{"id":41,"date":"2024-06-13T13:43:26","date_gmt":"2024-06-13T17:43:26","guid":{"rendered":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/chapter\/1-profil-du-pays\/"},"modified":"2024-06-13T14:31:36","modified_gmt":"2024-06-13T18:31:36","slug":"1-profil-du-pays","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/chapter\/1-profil-du-pays\/","title":{"raw":"La Jama\u00efque","rendered":"La Jama\u00efque"},"content":{"raw":"<div class=\"1.-profil-du-pays\">\r\n\r\nr\u00e9dig\u00e9 par : Emmanuelle Roy\r\n\r\n1. Profil du pays\r\n<p class=\"import-Normal\">La Jama\u00efque est un pays insulaire, soit la troisi\u00e8me plus grosse \u00eele des Cara\u00efbes avec ses 10 991 km\u00b2 o\u00f9 r\u00e9sident 2 808 570 habitants selon le recensement de juillet 2020,cette \u00eele constitue comme le Canada une d\u00e9mocratie parlementaire bicam\u00e9rale du Commonwealth. En effet, la Reine Elizabeth y est repr\u00e9sent\u00e9e par le gouverneur g\u00e9n\u00e9ral Patrick Allan. Kingston, la capitale, administre le territoire divis\u00e9 en treize r\u00e9gions administratives qu\u2019ils nomment paroisses. En plus de ses 2,9 millions d\u2019habitants, le pays peut compter sur l\u2019appui et le financement d\u2019une diaspora comptant plus d\u2019un million de personnes dispers\u00e9es mondialement. On y parle l\u2019anglais et une forme de cr\u00e9ole, qui s\u2019av\u00e8re \u00eatre un m\u00e9lange de dialectes africains, d\u2019espagnol, d\u2019anglais et de fran\u00e7ais t\u00e9moins de l\u2019\u00e9poque coloniale et des ses multiples colonisateurs. Son nom Jama\u00efque serait d\u00e9riv\u00e9 du mot \u00ab xaymaca\u00bb, un mot indig\u00e8ne qui signifie terre de bois et d\u2019eau ou terre aux sources.<\/p>\r\n\r\n<div style=\"text-align: left;\">\r\n\r\nr\u00e9dig\u00e9 par : Emmanuelle Roy\r\n\r\n1. Profil du paysLa Jama\u00efque est un pays insulaire, soit la troisi\u00e8me plus grosse \u00eele des Cara\u00efbes avec ses 10 991 km\u00b2 o\u00f9 r\u00e9sident 2 808 570 habitants selon le recensement de juillet 2020,cette \u00eele constitue comme le Canada une d\u00e9mocratie parlementaire bicam\u00e9rale du Commonwealth. En effet, la Reine Elizabeth y est repr\u00e9sent\u00e9e par le gouverneur g\u00e9n\u00e9ral Patrick Allan. Kingston, la capitale, administre le territoire divis\u00e9 en treize r\u00e9gions administratives qu\u2019ils nomment paroisses. En plus de ses 2,9 millions d\u2019habitants, le pays peut compter sur l\u2019appui et le financement d\u2019une diaspora comptant plus d\u2019un million de personnes dispers\u00e9es mondialement. On y parle l\u2019anglais et une forme de cr\u00e9ole, qui s\u2019av\u00e8re \u00eatre un m\u00e9lange de dialectes africains, d\u2019espagnol, d\u2019anglais et de fran\u00e7ais t\u00e9moins de l\u2019\u00e9poque coloniale et des ses multiples colonisateurs. Son nom Jama\u00efque serait d\u00e9riv\u00e9 du mot \u00ab xaymaca\u00bb, un mot indig\u00e8ne qui signifie terre de bois et d\u2019eau ou terre aux sources.\r\n<div align=\"left\">\r\n<table>\r\n<tbody>\r\n<tr>\r\n<td>Paroisses\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<td>Agglom\u00e9rations urbaines principales\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Clarendon\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<td>Kingston (capitale)\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Hanover\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<td>Mandeville\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Kingston Saint-Andrew\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<td>May Pen\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Manchester\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<td>Montego Bay\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Portland\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<td>Spanish Town\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Saint Ann\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<td>Portmore\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Saint Catherine\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<td>&nbsp;\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Saint Elizabeth\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<td>&nbsp;\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Saint James\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<td>&nbsp;\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Saint Mary\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<td>&nbsp;\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Saint Thomas\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<td>&nbsp;\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Trelawny\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<td>&nbsp;\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<tr>\r\n<td>Westmoreland\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<td>&nbsp;\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n&nbsp;<\/td>\r\n<\/tr>\r\n<\/tbody>\r\n<\/table>\r\n<\/div>\r\n2. Histoire\u00c9poque coloniale espagnole\r\n\r\nL\u2019Histoire de cette \u00eele tropicale d\u00e9bute en 1494 avec sa d\u00e9couverte par Christophe Colomb. Elle fut une colonie espagnole jusqu\u2019en 1670 ann\u00e9e \u00e0 laquelle le trait\u00e9 de Madrid c\u00e8de le territoire aux Anglais. Colomb nomma l\u2019\u00eele Santiago, mais le nom Arawak Xaymaca restera. En effet, lors de la conqu\u00eate des Espagnols l\u2019\u00eele compte environ 600 000 indig\u00e8nes. Ce n\u2019est que quinze ans plus tard que les conquistadors entreprendront une r\u00e9elle conqu\u00eate territoriale. Cette initiative mal re\u00e7ue du c\u00f4t\u00e9 des indig\u00e8nes causera un effondrement d\u00e9mographique. Ce n\u2019est qu\u2019en 1516 que les colonisateurs y d\u00e9couvrent des gisements d\u2019or. Or ayant an\u00e9anti la population locale il ne reste pas de main d'\u0153uvre pour en faire l\u2019exploitation. Il en sera de m\u00eame pour le sucre, la banane, le caf\u00e9 et le gingembre. Une \u00e9pid\u00e9mie de variole ach\u00e8vera l\u2019\u0153uvre des conquistadors laissant l\u2019\u00eele en 1740 avec 800 habitants, dont 75 indig\u00e8nes.\r\n\r\nEpoque coloniale anglaise\r\n\r\nEn 1655 Les Anglais d\u00e9barquent et prennent possession de Spanish Town. Toutefois, ils d\u00e9buteront ce que nous appelons la guerre des Marrons. En effet, les esclaves noirs s\u2019\u00e9tant d\u00e9faits de leurs ma\u00eetres espagnols r\u00e9clament des terres et leur libert\u00e9. Les Anglais en 1670 reconnaissent les \u00e9tablissements des Marrons par le trait\u00e9 de Trelawny. Parall\u00e8lement, les nouveaux occupants d\u00e9veloppent comme partout ailleurs dans la r\u00e9gion l\u2019industrie sucri\u00e8re gr\u00e2ce \u00e0 la traite d\u2019esclaves noirs. L\u2019administration de la colonie se fait gr\u00e2ce \u00e0 une poign\u00e9e de colons blancs. Ceci causera des frictions avec les marrons dits libres qui s\u2019allieront avec d\u2019autres marchands ainsi qu\u2019avec les Juifs. En 1834 l\u2019\u00eele est habit\u00e9e par 45 000 noirs libres, 310 000 esclaves noirs et 15 000 blancs les tensions pour le pouvoir ainsi que la lib\u00e9ration des esclaves noirs montent. En 1833 le parlement votera l\u2019Emancipation Bill qui d\u00e9cr\u00e9ta libres les enfants \u00e2g\u00e9s de moins de 6 ans et gardait les adultes pour une p\u00e9riode de quatre \u00e0 six ans selon leur fonction. Cette mesure n\u2019ayant pas l\u2019effet escompt\u00e9 prendra fin au bout de quatre ans date \u00e0 laquelle on voit na\u00eetre les premi\u00e8res institutions financi\u00e8res.\r\n\r\nLa Jama\u00efque ind\u00e9pendante\r\n\r\nEn 1962, le 6 ao\u00fbt la Jama\u00efque devient ind\u00e9pendante, son syst\u00e8me politique demeure le m\u00eame et les assises du pouvoir ayant connus de multiples hauts et bas reste principalement entre les mains des riches propri\u00e9taires terriens blancs, aujourd\u2019hui le d\u00e9fi reste le m\u00eame pour la population jama\u00efcaine trouver un \u00e9quilibre entre le d\u00e9veloppement \u00e9conomique et social tout en conservant leurs libert\u00e9s fondamentales h\u00e9rit\u00e9es du syst\u00e8me anglais. Voyons comment ce nouvel \u00e9tat apr\u00e8s avoir travers\u00e9 plus de crises \u00e9conomiques et sociales que l\u2019on puisse compter a su d\u00e9velopper un troisi\u00e8me lieu, la biblioth\u00e8que.\r\n\r\n3. Types de biblioth\u00e8quesDans cette section, il sera question des types de biblioth\u00e8ques de la Jama\u00efque. Il existe plusieurs types de Biblioth\u00e8ques en Jama\u00efque dont une Biblioth\u00e8que nationale des biblioth\u00e8ques publiques et scolaires, il existe \u00e9galement des biblioth\u00e8ques universitaires et des biblioth\u00e8ques priv\u00e9es et gouvernementales.\r\n\r\nLa biblioth\u00e8que nationale se trouve au centre-ville de la capitale, Kingston au 12 East Street. Comme la biblioth\u00e8que nationale du Canada collectionne et conserve le patrimoine national du pays. En effet, la biblioth\u00e8que nationale de la Jama\u00efque r\u00e9unit les publications jama\u00efcaines, tous les documents de toutes les formes publi\u00e9s par un Jama\u00efcain ou une Jama\u00efcaine; tout document traitant de la Jama\u00efque. Ma traduction personnelle de leur slogan est: explorer, d\u00e9couvrir et connecter. Dans cette optique, la Jamaican National Library (JNL) assure la coop\u00e9ration entre les biblioth\u00e8ques publiques, les biblioth\u00e8ques scolaires, institutionnelles, priv\u00e9es, les mus\u00e9es et le Jamaican Archives and Records Department. En plus de d\u00e9velopper une banque de donn\u00e9es bibliographique nationale, la JNL est responsable du num\u00e9ro international normalis\u00e9 du livre pour la Jama\u00efque et du d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal. Il est le conservateur de tout document produit par le Caricom (Carribean Community).La Biblioth\u00e8que nationale de la Jama\u00efque fond\u00e9e en 1978 est le fruit du Institute of Jamaica Act. Ce document contenant dix-sept pages conf\u00e8re \u00e0 cette nouvelle institution \u00e9norm\u00e9ment de t\u00e2ches autant dans le d\u00e9veloppement social, culturel et patrimonial du pays. Il devient aussi l\u2019h\u00e9ritier et dauphin de la Public Library of Institute of Jamaica, la premi\u00e8re biblioth\u00e8que de l\u2019\u00eele fond\u00e9e en 1879. Cette derni\u00e8re riche en sources primaires est la premi\u00e8re source de documents. La mise en place de cette institution s\u2019inscrit dans le courant des ann\u00e9es 1960, ann\u00e9es pendant lesquelles se font sentir certaines lacunes culturelles et sociales. L\u2019\u00e9lite jama\u00efcaine veut une biblioth\u00e8que nationale qui conserve son h\u00e9ritage, mais veut \u00e9galement une fen\u00eatre sur le monde. En effet, la biblioth\u00e8que nationale a aussi la mission d\u2019informer au sujet des autres pays de la r\u00e9gion. Leur proximit\u00e9 g\u00e9ographique avec d\u2019autres nations les force \u00e0 s\u2019int\u00e9resser et \u00e0 coop\u00e9rer avec les autres pays de la mer des Antilles. La Biblioth\u00e8que nationale est aussi le foyer de la recherche pour ses sources primaires datant du 16e si\u00e8cle.\r\n\r\nLe gouvernement jama\u00efcain se donne une biblioth\u00e8que nationale, mais il a aussi selon le rapport de l\u2019IFLA des biblioth\u00e8ques gouvernementales afin de desservir ses agences et diff\u00e9rents minist\u00e8res.\r\n\r\nDe plus, il existe le Jamaica Library Service (JLS)qui est responsable des biblioth\u00e8ques publiques. Cr\u00e9\u00e9 en 1948, par le minist\u00e8re de l'\u00c9ducation, il doit assurer le d\u00e9veloppement du service des biblioth\u00e8ques publiques et scolaires. En d\u2019autres mots, il doit s\u2019assurer que tous les Jama\u00efcains et Jama\u00efcaines ont acc\u00e8s, et ce gratuitement, \u00e0 leurs services. Cette organisation g\u00e8re plus de 500 \u00e9tablissements dispers\u00e9s dans les treize paroisses de l\u2019\u00eele. En plus, elle administre les services et ressources de plus de 900 biblioth\u00e8ques scolaires dans les \u00e9coles et garderies en milieu pr\u00e9scolaire, primaire et secondaire. Certaines \u00e9coles g\u00e8rent elles-m\u00eames leur biblioth\u00e8que, ce qui conf\u00e8re au JLS le deux tiers des biblioth\u00e8ques scolaires du pays.Avec tout cela, elle g\u00e8re, de son si\u00e8ge social \u00e0 Kingston,411 biblioth\u00e8ques itin\u00e9rantes. Dans mes recherches, j\u2019ai vu la m\u00eame information dans deux documents distincts. En effet, l\u2019IFLA en 2011 allait dans le m\u00eame sens que Paulette Bernhard en 1994 en disant qu\u2019en Jama\u00efque on voyait une tendance vers une r\u00e9forme de l\u2019\u00e9ducation qui vise \u00e0 mettre: \u00abl'importance d'un recours accru aux ressources documentaires comme bassin d'information et comme source de formation des \u00e9l\u00e8ves \u00e0 la ma\u00eetrise de l'information et des technologies qui y sont reli\u00e9es.\u00bb(Bernhard,1994,p,203) Et reprenait l\u2019IFLA 17 ans plus tard:\r\n\r\n\u00abCes biblioth\u00e8ques ont d\u00e9velopp\u00e9 leur mission et leur vision en les modelant sur le principe \u00ab que la biblioth\u00e8que publique est une force vivante au service de l\u2019\u00e9ducation, de la culture et de l\u2019information et un moyen essentiel d\u2019\u00e9lever dans les esprits les d\u00e9fenses de la paix et de contribuer au progr\u00e8s spirituel de l\u2019humanit\u00e9 . Les biblioth\u00e8ques publiques ont appliqu\u00e9 le Manifeste pour d\u00e9velopper des services mettant l\u2019accent sur le r\u00f4le de la biblioth\u00e8que publique comme \u00ab cl\u00e9 du savoir \u00e0 l\u2019\u00e9chelon local, un instrument essentiel de l\u2019\u00e9ducation permanente, d\u2019une prise de d\u00e9cisions ind\u00e9pendante et du d\u00e9veloppement culturel de l\u2019individu et des groupes sociaux \u00bb(IFLA 2011, p.3)\r\n\r\nPar souci d\u2019\u00e9thique professionnelle j\u2019ai v\u00e9rifi\u00e9 la validit\u00e9 de cette information. En effet, le JLS est responsable de la mise sur pied de biblioth\u00e8ques dans les \u00e9tablissements pr\u00e9scolaires et ils ont investi plus de six millions de dollars dans le d\u00e9veloppement de cette initiative entre avril 2009 et septembre 2010, pour ne nommer que celle-ci. Ces services inclus:\r\n\r\nUn service de recherche et de r\u00e9f\u00e9rence, un service de r\u00e9servation, un service de pr\u00eat (y compris le pr\u00eat inter-biblioth\u00e8ques), une assistance professionnelle et technique, un service de partage des connaissances, un acc\u00e8s \u00e0 internet, des programmes de proximit\u00e9 ainsi que des services \u00e0 destination des mal voyants.(IFLA 2011, p.6)\r\n\r\nIl existe aussi plus d\u2019une cinquantaine de biblioth\u00e8ques universitaires. On les retrouve dispers\u00e9es sur l\u2019\u00eele sur campus universitaires, coll\u00e8ges publics, coll\u00e8ges priv\u00e9s, \u00e9coles, centre de formation et des centres de recherche etc. Par exemple, L'Universit\u00e9 des Antilles ou West Indies University d\u00e9tient un Campus en Jama\u00efque: Mona. Sur ce campus on retrouve quatre biblioth\u00e8ques. C\u2019est de dire qu\u2019il a sa propre biblioth\u00e8que de droit, fond\u00e9e en 2011, de sciences et de m\u00e9decine fond\u00e9es en 1973 en plus de sa biblioth\u00e8que m\u00e8re fond\u00e9e en 1952. L\u2019Universit\u00e9 des Antilles s\u2019inscrit aussi dans l\u2019esprit de coop\u00e9ration des Cara\u00efbes, car elle se disperse en plusieurs campus \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des diff\u00e9rents pays antillais. Les diff\u00e9rentes biblioth\u00e8ques de l\u2019Universit\u00e9 des Antilles , m\u00eame si elles ne partagent pas les m\u00eames r\u00e9glementations , car elles n\u2019ont pas toutes sous un m\u00eame gouvernement s\u2019efforcent de partager ensembles les donn\u00e9es et un m\u00eame syst\u00e8me de gestion de base de donn\u00e9es afin de rendre le tout accessible pour tous leurs \u00e9tudiants.\r\n\r\nEn plus des biblioth\u00e8ques universitaires physiques, il existe La Biblioth\u00e8que Digitale de la Cara\u00efbe (dLOC)Digital Library of the Caribbean. Cette derni\u00e8re accessible en ligne se veut une plateforme o\u00f9 il est possible de partager et d\u2019avoir acc\u00e8s \u00e0 des sources primaires.Par exemple, on compte parmi les figures qui partagent du contenu la Biblioth\u00e8que nationale de la Jama\u00efque. L\u2019objectif est de rendre accessibles des documents de tout genre et ce en tout temps.\r\n\r\n4. Cadre \u00e9ducatif en science de l\u2019information et des biblioth\u00e8quesDans les ann\u00e9es 1970, Jamaican Library Association mettra sur pied des cours afin de permettre au personnel travaillant en biblioth\u00e8que d' obtenir les qualifications de biblioth\u00e9caire du syst\u00e8me britannique. Plus tard, suite aux pressions de l\u2019association, L\u2019Universit\u00e9 des West Indies et le gouvernement cr\u00e9eront une \u00e9cole de biblioth\u00e9conomie: Regional Library School. Cette \u00e9cole offrira un baccalaur\u00e9at et une ma\u00eetrise en science de l'information. Aujourd\u2019hui cette \u00e9cole est devenue partie int\u00e9grante de l\u2019Universit\u00e9 des West Indies, \u00e0 Mona plus pr\u00e9cis\u00e9ment. Selon leur site web cette universit\u00e9 offre deux programmes au niveau du baccalaur\u00e9at soit Science de l\u2019information et des biblioth\u00e8ques et Biblioth\u00e9conomie. Ils offrent \u00e9galement quatre programmes de ma\u00eetrise et deux programmes pour les \u00e9tudiants du doctorat. Le site nomme les diff\u00e9rents programmes et signale \u00e0 l\u2019usager de contacter le d\u00e9partement responsable de ses programmes par le biais d\u2019un lien qui n\u2019est pas fonctionnel. Il est tr\u00e8s difficile pour un usager d\u2019acqu\u00e9rir plus d\u2019informations.\r\n\r\n5. Association des biblioth\u00e8quesEn Jama\u00efque, il existe depuis 1949, la Jamaica Library Association maintenant appel\u00e9e Library and Information Association of Jamaica. (LIAJA). \u00c0 l\u2019origine elle se composait de 59 membres dont 6 d\u00e9tenaient une formation en science de l\u2019information et de ses six professionnels seul un \u00e9tait d\u2019origine jama\u00efcaine. Son objectif \u00e9tait de r\u00e9unir les diff\u00e9rents professionnels et professionnelles de l\u2019information du pays, de faire la promotion du cadre \u00e9ducatif des sciences de l\u2019information et de biblioth\u00e9conomie et en assurer la qualit\u00e9. Ils veulent aussi transmettre au public une image positive des professionnels de l\u2019information et des institutions pour lesquelles ils travaillent.En d\u2019autres termes, en construisant un r\u00e9seau d\u2019entraide entre les professionnels et professionnelles de l\u2019information ils souhaitent attirer les usagers \u00e0 leur faire confiance pour leurs besoins informationnels. Cela \u00e9tant dit, il semble qu\u2019il y ait encore beaucoup de chemin \u00e0 faire pour combler le foss\u00e9 entre l\u2019\u00c9tat jama\u00efcain et ses citoyens et ce \u00e0 tous les niveaux. L\u2019une des fa\u00e7on de gagner la confiance des futurs usagers serait, si je peux me permettre, d\u2019ouvrir leur site web au public, d\u00e9j\u00e0 si sans \u00eatre membre payant le public avait acc\u00e8s \u00e0 savoir ce que cette association fait au jour-le jour pour son public ce serait une belle avanc\u00e9e, or la derni\u00e8re publication visible date de 2016. Qu\u2019\u00e0 cela ne tienne, car \u00e0 son 40e anniversaire cette association comptait plus de 300 membres, dont la majorit\u00e9 sont des dipl\u00f4m\u00e9s des sciences de l\u2019information ou de biblioth\u00e9conomie. Leur succ\u00e8s est d\u00fb \u00e0 la tenue de rencontres ouvertes dans le but d\u2019impliquer le public dans le fa\u00e7onnement des biblioth\u00e8ques.\r\n\r\n6. Cadre l\u00e9gislatifLors de l\u2018acquisition de son ind\u00e9pendance, le gouvernement jama\u00efcain se retrouve aux prises avec beaucoup de soucis. Il doit rem\u00e9dier \u00e0 l'am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de vie de sa population grandissante comme tous les autres pays en voie de d\u00e9veloppement. Il veut donner \u00e0 son peuple l\u2019auto-suffisance en termes de biens et services essentiels (nourriture, v\u00eatements, logements) et \u00e9duquer sa population. Pour le gouvernement, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, il est clair que l\u2019analphab\u00e9tisme est un fl\u00e9au important contre lequel il faut se battre. La Jama\u00efque, \u00e0 cette \u00e9poque, est le foyer de plusieurs biblioth\u00e8ques. Le gouvernement constate toutefois qu\u2019il manque, lorsqu\u2019il se compare aux autres pays, une biblioth\u00e8que nationale et un organisme pour relier les biblioth\u00e8ques existantes et en faciliter leur coop\u00e9ration et \u00e9ventuellement l\u2019ouverture sur le grand public, car les biblioth\u00e8ques existantes rel\u00e8vent davantage du domaine priv\u00e9 ou gouvernemental et sont peu ou pas accessibles au grand public.\r\n\r\nLa naissance de NATIS (National Information System), le gouvernement ajoute \u00e0 son plan d\u2019action le plan de d\u00e9veloppement du JLS, ainsi au lieu d\u2019\u00eatre \u00e9chelonn\u00e9 sur 5 ans le plan a \u00e9t\u00e9 \u00e9chelonn\u00e9 sur 20 ans et appliqu\u00e9 concr\u00e8tement \u00e0 l\u2019ensemble du territoire. Cette initiative gouvernementale sera couronn\u00e9e de succ\u00e8s car on apporta des changements aux sept biblioth\u00e8ques publiques existantes de l\u2019\u00eele; ils donneront des services de bases pour les plus petites agglom\u00e9rations urbaines qui, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, n\u2019avait aucun service d\u2019informations; ils feront des succursales; des biblioth\u00e8ques itin\u00e9rantes et instaureront des biblioth\u00e8ques scolaires. C\u2019est dans cette foul\u00e9e d\u2019initiatives gouvernementales que les professionnels de l\u2019information du pays recommanderont par le biais du National Council on Librairies, Archives and Documentation Services (NACOLADS) la cr\u00e9ation de NATIS, dont les principales fonctions serait d\u2019am\u00e9liorer tout le service d\u2019information du pays. En septembre 1973, le gouvernement lui accorde un budget. NACOLADS alignera ses priorit\u00e9s avec l\u2019histoire, les valeurs, le syst\u00e8me existants et les recommandations de l\u2019UNESCO pour construire le syst\u00e8me que nous connaissons aujourd\u2019hui.\r\n\r\n7. Information compl\u00e9mentaire\/ particularit\u00e9sUne des particularit\u00e9s de ce pays en voie de d\u00e9veloppement est son multiculturalisme. Il existe en Jama\u00efque des gens issus de multiples cultures, or certains auteurs ont relev\u00e9 le fait int\u00e9ressant que beaucoup de documents d\u2019archives sont blancs. Autrement dit, ces documents pr\u00e9sentent une r\u00e9alit\u00e9, une histoire, une culture, une tradition appartenant \u00e0 la minorit\u00e9 blanche \u00e9litiste du pays. Certains se demandent s\u2019il est pertinent que cette minorit\u00e9 forme la majorit\u00e9 du patrimoine historique. C\u2019est dans cette optique qu\u2019\u00e0 \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e la Jamaica Memory Bank. Cette banque de donn\u00e9es accessible gratuitement en ligne contient plusieurs collections au centre desquelles sont repr\u00e9sent\u00e9s la tradition orale comme forme de transmission des savoirs de la communaut\u00e9 de descendance africaine. C\u2019est un tr\u00e9sor culturel et pour moi ce type d\u2019endroit virtuel, la base de donn\u00e9es, je trouve m\u00e9ritait d\u2019\u00eatre nomm\u00e9 ici.\r\n\r\n8. R\u00e9f\u00e9rences81-davis-fr.pdf. (s. d.). Consult\u00e9 15 d\u00e9cembre 2020, \u00e0 l\u2019adresse<a href=\"https:\/\/www.ifla.org\/past-wlic\/2011\/81-davis-fr.pdf\"> https:\/\/www.ifla.org\/past-wlic\/2011\/81-davis-fr.pdf<\/a>\r\n\r\n123-russell-en.pdf. (s. d.). Consult\u00e9 10 d\u00e9cembre 2020, \u00e0 l\u2019adresse<a href=\"http:\/\/library.ifla.org\/1411\/1\/123-russell-en.pdf\"> http:\/\/library.ifla.org\/1411\/1\/123-russell-en.pdf<\/a>\r\n\r\nB\u00e9got, D. (2014). \u00ab\u202fAffam\u00e9es de leur propre histoire\u202f\u00bb\u202f: Les soci\u00e9t\u00e9s savantes d\u2019histoire de la Cara\u00efbe (XXe-XXIe si\u00e8cles). Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019Histoire de la Guadeloupe, 169, 9\u201128.<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.7202\/1028364ar\"> https:\/\/doi.org\/10.7202\/1028364ar<\/a>\r\n\r\nBernhard, P. (1994). La vraie nature des biblioth\u00e8ques scolaires. Documentation et biblioth\u00e8ques, 40(4), 197\u2011204.<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.7202\/1033492ar\"> https:\/\/doi.org\/10.7202\/1033492ar<\/a>\r\n\r\nBetter Service through Data\u202f: Wai Sze (Lacey) Chan--Queens Borough Public Library, Jamaica, NY - ERIC - ProQuest. (s. d.). Consult\u00e9 2 d\u00e9cembre 2020, \u00e0 l\u2019adresse<a href=\"https:\/\/search.proquest.com\/eric\/docview\/62126275\/29F49A491F0462FPQ\/3?accountid=12543\"> https:\/\/search.proquest.com\/eric\/docview\/62126275\/29F49A491F0462FPQ\/3?accountid=12543<\/a>\r\n\r\nCentral America\u202f: Jamaica\u2014The World Factbook\u2014Central Intelligence Agency. (s. d.). Consult\u00e9 11 d\u00e9cembre 2020, \u00e0 l\u2019adresse<a href=\"https:\/\/www.cia.gov\/library\/publications\/the-world-factbook\/geos\/jm.html\"> https:\/\/www.cia.gov\/library\/publications\/the-world-factbook\/geos\/jm.html<\/a>\r\n\r\nCharlton, J. (2015a). Copyright Protections and Exemptions. Information Today, 32(10), 9\u20119.\r\n\r\nConnecting Inside. (2003). Library Journal, 128(5), 42.\r\n\r\nDion, J. (1994). Des biblioth\u00e8ques branch\u00e9es sur la plan\u00e8te. Documentation et biblioth\u00e8ques, 40(4), 249\u2011252.<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.7202\/1033502ar\"> https:\/\/doi.org\/10.7202\/1033502ar<\/a>\r\n\r\nDLIS |. (s. d.). Consult\u00e9 11 d\u00e9cembre 2020, \u00e0 l\u2019adresse<a href=\"https:\/\/www.mona.uwi.edu\/dlis\/\"> https:\/\/www.mona.uwi.edu\/dlis\/<\/a>\r\n\r\nEvaluation of a Sample of Adult Books in the Kingston and St. Andrew Parish Library of Jamaica\u2014ERIC - ProQuest. (s. d.). Consult\u00e9 2 d\u00e9cembre 2020, \u00e0 l\u2019adresse<a href=\"https:\/\/search.proquest.com\/eric\/docview\/63650804\/29F49A491F0462FPQ\/4?accountid=12543\"> https:\/\/search.proquest.com\/eric\/docview\/63650804\/29F49A491F0462FPQ\/4?accountid=12543<\/a>\r\n\r\n<\/div>\r\n<\/div>","rendered":"<div class=\"1.-profil-du-pays\">\n<p>r\u00e9dig\u00e9 par : Emmanuelle Roy<\/p>\n<p>1. Profil du pays<\/p>\n<p class=\"import-Normal\">La Jama\u00efque est un pays insulaire, soit la troisi\u00e8me plus grosse \u00eele des Cara\u00efbes avec ses 10 991 km\u00b2 o\u00f9 r\u00e9sident 2 808 570 habitants selon le recensement de juillet 2020,cette \u00eele constitue comme le Canada une d\u00e9mocratie parlementaire bicam\u00e9rale du Commonwealth. En effet, la Reine Elizabeth y est repr\u00e9sent\u00e9e par le gouverneur g\u00e9n\u00e9ral Patrick Allan. Kingston, la capitale, administre le territoire divis\u00e9 en treize r\u00e9gions administratives qu\u2019ils nomment paroisses. En plus de ses 2,9 millions d\u2019habitants, le pays peut compter sur l\u2019appui et le financement d\u2019une diaspora comptant plus d\u2019un million de personnes dispers\u00e9es mondialement. On y parle l\u2019anglais et une forme de cr\u00e9ole, qui s\u2019av\u00e8re \u00eatre un m\u00e9lange de dialectes africains, d\u2019espagnol, d\u2019anglais et de fran\u00e7ais t\u00e9moins de l\u2019\u00e9poque coloniale et des ses multiples colonisateurs. Son nom Jama\u00efque serait d\u00e9riv\u00e9 du mot \u00ab xaymaca\u00bb, un mot indig\u00e8ne qui signifie terre de bois et d\u2019eau ou terre aux sources.<\/p>\n<div style=\"text-align: left;\">\n<p>r\u00e9dig\u00e9 par : Emmanuelle Roy<\/p>\n<p>1. Profil du paysLa Jama\u00efque est un pays insulaire, soit la troisi\u00e8me plus grosse \u00eele des Cara\u00efbes avec ses 10 991 km\u00b2 o\u00f9 r\u00e9sident 2 808 570 habitants selon le recensement de juillet 2020,cette \u00eele constitue comme le Canada une d\u00e9mocratie parlementaire bicam\u00e9rale du Commonwealth. En effet, la Reine Elizabeth y est repr\u00e9sent\u00e9e par le gouverneur g\u00e9n\u00e9ral Patrick Allan. Kingston, la capitale, administre le territoire divis\u00e9 en treize r\u00e9gions administratives qu\u2019ils nomment paroisses. En plus de ses 2,9 millions d\u2019habitants, le pays peut compter sur l\u2019appui et le financement d\u2019une diaspora comptant plus d\u2019un million de personnes dispers\u00e9es mondialement. On y parle l\u2019anglais et une forme de cr\u00e9ole, qui s\u2019av\u00e8re \u00eatre un m\u00e9lange de dialectes africains, d\u2019espagnol, d\u2019anglais et de fran\u00e7ais t\u00e9moins de l\u2019\u00e9poque coloniale et des ses multiples colonisateurs. Son nom Jama\u00efque serait d\u00e9riv\u00e9 du mot \u00ab xaymaca\u00bb, un mot indig\u00e8ne qui signifie terre de bois et d\u2019eau ou terre aux sources.<\/p>\n<div style=\"text-align: left;\">\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Paroisses<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<td>Agglom\u00e9rations urbaines principales<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Clarendon<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<td>Kingston (capitale)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Hanover<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<td>Mandeville<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Kingston Saint-Andrew<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<td>May Pen<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Manchester<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<td>Montego Bay<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Portland<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<td>Spanish Town<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Saint Ann<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<td>Portmore<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Saint Catherine<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<td>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Saint Elizabeth<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<td>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Saint James<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<td>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Saint Mary<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<td>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Saint Thomas<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<td>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Trelawny<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<td>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Westmoreland<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<td>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<p>2. Histoire\u00c9poque coloniale espagnole<\/p>\n<p>L\u2019Histoire de cette \u00eele tropicale d\u00e9bute en 1494 avec sa d\u00e9couverte par Christophe Colomb. Elle fut une colonie espagnole jusqu\u2019en 1670 ann\u00e9e \u00e0 laquelle le trait\u00e9 de Madrid c\u00e8de le territoire aux Anglais. Colomb nomma l\u2019\u00eele Santiago, mais le nom Arawak Xaymaca restera. En effet, lors de la conqu\u00eate des Espagnols l\u2019\u00eele compte environ 600 000 indig\u00e8nes. Ce n\u2019est que quinze ans plus tard que les conquistadors entreprendront une r\u00e9elle conqu\u00eate territoriale. Cette initiative mal re\u00e7ue du c\u00f4t\u00e9 des indig\u00e8nes causera un effondrement d\u00e9mographique. Ce n\u2019est qu\u2019en 1516 que les colonisateurs y d\u00e9couvrent des gisements d\u2019or. Or ayant an\u00e9anti la population locale il ne reste pas de main d&rsquo;\u0153uvre pour en faire l\u2019exploitation. Il en sera de m\u00eame pour le sucre, la banane, le caf\u00e9 et le gingembre. Une \u00e9pid\u00e9mie de variole ach\u00e8vera l\u2019\u0153uvre des conquistadors laissant l\u2019\u00eele en 1740 avec 800 habitants, dont 75 indig\u00e8nes.<\/p>\n<p>Epoque coloniale anglaise<\/p>\n<p>En 1655 Les Anglais d\u00e9barquent et prennent possession de Spanish Town. Toutefois, ils d\u00e9buteront ce que nous appelons la guerre des Marrons. En effet, les esclaves noirs s\u2019\u00e9tant d\u00e9faits de leurs ma\u00eetres espagnols r\u00e9clament des terres et leur libert\u00e9. Les Anglais en 1670 reconnaissent les \u00e9tablissements des Marrons par le trait\u00e9 de Trelawny. Parall\u00e8lement, les nouveaux occupants d\u00e9veloppent comme partout ailleurs dans la r\u00e9gion l\u2019industrie sucri\u00e8re gr\u00e2ce \u00e0 la traite d\u2019esclaves noirs. L\u2019administration de la colonie se fait gr\u00e2ce \u00e0 une poign\u00e9e de colons blancs. Ceci causera des frictions avec les marrons dits libres qui s\u2019allieront avec d\u2019autres marchands ainsi qu\u2019avec les Juifs. En 1834 l\u2019\u00eele est habit\u00e9e par 45 000 noirs libres, 310 000 esclaves noirs et 15 000 blancs les tensions pour le pouvoir ainsi que la lib\u00e9ration des esclaves noirs montent. En 1833 le parlement votera l\u2019Emancipation Bill qui d\u00e9cr\u00e9ta libres les enfants \u00e2g\u00e9s de moins de 6 ans et gardait les adultes pour une p\u00e9riode de quatre \u00e0 six ans selon leur fonction. Cette mesure n\u2019ayant pas l\u2019effet escompt\u00e9 prendra fin au bout de quatre ans date \u00e0 laquelle on voit na\u00eetre les premi\u00e8res institutions financi\u00e8res.<\/p>\n<p>La Jama\u00efque ind\u00e9pendante<\/p>\n<p>En 1962, le 6 ao\u00fbt la Jama\u00efque devient ind\u00e9pendante, son syst\u00e8me politique demeure le m\u00eame et les assises du pouvoir ayant connus de multiples hauts et bas reste principalement entre les mains des riches propri\u00e9taires terriens blancs, aujourd\u2019hui le d\u00e9fi reste le m\u00eame pour la population jama\u00efcaine trouver un \u00e9quilibre entre le d\u00e9veloppement \u00e9conomique et social tout en conservant leurs libert\u00e9s fondamentales h\u00e9rit\u00e9es du syst\u00e8me anglais. Voyons comment ce nouvel \u00e9tat apr\u00e8s avoir travers\u00e9 plus de crises \u00e9conomiques et sociales que l\u2019on puisse compter a su d\u00e9velopper un troisi\u00e8me lieu, la biblioth\u00e8que.<\/p>\n<p>3. Types de biblioth\u00e8quesDans cette section, il sera question des types de biblioth\u00e8ques de la Jama\u00efque. Il existe plusieurs types de Biblioth\u00e8ques en Jama\u00efque dont une Biblioth\u00e8que nationale des biblioth\u00e8ques publiques et scolaires, il existe \u00e9galement des biblioth\u00e8ques universitaires et des biblioth\u00e8ques priv\u00e9es et gouvernementales.<\/p>\n<p>La biblioth\u00e8que nationale se trouve au centre-ville de la capitale, Kingston au 12 East Street. Comme la biblioth\u00e8que nationale du Canada collectionne et conserve le patrimoine national du pays. En effet, la biblioth\u00e8que nationale de la Jama\u00efque r\u00e9unit les publications jama\u00efcaines, tous les documents de toutes les formes publi\u00e9s par un Jama\u00efcain ou une Jama\u00efcaine; tout document traitant de la Jama\u00efque. Ma traduction personnelle de leur slogan est: explorer, d\u00e9couvrir et connecter. Dans cette optique, la Jamaican National Library (JNL) assure la coop\u00e9ration entre les biblioth\u00e8ques publiques, les biblioth\u00e8ques scolaires, institutionnelles, priv\u00e9es, les mus\u00e9es et le Jamaican Archives and Records Department. En plus de d\u00e9velopper une banque de donn\u00e9es bibliographique nationale, la JNL est responsable du num\u00e9ro international normalis\u00e9 du livre pour la Jama\u00efque et du d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal. Il est le conservateur de tout document produit par le Caricom (Carribean Community).La Biblioth\u00e8que nationale de la Jama\u00efque fond\u00e9e en 1978 est le fruit du Institute of Jamaica Act. Ce document contenant dix-sept pages conf\u00e8re \u00e0 cette nouvelle institution \u00e9norm\u00e9ment de t\u00e2ches autant dans le d\u00e9veloppement social, culturel et patrimonial du pays. Il devient aussi l\u2019h\u00e9ritier et dauphin de la Public Library of Institute of Jamaica, la premi\u00e8re biblioth\u00e8que de l\u2019\u00eele fond\u00e9e en 1879. Cette derni\u00e8re riche en sources primaires est la premi\u00e8re source de documents. La mise en place de cette institution s\u2019inscrit dans le courant des ann\u00e9es 1960, ann\u00e9es pendant lesquelles se font sentir certaines lacunes culturelles et sociales. L\u2019\u00e9lite jama\u00efcaine veut une biblioth\u00e8que nationale qui conserve son h\u00e9ritage, mais veut \u00e9galement une fen\u00eatre sur le monde. En effet, la biblioth\u00e8que nationale a aussi la mission d\u2019informer au sujet des autres pays de la r\u00e9gion. Leur proximit\u00e9 g\u00e9ographique avec d\u2019autres nations les force \u00e0 s\u2019int\u00e9resser et \u00e0 coop\u00e9rer avec les autres pays de la mer des Antilles. La Biblioth\u00e8que nationale est aussi le foyer de la recherche pour ses sources primaires datant du 16e si\u00e8cle.<\/p>\n<p>Le gouvernement jama\u00efcain se donne une biblioth\u00e8que nationale, mais il a aussi selon le rapport de l\u2019IFLA des biblioth\u00e8ques gouvernementales afin de desservir ses agences et diff\u00e9rents minist\u00e8res.<\/p>\n<p>De plus, il existe le Jamaica Library Service (JLS)qui est responsable des biblioth\u00e8ques publiques. Cr\u00e9\u00e9 en 1948, par le minist\u00e8re de l&rsquo;\u00c9ducation, il doit assurer le d\u00e9veloppement du service des biblioth\u00e8ques publiques et scolaires. En d\u2019autres mots, il doit s\u2019assurer que tous les Jama\u00efcains et Jama\u00efcaines ont acc\u00e8s, et ce gratuitement, \u00e0 leurs services. Cette organisation g\u00e8re plus de 500 \u00e9tablissements dispers\u00e9s dans les treize paroisses de l\u2019\u00eele. En plus, elle administre les services et ressources de plus de 900 biblioth\u00e8ques scolaires dans les \u00e9coles et garderies en milieu pr\u00e9scolaire, primaire et secondaire. Certaines \u00e9coles g\u00e8rent elles-m\u00eames leur biblioth\u00e8que, ce qui conf\u00e8re au JLS le deux tiers des biblioth\u00e8ques scolaires du pays.Avec tout cela, elle g\u00e8re, de son si\u00e8ge social \u00e0 Kingston,411 biblioth\u00e8ques itin\u00e9rantes. Dans mes recherches, j\u2019ai vu la m\u00eame information dans deux documents distincts. En effet, l\u2019IFLA en 2011 allait dans le m\u00eame sens que Paulette Bernhard en 1994 en disant qu\u2019en Jama\u00efque on voyait une tendance vers une r\u00e9forme de l\u2019\u00e9ducation qui vise \u00e0 mettre: \u00abl&rsquo;importance d&rsquo;un recours accru aux ressources documentaires comme bassin d&rsquo;information et comme source de formation des \u00e9l\u00e8ves \u00e0 la ma\u00eetrise de l&rsquo;information et des technologies qui y sont reli\u00e9es.\u00bb(Bernhard,1994,p,203) Et reprenait l\u2019IFLA 17 ans plus tard:<\/p>\n<p>\u00abCes biblioth\u00e8ques ont d\u00e9velopp\u00e9 leur mission et leur vision en les modelant sur le principe \u00ab que la biblioth\u00e8que publique est une force vivante au service de l\u2019\u00e9ducation, de la culture et de l\u2019information et un moyen essentiel d\u2019\u00e9lever dans les esprits les d\u00e9fenses de la paix et de contribuer au progr\u00e8s spirituel de l\u2019humanit\u00e9 . Les biblioth\u00e8ques publiques ont appliqu\u00e9 le Manifeste pour d\u00e9velopper des services mettant l\u2019accent sur le r\u00f4le de la biblioth\u00e8que publique comme \u00ab cl\u00e9 du savoir \u00e0 l\u2019\u00e9chelon local, un instrument essentiel de l\u2019\u00e9ducation permanente, d\u2019une prise de d\u00e9cisions ind\u00e9pendante et du d\u00e9veloppement culturel de l\u2019individu et des groupes sociaux \u00bb(IFLA 2011, p.3)<\/p>\n<p>Par souci d\u2019\u00e9thique professionnelle j\u2019ai v\u00e9rifi\u00e9 la validit\u00e9 de cette information. En effet, le JLS est responsable de la mise sur pied de biblioth\u00e8ques dans les \u00e9tablissements pr\u00e9scolaires et ils ont investi plus de six millions de dollars dans le d\u00e9veloppement de cette initiative entre avril 2009 et septembre 2010, pour ne nommer que celle-ci. Ces services inclus:<\/p>\n<p>Un service de recherche et de r\u00e9f\u00e9rence, un service de r\u00e9servation, un service de pr\u00eat (y compris le pr\u00eat inter-biblioth\u00e8ques), une assistance professionnelle et technique, un service de partage des connaissances, un acc\u00e8s \u00e0 internet, des programmes de proximit\u00e9 ainsi que des services \u00e0 destination des mal voyants.(IFLA 2011, p.6)<\/p>\n<p>Il existe aussi plus d\u2019une cinquantaine de biblioth\u00e8ques universitaires. On les retrouve dispers\u00e9es sur l\u2019\u00eele sur campus universitaires, coll\u00e8ges publics, coll\u00e8ges priv\u00e9s, \u00e9coles, centre de formation et des centres de recherche etc. Par exemple, L&rsquo;Universit\u00e9 des Antilles ou West Indies University d\u00e9tient un Campus en Jama\u00efque: Mona. Sur ce campus on retrouve quatre biblioth\u00e8ques. C\u2019est de dire qu\u2019il a sa propre biblioth\u00e8que de droit, fond\u00e9e en 2011, de sciences et de m\u00e9decine fond\u00e9es en 1973 en plus de sa biblioth\u00e8que m\u00e8re fond\u00e9e en 1952. L\u2019Universit\u00e9 des Antilles s\u2019inscrit aussi dans l\u2019esprit de coop\u00e9ration des Cara\u00efbes, car elle se disperse en plusieurs campus \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des diff\u00e9rents pays antillais. Les diff\u00e9rentes biblioth\u00e8ques de l\u2019Universit\u00e9 des Antilles , m\u00eame si elles ne partagent pas les m\u00eames r\u00e9glementations , car elles n\u2019ont pas toutes sous un m\u00eame gouvernement s\u2019efforcent de partager ensembles les donn\u00e9es et un m\u00eame syst\u00e8me de gestion de base de donn\u00e9es afin de rendre le tout accessible pour tous leurs \u00e9tudiants.<\/p>\n<p>En plus des biblioth\u00e8ques universitaires physiques, il existe La Biblioth\u00e8que Digitale de la Cara\u00efbe (dLOC)Digital Library of the Caribbean. Cette derni\u00e8re accessible en ligne se veut une plateforme o\u00f9 il est possible de partager et d\u2019avoir acc\u00e8s \u00e0 des sources primaires.Par exemple, on compte parmi les figures qui partagent du contenu la Biblioth\u00e8que nationale de la Jama\u00efque. L\u2019objectif est de rendre accessibles des documents de tout genre et ce en tout temps.<\/p>\n<p>4. Cadre \u00e9ducatif en science de l\u2019information et des biblioth\u00e8quesDans les ann\u00e9es 1970, Jamaican Library Association mettra sur pied des cours afin de permettre au personnel travaillant en biblioth\u00e8que d&rsquo; obtenir les qualifications de biblioth\u00e9caire du syst\u00e8me britannique. Plus tard, suite aux pressions de l\u2019association, L\u2019Universit\u00e9 des West Indies et le gouvernement cr\u00e9eront une \u00e9cole de biblioth\u00e9conomie: Regional Library School. Cette \u00e9cole offrira un baccalaur\u00e9at et une ma\u00eetrise en science de l&rsquo;information. Aujourd\u2019hui cette \u00e9cole est devenue partie int\u00e9grante de l\u2019Universit\u00e9 des West Indies, \u00e0 Mona plus pr\u00e9cis\u00e9ment. Selon leur site web cette universit\u00e9 offre deux programmes au niveau du baccalaur\u00e9at soit Science de l\u2019information et des biblioth\u00e8ques et Biblioth\u00e9conomie. Ils offrent \u00e9galement quatre programmes de ma\u00eetrise et deux programmes pour les \u00e9tudiants du doctorat. Le site nomme les diff\u00e9rents programmes et signale \u00e0 l\u2019usager de contacter le d\u00e9partement responsable de ses programmes par le biais d\u2019un lien qui n\u2019est pas fonctionnel. Il est tr\u00e8s difficile pour un usager d\u2019acqu\u00e9rir plus d\u2019informations.<\/p>\n<p>5. Association des biblioth\u00e8quesEn Jama\u00efque, il existe depuis 1949, la Jamaica Library Association maintenant appel\u00e9e Library and Information Association of Jamaica. (LIAJA). \u00c0 l\u2019origine elle se composait de 59 membres dont 6 d\u00e9tenaient une formation en science de l\u2019information et de ses six professionnels seul un \u00e9tait d\u2019origine jama\u00efcaine. Son objectif \u00e9tait de r\u00e9unir les diff\u00e9rents professionnels et professionnelles de l\u2019information du pays, de faire la promotion du cadre \u00e9ducatif des sciences de l\u2019information et de biblioth\u00e9conomie et en assurer la qualit\u00e9. Ils veulent aussi transmettre au public une image positive des professionnels de l\u2019information et des institutions pour lesquelles ils travaillent.En d\u2019autres termes, en construisant un r\u00e9seau d\u2019entraide entre les professionnels et professionnelles de l\u2019information ils souhaitent attirer les usagers \u00e0 leur faire confiance pour leurs besoins informationnels. Cela \u00e9tant dit, il semble qu\u2019il y ait encore beaucoup de chemin \u00e0 faire pour combler le foss\u00e9 entre l\u2019\u00c9tat jama\u00efcain et ses citoyens et ce \u00e0 tous les niveaux. L\u2019une des fa\u00e7on de gagner la confiance des futurs usagers serait, si je peux me permettre, d\u2019ouvrir leur site web au public, d\u00e9j\u00e0 si sans \u00eatre membre payant le public avait acc\u00e8s \u00e0 savoir ce que cette association fait au jour-le jour pour son public ce serait une belle avanc\u00e9e, or la derni\u00e8re publication visible date de 2016. Qu\u2019\u00e0 cela ne tienne, car \u00e0 son 40e anniversaire cette association comptait plus de 300 membres, dont la majorit\u00e9 sont des dipl\u00f4m\u00e9s des sciences de l\u2019information ou de biblioth\u00e9conomie. Leur succ\u00e8s est d\u00fb \u00e0 la tenue de rencontres ouvertes dans le but d\u2019impliquer le public dans le fa\u00e7onnement des biblioth\u00e8ques.<\/p>\n<p>6. Cadre l\u00e9gislatifLors de l\u2018acquisition de son ind\u00e9pendance, le gouvernement jama\u00efcain se retrouve aux prises avec beaucoup de soucis. Il doit rem\u00e9dier \u00e0 l&rsquo;am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de vie de sa population grandissante comme tous les autres pays en voie de d\u00e9veloppement. Il veut donner \u00e0 son peuple l\u2019auto-suffisance en termes de biens et services essentiels (nourriture, v\u00eatements, logements) et \u00e9duquer sa population. Pour le gouvernement, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, il est clair que l\u2019analphab\u00e9tisme est un fl\u00e9au important contre lequel il faut se battre. La Jama\u00efque, \u00e0 cette \u00e9poque, est le foyer de plusieurs biblioth\u00e8ques. Le gouvernement constate toutefois qu\u2019il manque, lorsqu\u2019il se compare aux autres pays, une biblioth\u00e8que nationale et un organisme pour relier les biblioth\u00e8ques existantes et en faciliter leur coop\u00e9ration et \u00e9ventuellement l\u2019ouverture sur le grand public, car les biblioth\u00e8ques existantes rel\u00e8vent davantage du domaine priv\u00e9 ou gouvernemental et sont peu ou pas accessibles au grand public.<\/p>\n<p>La naissance de NATIS (National Information System), le gouvernement ajoute \u00e0 son plan d\u2019action le plan de d\u00e9veloppement du JLS, ainsi au lieu d\u2019\u00eatre \u00e9chelonn\u00e9 sur 5 ans le plan a \u00e9t\u00e9 \u00e9chelonn\u00e9 sur 20 ans et appliqu\u00e9 concr\u00e8tement \u00e0 l\u2019ensemble du territoire. Cette initiative gouvernementale sera couronn\u00e9e de succ\u00e8s car on apporta des changements aux sept biblioth\u00e8ques publiques existantes de l\u2019\u00eele; ils donneront des services de bases pour les plus petites agglom\u00e9rations urbaines qui, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, n\u2019avait aucun service d\u2019informations; ils feront des succursales; des biblioth\u00e8ques itin\u00e9rantes et instaureront des biblioth\u00e8ques scolaires. C\u2019est dans cette foul\u00e9e d\u2019initiatives gouvernementales que les professionnels de l\u2019information du pays recommanderont par le biais du National Council on Librairies, Archives and Documentation Services (NACOLADS) la cr\u00e9ation de NATIS, dont les principales fonctions serait d\u2019am\u00e9liorer tout le service d\u2019information du pays. En septembre 1973, le gouvernement lui accorde un budget. NACOLADS alignera ses priorit\u00e9s avec l\u2019histoire, les valeurs, le syst\u00e8me existants et les recommandations de l\u2019UNESCO pour construire le syst\u00e8me que nous connaissons aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p>7. Information compl\u00e9mentaire\/ particularit\u00e9sUne des particularit\u00e9s de ce pays en voie de d\u00e9veloppement est son multiculturalisme. Il existe en Jama\u00efque des gens issus de multiples cultures, or certains auteurs ont relev\u00e9 le fait int\u00e9ressant que beaucoup de documents d\u2019archives sont blancs. Autrement dit, ces documents pr\u00e9sentent une r\u00e9alit\u00e9, une histoire, une culture, une tradition appartenant \u00e0 la minorit\u00e9 blanche \u00e9litiste du pays. Certains se demandent s\u2019il est pertinent que cette minorit\u00e9 forme la majorit\u00e9 du patrimoine historique. C\u2019est dans cette optique qu\u2019\u00e0 \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e la Jamaica Memory Bank. Cette banque de donn\u00e9es accessible gratuitement en ligne contient plusieurs collections au centre desquelles sont repr\u00e9sent\u00e9s la tradition orale comme forme de transmission des savoirs de la communaut\u00e9 de descendance africaine. C\u2019est un tr\u00e9sor culturel et pour moi ce type d\u2019endroit virtuel, la base de donn\u00e9es, je trouve m\u00e9ritait d\u2019\u00eatre nomm\u00e9 ici.<\/p>\n<p>8. R\u00e9f\u00e9rences81-davis-fr.pdf. (s. d.). Consult\u00e9 15 d\u00e9cembre 2020, \u00e0 l\u2019adresse<a href=\"https:\/\/www.ifla.org\/past-wlic\/2011\/81-davis-fr.pdf\"> https:\/\/www.ifla.org\/past-wlic\/2011\/81-davis-fr.pdf<\/a><\/p>\n<p>123-russell-en.pdf. (s. d.). Consult\u00e9 10 d\u00e9cembre 2020, \u00e0 l\u2019adresse<a href=\"http:\/\/library.ifla.org\/1411\/1\/123-russell-en.pdf\"> http:\/\/library.ifla.org\/1411\/1\/123-russell-en.pdf<\/a><\/p>\n<p>B\u00e9got, D. (2014). \u00ab\u202fAffam\u00e9es de leur propre histoire\u202f\u00bb\u202f: Les soci\u00e9t\u00e9s savantes d\u2019histoire de la Cara\u00efbe (XXe-XXIe si\u00e8cles). Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019Histoire de la Guadeloupe, 169, 9\u201128.<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.7202\/1028364ar\"> https:\/\/doi.org\/10.7202\/1028364ar<\/a><\/p>\n<p>Bernhard, P. (1994). La vraie nature des biblioth\u00e8ques scolaires. Documentation et biblioth\u00e8ques, 40(4), 197\u2011204.<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.7202\/1033492ar\"> https:\/\/doi.org\/10.7202\/1033492ar<\/a><\/p>\n<p>Better Service through Data\u202f: Wai Sze (Lacey) Chan&#8211;Queens Borough Public Library, Jamaica, NY &#8211; ERIC &#8211; ProQuest. (s. d.). Consult\u00e9 2 d\u00e9cembre 2020, \u00e0 l\u2019adresse<a href=\"https:\/\/search.proquest.com\/eric\/docview\/62126275\/29F49A491F0462FPQ\/3?accountid=12543\"> https:\/\/search.proquest.com\/eric\/docview\/62126275\/29F49A491F0462FPQ\/3?accountid=12543<\/a><\/p>\n<p>Central America\u202f: Jamaica\u2014The World Factbook\u2014Central Intelligence Agency. (s. d.). Consult\u00e9 11 d\u00e9cembre 2020, \u00e0 l\u2019adresse<a href=\"https:\/\/www.cia.gov\/library\/publications\/the-world-factbook\/geos\/jm.html\"> https:\/\/www.cia.gov\/library\/publications\/the-world-factbook\/geos\/jm.html<\/a><\/p>\n<p>Charlton, J. (2015a). Copyright Protections and Exemptions. Information Today, 32(10), 9\u20119.<\/p>\n<p>Connecting Inside. (2003). Library Journal, 128(5), 42.<\/p>\n<p>Dion, J. (1994). Des biblioth\u00e8ques branch\u00e9es sur la plan\u00e8te. Documentation et biblioth\u00e8ques, 40(4), 249\u2011252.<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.7202\/1033502ar\"> https:\/\/doi.org\/10.7202\/1033502ar<\/a><\/p>\n<p>DLIS |. (s. d.). Consult\u00e9 11 d\u00e9cembre 2020, \u00e0 l\u2019adresse<a href=\"https:\/\/www.mona.uwi.edu\/dlis\/\"> https:\/\/www.mona.uwi.edu\/dlis\/<\/a><\/p>\n<p>Evaluation of a Sample of Adult Books in the Kingston and St. Andrew Parish Library of Jamaica\u2014ERIC &#8211; ProQuest. (s. d.). Consult\u00e9 2 d\u00e9cembre 2020, \u00e0 l\u2019adresse<a href=\"https:\/\/search.proquest.com\/eric\/docview\/63650804\/29F49A491F0462FPQ\/4?accountid=12543\"> https:\/\/search.proquest.com\/eric\/docview\/63650804\/29F49A491F0462FPQ\/4?accountid=12543<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"author":1,"menu_order":18,"template":"","meta":{"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":[],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[],"license":[],"class_list":["post-41","chapter","type-chapter","status-publish","hentry"],"part":3,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/41","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/41\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":171,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/41\/revisions\/171"}],"part":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/3"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/41\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=41"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=41"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=41"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international1\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=41"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}