{"id":32,"date":"2024-06-13T19:27:53","date_gmt":"2024-06-13T23:27:53","guid":{"rendered":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international2\/chapter\/ghana\/"},"modified":"2024-06-13T20:46:03","modified_gmt":"2024-06-14T00:46:03","slug":"ghana","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international2\/chapter\/ghana\/","title":{"raw":"Ghana","rendered":"Ghana"},"content":{"raw":"<div class=\"ghana\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">(Cristel Silva Silva, Soumia El Jilali, Principe de Victoire Ogolasho Osse)<\/p>\n\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_lddmo7jqn39n\"><\/a>Profil du pays<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-align: justify;\">Le Ghana est un pays d\u2019Afrique de l\u2019Ouest situ\u00e9 au bord du Golfe de Guin\u00e9e. Il est limit\u00e9 au nord par le Burkina Faso, \u00e0 l\u2019ouest par la C\u00f4te d\u2019Ivoire et \u00e0 l\u2019est par le Togo. Le pays a une superficie de 238 533 km\u00b2. (Bertrand et Hugon, s.d.) et sa capitale est Accra. La monnaie nationale est le : Cedi (\u20b5), qui se divise en 100 pesewas. (Bertrand et Hugon, s.d.). D\u2019apr\u00e8s le Ghana Statistical Service (2021, p.2) le chiffre du recensement de la population du Ghana de 2021 est de 30,8 millions.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-align: justify;\">On compterait approximativement 100 groupes ethnolinguistiques subdivis\u00e9s en de plusieurs unit\u00e9s culturelles et linguistiques. Parmi les principaux groupes ethniques on retrouve les Akan, les Ewe, les Mole-Dagbane, les Guan et les Ga-Adangbe. Les langues appartiennent soit \u00e0 la sous-famille Kwa, soit \u00e0 la sous-famille Gur de la famille linguistique Niger-Congo. L'anglais est la langue officielle couramment utilis\u00e9e dans les instances gouvernementales ainsi que dans les grandes entreprises, les m\u00e9dias nationaux et les niveaux d\u2019enseignement sup\u00e9rieurs (Bertrand et Hugon, s.d.). Depuis 2006, le Ghana est membre associ\u00e9 de l\u2019Organisation internationale de la Francophonie et, d\u2019apr\u00e8s un rapport publi\u00e9 en 2014 par cet organisme (2014, p.17), 0.8% de la population au Ghana parlerait le fran\u00e7ais.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-align: justify;\">Le Ghana a int\u00e9gr\u00e9 dans son budget les objectifs de d\u00e9veloppement durable propos\u00e9s par l\u2019ONU lors de l\u2019adoption de l'Agenda 2030 en 2015. Diff\u00e9rents acteurs du pays, tels que les Nations Unies, les chefs traditionnels, les organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile, les universit\u00e9s et autres, participent \u00e0 cet effort mondial gr\u00e2ce \u00e0 la mise en place d\u2019un syst\u00e8me de planification d\u00e9centralis\u00e9e (United Nations, 2015).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-align: justify;\"><\/p>\n\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_hek8pnyecjik\"><\/a>Histoire<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">L\u2019ancienne C\u00f4te de l\u2019Or britannique (en anglais Gold Coast) fut une colonie officiellement instaur\u00e9e dans les ann\u00e9es 1820 et puis rebaptis\u00e9e Ghana suite \u00e0 un mouvement d\u2019ind\u00e9pendance qui aboutit en 1957 et qui est men\u00e9 par le panafricaniste Kwame Nkrumah (1909-1972), l'un des plus connus hommes politiques au pays (Bertrand et Hugon, s.d.).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Pendant la colonisation du Ghana par le Royaume-Uni, les principaux facteurs qui ont contribu\u00e9 au ravitaillement des biblioth\u00e8ques publiques au Ghana furent l'impact des activit\u00e9s missionnaires sur la communaut\u00e9, qui incluent l'alphab\u00e9tisation de la population et la mise en place d'imprimeries pour assurer la publication rapide de mat\u00e9riels de lecture, afin de soutenir l'alphab\u00e9tisation et l'introduction de l'\u00e9ducation formelle dans le territoire (Agyen-Gyasi et Atta-Obeng, 2010, p.65-66). Plusieurs meneurs de cette r\u00e9forme incluent l'\u00e9v\u00eaque Orfeur Anglionby, qui \u00e9tait responsable de la promotion de la lecture pr\u00e9coce parmi les Ghan\u00e9ens (Agyen-Gyasi et Atta-Obeng, 2010, p.65-66).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">L'accroissement de la population alphab\u00e9tis\u00e9e a vu un d\u00e9veloppement sans pr\u00e9c\u00e9dent dans les ann\u00e9es d\u2019apr\u00e8s-guerre, on assiste alors \u00e0 l\u2019am\u00e9nagement des biblioth\u00e8ques publiques dans le but de soutenir l\u2019\u00e9ducation et de fournir une base pour la poursuite des connaissances en tant que ressources informationnelles. Ceci entra\u00eene \u00e9galement des progr\u00e8s dans l\u2019enseignement sup\u00e9rieur et universitaire qui r\u00e9sulte en la construction de plusieurs biblioth\u00e8ques universitaires (Universit\u00e9 du Ghana 1948, Universit\u00e9 des sciences et Technologie 1952, Universit\u00e9 de Cape Coast 1962) (Alemna, 1997, p.35). Il est cependant important \u00e0 consid\u00e9rer que l\u2019\u00e9conomie Ghan\u00e9enne a subi des vastes changements dans les d\u00e9cennies apr\u00e8s l\u2019ind\u00e9pendance ; il est ainsi document\u00e9 par de nombreux savants du milieu des sciences de l\u2019information que les services des biblioth\u00e8ques et d'information se sont d\u00e9t\u00e9rior\u00e9s depuis, entra\u00eenant cons\u00e9quemment le probl\u00e8me de l'alphab\u00e9tisation (Alemna, 1997, p.35) .<\/p>\n\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_hwios2z009cd\"><\/a> Types de biblioth\u00e8ques<\/h2>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_xc6tvbb5q1xn\"><\/a>Biblioth\u00e8que nationale<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">L\u2019Autorit\u00e9 des biblioth\u00e8ques du Ghana (Ghana Library Authority ou GhLA) trace ses origines dans les ann\u00e9es 1930 lorsque le r\u00e9v\u00e9rend John Orfeur Anglionby, \u00e0 ce moment-l\u00e0 \u00e9v\u00eaque anglican d'Accra, d\u00e9cida de faire une donation de 1 000 \u00a3 afin de pouvoir mettre en pied une biblioth\u00e8que publique. Au fil du temps, cet organisme est alors devenu le service de biblioth\u00e8ques publiques principal au Ghana, originalement \u00e9tant install\u00e9e dans le King George Memorial Hall avec une collection 27,000 en 1950. (Evans, 1964 p.8)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Cette institution, si\u00e9geant dans l\u2019immeuble de la biblioth\u00e8que centrale d\u2019Accra, est responsable de la gestion de 10 biblioth\u00e8ques r\u00e9gionales (celles d\u2019Accra, de Kumasi, de Sekondi, de Cape Coast, de Ho, de Tamale, de Bolgatanga, de Koforidua et de Sunyani ( Alemna, 1997, p,36). Quelques biblioth\u00e8ques annexes ont \u00e9t\u00e9 ouvertes dans des r\u00e9gions pour r\u00e9pondre aux besoins \u00e9ducatifs et r\u00e9cr\u00e9atifs de la population dans des endroits peu accessibles. Les services fournis par l'autorit\u00e9 des biblioth\u00e8ques sont offerts aux lecteurs des r\u00e9gions \u00e9loign\u00e9es du pays au moyen de diff\u00e9rents services de vulgarisation (Alemna, 1997, p.36). On pourrait ainsi inclure la cr\u00e9ation de protocoles et de directives pour la cr\u00e9ation de biblioth\u00e8ques publiques, communautaires et scolaires dans le but d'am\u00e9liorer l\u2019apprentissage chez la population comme une des principales missions de la GhLA.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">La GhLA fait \u00e9galement un travail de la gestion d\u2019informations de mani\u00e8re \u00e0 augmenter les bonnes habitudes de lecture de la population en plus d\u2019am\u00e9liorer la capacit\u00e9 du public \u00e0 acqu\u00e9rir des connaissances et \u00e0 satisfaire ses besoins \u00e9ducatifs sp\u00e9cifiques. Par la promotion de ce type de litt\u00e9ratie, la GhLA d\u00e9nombre comme mission principale de lutter contre l'analphab\u00e9tisme, la pauvret\u00e9, la maladie et les probl\u00e8mes li\u00e9s au ch\u00f4mage (Ghana Library Authority, 2020).<\/p>\n\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_pw5y6c7zlbv5\"><\/a>Biblioth\u00e8ques publiques<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Comme mentionn\u00e9 dans les paragraphes pr\u00e9c\u00e9dents, les biblioth\u00e8ques publiques au Ghana sont pour la plupart des succursales administr\u00e9es par la Ghana Library Authority, cette derni\u00e8re fournit politiques, soutien central et services \u00e9conomiques, en plus d\u2019une logistique planifi\u00e9e pour fournir des services \u00e0 une vaste zone g\u00e9ographique (Alemna, 1997, p. 24). Les origines de plusieurs de celles-ci sont bien document\u00e9es dans les ann\u00e9es 1950-1960, il est pourtant \u00e9minent de remarquer du manque de documentation r\u00e9cente concernant ces institutions et donc l\u2019absence d\u2019informations sur la plupart de ces biblioth\u00e8ques et sur leurs fonds actuels.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">En 1970, la loi 327 du Conseil des biblioth\u00e8ques du Ghana est mise en ex\u00e9cution dans l'intention de renforcer les services de biblioth\u00e8que \u00e0 travers de comit\u00e9s consultatifs r\u00e9gionaux et de district. Ceux-ci sont charg\u00e9s de conseiller sur les politiques de biblioth\u00e8que dans chaque circonscription du Ghana ; on peut de cette fa\u00e7on fournir des services efficaces et r\u00e9guliers sous r\u00e9serve d'un financement ad\u00e9quat et r\u00e9gulier. (Alemna, 1997, p.36)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">La biblioth\u00e8que r\u00e9gionale Ashanti, situ\u00e9e \u00e0 Bantama, a \u00e9t\u00e9 officiellement ouverte en 1954. C'\u00e9tait la premi\u00e8re biblioth\u00e8que r\u00e9gionale \u00e0 \u00eatre construite dans le pays par le Ghana Library Board (Evans, 1964, p. 66). La biblioth\u00e8que r\u00e9gionale Ashanti comptait en 1954 d'un stock total de livres de 21 000 volumes. Le stock total de la biblioth\u00e8que au 30 novembre 2009 est de 8999 livres \u00e9tant des pr\u00eats, 1480 livres de r\u00e9f\u00e9rences et 4876 livres enfants. (K. Agyen-Gyasi, H. Atta-obeng, 2010)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">La biblioth\u00e8que annexe de Keta est \u00e9tablie dans le pays vers 1957 et l'une des plus anciennes parmi les deux biblioth\u00e8ques de la municipalit\u00e9 de Keta (biblioth\u00e8ques Keta et Anloga). Le b\u00e2timent que la biblioth\u00e8que occupe actuellement a \u00e9t\u00e9 un don d\u2019un ancien juge de la Cour d'appel, le juge Jiagge. Actuellement, la biblioth\u00e8que est parrain\u00e9e par M. Mitch Woolams pour d'importants travaux de r\u00e9novation (Keta Municipal Library, 2016). Le fonds documentaire de la biblioth\u00e8que de Keta n\u2019est constitu\u00e9 que de dons faits par plusieurs donateurs, ONG et m\u00eame d\u2019organisations religieuses, y compris des personnalit\u00e9s \u00e9minentes de la ville.<\/p>\n\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_c0mw0ldu8na3\"><\/a>Biblioth\u00e8ques scolaires<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Vers la fin des ann\u00e9es 1930, un certain nombre d'\u00e9coles secondaires et de coll\u00e8ges de formation avaient \u00e9t\u00e9 \u00e9tablis au Ghana gr\u00e2ce aux efforts missionnaires et gouvernementaux. Or les biblioth\u00e8ques mobiles furent les premi\u00e8res \u00e0 desservir les \u00e9coles au Ghana. Dans le cadre du deuxi\u00e8me plan de d\u00e9veloppement du Ghana commen\u00e7ant en 1959 (Alemna, 1997, p.40), le minist\u00e8re de l\u2019\u00e9ducation et le Ghana Library Board revendiquaient la disponibilit\u00e9 et l\u2019accessibilit\u00e9 des biblioth\u00e8ques pour les \u00e9l\u00e8ves au sein de leurs \u00e9coles suite au succ\u00e8s du livre jeunesse dans les biblioth\u00e8ques publiques. Il est cit\u00e9 par le professeur Anaba A. Alemna en 1997 (p.40) que certaines \u00e9coles, en particulier dans les zones recul\u00e9es, \u00e9taient encore abonn\u00e9es au service de bo\u00eete \u00e0 livres aupr\u00e8s duquel certains livres pour enfants \u00e9taient obtenus.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">En 1950 et avec l\u2019apparition de la Ghana Library Board, on constate la priorisation de la disponibilit\u00e9 de livres pour enfants plut\u00f4t que ceux pour adultes. On a, en outre, encourag\u00e9 l\u2019emprunt des livres, la gestion de ceux-ci \u00e9tait alors la responsabilit\u00e9 des \u00e9coles mais l\u2019acquisition des ouvrages se faisait \u00e0 travers la consultation des enseignants et des \u00e9l\u00e8ves (Alemna, 1983, p.223). Ce n'est qu'en juin 1992 que le d\u00e9partement des \u00e9coles et coll\u00e8ges du Ghana Library Board a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 et charg\u00e9 de conseiller et d'aider au d\u00e9veloppement de biblioth\u00e8ques dans les \u00e9coles secondaires et les coll\u00e8ges, sa mission \u00e9tant de classer, cataloguer et traiter les mat\u00e9riaux.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">La volont\u00e9 d\u2019instaurer une culture de lecture \u00e0 la maison et \u00e0 l\u2019\u00e9cole doit encore faire face \u00e0 des probl\u00e8mes majeurs, comme la quantit\u00e9 et le type des livres. Un autre probl\u00e8me est le manque des biblioth\u00e9caires scolaires : les enseignants s\u2019occupent de la gestion des biblioth\u00e8ques scolaires (t\u00e2che est consid\u00e9r\u00e9e comme une t\u00e2che parascolaire) (Alemna, 1983, p.222-223) .<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Il est \u00e0 noter que le d\u00e9veloppement, les r\u00e9novations ou les projets d\u2019agrandissement des biblioth\u00e8ques scolaires au Ghana se font parfois \u00e0 travers le financement des entreprises ou autres des acteurs sociaux nationaux ou internationaux. Comme c\u2019est le cas de l\u2019entreprise Yinson Ghana qui, dans le cadre de sa responsabilit\u00e9 sociale, a r\u00e9nov\u00e9 un bloc de classe de 4 unit\u00e9s et ainsi qu\u2019une biblioth\u00e8que dans l\u2019\u00e9cole primaire de Kejebril. Ils ont \u00e9t\u00e9 inaugur\u00e9s lors d\u2019une c\u00e9r\u00e9monie le 17 novembre 2021 (News fr 24, novembre 2021).Yinson Ghana a \u00e9galement collabor\u00e9 avec la Ghana Library Authority pour fournir une biblioth\u00e8que dans l\u2019\u00e9cole de la municipalit\u00e9 d\u2019Ahanta West. La biblioth\u00e8que scolaire de Kejebril, qui est situ\u00e9e pr\u00e8s de la base d\u2019op\u00e9rations de Yinson dans la r\u00e9gion de l\u2019Ouest, desservira environ 2 000 \u00e9tudiants qui habitent dans les communaut\u00e9s \u00e0 proximit\u00e9. Yinson encourage les \u00e9tudiants de la communaut\u00e9 \u00e0 utiliser la biblioth\u00e8que en sponsorisant les 100 premi\u00e8res inscriptions d\u2019\u00e9tudiants, la compagnie vise de m\u00eame organiser des programmes d\u2019alphab\u00e9tisation et des concours de lecture trimestriels, dans lesquels elle pr\u00e9voit aussi de parrainer des prix pour les gagnants (New fr 24, novembre 2021).<\/p>\n\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_2ar531belgtr\"><\/a>Biblioth\u00e8ques universitaires<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Ces biblioth\u00e8ques sont souvent subventionn\u00e9es par le gouvernement et visent le d\u00e9veloppement de la science, de la technologie, de l'\u00e9ducation et de la recherche dans l'int\u00e9r\u00eat de la soci\u00e9t\u00e9 et principalement des \u00e9tudiants. Les ressources d'informations collect\u00e9es sont librement accessibles et peu de restrictions sont impos\u00e9es \u00e0 la diffusion, les services de pr\u00eat et de photocopie sont souvent gratuits ou disponibles \u00e0 des prix r\u00e9duits. Entre eux, ils d\u00e9tiennent la plus grande collection de mat\u00e9riaux utilis\u00e9s pour soutenir l'enseignement, l'apprentissage et la recherche (Alemna, 1997, p.36).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">La principale biblioth\u00e8que universitaire au Ghana est la biblioth\u00e8que Balme, anciennement appel\u00e9e University College Library. Elle a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1948 et est situ\u00e9e sur le campus principal de l'Universit\u00e9 du Ghana. Elle est la plus grande du syst\u00e8me des biblioth\u00e8ques de l'Universit\u00e9 du Ghana (UGLS). D\u00e8s sa cr\u00e9ation, l\u2019accent a \u00e9t\u00e9 mis sur sa collection, pr\u00e8s de 6 000 livres ont alors \u00e9t\u00e9 emprunt\u00e9s \u00e0 la biblioth\u00e8que du Coll\u00e8ge Achimota. Des fonds g\u00e9n\u00e9reux ont \u00e9t\u00e9 ensuite fournis pour le d\u00e9veloppement de celle-ci et, entre 1948 et 1952, le stock de la biblioth\u00e8que universitaire s'\u00e9levait \u00e0 55 000 livres et 1 000 p\u00e9riodiques. \u00bb (Alemna, 1992, p.47). Actuellement, la collection comprend plus de 400 000 Volumes. Sa client\u00e8le principale est constitu\u00e9e d\u2019\u00e9tudiants, de chercheurs et d\u2019administrateurs de l'Universit\u00e9 du Ghana. Plusieurs services y sont offerts, dont la reliure de livres, la reproduction, la consultation des th\u00e8ses et des questions d'examens ant\u00e9rieurs, l\u2019\u00e9ducation et la formation des usagers, entre autres. De plus, la biblioth\u00e8que offre plusieurs ressources en ligne, notamment des bases de donn\u00e9es en ligne, une collection de th\u00e8ses en ligne, des livres num\u00e9riques, des logiciels de gestion et de r\u00e9f\u00e9rences.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">La biblioth\u00e8que de la ville d'Accra a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1963 pour servir les \u00e9tudiants de l'ancien Coll\u00e8ge des travailleurs d'Accra. Sa collection est pass\u00e9e de 5 000 \u00e0 20 000 volumes dans les ann\u00e9es 2000. La biblioth\u00e8que fait partie du syst\u00e8me de biblioth\u00e8que de l'Universit\u00e9 du Ghana (UGLS) qui se compose de la biblioth\u00e8que Balme, des biblioth\u00e8ques des diff\u00e9rents coll\u00e8ges, \u00e9coles, instituts, d\u00e9partements et salles. Elle offre diff\u00e9rents types de services et des documents, tels que des documents de r\u00e9f\u00e9rence, des manuels, des bases de donn\u00e9es de journaux, un index des journaux ghan\u00e9ens, etc. Elle offre tout autant des espaces divers comme des carrels d'\u00e9tude, la zone de lecture calme, une zone de collaboration pour les discussions de groupe, des services de photocopie priv\u00e9e et un Internet wifi environnement en r\u00e9seau.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">D'autres biblioth\u00e8ques universitaires ont \u00e9t\u00e9 implant\u00e9es dans les ann\u00e9es 1950 et 1960 mais le manque d\u2019information sur celles-ci ne permet pas de confirmer l\u2019\u00e9tat de leurs collections. Les chiffres mentionn\u00e9s ci-dessus proviennent de l\u2019ouvrage de Stizman publi\u00e9 en 1988 (p.187). :<\/p>\n\n<ul>\n    <li class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-indent: 18pt; text-align: justify;\">Government Institut technique, Sunyani. F.1967, 4500 volumes;<\/li>\n    <li class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-indent: 18pt; text-align: justify;\">Ho Institut technique, Ho. F.1968, 2000 volumes;<\/li>\n    <li class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-indent: 18pt; text-align: justify;\">Koforidua Institut technique, Koforidua. F. 1960, 2000 volumes;<\/li>\n    <li class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-indent: 18pt; text-align: justify;\">Kpandu Institut technique, Kpandu. F.1956, 4000 volumes;<\/li>\n    <li class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-indent: 18pt; text-align: justify;\">Institut national du film et de la t\u00e9l\u00e9vision, Accra. F.1978<\/li>\n    <li class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-indent: 18pt; text-align: justify;\">Tamale Technical Institute: 24 000 volumes + abonnement \u00e0 plusieurs revues scientifiques;<\/li>\n    <li class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-indent: 18pt; text-align: justify;\">Universit\u00e9 de Cape Coast, Cape Coast. F.1962, 125 000 volumes, 2 000 p\u00e9riodiques Biblioth\u00e8que de la Facult\u00e9 d\u2019\u00c9ducation: 7 7000 volumes; Biblioth\u00e8que du Centre d'\u00e9tudes du d\u00e9veloppement: 900 volumes.; Biblioth\u00e8que de la Facult\u00e9 d\u2019Arts: 4 000 volumes;<\/li>\n    <li class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-indent: 18pt; text-align: justify;\">Universit\u00e9 des Sciences et Technologies, Kumasi. F.1951, 115 000 volumes; 1700 p\u00e9riodiques, 1 200 dissertations; Biblioth\u00e8que Africaine: 4 084 volumes; Biblioth\u00e8que d'art: 661 volumes; Biblioth\u00e8que d'ing\u00e9nierie: 6036 volumes.; Biblioth\u00e8que de pharmacie: 620 volumes.; Biblioth\u00e8que des sciences: 2130 volumes.; Biblioth\u00e8que des sciences sociales: 2500 volumes.<\/li>\n<\/ul>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_1m00zjuhbvc4\"><\/a>Biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Durant l\u2019administration coloniale du territoire, les gouvernements en place avaient fait installer des services d'information au sein des diff\u00e9rents minist\u00e8res afin de d\u00e9velopper la recherche et les investigations scientifiques, des biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es ont commenc\u00e9 alors \u00e0 s\u2019\u00e9taler progressivement comme partie int\u00e9grante des organismes de recherche. (Alemna, 1997, p.35).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Il y existe diverses biblioth\u00e8ques li\u00e9es \u00e0 l'agriculture dans le pays, une des plus anciennes biblioth\u00e8ques \u00e9tant la Biblioth\u00e8que de r\u00e9f\u00e9rence agricole qui se trouve au sein du minist\u00e8re de l'Alimentation et qui remonte \u00e0 la cr\u00e9ation du Jardin botanique d'Aburi en 1890. Sa mission principale est d\u2019effectuer l\u2019exploration exhaustive des ressources agricoles et de rep\u00e9rer des nouvelles strat\u00e9gies d\u2019importation et de conservation concernant les diff\u00e9rents types de sp\u00e9cimens botaniques. (Alemna, 1997, p.39) Des actions ont \u00e9t\u00e9 entreprises par le gouvernement pour mettre \u00e0 niveau cette biblioth\u00e8que, qui comptait autour 20 000 volumes et plus de 100 titres de p\u00e9riodiques en 1997. Pour sa part, la biblioth\u00e8que de l\u2019Institut Soil Research Institute (SRI) \u00e0 Kumasi a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue pour r\u00e9pondre aux objectifs et aux programmes de cet institut. Lors du recensement d\u2019Alemna (1997, p.39), sa collection s'\u00e9levait \u00e0 plus de 11 000 volumes et \u00e9tait abonn\u00e9e \u00e0 plus de 50 revues sur divers aspects de la conservation, la classification, l'\u00e9rosion et fertilit\u00e9 des sols (entre autres aspects chimiques de ceux-ci), d\u2019autres sujets comprenaient aussi les sciences et la technologie alimentaires (Alemna, 1997, p.39). \u00c9tablie en 1938, la biblioth\u00e8que de l'Institut de recherche sur le cacao de son c\u00f4t\u00e9 poss\u00e8de des collections sp\u00e9ciales sous forme de monographies, de brochures et de revues. Son stock s'\u00e9levait (en 1997) \u00e0 plus de 10 000 volumes et pr\u00e8s de 1 000 brochures en plus d\u2019\u00eatre abonn\u00e9e \u00e0 environ 150 revues sur le cacao et ses sujets apparent\u00e9s (Alemna, 1997, p.39).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">D\u2019autres instances publiques et priv\u00e9es ont des collections riches dans des sujets sp\u00e9cifiques. Tel est le cas de l'Institut de recherche animale (ARI) (cr\u00e9\u00e9 en 1964) et dont la documentation se concentre en sciences animales et ses sujets connexes (Alemna, 1997, p.39). Par ailleurs, le Building and Road Research Institute (BRRI) pareillement situ\u00e9 \u00e0 Kumasi, poss\u00e8de un stock de plus de 5 000 volumes, plus de 8 500 monographies et p\u00e9riodiques de 170 titres. Elle est particuli\u00e8rement riche en g\u00e9nie civil, b\u00e2timent, architecture et les sujets connexes (Alemna, 1997, p.39).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Parmi les institutions ayant eu la possibilit\u00e9, gr\u00e2ce \u00e0 l'administration coloniale, de b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019une biblioth\u00e8que au sein de leur infrastructure, nous avons la Banque du Ghana; elle fut cr\u00e9\u00e9e en mars 1957 et ses activit\u00e9s furent entam\u00e9es en ao\u00fbt de la m\u00eame ann\u00e9e. La biblioth\u00e8que compte plus de 10 000 volumes servant essentiellement \u00e0 des fins de r\u00e9f\u00e9rence et de recherche qui r\u00e9pondent aux besoins de la banque. Cette biblioth\u00e8que est abonn\u00e9e \u00e0 plus de 300 revues et magazines (Alemna, 1997, p.39). Tel fut aussi le cas de la Cour supr\u00eame en 1876. Sa biblioth\u00e8que, avec plus de 12 000 volumes, est sp\u00e9cialis\u00e9e dans les lois, les recueils de lois, les manuels juridiques, mais \u00e9galement dans certains pays de la Common Law et dans les pays du Commonwealth. Elle a une collection de publications gouvernementales, c'est-\u00e0-dire des rapports, des commissions d'enqu\u00eate et des rapports des minist\u00e8res et le journal officiel datant de 1910 (Alemna, 1997, p.39).<\/p>\n\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_nolamhf74wtg\"><\/a>Cadre \u00e9ducatif en sciences de l\u2019information et des biblioth\u00e8ques<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">On peut retracer les origines de la formation en biblioth\u00e9conomie au Ghana jusqu\u2019\u00e0 dans les ann\u00e9es 1940. Achimota College a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli en 1944 et desservait \u00e0 ce moment-l\u00e0 trois colonies britanniques d'Afrique occidentale, dont la Sierra Leone, la Gold Coast (Ghana) et le Nigeria. Les \u00e9tudiants alors inscrits \u00e9taient parrain\u00e9s soit par une bourse du gouvernement, soit par un \u00e9tablissement d'enseignement et devaient r\u00e9ussir l'examen d'entr\u00e9e de la British Library Association. Un premier groupe d\u2019\u00e9tudiants gradua en 1945, mais l'\u00e9cole ferma ses portes durant cette ann\u00e9e en raison du manque d'emplois offerts \u00e0 ceux-ci. (Dzokoto, 1972, p.41)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Dans les ann\u00e9es qui suivent, la question de la formation des biblioth\u00e9caires se pose \u00e0 nouveau lorsqu'il est devenu n\u00e9cessaire de former du personnel pour g\u00e9rer les nouvelles biblioth\u00e8ques publiques ouvertes dans tout le pays. (Dzokoto, 1972, p.41) Cons\u00e9quemment, le Gold Coast Library Board fut cr\u00e9\u00e9 en 1949 (Evans, 1954 p.31) puis transf\u00e8re ses responsabilit\u00e9s au Ghana Library Board (Conseil des biblioth\u00e8ques du Ghana) en 1950. Une politique de formation pour le personnel biblioth\u00e9caire est mise en place conform\u00e9ment aux recommandations de la British Library Association. Les \u00e9tudiants suivaient ainsi des cours donn\u00e9s dans des salles ind\u00e9pendantes ou par correspondance afin de se pr\u00e9parer pour des examens \u00e9l\u00e9mentaires de la British Library Association. Les participants \u00e9taient admissibles \u00e0 des bourses de mobilit\u00e9 sous condition de r\u00e9ussite \u00e0 ces examens, ce qui leur permettait de terminer leur formation dans une \u00e9cole de biblioth\u00e9conomie \u00e0 l'\u00e9tranger (de pr\u00e9f\u00e9rence en Grande-Bretagne). Le conseil des biblioth\u00e8ques a \u00e9galement mis en \u0153uvre une s\u00e9rie de cours de formation continue. (Akinyotu, 1976 p.139) Pendant les ann\u00e9es 1960, la Ghana Library Board met en place une formation en biblioth\u00e9conomie et ce, sous les recommandations de J. C. Harrison, ancien directeur de la Manchester Library School, qui proposa la cr\u00e9ation d'une \u00e9cole non universitaire (pratique courante en Angleterre \u00e0 cette \u00e9poque) (Akinyotu, 1976 p.139). C\u2019est de cette mani\u00e8re que le d\u00e9partement des \u00e9tudes de biblioth\u00e9conomie et d'archives (maintenant le d\u00e9partement des \u00e9tudes de l'information) est cr\u00e9\u00e9 en 1961 et devient la premi\u00e8re \u00e9cole de biblioth\u00e9conomie du Ghana; ceci est \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9e sur le campus principal de l'Universit\u00e9 du Ghana et conna\u00eet plusieurs appellations diff\u00e9rentes au cours des ann\u00e9es suivantes. (Frank K. E., Zhangping L., Wencheng S., 2020)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">En 1972, on assiste \u00e0 l\u2019instauration du School and College Library Department (d\u00e9partement des biblioth\u00e8ques scolaires et coll\u00e9giales) en tant qu'unit\u00e9 sp\u00e9ciale du Ghana Library Board. Cette nouvelle unit\u00e9, dont les bureaux se trouvaient \u00e0 la biblioth\u00e8que centrale d'Accra, avait comme mission :<\/p>\n\n<ul>\n    <li class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-indent: 18pt; text-align: justify;\">D'offrir de l\u2019assistance professionnelle (telle que des s\u00e9minaires, des cours et des ateliers) aux enseignants et biblioth\u00e9caires des \u00e9coles secondaires et des coll\u00e8ges pour l'organisation de leurs biblioth\u00e8ques scolaires;<\/li>\n    <li class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-indent: 18pt; text-align: justify;\">De mettre en place un service interm\u00e9diaire et central d'acquisition et de traitement des livres command\u00e9s par ces institutions ainsi qu\u2019un service central de reliure;<\/li>\n    <li class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-indent: 18pt; text-align: justify;\">De constituer une collection de livres de r\u00e9f\u00e9rence et de produire des listes, des manuels, des bibliographies et d'autres publications pour les biblioth\u00e8ques scolaires ;<\/li>\n    <li class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-indent: 18pt; text-align: justify;\">De conseiller les \u00e9coles et les architectes sur les besoins physiques des biblioth\u00e8ques ;<\/li>\n    <li class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-indent: 18pt; text-align: justify;\">D\u2019encourager la formation de la School Library Association en tant que section sp\u00e9ciale de la Ghana Library Association. (Sitzman, 1988 p. 185)<\/li>\n<\/ul>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Une initiative de r\u00e9orientation des programmes au sein du d\u00e9partement des \u00e9tudes de biblioth\u00e9conomie et d'archives est propos\u00e9e en 2001. Les principaux changements survenus dans le cadre de cette structuration ont surtout \u00e9t\u00e9 par rapport aux syst\u00e8mes de gestion de bases de donn\u00e9es et la ma\u00eetrise de l'informatique. Actuellement, l'\u00e9cole propose des programmes de niveau Degree (baccalaur\u00e9at), MA et MPhil (ma\u00eetrise) en biblioth\u00e9conomie ainsi que des programmes menant des dipl\u00f4mes d'\u00e9tudes sup\u00e9rieures (diplomas). Les biblioth\u00e9caires qualifi\u00e9s au Ghana doivent avoir un dipl\u00f4me d\u2019\u00e9tudes universitaires de niveau postgraduate en biblioth\u00e9conomie d'une \u00e9cole de biblioth\u00e9conomie et sciences de l'information. (Lamptey et Corletey, 2011)<\/p>\n\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_m8v9sluyh07w\"><\/a>Association de biblioth\u00e8ques<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Le Ghana a \u00e9t\u00e9 un protagoniste important dans l\u2019\u00e9tablissement de la biblioth\u00e9conomie publique en Afrique de l'Ouest. Suite \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019une entit\u00e9 autoritaire (Ghana Library Board) qui mettrait en place les fondements des premi\u00e8res biblioth\u00e8ques au pays, il a \u00e9galement particip\u00e9 dans la cr\u00e9ation de l'ancienne Association des biblioth\u00e8ques d'Afrique de l'Ouest (West African Library Association, WALA) qui a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e en 1954 \u00e0 la suite de ce s\u00e9minaire historique de l'UNESCO. Ce groupe associatif ne comprenait que les pays anglophones d'Afrique de l'Ouest : le Ghana, le Nigeria, la Sierra Leone et la Gambie. Les objectifs de cette association \u00e9taient:1) de cr\u00e9er un r\u00e9seau dans le milieu des biblioth\u00e8ques par le biais des conf\u00e9rences, des r\u00e9unions, des publications ou autre; 2) de sauvegarder et promouvoir les int\u00e9r\u00eats professionnels des biblioth\u00e9caires et le d\u00e9veloppement de biblioth\u00e8ques; 3) de surveiller toute l\u00e9gislation affectant les biblioth\u00e8ques et de promouvoir celle-ci si cela s\u2019av\u00e9rait n\u00e9cessaire; 4) de promouvoir et encourager l'\u00e9tude, la recherche et la coop\u00e9ration des biblioth\u00e8ques. (Agyei-Gyane,1986, p.113). En 1962, \u00e0 la suite de l'ind\u00e9pendance du Ghana et du Nigeria en 1957 et 1960 respectivement, la West African Library Association s'est subdivis\u00e9e en ce qui devient les associations nationales du Ghana et du Nig\u00e9ria (Alemna, 1991).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Ult\u00e9rieurement, l\u2019Association des biblioth\u00e9caires du Ghana (Ghana Library Association) fut fond\u00e9e en 1962. Depuis 1963, la GLA a \u00e9t\u00e9 le principal organisme repr\u00e9sentant formellement les biblioth\u00e8ques et services d'information au Ghana (Oddoye, 1989); celle-ci reprend en partie les objectifs \u00e9tablis par la WALA. Selon Dowling et Feels (2009) la GLA compte de 400 membres et d\u2019un conseil d'administration gouvern\u00e9 par le pr\u00e9sident de l'association et organise une Assembl\u00e9e G\u00e9n\u00e9rale Annuelle (AGA) ainsi qu\u2019un ou deux ateliers chaque ann\u00e9e. (Dowling et Feels 2009).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">L'organisation g\u00e8re le Ghana Library Journal (GLJ), qui se veut une publication trimestrielle et dont les objectifs, comme l\u2019indique Oddoye (1989) \u00e9taient notamment de refl\u00e9ter les progr\u00e8s et les reculs de la profession de biblioth\u00e9caire au Ghana en plus de servir \u00e0 titre de liaison entre tous les acteurs concern\u00e9s par les biblioth\u00e8ques au niveau local et international. (Antwi, 2006)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Il est important de noter que du point de vue de plusieurs chercheurs et experts dans le domaine de la biblioth\u00e9conomie en Afrique, les efforts de la part des instances gouvernant la profession au Ghana \u00a8sont insuffisants\u00a8 en mati\u00e8re de formation continue et de renouvellement des comp\u00e9tences entourant les enjeux entourant les nouvelles technologies et leur impact dans le milieu. (Dowling et Feels 2009), mais aussi (Lamptey et Corletey, 2011, p.4)<\/p>\n\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_c5dpsltqmako\"><\/a>Cadre l\u00e9gislatif<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">\u00c0 la suite de la donation du r\u00e9v\u00e9rend, la cr\u00e9ation d\u2019un comit\u00e9 de gestion de la biblioth\u00e8que d'Aglionby en 1946 est mise en \u0153uvre. On con\u00e7oit ensuite le comit\u00e9 consultatif du British Council au d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques sur la Gold Coast de l'\u00e9poque (aujourd\u2019hui Ghana). (Evans, 1954 P.29) Comme mentionn\u00e9 dans les paragraphes pr\u00e9c\u00e9dents, l\u2019autorit\u00e9 (originellement appel\u00e9e Ghana Library Board) subit plusieurs changements et restructurations dans ses d\u00e9buts; il est cependant n\u00e9cessaire de souligner que cette organisation d\u00e9coule de l\u2019adoption, en 1950, du Ghana Library Board Ordinance (Ordonnance du conseil des biblioth\u00e8ques du Ghana), ce qui est consid\u00e9r\u00e9 comme le premier prototype de l\u00e9gislation pour les biblioth\u00e8ques dans plusieurs autres pays d'Afrique (Sitzman, 1988 p. 185).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Le pays dispose d'un d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal depuis 1961, celui-ci est encadr\u00e9 par la GhLA et a \u00e9t\u00e9 implant\u00e9 lors de l\u2019adoption de l\u2019acte du parlement de la r\u00e9publique du Ghana la m\u00eame ann\u00e9e et a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u en fonction des besoins de la r\u00e9publique nouvellement ind\u00e9pendante. Ainsi, la loi sur l'enregistrement des livres et des journaux (approuv\u00e9e le 10 ao\u00fbt 1961) \u00ab est un acte codifiant avec modifications les textes l\u00e9gislatifs pr\u00e9voyant la conservation des copies des livres imprim\u00e9s au Ghana et l'enregistrement des livres et des journaux. \u00bb (Book and newspaper registration act, 1961 (acte 73)). Cette loi cite une liste de d\u00e9positaires lesquels doivent recevoir, dans un d\u00e9lai d\u2019un mois, des copies de chaque exemplaire d\u00e9pos\u00e9 par les producteurs; ceux-ci \u00e9taient le Ghana Library Board, l'Universit\u00e9 de la C\u00f4te de l\u2019Or (maintenant l'Universit\u00e9 du Ghana), le registraire g\u00e9n\u00e9ral et, suite \u00e0 un amendement en 1963, s'ajoutent les biblioth\u00e8ques de l\u2019universit\u00e9 de Cape Coast, de l'Universit\u00e9 des sciences et technologies Kwame Nkrumah, de l'Institut des sciences \u00e9conomiques et politiques Kwame Nkrumah et de l'Acad\u00e9mie des sciences du Ghana. (Kedem, 1990). D\u2019une autre part, Tetteh (2015) d\u00e9montre l'h\u00e9ritage d\u2019un syst\u00e8me l\u00e9gislatif bas\u00e9 sur la loi britannique sur le droit d'auteur de 1911 et qui est refl\u00e9t\u00e9 dans l\u2019adoption des lois du droit d\u2019auteur de 1914 (cap 126). Des nouvelles r\u00e9gulations gouvernant le droit d'auteur au Ghana ont \u00e9t\u00e9 par la suite adopt\u00e9es en 1961 et en 1969. Des nouvelles lois concernant le droit d\u2019auteur sont mises en place en 1985 (P.N.D.C.110 de 1985) et en 2005 (loi 690) (Tetteh, 2015)<\/p>\n\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_nhua7gipbejv\"><\/a>Information compl\u00e9mentaire\/particularit\u00e9s<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-align: justify;\">Dans son ouvrage, African Libraries (1988. p.186), Sitzman cite E. Y. Amedekey, qui maintenait que l'avenir des biblioth\u00e8ques ghan\u00e9ennes n'\u00e9tait \u00ab pas sombre \u00bb (1973 pour l'Encyclop\u00e9die de la biblioth\u00e9conomie et des sciences de l'information). Comme d\u00e9crit plus haut dans le texte, la vaste documentation que l\u2019on retrouve sur les origines de la biblioth\u00e9conomie ghan\u00e9enne est tout \u00e0 fait remarquable. Malgr\u00e9 la d\u00e9t\u00e9rioration de l'\u00e9conomie du pays dont on est t\u00e9moin depuis les ann\u00e9es 1970 et de ses effets sur le service des biblioth\u00e8ques, il s\u2019av\u00e8re prometteur de savoir que le Ghana implante toujours des services innovateurs au sein de sa communaut\u00e9 en d\u00e9pit des coupures budg\u00e9taires implant\u00e9es. Il est aussi admirable de savoir que la ville d\u2019Accra a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9e capitale du livre 2023 par l\u2019UNESCO.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-align: justify;\"><\/p>\n\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_nniwgvjhmp9h\"><\/a>R\u00e9f\u00e9rences bibliographiques<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Agyei-Gyane, L. (1986) The Ghana Library Association: History and Development. <em>Libri, vol. 36<\/em> (no. Jahresband),113-118. <a class=\"rId414\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1515\/libr.1986.36.1.113\">https:\/\/doi.org\/10.1515\/libr.1986.36.1.113<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Agyen-Gyasi, K. Et Atta-Obeng, H. (2010). Public library service in Ghana: the Ashanti regional library in perspective. <em>Ghana Library Journal, Vol. 22<\/em> (No. 1&amp;2), 65-76.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Akinyotu, A. (1976). A comparative study of education for librarianship in West Africa. Dans B. Amaeshi, (dir.), Classical readings in african library development (p. 129-151). Scarecrow Press.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Alemna, A.A. (1997) A review of library provision in Ghana. Library review, Vol. 46 (No 1), 34- 44. <a class=\"rId416\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1108\/00242539710160875\">https:\/\/doi.org\/10.1108\/00242539710160875<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Alemna, A.A. (1991) Librarianship as a profession in Ghana, Aslib Proceedings, Vol. 43 (No.9), p. 288.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Alemna, A. A. (1983). The development of school libraries in ghana. International Library Review, Vol.15(No.2), 217\u2013223. <a class=\"rId418\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0020-7837(83)90011-0\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0020-7837(83)90011-0<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Alemna, A. (1992). Motivation and productivity in academic libraries: a case study of balme library, University of Ghana. Journal of Library Administration, Vol.16(No.4), 45\u201345.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Ampadu, B. (2018). Contribution des biblioth\u00e8ques publiques au d\u00e9veloppement national. Presse des savants.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Antwi, I. K. (2006) Publishing the Ghana library journal: trends, challenges and the way forward, <em>Ghana Library Journal, vol.18<\/em>, 79-89 <a class=\"rId420\" href=\"http:\/\/hdl.handle.net\/123456789\/335\">http:\/\/hdl.handle.net\/123456789\/335<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Bertrand, M. et Hugon, A. (s.d.) Ghana. Dans <em>Encyclop\u00e6dia Universalis<\/em>.<a class=\"rId421\" href=\"https:\/\/www.universalis.fr\/encyclopedie\/ghana\/\">https:\/\/www.universalis.fr\/encyclopedie\/ghana\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Dowling, M et Fiels, K. M. (2009). <em>Global roles of library associations<\/em> (IFLA publication 136-137. Global library and information science: a textbook for students and educators)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 41.6535pt; text-align: justify;\">Dzokoto, F.K. (1972). Library education in Ghana: a critical survey. <em>Ghana Library Journal, Vol.4<\/em>, 41-45.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Evans, E. J. A. (1964). A tropical library service : the story of Ghana's libraries (Ser. Grafton book). A Deutsch.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Frank K. E., Zhangping L. et Wencheng S., (2020). Library and information science education (LIS) and the gaps that inhibit the production of professionals for effective management of libraries in Ghana. International Journal of Library Science. doi:10.5923\/j.library.20200901.02<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Ghana Statistical Service. (2021). Ghana 2021 Population and Housing Census PHC General Report Vol 3A, Population of Regions and Districts.<a class=\"rId422\" href=\"https:\/\/census2021.statsghana.golv.gh\/\">https:\/\/census2021.statsghana.golv.gh\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Keta Municipal Library. (2016).<em> Profile of Keta Library<\/em>. <a class=\"rId423\" href=\"https:\/\/ketalibrary.blogspot.com\/p\/history.html\">https:\/\/ketalibrary.blogspot.com\/p\/history.html<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Lamptey, R. B. et Corletey, A. (2011).<em> Building Strong Libraries and Library Association through Continuing Professional Development: the case of Ghana Library Association,<\/em> World Library and Information Congress 2011, 77th IFLA General Conference and Assembly 13-18 August 2011, San Juan, Puerto Rico.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Sitzman, G. L. (1988). <em>African libraries<\/em>. NJ.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Tetteh, E. O., (2015). Awareness of the Copyright Law among library users in tertiary institutions in Ghana, <em>Globus 3<\/em>, 30-48.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">United Nations, (2015). <em>Resolution adopted by the General Assembly on 25 September 2015,<\/em> <a class=\"rId425\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/File:N1529189.pdf\"><em>Transforming our world: the 2030 Agenda for Sustainable Development<\/em><\/a><a class=\"rId426\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/File:N1529189.pdf\">.<\/a> <a class=\"rId428\" href=\"https:\/\/undocs.org\/A\/RES\/71\/313\">https:\/\/undocs.org\/A\/RES\/71\/313<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">(2021, 12 d\u00e9cembre). Yinson Ghana r\u00e9nove un bloc de classe de 4 unit\u00e9s et une biblioth\u00e8que d\u00e9labr\u00e9e pour l\u2019\u00e9cole primaire de Kejebril. <em>News fr 24<\/em>. <a class=\"rId429\" href=\"https:\/\/news.fr-24.com\/nouvelles\/401504.html\">https:\/\/news.fr-24.com\/nouvelles\/401504.html<\/a><\/p>\n\n<\/div>","rendered":"<div class=\"ghana\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">(Cristel Silva Silva, Soumia El Jilali, Principe de Victoire Ogolasho Osse)<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_lddmo7jqn39n\"><\/a>Profil du pays<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-align: justify;\">Le Ghana est un pays d\u2019Afrique de l\u2019Ouest situ\u00e9 au bord du Golfe de Guin\u00e9e. Il est limit\u00e9 au nord par le Burkina Faso, \u00e0 l\u2019ouest par la C\u00f4te d\u2019Ivoire et \u00e0 l\u2019est par le Togo. Le pays a une superficie de 238 533 km\u00b2. (Bertrand et Hugon, s.d.) et sa capitale est Accra. La monnaie nationale est le : Cedi (\u20b5), qui se divise en 100 pesewas. (Bertrand et Hugon, s.d.). D\u2019apr\u00e8s le Ghana Statistical Service (2021, p.2) le chiffre du recensement de la population du Ghana de 2021 est de 30,8 millions.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-align: justify;\">On compterait approximativement 100 groupes ethnolinguistiques subdivis\u00e9s en de plusieurs unit\u00e9s culturelles et linguistiques. Parmi les principaux groupes ethniques on retrouve les Akan, les Ewe, les Mole-Dagbane, les Guan et les Ga-Adangbe. Les langues appartiennent soit \u00e0 la sous-famille Kwa, soit \u00e0 la sous-famille Gur de la famille linguistique Niger-Congo. L&rsquo;anglais est la langue officielle couramment utilis\u00e9e dans les instances gouvernementales ainsi que dans les grandes entreprises, les m\u00e9dias nationaux et les niveaux d\u2019enseignement sup\u00e9rieurs (Bertrand et Hugon, s.d.). Depuis 2006, le Ghana est membre associ\u00e9 de l\u2019Organisation internationale de la Francophonie et, d\u2019apr\u00e8s un rapport publi\u00e9 en 2014 par cet organisme (2014, p.17), 0.8% de la population au Ghana parlerait le fran\u00e7ais.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-align: justify;\">Le Ghana a int\u00e9gr\u00e9 dans son budget les objectifs de d\u00e9veloppement durable propos\u00e9s par l\u2019ONU lors de l\u2019adoption de l&rsquo;Agenda 2030 en 2015. Diff\u00e9rents acteurs du pays, tels que les Nations Unies, les chefs traditionnels, les organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile, les universit\u00e9s et autres, participent \u00e0 cet effort mondial gr\u00e2ce \u00e0 la mise en place d\u2019un syst\u00e8me de planification d\u00e9centralis\u00e9e (United Nations, 2015).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-align: justify;\">\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_hek8pnyecjik\"><\/a>Histoire<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">L\u2019ancienne C\u00f4te de l\u2019Or britannique (en anglais Gold Coast) fut une colonie officiellement instaur\u00e9e dans les ann\u00e9es 1820 et puis rebaptis\u00e9e Ghana suite \u00e0 un mouvement d\u2019ind\u00e9pendance qui aboutit en 1957 et qui est men\u00e9 par le panafricaniste Kwame Nkrumah (1909-1972), l&rsquo;un des plus connus hommes politiques au pays (Bertrand et Hugon, s.d.).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Pendant la colonisation du Ghana par le Royaume-Uni, les principaux facteurs qui ont contribu\u00e9 au ravitaillement des biblioth\u00e8ques publiques au Ghana furent l&rsquo;impact des activit\u00e9s missionnaires sur la communaut\u00e9, qui incluent l&rsquo;alphab\u00e9tisation de la population et la mise en place d&rsquo;imprimeries pour assurer la publication rapide de mat\u00e9riels de lecture, afin de soutenir l&rsquo;alphab\u00e9tisation et l&rsquo;introduction de l&rsquo;\u00e9ducation formelle dans le territoire (Agyen-Gyasi et Atta-Obeng, 2010, p.65-66). Plusieurs meneurs de cette r\u00e9forme incluent l&rsquo;\u00e9v\u00eaque Orfeur Anglionby, qui \u00e9tait responsable de la promotion de la lecture pr\u00e9coce parmi les Ghan\u00e9ens (Agyen-Gyasi et Atta-Obeng, 2010, p.65-66).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">L&rsquo;accroissement de la population alphab\u00e9tis\u00e9e a vu un d\u00e9veloppement sans pr\u00e9c\u00e9dent dans les ann\u00e9es d\u2019apr\u00e8s-guerre, on assiste alors \u00e0 l\u2019am\u00e9nagement des biblioth\u00e8ques publiques dans le but de soutenir l\u2019\u00e9ducation et de fournir une base pour la poursuite des connaissances en tant que ressources informationnelles. Ceci entra\u00eene \u00e9galement des progr\u00e8s dans l\u2019enseignement sup\u00e9rieur et universitaire qui r\u00e9sulte en la construction de plusieurs biblioth\u00e8ques universitaires (Universit\u00e9 du Ghana 1948, Universit\u00e9 des sciences et Technologie 1952, Universit\u00e9 de Cape Coast 1962) (Alemna, 1997, p.35). Il est cependant important \u00e0 consid\u00e9rer que l\u2019\u00e9conomie Ghan\u00e9enne a subi des vastes changements dans les d\u00e9cennies apr\u00e8s l\u2019ind\u00e9pendance ; il est ainsi document\u00e9 par de nombreux savants du milieu des sciences de l\u2019information que les services des biblioth\u00e8ques et d&rsquo;information se sont d\u00e9t\u00e9rior\u00e9s depuis, entra\u00eenant cons\u00e9quemment le probl\u00e8me de l&rsquo;alphab\u00e9tisation (Alemna, 1997, p.35) .<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_hwios2z009cd\"><\/a> Types de biblioth\u00e8ques<\/h2>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_xc6tvbb5q1xn\"><\/a>Biblioth\u00e8que nationale<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">L\u2019Autorit\u00e9 des biblioth\u00e8ques du Ghana (Ghana Library Authority ou GhLA) trace ses origines dans les ann\u00e9es 1930 lorsque le r\u00e9v\u00e9rend John Orfeur Anglionby, \u00e0 ce moment-l\u00e0 \u00e9v\u00eaque anglican d&rsquo;Accra, d\u00e9cida de faire une donation de 1 000 \u00a3 afin de pouvoir mettre en pied une biblioth\u00e8que publique. Au fil du temps, cet organisme est alors devenu le service de biblioth\u00e8ques publiques principal au Ghana, originalement \u00e9tant install\u00e9e dans le King George Memorial Hall avec une collection 27,000 en 1950. (Evans, 1964 p.8)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Cette institution, si\u00e9geant dans l\u2019immeuble de la biblioth\u00e8que centrale d\u2019Accra, est responsable de la gestion de 10 biblioth\u00e8ques r\u00e9gionales (celles d\u2019Accra, de Kumasi, de Sekondi, de Cape Coast, de Ho, de Tamale, de Bolgatanga, de Koforidua et de Sunyani ( Alemna, 1997, p,36). Quelques biblioth\u00e8ques annexes ont \u00e9t\u00e9 ouvertes dans des r\u00e9gions pour r\u00e9pondre aux besoins \u00e9ducatifs et r\u00e9cr\u00e9atifs de la population dans des endroits peu accessibles. Les services fournis par l&rsquo;autorit\u00e9 des biblioth\u00e8ques sont offerts aux lecteurs des r\u00e9gions \u00e9loign\u00e9es du pays au moyen de diff\u00e9rents services de vulgarisation (Alemna, 1997, p.36). On pourrait ainsi inclure la cr\u00e9ation de protocoles et de directives pour la cr\u00e9ation de biblioth\u00e8ques publiques, communautaires et scolaires dans le but d&rsquo;am\u00e9liorer l\u2019apprentissage chez la population comme une des principales missions de la GhLA.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">La GhLA fait \u00e9galement un travail de la gestion d\u2019informations de mani\u00e8re \u00e0 augmenter les bonnes habitudes de lecture de la population en plus d\u2019am\u00e9liorer la capacit\u00e9 du public \u00e0 acqu\u00e9rir des connaissances et \u00e0 satisfaire ses besoins \u00e9ducatifs sp\u00e9cifiques. Par la promotion de ce type de litt\u00e9ratie, la GhLA d\u00e9nombre comme mission principale de lutter contre l&rsquo;analphab\u00e9tisme, la pauvret\u00e9, la maladie et les probl\u00e8mes li\u00e9s au ch\u00f4mage (Ghana Library Authority, 2020).<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_pw5y6c7zlbv5\"><\/a>Biblioth\u00e8ques publiques<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Comme mentionn\u00e9 dans les paragraphes pr\u00e9c\u00e9dents, les biblioth\u00e8ques publiques au Ghana sont pour la plupart des succursales administr\u00e9es par la Ghana Library Authority, cette derni\u00e8re fournit politiques, soutien central et services \u00e9conomiques, en plus d\u2019une logistique planifi\u00e9e pour fournir des services \u00e0 une vaste zone g\u00e9ographique (Alemna, 1997, p. 24). Les origines de plusieurs de celles-ci sont bien document\u00e9es dans les ann\u00e9es 1950-1960, il est pourtant \u00e9minent de remarquer du manque de documentation r\u00e9cente concernant ces institutions et donc l\u2019absence d\u2019informations sur la plupart de ces biblioth\u00e8ques et sur leurs fonds actuels.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">En 1970, la loi 327 du Conseil des biblioth\u00e8ques du Ghana est mise en ex\u00e9cution dans l&rsquo;intention de renforcer les services de biblioth\u00e8que \u00e0 travers de comit\u00e9s consultatifs r\u00e9gionaux et de district. Ceux-ci sont charg\u00e9s de conseiller sur les politiques de biblioth\u00e8que dans chaque circonscription du Ghana ; on peut de cette fa\u00e7on fournir des services efficaces et r\u00e9guliers sous r\u00e9serve d&rsquo;un financement ad\u00e9quat et r\u00e9gulier. (Alemna, 1997, p.36)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">La biblioth\u00e8que r\u00e9gionale Ashanti, situ\u00e9e \u00e0 Bantama, a \u00e9t\u00e9 officiellement ouverte en 1954. C&rsquo;\u00e9tait la premi\u00e8re biblioth\u00e8que r\u00e9gionale \u00e0 \u00eatre construite dans le pays par le Ghana Library Board (Evans, 1964, p. 66). La biblioth\u00e8que r\u00e9gionale Ashanti comptait en 1954 d&rsquo;un stock total de livres de 21 000 volumes. Le stock total de la biblioth\u00e8que au 30 novembre 2009 est de 8999 livres \u00e9tant des pr\u00eats, 1480 livres de r\u00e9f\u00e9rences et 4876 livres enfants. (K. Agyen-Gyasi, H. Atta-obeng, 2010)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">La biblioth\u00e8que annexe de Keta est \u00e9tablie dans le pays vers 1957 et l&rsquo;une des plus anciennes parmi les deux biblioth\u00e8ques de la municipalit\u00e9 de Keta (biblioth\u00e8ques Keta et Anloga). Le b\u00e2timent que la biblioth\u00e8que occupe actuellement a \u00e9t\u00e9 un don d\u2019un ancien juge de la Cour d&rsquo;appel, le juge Jiagge. Actuellement, la biblioth\u00e8que est parrain\u00e9e par M. Mitch Woolams pour d&rsquo;importants travaux de r\u00e9novation (Keta Municipal Library, 2016). Le fonds documentaire de la biblioth\u00e8que de Keta n\u2019est constitu\u00e9 que de dons faits par plusieurs donateurs, ONG et m\u00eame d\u2019organisations religieuses, y compris des personnalit\u00e9s \u00e9minentes de la ville.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_c0mw0ldu8na3\"><\/a>Biblioth\u00e8ques scolaires<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Vers la fin des ann\u00e9es 1930, un certain nombre d&rsquo;\u00e9coles secondaires et de coll\u00e8ges de formation avaient \u00e9t\u00e9 \u00e9tablis au Ghana gr\u00e2ce aux efforts missionnaires et gouvernementaux. Or les biblioth\u00e8ques mobiles furent les premi\u00e8res \u00e0 desservir les \u00e9coles au Ghana. Dans le cadre du deuxi\u00e8me plan de d\u00e9veloppement du Ghana commen\u00e7ant en 1959 (Alemna, 1997, p.40), le minist\u00e8re de l\u2019\u00e9ducation et le Ghana Library Board revendiquaient la disponibilit\u00e9 et l\u2019accessibilit\u00e9 des biblioth\u00e8ques pour les \u00e9l\u00e8ves au sein de leurs \u00e9coles suite au succ\u00e8s du livre jeunesse dans les biblioth\u00e8ques publiques. Il est cit\u00e9 par le professeur Anaba A. Alemna en 1997 (p.40) que certaines \u00e9coles, en particulier dans les zones recul\u00e9es, \u00e9taient encore abonn\u00e9es au service de bo\u00eete \u00e0 livres aupr\u00e8s duquel certains livres pour enfants \u00e9taient obtenus.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">En 1950 et avec l\u2019apparition de la Ghana Library Board, on constate la priorisation de la disponibilit\u00e9 de livres pour enfants plut\u00f4t que ceux pour adultes. On a, en outre, encourag\u00e9 l\u2019emprunt des livres, la gestion de ceux-ci \u00e9tait alors la responsabilit\u00e9 des \u00e9coles mais l\u2019acquisition des ouvrages se faisait \u00e0 travers la consultation des enseignants et des \u00e9l\u00e8ves (Alemna, 1983, p.223). Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en juin 1992 que le d\u00e9partement des \u00e9coles et coll\u00e8ges du Ghana Library Board a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 et charg\u00e9 de conseiller et d&rsquo;aider au d\u00e9veloppement de biblioth\u00e8ques dans les \u00e9coles secondaires et les coll\u00e8ges, sa mission \u00e9tant de classer, cataloguer et traiter les mat\u00e9riaux.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">La volont\u00e9 d\u2019instaurer une culture de lecture \u00e0 la maison et \u00e0 l\u2019\u00e9cole doit encore faire face \u00e0 des probl\u00e8mes majeurs, comme la quantit\u00e9 et le type des livres. Un autre probl\u00e8me est le manque des biblioth\u00e9caires scolaires : les enseignants s\u2019occupent de la gestion des biblioth\u00e8ques scolaires (t\u00e2che est consid\u00e9r\u00e9e comme une t\u00e2che parascolaire) (Alemna, 1983, p.222-223) .<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Il est \u00e0 noter que le d\u00e9veloppement, les r\u00e9novations ou les projets d\u2019agrandissement des biblioth\u00e8ques scolaires au Ghana se font parfois \u00e0 travers le financement des entreprises ou autres des acteurs sociaux nationaux ou internationaux. Comme c\u2019est le cas de l\u2019entreprise Yinson Ghana qui, dans le cadre de sa responsabilit\u00e9 sociale, a r\u00e9nov\u00e9 un bloc de classe de 4 unit\u00e9s et ainsi qu\u2019une biblioth\u00e8que dans l\u2019\u00e9cole primaire de Kejebril. Ils ont \u00e9t\u00e9 inaugur\u00e9s lors d\u2019une c\u00e9r\u00e9monie le 17 novembre 2021 (News fr 24, novembre 2021).Yinson Ghana a \u00e9galement collabor\u00e9 avec la Ghana Library Authority pour fournir une biblioth\u00e8que dans l\u2019\u00e9cole de la municipalit\u00e9 d\u2019Ahanta West. La biblioth\u00e8que scolaire de Kejebril, qui est situ\u00e9e pr\u00e8s de la base d\u2019op\u00e9rations de Yinson dans la r\u00e9gion de l\u2019Ouest, desservira environ 2 000 \u00e9tudiants qui habitent dans les communaut\u00e9s \u00e0 proximit\u00e9. Yinson encourage les \u00e9tudiants de la communaut\u00e9 \u00e0 utiliser la biblioth\u00e8que en sponsorisant les 100 premi\u00e8res inscriptions d\u2019\u00e9tudiants, la compagnie vise de m\u00eame organiser des programmes d\u2019alphab\u00e9tisation et des concours de lecture trimestriels, dans lesquels elle pr\u00e9voit aussi de parrainer des prix pour les gagnants (New fr 24, novembre 2021).<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_2ar531belgtr\"><\/a>Biblioth\u00e8ques universitaires<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Ces biblioth\u00e8ques sont souvent subventionn\u00e9es par le gouvernement et visent le d\u00e9veloppement de la science, de la technologie, de l&rsquo;\u00e9ducation et de la recherche dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de la soci\u00e9t\u00e9 et principalement des \u00e9tudiants. Les ressources d&rsquo;informations collect\u00e9es sont librement accessibles et peu de restrictions sont impos\u00e9es \u00e0 la diffusion, les services de pr\u00eat et de photocopie sont souvent gratuits ou disponibles \u00e0 des prix r\u00e9duits. Entre eux, ils d\u00e9tiennent la plus grande collection de mat\u00e9riaux utilis\u00e9s pour soutenir l&rsquo;enseignement, l&rsquo;apprentissage et la recherche (Alemna, 1997, p.36).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">La principale biblioth\u00e8que universitaire au Ghana est la biblioth\u00e8que Balme, anciennement appel\u00e9e University College Library. Elle a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1948 et est situ\u00e9e sur le campus principal de l&rsquo;Universit\u00e9 du Ghana. Elle est la plus grande du syst\u00e8me des biblioth\u00e8ques de l&rsquo;Universit\u00e9 du Ghana (UGLS). D\u00e8s sa cr\u00e9ation, l\u2019accent a \u00e9t\u00e9 mis sur sa collection, pr\u00e8s de 6 000 livres ont alors \u00e9t\u00e9 emprunt\u00e9s \u00e0 la biblioth\u00e8que du Coll\u00e8ge Achimota. Des fonds g\u00e9n\u00e9reux ont \u00e9t\u00e9 ensuite fournis pour le d\u00e9veloppement de celle-ci et, entre 1948 et 1952, le stock de la biblioth\u00e8que universitaire s&rsquo;\u00e9levait \u00e0 55 000 livres et 1 000 p\u00e9riodiques. \u00bb (Alemna, 1992, p.47). Actuellement, la collection comprend plus de 400 000 Volumes. Sa client\u00e8le principale est constitu\u00e9e d\u2019\u00e9tudiants, de chercheurs et d\u2019administrateurs de l&rsquo;Universit\u00e9 du Ghana. Plusieurs services y sont offerts, dont la reliure de livres, la reproduction, la consultation des th\u00e8ses et des questions d&rsquo;examens ant\u00e9rieurs, l\u2019\u00e9ducation et la formation des usagers, entre autres. De plus, la biblioth\u00e8que offre plusieurs ressources en ligne, notamment des bases de donn\u00e9es en ligne, une collection de th\u00e8ses en ligne, des livres num\u00e9riques, des logiciels de gestion et de r\u00e9f\u00e9rences.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">La biblioth\u00e8que de la ville d&rsquo;Accra a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1963 pour servir les \u00e9tudiants de l&rsquo;ancien Coll\u00e8ge des travailleurs d&rsquo;Accra. Sa collection est pass\u00e9e de 5 000 \u00e0 20 000 volumes dans les ann\u00e9es 2000. La biblioth\u00e8que fait partie du syst\u00e8me de biblioth\u00e8que de l&rsquo;Universit\u00e9 du Ghana (UGLS) qui se compose de la biblioth\u00e8que Balme, des biblioth\u00e8ques des diff\u00e9rents coll\u00e8ges, \u00e9coles, instituts, d\u00e9partements et salles. Elle offre diff\u00e9rents types de services et des documents, tels que des documents de r\u00e9f\u00e9rence, des manuels, des bases de donn\u00e9es de journaux, un index des journaux ghan\u00e9ens, etc. Elle offre tout autant des espaces divers comme des carrels d&rsquo;\u00e9tude, la zone de lecture calme, une zone de collaboration pour les discussions de groupe, des services de photocopie priv\u00e9e et un Internet wifi environnement en r\u00e9seau.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">D&rsquo;autres biblioth\u00e8ques universitaires ont \u00e9t\u00e9 implant\u00e9es dans les ann\u00e9es 1950 et 1960 mais le manque d\u2019information sur celles-ci ne permet pas de confirmer l\u2019\u00e9tat de leurs collections. Les chiffres mentionn\u00e9s ci-dessus proviennent de l\u2019ouvrage de Stizman publi\u00e9 en 1988 (p.187). :<\/p>\n<ul>\n<li class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-indent: 18pt; text-align: justify;\">Government Institut technique, Sunyani. F.1967, 4500 volumes;<\/li>\n<li class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-indent: 18pt; text-align: justify;\">Ho Institut technique, Ho. F.1968, 2000 volumes;<\/li>\n<li class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-indent: 18pt; text-align: justify;\">Koforidua Institut technique, Koforidua. F. 1960, 2000 volumes;<\/li>\n<li class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-indent: 18pt; text-align: justify;\">Kpandu Institut technique, Kpandu. F.1956, 4000 volumes;<\/li>\n<li class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-indent: 18pt; text-align: justify;\">Institut national du film et de la t\u00e9l\u00e9vision, Accra. F.1978<\/li>\n<li class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-indent: 18pt; text-align: justify;\">Tamale Technical Institute: 24 000 volumes + abonnement \u00e0 plusieurs revues scientifiques;<\/li>\n<li class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-indent: 18pt; text-align: justify;\">Universit\u00e9 de Cape Coast, Cape Coast. F.1962, 125 000 volumes, 2 000 p\u00e9riodiques Biblioth\u00e8que de la Facult\u00e9 d\u2019\u00c9ducation: 7 7000 volumes; Biblioth\u00e8que du Centre d&rsquo;\u00e9tudes du d\u00e9veloppement: 900 volumes.; Biblioth\u00e8que de la Facult\u00e9 d\u2019Arts: 4 000 volumes;<\/li>\n<li class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-indent: 18pt; text-align: justify;\">Universit\u00e9 des Sciences et Technologies, Kumasi. F.1951, 115 000 volumes; 1700 p\u00e9riodiques, 1 200 dissertations; Biblioth\u00e8que Africaine: 4 084 volumes; Biblioth\u00e8que d&rsquo;art: 661 volumes; Biblioth\u00e8que d&rsquo;ing\u00e9nierie: 6036 volumes.; Biblioth\u00e8que de pharmacie: 620 volumes.; Biblioth\u00e8que des sciences: 2130 volumes.; Biblioth\u00e8que des sciences sociales: 2500 volumes.<\/li>\n<\/ul>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_1m00zjuhbvc4\"><\/a>Biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Durant l\u2019administration coloniale du territoire, les gouvernements en place avaient fait installer des services d&rsquo;information au sein des diff\u00e9rents minist\u00e8res afin de d\u00e9velopper la recherche et les investigations scientifiques, des biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es ont commenc\u00e9 alors \u00e0 s\u2019\u00e9taler progressivement comme partie int\u00e9grante des organismes de recherche. (Alemna, 1997, p.35).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Il y existe diverses biblioth\u00e8ques li\u00e9es \u00e0 l&rsquo;agriculture dans le pays, une des plus anciennes biblioth\u00e8ques \u00e9tant la Biblioth\u00e8que de r\u00e9f\u00e9rence agricole qui se trouve au sein du minist\u00e8re de l&rsquo;Alimentation et qui remonte \u00e0 la cr\u00e9ation du Jardin botanique d&rsquo;Aburi en 1890. Sa mission principale est d\u2019effectuer l\u2019exploration exhaustive des ressources agricoles et de rep\u00e9rer des nouvelles strat\u00e9gies d\u2019importation et de conservation concernant les diff\u00e9rents types de sp\u00e9cimens botaniques. (Alemna, 1997, p.39) Des actions ont \u00e9t\u00e9 entreprises par le gouvernement pour mettre \u00e0 niveau cette biblioth\u00e8que, qui comptait autour 20 000 volumes et plus de 100 titres de p\u00e9riodiques en 1997. Pour sa part, la biblioth\u00e8que de l\u2019Institut Soil Research Institute (SRI) \u00e0 Kumasi a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue pour r\u00e9pondre aux objectifs et aux programmes de cet institut. Lors du recensement d\u2019Alemna (1997, p.39), sa collection s&rsquo;\u00e9levait \u00e0 plus de 11 000 volumes et \u00e9tait abonn\u00e9e \u00e0 plus de 50 revues sur divers aspects de la conservation, la classification, l&rsquo;\u00e9rosion et fertilit\u00e9 des sols (entre autres aspects chimiques de ceux-ci), d\u2019autres sujets comprenaient aussi les sciences et la technologie alimentaires (Alemna, 1997, p.39). \u00c9tablie en 1938, la biblioth\u00e8que de l&rsquo;Institut de recherche sur le cacao de son c\u00f4t\u00e9 poss\u00e8de des collections sp\u00e9ciales sous forme de monographies, de brochures et de revues. Son stock s&rsquo;\u00e9levait (en 1997) \u00e0 plus de 10 000 volumes et pr\u00e8s de 1 000 brochures en plus d\u2019\u00eatre abonn\u00e9e \u00e0 environ 150 revues sur le cacao et ses sujets apparent\u00e9s (Alemna, 1997, p.39).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">D\u2019autres instances publiques et priv\u00e9es ont des collections riches dans des sujets sp\u00e9cifiques. Tel est le cas de l&rsquo;Institut de recherche animale (ARI) (cr\u00e9\u00e9 en 1964) et dont la documentation se concentre en sciences animales et ses sujets connexes (Alemna, 1997, p.39). Par ailleurs, le Building and Road Research Institute (BRRI) pareillement situ\u00e9 \u00e0 Kumasi, poss\u00e8de un stock de plus de 5 000 volumes, plus de 8 500 monographies et p\u00e9riodiques de 170 titres. Elle est particuli\u00e8rement riche en g\u00e9nie civil, b\u00e2timent, architecture et les sujets connexes (Alemna, 1997, p.39).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Parmi les institutions ayant eu la possibilit\u00e9, gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;administration coloniale, de b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019une biblioth\u00e8que au sein de leur infrastructure, nous avons la Banque du Ghana; elle fut cr\u00e9\u00e9e en mars 1957 et ses activit\u00e9s furent entam\u00e9es en ao\u00fbt de la m\u00eame ann\u00e9e. La biblioth\u00e8que compte plus de 10 000 volumes servant essentiellement \u00e0 des fins de r\u00e9f\u00e9rence et de recherche qui r\u00e9pondent aux besoins de la banque. Cette biblioth\u00e8que est abonn\u00e9e \u00e0 plus de 300 revues et magazines (Alemna, 1997, p.39). Tel fut aussi le cas de la Cour supr\u00eame en 1876. Sa biblioth\u00e8que, avec plus de 12 000 volumes, est sp\u00e9cialis\u00e9e dans les lois, les recueils de lois, les manuels juridiques, mais \u00e9galement dans certains pays de la Common Law et dans les pays du Commonwealth. Elle a une collection de publications gouvernementales, c&rsquo;est-\u00e0-dire des rapports, des commissions d&rsquo;enqu\u00eate et des rapports des minist\u00e8res et le journal officiel datant de 1910 (Alemna, 1997, p.39).<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_nolamhf74wtg\"><\/a>Cadre \u00e9ducatif en sciences de l\u2019information et des biblioth\u00e8ques<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">On peut retracer les origines de la formation en biblioth\u00e9conomie au Ghana jusqu\u2019\u00e0 dans les ann\u00e9es 1940. Achimota College a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli en 1944 et desservait \u00e0 ce moment-l\u00e0 trois colonies britanniques d&rsquo;Afrique occidentale, dont la Sierra Leone, la Gold Coast (Ghana) et le Nigeria. Les \u00e9tudiants alors inscrits \u00e9taient parrain\u00e9s soit par une bourse du gouvernement, soit par un \u00e9tablissement d&rsquo;enseignement et devaient r\u00e9ussir l&rsquo;examen d&rsquo;entr\u00e9e de la British Library Association. Un premier groupe d\u2019\u00e9tudiants gradua en 1945, mais l&rsquo;\u00e9cole ferma ses portes durant cette ann\u00e9e en raison du manque d&#8217;emplois offerts \u00e0 ceux-ci. (Dzokoto, 1972, p.41)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Dans les ann\u00e9es qui suivent, la question de la formation des biblioth\u00e9caires se pose \u00e0 nouveau lorsqu&rsquo;il est devenu n\u00e9cessaire de former du personnel pour g\u00e9rer les nouvelles biblioth\u00e8ques publiques ouvertes dans tout le pays. (Dzokoto, 1972, p.41) Cons\u00e9quemment, le Gold Coast Library Board fut cr\u00e9\u00e9 en 1949 (Evans, 1954 p.31) puis transf\u00e8re ses responsabilit\u00e9s au Ghana Library Board (Conseil des biblioth\u00e8ques du Ghana) en 1950. Une politique de formation pour le personnel biblioth\u00e9caire est mise en place conform\u00e9ment aux recommandations de la British Library Association. Les \u00e9tudiants suivaient ainsi des cours donn\u00e9s dans des salles ind\u00e9pendantes ou par correspondance afin de se pr\u00e9parer pour des examens \u00e9l\u00e9mentaires de la British Library Association. Les participants \u00e9taient admissibles \u00e0 des bourses de mobilit\u00e9 sous condition de r\u00e9ussite \u00e0 ces examens, ce qui leur permettait de terminer leur formation dans une \u00e9cole de biblioth\u00e9conomie \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger (de pr\u00e9f\u00e9rence en Grande-Bretagne). Le conseil des biblioth\u00e8ques a \u00e9galement mis en \u0153uvre une s\u00e9rie de cours de formation continue. (Akinyotu, 1976 p.139) Pendant les ann\u00e9es 1960, la Ghana Library Board met en place une formation en biblioth\u00e9conomie et ce, sous les recommandations de J. C. Harrison, ancien directeur de la Manchester Library School, qui proposa la cr\u00e9ation d&rsquo;une \u00e9cole non universitaire (pratique courante en Angleterre \u00e0 cette \u00e9poque) (Akinyotu, 1976 p.139). C\u2019est de cette mani\u00e8re que le d\u00e9partement des \u00e9tudes de biblioth\u00e9conomie et d&rsquo;archives (maintenant le d\u00e9partement des \u00e9tudes de l&rsquo;information) est cr\u00e9\u00e9 en 1961 et devient la premi\u00e8re \u00e9cole de biblioth\u00e9conomie du Ghana; ceci est \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9e sur le campus principal de l&rsquo;Universit\u00e9 du Ghana et conna\u00eet plusieurs appellations diff\u00e9rentes au cours des ann\u00e9es suivantes. (Frank K. E., Zhangping L., Wencheng S., 2020)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">En 1972, on assiste \u00e0 l\u2019instauration du School and College Library Department (d\u00e9partement des biblioth\u00e8ques scolaires et coll\u00e9giales) en tant qu&rsquo;unit\u00e9 sp\u00e9ciale du Ghana Library Board. Cette nouvelle unit\u00e9, dont les bureaux se trouvaient \u00e0 la biblioth\u00e8que centrale d&rsquo;Accra, avait comme mission :<\/p>\n<ul>\n<li class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-indent: 18pt; text-align: justify;\">D&rsquo;offrir de l\u2019assistance professionnelle (telle que des s\u00e9minaires, des cours et des ateliers) aux enseignants et biblioth\u00e9caires des \u00e9coles secondaires et des coll\u00e8ges pour l&rsquo;organisation de leurs biblioth\u00e8ques scolaires;<\/li>\n<li class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-indent: 18pt; text-align: justify;\">De mettre en place un service interm\u00e9diaire et central d&rsquo;acquisition et de traitement des livres command\u00e9s par ces institutions ainsi qu\u2019un service central de reliure;<\/li>\n<li class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-indent: 18pt; text-align: justify;\">De constituer une collection de livres de r\u00e9f\u00e9rence et de produire des listes, des manuels, des bibliographies et d&rsquo;autres publications pour les biblioth\u00e8ques scolaires ;<\/li>\n<li class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-indent: 18pt; text-align: justify;\">De conseiller les \u00e9coles et les architectes sur les besoins physiques des biblioth\u00e8ques ;<\/li>\n<li class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-indent: 18pt; text-align: justify;\">D\u2019encourager la formation de la School Library Association en tant que section sp\u00e9ciale de la Ghana Library Association. (Sitzman, 1988 p. 185)<\/li>\n<\/ul>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Une initiative de r\u00e9orientation des programmes au sein du d\u00e9partement des \u00e9tudes de biblioth\u00e9conomie et d&rsquo;archives est propos\u00e9e en 2001. Les principaux changements survenus dans le cadre de cette structuration ont surtout \u00e9t\u00e9 par rapport aux syst\u00e8mes de gestion de bases de donn\u00e9es et la ma\u00eetrise de l&rsquo;informatique. Actuellement, l&rsquo;\u00e9cole propose des programmes de niveau Degree (baccalaur\u00e9at), MA et MPhil (ma\u00eetrise) en biblioth\u00e9conomie ainsi que des programmes menant des dipl\u00f4mes d&rsquo;\u00e9tudes sup\u00e9rieures (diplomas). Les biblioth\u00e9caires qualifi\u00e9s au Ghana doivent avoir un dipl\u00f4me d\u2019\u00e9tudes universitaires de niveau postgraduate en biblioth\u00e9conomie d&rsquo;une \u00e9cole de biblioth\u00e9conomie et sciences de l&rsquo;information. (Lamptey et Corletey, 2011)<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_m8v9sluyh07w\"><\/a>Association de biblioth\u00e8ques<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Le Ghana a \u00e9t\u00e9 un protagoniste important dans l\u2019\u00e9tablissement de la biblioth\u00e9conomie publique en Afrique de l&rsquo;Ouest. Suite \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019une entit\u00e9 autoritaire (Ghana Library Board) qui mettrait en place les fondements des premi\u00e8res biblioth\u00e8ques au pays, il a \u00e9galement particip\u00e9 dans la cr\u00e9ation de l&rsquo;ancienne Association des biblioth\u00e8ques d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (West African Library Association, WALA) qui a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e en 1954 \u00e0 la suite de ce s\u00e9minaire historique de l&rsquo;UNESCO. Ce groupe associatif ne comprenait que les pays anglophones d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest : le Ghana, le Nigeria, la Sierra Leone et la Gambie. Les objectifs de cette association \u00e9taient:1) de cr\u00e9er un r\u00e9seau dans le milieu des biblioth\u00e8ques par le biais des conf\u00e9rences, des r\u00e9unions, des publications ou autre; 2) de sauvegarder et promouvoir les int\u00e9r\u00eats professionnels des biblioth\u00e9caires et le d\u00e9veloppement de biblioth\u00e8ques; 3) de surveiller toute l\u00e9gislation affectant les biblioth\u00e8ques et de promouvoir celle-ci si cela s\u2019av\u00e9rait n\u00e9cessaire; 4) de promouvoir et encourager l&rsquo;\u00e9tude, la recherche et la coop\u00e9ration des biblioth\u00e8ques. (Agyei-Gyane,1986, p.113). En 1962, \u00e0 la suite de l&rsquo;ind\u00e9pendance du Ghana et du Nigeria en 1957 et 1960 respectivement, la West African Library Association s&rsquo;est subdivis\u00e9e en ce qui devient les associations nationales du Ghana et du Nig\u00e9ria (Alemna, 1991).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Ult\u00e9rieurement, l\u2019Association des biblioth\u00e9caires du Ghana (Ghana Library Association) fut fond\u00e9e en 1962. Depuis 1963, la GLA a \u00e9t\u00e9 le principal organisme repr\u00e9sentant formellement les biblioth\u00e8ques et services d&rsquo;information au Ghana (Oddoye, 1989); celle-ci reprend en partie les objectifs \u00e9tablis par la WALA. Selon Dowling et Feels (2009) la GLA compte de 400 membres et d\u2019un conseil d&rsquo;administration gouvern\u00e9 par le pr\u00e9sident de l&rsquo;association et organise une Assembl\u00e9e G\u00e9n\u00e9rale Annuelle (AGA) ainsi qu\u2019un ou deux ateliers chaque ann\u00e9e. (Dowling et Feels 2009).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">L&rsquo;organisation g\u00e8re le Ghana Library Journal (GLJ), qui se veut une publication trimestrielle et dont les objectifs, comme l\u2019indique Oddoye (1989) \u00e9taient notamment de refl\u00e9ter les progr\u00e8s et les reculs de la profession de biblioth\u00e9caire au Ghana en plus de servir \u00e0 titre de liaison entre tous les acteurs concern\u00e9s par les biblioth\u00e8ques au niveau local et international. (Antwi, 2006)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Il est important de noter que du point de vue de plusieurs chercheurs et experts dans le domaine de la biblioth\u00e9conomie en Afrique, les efforts de la part des instances gouvernant la profession au Ghana \u00a8sont insuffisants\u00a8 en mati\u00e8re de formation continue et de renouvellement des comp\u00e9tences entourant les enjeux entourant les nouvelles technologies et leur impact dans le milieu. (Dowling et Feels 2009), mais aussi (Lamptey et Corletey, 2011, p.4)<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_c5dpsltqmako\"><\/a>Cadre l\u00e9gislatif<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">\u00c0 la suite de la donation du r\u00e9v\u00e9rend, la cr\u00e9ation d\u2019un comit\u00e9 de gestion de la biblioth\u00e8que d&rsquo;Aglionby en 1946 est mise en \u0153uvre. On con\u00e7oit ensuite le comit\u00e9 consultatif du British Council au d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques sur la Gold Coast de l&rsquo;\u00e9poque (aujourd\u2019hui Ghana). (Evans, 1954 P.29) Comme mentionn\u00e9 dans les paragraphes pr\u00e9c\u00e9dents, l\u2019autorit\u00e9 (originellement appel\u00e9e Ghana Library Board) subit plusieurs changements et restructurations dans ses d\u00e9buts; il est cependant n\u00e9cessaire de souligner que cette organisation d\u00e9coule de l\u2019adoption, en 1950, du Ghana Library Board Ordinance (Ordonnance du conseil des biblioth\u00e8ques du Ghana), ce qui est consid\u00e9r\u00e9 comme le premier prototype de l\u00e9gislation pour les biblioth\u00e8ques dans plusieurs autres pays d&rsquo;Afrique (Sitzman, 1988 p. 185).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 0pt; margin-right: 0pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">Le pays dispose d&rsquo;un d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal depuis 1961, celui-ci est encadr\u00e9 par la GhLA et a \u00e9t\u00e9 implant\u00e9 lors de l\u2019adoption de l\u2019acte du parlement de la r\u00e9publique du Ghana la m\u00eame ann\u00e9e et a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u en fonction des besoins de la r\u00e9publique nouvellement ind\u00e9pendante. Ainsi, la loi sur l&rsquo;enregistrement des livres et des journaux (approuv\u00e9e le 10 ao\u00fbt 1961) \u00ab est un acte codifiant avec modifications les textes l\u00e9gislatifs pr\u00e9voyant la conservation des copies des livres imprim\u00e9s au Ghana et l&rsquo;enregistrement des livres et des journaux. \u00bb (Book and newspaper registration act, 1961 (acte 73)). Cette loi cite une liste de d\u00e9positaires lesquels doivent recevoir, dans un d\u00e9lai d\u2019un mois, des copies de chaque exemplaire d\u00e9pos\u00e9 par les producteurs; ceux-ci \u00e9taient le Ghana Library Board, l&rsquo;Universit\u00e9 de la C\u00f4te de l\u2019Or (maintenant l&rsquo;Universit\u00e9 du Ghana), le registraire g\u00e9n\u00e9ral et, suite \u00e0 un amendement en 1963, s&rsquo;ajoutent les biblioth\u00e8ques de l\u2019universit\u00e9 de Cape Coast, de l&rsquo;Universit\u00e9 des sciences et technologies Kwame Nkrumah, de l&rsquo;Institut des sciences \u00e9conomiques et politiques Kwame Nkrumah et de l&rsquo;Acad\u00e9mie des sciences du Ghana. (Kedem, 1990). D\u2019une autre part, Tetteh (2015) d\u00e9montre l&rsquo;h\u00e9ritage d\u2019un syst\u00e8me l\u00e9gislatif bas\u00e9 sur la loi britannique sur le droit d&rsquo;auteur de 1911 et qui est refl\u00e9t\u00e9 dans l\u2019adoption des lois du droit d\u2019auteur de 1914 (cap 126). Des nouvelles r\u00e9gulations gouvernant le droit d&rsquo;auteur au Ghana ont \u00e9t\u00e9 par la suite adopt\u00e9es en 1961 et en 1969. Des nouvelles lois concernant le droit d\u2019auteur sont mises en place en 1985 (P.N.D.C.110 de 1985) et en 2005 (loi 690) (Tetteh, 2015)<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_nhua7gipbejv\"><\/a>Information compl\u00e9mentaire\/particularit\u00e9s<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-align: justify;\">Dans son ouvrage, African Libraries (1988. p.186), Sitzman cite E. Y. Amedekey, qui maintenait que l&rsquo;avenir des biblioth\u00e8ques ghan\u00e9ennes n&rsquo;\u00e9tait \u00ab pas sombre \u00bb (1973 pour l&rsquo;Encyclop\u00e9die de la biblioth\u00e9conomie et des sciences de l&rsquo;information). Comme d\u00e9crit plus haut dans le texte, la vaste documentation que l\u2019on retrouve sur les origines de la biblioth\u00e9conomie ghan\u00e9enne est tout \u00e0 fait remarquable. Malgr\u00e9 la d\u00e9t\u00e9rioration de l&rsquo;\u00e9conomie du pays dont on est t\u00e9moin depuis les ann\u00e9es 1970 et de ses effets sur le service des biblioth\u00e8ques, il s\u2019av\u00e8re prometteur de savoir que le Ghana implante toujours des services innovateurs au sein de sa communaut\u00e9 en d\u00e9pit des coupures budg\u00e9taires implant\u00e9es. Il est aussi admirable de savoir que la ville d\u2019Accra a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9e capitale du livre 2023 par l\u2019UNESCO.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; text-align: justify;\">\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_nniwgvjhmp9h\"><\/a>R\u00e9f\u00e9rences bibliographiques<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Agyei-Gyane, L. (1986) The Ghana Library Association: History and Development. <em>Libri, vol. 36<\/em> (no. Jahresband),113-118. <a class=\"rId414\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1515\/libr.1986.36.1.113\">https:\/\/doi.org\/10.1515\/libr.1986.36.1.113<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Agyen-Gyasi, K. Et Atta-Obeng, H. (2010). Public library service in Ghana: the Ashanti regional library in perspective. <em>Ghana Library Journal, Vol. 22<\/em> (No. 1&amp;2), 65-76.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Akinyotu, A. (1976). A comparative study of education for librarianship in West Africa. Dans B. Amaeshi, (dir.), Classical readings in african library development (p. 129-151). Scarecrow Press.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Alemna, A.A. (1997) A review of library provision in Ghana. Library review, Vol. 46 (No 1), 34- 44. <a class=\"rId416\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1108\/00242539710160875\">https:\/\/doi.org\/10.1108\/00242539710160875<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Alemna, A.A. (1991) Librarianship as a profession in Ghana, Aslib Proceedings, Vol. 43 (No.9), p. 288.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Alemna, A. A. (1983). The development of school libraries in ghana. International Library Review, Vol.15(No.2), 217\u2013223. <a class=\"rId418\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0020-7837(83)90011-0\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0020-7837(83)90011-0<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Alemna, A. (1992). Motivation and productivity in academic libraries: a case study of balme library, University of Ghana. Journal of Library Administration, Vol.16(No.4), 45\u201345.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Ampadu, B. (2018). Contribution des biblioth\u00e8ques publiques au d\u00e9veloppement national. Presse des savants.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Antwi, I. K. (2006) Publishing the Ghana library journal: trends, challenges and the way forward, <em>Ghana Library Journal, vol.18<\/em>, 79-89 <a class=\"rId420\" href=\"http:\/\/hdl.handle.net\/123456789\/335\">http:\/\/hdl.handle.net\/123456789\/335<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Bertrand, M. et Hugon, A. (s.d.) Ghana. Dans <em>Encyclop\u00e6dia Universalis<\/em>.<a class=\"rId421\" href=\"https:\/\/www.universalis.fr\/encyclopedie\/ghana\/\">https:\/\/www.universalis.fr\/encyclopedie\/ghana\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Dowling, M et Fiels, K. M. (2009). <em>Global roles of library associations<\/em> (IFLA publication 136-137. Global library and information science: a textbook for students and educators)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 41.6535pt; text-align: justify;\">Dzokoto, F.K. (1972). Library education in Ghana: a critical survey. <em>Ghana Library Journal, Vol.4<\/em>, 41-45.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Evans, E. J. A. (1964). A tropical library service : the story of Ghana&rsquo;s libraries (Ser. Grafton book). A Deutsch.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Frank K. E., Zhangping L. et Wencheng S., (2020). Library and information science education (LIS) and the gaps that inhibit the production of professionals for effective management of libraries in Ghana. International Journal of Library Science. doi:10.5923\/j.library.20200901.02<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Ghana Statistical Service. (2021). Ghana 2021 Population and Housing Census PHC General Report Vol 3A, Population of Regions and Districts.<a class=\"rId422\" href=\"https:\/\/census2021.statsghana.golv.gh\/\">https:\/\/census2021.statsghana.golv.gh\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Keta Municipal Library. (2016).<em> Profile of Keta Library<\/em>. <a class=\"rId423\" href=\"https:\/\/ketalibrary.blogspot.com\/p\/history.html\">https:\/\/ketalibrary.blogspot.com\/p\/history.html<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Lamptey, R. B. et Corletey, A. (2011).<em> Building Strong Libraries and Library Association through Continuing Professional Development: the case of Ghana Library Association,<\/em> World Library and Information Congress 2011, 77th IFLA General Conference and Assembly 13-18 August 2011, San Juan, Puerto Rico.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Sitzman, G. L. (1988). <em>African libraries<\/em>. NJ.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">Tetteh, E. O., (2015). Awareness of the Copyright Law among library users in tertiary institutions in Ghana, <em>Globus 3<\/em>, 30-48.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">United Nations, (2015). <em>Resolution adopted by the General Assembly on 25 September 2015,<\/em> <a class=\"rId425\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/File:N1529189.pdf\"><em>Transforming our world: the 2030 Agenda for Sustainable Development<\/em><\/a><a class=\"rId426\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/File:N1529189.pdf\">.<\/a> <a class=\"rId428\" href=\"https:\/\/undocs.org\/A\/RES\/71\/313\">https:\/\/undocs.org\/A\/RES\/71\/313<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"background-color: transparent; margin-left: 70pt; text-indent: 35pt; text-align: justify;\">(2021, 12 d\u00e9cembre). Yinson Ghana r\u00e9nove un bloc de classe de 4 unit\u00e9s et une biblioth\u00e8que d\u00e9labr\u00e9e pour l\u2019\u00e9cole primaire de Kejebril. <em>News fr 24<\/em>. <a class=\"rId429\" href=\"https:\/\/news.fr-24.com\/nouvelles\/401504.html\">https:\/\/news.fr-24.com\/nouvelles\/401504.html<\/a><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":1,"menu_order":10,"template":"","meta":{"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":[],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[],"license":[],"class_list":["post-32","chapter","type-chapter","status-publish","hentry"],"part":3,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international2\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/32","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international2\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international2\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international2\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international2\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/32\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":61,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international2\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/32\/revisions\/61"}],"part":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international2\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/3"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international2\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/32\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international2\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=32"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international2\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=32"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international2\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=32"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international2\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=32"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}