le but d\u2019uniformiser et augmenter l\u2019accessibilit\u00e9 et le partage des ressources \u00e0 travers le pays. Ce service op\u00e8re sous le minist\u00e8re des Biens culturels et est organis\u00e9 par l\u2019Institut central pour catalogage unique. Il agit aussi en conjonction avec les universit\u00e9s, les r\u00e9gions, ainsi que le minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation (Mazzola Merola, 1996).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">L\u2019institut central pour catalogage unique voit le jour en 1951 sous le nom de Centre national du catalogue unique, cr\u00e9\u00e9 dans le but de centraliser le catalogage des documents dans le pays (ICCU, 2018). Ce n\u2019est qu\u2019en 1975 qu\u2019on change pour le nom actuel. Le mandat pr\u00e9cis de cet institut est le suivant: \u00ab Au soutien des t\u00e2ches de catalogage des biblioth\u00e8ques italiennes, l&rsquo;Institut a la responsabilit\u00e9 d&rsquo;adresser, de produire, de mettre \u00e0 jour et de diffuser les normes pour le catalogage pour les diff\u00e9rents types de documents, que ce soit des manuscrits ou des supports multim\u00e9dias. \u00bb (ICCU, 2018, notre traduction). Par ailleurs, le site web de l&rsquo;institut pr\u00e9sente des statistiques de la SBN pour l&rsquo;ann\u00e9e 2019. En voici quelques donn\u00e9es: il y a 18,181,320 de notices bibliographiques dans le syst\u00e8me; plus de 100,999,813 localisations existent dans le r\u00e9seau; et il y 803,000 liens \u00e0 des ressources num\u00e9riques (ICCU, 2020).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Depuis son implantation, cette initiative a pris de l\u2019ampleur: en 1996, on comptait jusqu\u2019\u00e0 450 biblioth\u00e8ques associ\u00e9es (Mazzola Merola, 1996), alors qu\u2019en 2018, il y en a plus de 6500 (ICCU, 2018). Au c\u0153ur de ce r\u00e9seau public se trouve Index dans lequel est gard\u00e9 le Catalogue collectif (Mazzola Merola, 1996). Ceci est ensuite li\u00e9 aux multiples p\u00f4les qui, \u00e0 leur tour, agissent comme liens pour les biblioth\u00e8ques qu\u2019ils desservent. Nous assistons encore une fois \u00e0 une expansion quant au nombre de p\u00f4les aux pays: au cours des vingt-quatre derni\u00e8res ann\u00e9es, le total des p\u00f4les est pass\u00e9 de 31 \u00e0 104. Chacune des r\u00e9gions italiennes a au moins un p\u00f4le, sauf la Vall\u00e9e d\u2019Aoste qui n\u2019en poss\u00e8de aucun (ICCU, 2018). Il est \u00e0 noter que le nombre varie par r\u00e9gion. De m\u00eame pour le nombre de biblioth\u00e8ques connect\u00e9es \u00e0 ces p\u00f4les. Par exemple, la r\u00e9gion de Molise a trois p\u00f4les, tandis que Pi\u00e9mont en a sept et le \u201cp\u00f4le SBN de Molise\u201d (identifi\u00e9 par le code MO1) est li\u00e9 \u00e0 dix-huit biblioth\u00e8ques alors que le \u201cp\u00f4le r\u00e9gional pi\u00e9montais 2\u201d (TO1) repr\u00e9sente le lien pour au moins le double de ce dernier.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">En prenant compte de la description ci-haut, voici une sch\u00e9matisation de la structure de ce r\u00e9seau :<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2024\/06\/image2.png\" alt=\"image\" width=\"553px\" height=\"346px\" \/><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Le SBN est aussi dot\u00e9 de bases de donn\u00e9es qui contiennent des manuscrits, de la musique, des publications m\u00e9dicales, etc (Mazzola Merola, 1996). Au cours des ann\u00e9es, ce syst\u00e8me s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9 pour inclure de plus en plus de capacit\u00e9s et de services. Cette \u00e9volution, toutefois, n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 sans difficult\u00e9s. Par exemple, dans les ann\u00e9es 90, le pr\u00eat entre biblioth\u00e8que pr\u00e9sentait des difficult\u00e9s d\u2019implantation dans les biblioth\u00e8ques du r\u00e9seau et repr\u00e9sentait ainsi un point \u00e0 d\u00e9velopper (Mazzola Merola, 1996).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Autres associations:<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Soci\u00e9t\u00e9 promotrice des biblioth\u00e8ques populaires (1867)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">F\u00e9d\u00e9ration italienne des biblioth\u00e8ques populaires (1908)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Agence nationale pour les biblioth\u00e8ques populaires et scolaires (1932)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Cadre l\u00e9gislatif<\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Selon Anna Maria Tammaro, l\u2019organisation des biblioth\u00e8ques publiques dans un cadre l\u00e9gislatif tel qu\u2019on le connait aujourd\u2019hui a commenc\u00e9 \u00e0 prendre forme en 1926 avec la cr\u00e9ation de la Direction g\u00e9n\u00e9rale des acad\u00e9mies et des biblioth\u00e8ques \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du minist\u00e8re de l\u2019Instruction publique. En 1974, on voit l\u2019apparition du minist\u00e8re des Biens culturels et environnementaux avec lequel s\u2019op\u00e9rera une transformation sous la forme d\u2019une d\u00e9centralisation par l\u2019\u00e9tat remettant le pouvoir de financement des biblioth\u00e8ques aux r\u00e9gions. Les biblioth\u00e8ques \u00e0 l\u2019ensemble du pays ne profitent pas du m\u00eame int\u00e9r\u00eat de la part de leur r\u00e9gion respective et ne re\u00e7oivent pas non plus un financement identique, voire ad\u00e9quat. C\u2019est d\u2019ailleurs l\u00e0 une des grandes difficult\u00e9s, selon l\u2019autrice Antonella Agnoli, qui attribue au fait qu\u2019il n\u2019y ait pas de volont\u00e9 gouvernementale nationale de soutenir de fa\u00e7on \u00e9quitable le d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques de chacune des r\u00e9gions de l\u2019Italie. Le fait que leurs survies d\u00e9pendent du financement octroy\u00e9 par des paliers de gouvernance r\u00e9gionale disparate n\u2019a pu rendre celles-ci indispensables.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Aujourd\u2019hui, le r\u00e9seau des biblioth\u00e8ques est divis\u00e9 en quatre grandes familles : les deux biblioth\u00e8ques nationales soit Rome et Florence sont g\u00e9r\u00e9es par le minist\u00e8re de la Culture (minist\u00e8re des Biens et des Activit\u00e9s culturelles), les biblioth\u00e8ques publiques et locales sont g\u00e9r\u00e9es, elles, dans une approche r\u00e9gionale, les biblioth\u00e8ques universitaires, scolaires ainsi que celles des conservatoires de musique sont quant \u00e0 elles sous le minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation et finalement tout ce qui a trait aux biblioth\u00e8ques administratives et parlementaires se retrouve sous la juridiction des minist\u00e8res dont elles sont l\u2019extension (Agnoli, A., 2014).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Fait important \u00e0 noter en ce qui concerne le d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques, l\u2019Italie a \u00e9t\u00e9 durement secou\u00e9e par une crise \u00e9conomique jusqu\u2019en 2013, tout comme la Gr\u00e8ce. Les effets \u00e9conomiques de cette crise jumel\u00e9s \u00e0 cette d\u00e9centralisation du financement et de la gestion des biblioth\u00e8ques \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale ont encore plus creus\u00e9 ce foss\u00e9 institutionnel entre le nord et le sud. L\u2019absence d\u2019une volont\u00e9 politique nationale d\u2019uniformiser les biblioth\u00e8ques et le m\u00e9tier de biblioth\u00e9caire tarde \u00e0 venir. Malgr\u00e9 cela, les biblioth\u00e8ques italiennes en suivant les mod\u00e8les europ\u00e9ens et ceux qu\u2019on observe de plus en plus \u00e0 l\u2019\u00e9chelle internationale r\u00e9ussissent \u00e0 offrir des lieux qui sont dans l\u2019esprit de missions et des objectifs sociaux, \u00e9conomiques et environnementaux. En 2014, pr\u00e8s de 50 % des Italiens n\u2019avaient pas acc\u00e8s \u00e0 une connexion internet haute vitesse. L\u00e0 aussi, les biblioth\u00e8ques sont l\u00e0 pour aider (Agnoli, A., 2014).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Informations compl\u00e9mentaires<\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">L\u2019IFLA et l\u2019AIB se sont joints pour contribuer au \u201cUniversal Periodic Review of Italy\u201d dans lequel ces derniers ont soumis un document relatif aux liens entre les droits et les biblioth\u00e8ques italiennes. On discute particuli\u00e8rement des droits \u00e0 la libert\u00e9 et \u00e0 l\u2019expression, au droit \u00e0 l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information, ainsi qu\u2019aux droits culturels, qu\u2019aux droits des enfants, et puis, les droits des personnes handicap\u00e9es (<a class=\"rId599\" href=\"https:\/\/www.ifla.org\/files\/assets\/hq\/topics\/info-society\/documents\/ifla-aib-submission-on-italy-upr-3rd-cycle.pdf\">https:\/\/www.ifla.org\/files\/assets\/hq\/topics\/info-society\/documents\/ifla-aib-submission-on-italy-upr-3rd-cycle.pdf<\/a>) (AIB et IFLA, s.d.).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Bibliographie<\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Aghemo, Aurelio, \u00ab Les biblioth\u00e8ques nationales centrales italiennes \u00bb, Bulletin des biblioth\u00e8ques de France (BBF), 2013, n\u00b0 6, p. 43-46.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Agnoli, A. (2014). Les biblioth\u00e8ques publiques italiennes: une \u00e9volution en demi-teinte. 108-112<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">AIB. (2007). \u201cThe Italian Library Association\u201d. <a class=\"rId601\" href=\"https:\/\/www.aib.it\/aib\/cen\/presaib-e.htm\">https:\/\/www.aib.it\/aib\/cen\/presaib-e.htm<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">AIB. (2020). \u201cStatuto\u201d. <a class=\"rId603\" href=\"https:\/\/www.aib.it\/chi-siamo\/statuto-e-regolamenti\/statuto\/\">https:\/\/www.aib.it\/chi-siamo\/statuto-e-regolamenti\/statuto\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">AIB. (2020). \u201cFormazione\u201d. <a class=\"rId605\" href=\"https:\/\/www.aib.it\/attivita\/formazione\/\">https:\/\/www.aib.it\/attivita\/formazione\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">AIB et IFLA. (s.d.). \u201cIfla Submission on Italian Universal Periodic Review\u201d. <a class=\"rId606\" href=\"https:\/\/www.ifla.org\/files\/assets\/hq\/topics\/info-society\/documents\/ifla-aib-submission-on-italy-upr-3rd-cycle.pdf\">https:\/\/www.ifla.org\/files\/assets\/hq\/topics\/info-society\/documents\/ifla-aib-submission-on-italy-upr-3rd-cycle.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Blin, F. et Tamarro, A.-M. (Ed.). (2013). <em>Les biblioth\u00e8ques en Europe: organisation, projets, perspectives : Les biblioth\u00e8ques en Italie.<\/em> Editions du Cercle de la Librairie. 31-43<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Butt\u00f2, S. &amp; Petrucciani, A. (2009). IFLA &amp; Italy, a long-lasting friendship. <em>Quaderni di libri e riviste d\u2019Italia, <\/em>62,19-27. <a class=\"rId608\" href=\"https:\/\/www.ifla.org\/files\/assets\/hq\/history\/ifla-italy-1929-2009.pdf\">https:\/\/www.ifla.org\/files\/assets\/hq\/history\/ifla-italy-1929-2009.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Carpenter, R. L. (1976). Contrasting developments in Italian libraries. <em>International Library Review<\/em>, <em>8<\/em>(1), 33-49.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Dean, E. A. (1983). The Organization of Italian Libraries from the Unification until 1940. <em>The Library Quarterly<\/em>, <em>53<\/em>(4), 399-419.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Galluzzi, A. (2009). New public libraries in Italy: Trends and issues. <em>The International Information &amp; Library Review<\/em>, <em>41<\/em>(1), 52-59.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Guerrini, M., &amp; Frigimelica, G. (2009). Libraries in italy: a brief overview. <em>Ifla Journal<\/em>, <em>35<\/em>(2), 94\u2013116. <a class=\"rId610\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/0340035209105666\">https:\/\/doi.org\/10.1177\/0340035209105666<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">ICCU &#8211; Istituto Centrale per il Catalogo Unico delle Biblioteche Italiane e per le Informazioni Bibliografiche. (2018). \u201cPoli e Biblioteche SBN\u201d. <a class=\"rId612\" href=\"https:\/\/www.iccu.sbn.it\/it\/SBN\/poli-e-biblioteche\/\">https:\/\/www.iccu.sbn.it\/it\/SBN\/poli-e-biblioteche\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">ICCU &#8211; Istituto Centrale per il Catalogo Unico delle Biblioteche Italiane e per le Informazioni Bibliografiche. (2018). \u201cL\u2019Istituto\u201d. <a class=\"rId614\" href=\"https:\/\/www.iccu.sbn.it\/it\/istituto\/index.html\">https:\/\/www.iccu.sbn.it\/it\/istituto\/index.html<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">ICCU &#8211; Istituto Centrale per il Catalogo Unico delle Biblioteche Italiane e per le Informazioni Bibliografiche. (2020). \u201cAttivit\u00e0\u201d.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Marcerou, P. (2002). Biblioteche oggi, novembre 2000-d\u00e9cembre 2001. <em>Biblioteche oggi<\/em>, <em>2001<\/em>.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Mattioli, A., &amp; Conturbia, S. da. (1990). The ecclesiastical libraries in italy: history and present situation. <em>Libraries &amp; Culture<\/em>, <em>25<\/em>(3), 312\u2013333.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Mazzola Merola, Giovanna, \u201cSBN, le Catalogue collectif italien\u201d. Bulletin d\u2019informations de l\u2019Association des biblioth\u00e9caires fran\u00e7ais, 1996, n\u00b0172 (3), p. 29-30.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">McCabe, G. B., &amp; Kennedy, J. R. (2003). Planning the modern public library building. <em>Libraries Unlimited.<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Poulain, M. (1992). L\u2019Italie. Dans : Martine Poulain \u00e9d., <em>Les Biblioth\u00e8ques publiques en Europe<\/em> (pp. 237-265). Paris: \u00c9ditions du Cercle de la Librairie.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Roffi, M. (2007). L\u2019identit\u00e9 professionnelle des biblioth\u00e9caires des biblioth\u00e8ques publiques de Milan. <em>Enssib, 2oo7, Ioo p. M\u00e9moire d&rsquo;\u00e9tude DCB<\/em>, <em>15<\/em><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Tammaro, A. M. (2008). User perceptions of digital libraries: a case study in Italy. <em>Performance measurement and metrics<\/em>.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">BEIC (2012). Web Site. Rep\u00e9r\u00e9 \u00e0 <a class=\"rId616\" href=\"https:\/\/www.beic.it\/en\">https:\/\/www.beic.it\/en<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Climats.com (2020). Web Site. Rep\u00e9r\u00e9 \u00e0 <a class=\"rId618\" href=\"https:\/\/www.climats.com\/europe.html\">https:\/\/www.climats.com\/europe.html<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Parlement europ\u00e9en (2020). Web Site. Rep\u00e9r\u00e9 \u00e0 <a class=\"rId620\" href=\"https:\/\/www.europarl.europa.eu\/portal\/fr\">https:\/\/www.europarl.europa.eu\/portal\/fr<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>La Jama\u00efque<\/strong><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><strong>r\u00e9dig\u00e9 par : Emmanuelle Roy<\/strong><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":1,"menu_order":17,"template":"","meta":{"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":[],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[],"license":[],"class_list":["post-40","chapter","type-chapter","status-publish","hentry"],"part":3,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/40","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/40\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":136,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/40\/revisions\/136"}],"part":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/3"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/40\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=40"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=40"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=40"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=40"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}