{"id":25,"date":"2024-06-13T21:32:35","date_gmt":"2024-06-14T01:32:35","guid":{"rendered":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international3\/chapter\/arabie-saoudite\/"},"modified":"2024-06-13T21:34:18","modified_gmt":"2024-06-14T01:34:18","slug":"arabie-saoudite","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international3\/chapter\/arabie-saoudite\/","title":{"raw":"Arabie Saoudite","rendered":"Arabie Saoudite"},"content":{"raw":"<div class=\"arabie-saoudite\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">(Charlotte Lachance, Shadi Abdoli, Viviane St-Arnaud)<\/p>\n\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_lpgxjoqpaah\"><\/a>Profil du pays<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Ceintur\u00e9e par le golfe Persique et la mer Rouge sur ses flancs est et ouest, l\u2019Arabie saoudite occupe la majeure partie de la p\u00e9ninsule arabique (Shabana, 2017, 3970). Son territoire, principalement compos\u00e9 de zones d\u00e9sertiques et arides, s\u2019\u00e9tend sur un peu plus de 2 millions de km\u00b2 (Siddiqui, 1996, 195). Le pays est d\u00e9limit\u00e9 au nord par la Jordanie, l\u2019Irak et le Kowe\u00eft, au nord-est par le Qatar et les \u00c9mirats arabes unis, et au sud par le Y\u00e9men et Oman (Shabana, 2017, 3970). Le climat y est particuli\u00e8rement chaud : le pays ne re\u00e7oit qu\u2019entre 100 et 200 mm de pluie annuellement et, l\u2019\u00e9t\u00e9, les temp\u00e9ratures c\u00f4ti\u00e8res moyennes fluctuent entre 38 et 49\u00b0C et sont souvent accompagn\u00e9es d\u2019une forte humidit\u00e9 (Shabana, 2017, 3970). En 2021, on d\u00e9nombrait environ 35 340 680 habitants en Arabie saoudite (Banque Mondiale, s. d.), soit pr\u00e8s de 11 millions d\u2019individus de plus qu\u2019en 2007 (Shabana, 2017, 3970). La langue officielle parl\u00e9e par une majorit\u00e9 de la population et utilis\u00e9e par toutes les instances gouvernementales et d\u2019enseignement est l\u2019arabe (Siddiqui, 1996, 195). La religion officielle de l\u2019\u00c9tat est l\u2019Islam et deux des sites consid\u00e9r\u00e9s comme \u00e9tant les plus sacr\u00e9s pour ce culte, soit La Mecque et M\u00e9dine, sont situ\u00e9s \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des fronti\u00e8res du royaume (Shabana, 2017, 3970). Depuis 1932, date de la prise du pouvoir par la famille Al-Saud, l\u2019Arabie saoudite est une monarchie absolue : le roi, en accord avec la loi sacr\u00e9e de la Charia, r\u00e8gne sur l\u2019ensemble du territoire avec l\u2019aide d\u2019un Conseil des ministres qu\u2019il nomme et dirige (Shabana, 2017, 3970). Riyad, ville situ\u00e9e en plein c\u0153ur de la p\u00e9ninsule, constitue la capitale royale du pays ainsi que son principal centre \u00e9conomique. Le pays poss\u00e8de la plus grande r\u00e9serve de p\u00e9trole au monde et en constitue le principal producteur et exportateur : en 1996, il \u00e9tait estim\u00e9 que le p\u00e9trole repr\u00e9sentait pr\u00e8s de 80% du PIB du pays et presque la totalit\u00e9 de ses recettes d\u2019exportations (Siddiqui, 1996, 195).<\/p>\n\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_mmvyr2mw4wnx\"><\/a>Histoire<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Selon Siddiqui (1995), les premi\u00e8res biblioth\u00e8ques en Arabie saoudite, comme dans la plupart des r\u00e9gions du monde islamique, \u00e9taient les mosqu\u00e9es. Depuis l'\u00e9poque du proph\u00e8te Mohammad (que la paix soit avec lui) au 7<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, les mosqu\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 les d\u00e9positaires du savoir humain et ont jou\u00e9 un r\u00f4le culturel et \u00e9ducatif important, similaire \u00e0 celui des \u00e9coles et des biblioth\u00e8ques publiques. C'est pourquoi la plupart des biblioth\u00e8ques d'Arabie saoudite ont \u00e9volu\u00e9 principalement dans les deux villes saintes de La Mecque et de M\u00e9dine. La majorit\u00e9 des biblioth\u00e8ques actuelles de l'Arabie saoudite ont \u00e9t\u00e9 construites apr\u00e8s la fondation du pays actuel en 1932 (Siddiqui, 1995). Ensuite Siddiqui affirme que le roi Abd al-Aziz s'est fortement concentr\u00e9 sur le d\u00e9veloppement de la nation apr\u00e8s son ascension au tr\u00f4ne (Siddiqui, 1995). Le roi a cr\u00e9\u00e9 des biblioth\u00e8ques dans les \u00e9tablissements d'enseignement et les grandes villes pour l'usage public, m\u00eame s'il a d\u00e9pens\u00e9 la majorit\u00e9 des ressources de la nation pour ouvrir des \u00e9coles et des universit\u00e9s. En fait, l'augmentation des prix du p\u00e9trole au milieu des ann\u00e9es 70 a entra\u00een\u00e9 un changement rapide dans tous les secteurs, y compris les biblioth\u00e8ques. Ainsi, de nouvelles biblioth\u00e8ques ont \u00e9t\u00e9 ouvertes et les anciennes ont commenc\u00e9 \u00e0 se d\u00e9velopper. Actuellement, les types de biblioth\u00e8ques suivantes sont disponibles en Arabie saoudite : les biblioth\u00e8ques publiques, les biblioth\u00e8ques scolaires, les biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es et les biblioth\u00e8ques universitaires (Siddiqui, 1995). La majorit\u00e9 des biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es appartenaient \u00e0 des organismes gouvernementaux durant les ann\u00e9es 90. On attend toujours d'elles qu'elles fournissent une assistance essentielle \u00e0 leurs organisations m\u00e8res (Siddiqui, 1995). Les biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es du royaume poss\u00e8dent de vastes collections dans leurs domaines de sp\u00e9cialisation respectifs. Elles sont \u00e9galement bien \u00e9quip\u00e9es sur le plan \u00e9lectronique avec des technologies de pointe et des bases de donn\u00e9es. Les biblioth\u00e8ques sont bien financ\u00e9es et sont g\u00e9n\u00e9ralement dot\u00e9es d'un.e biblioth\u00e9caire professionnel.le (Abdullahi, 2009, 458).<\/p>\n\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_918dcawl9qz\"><\/a>Types de biblioth\u00e8ques<\/h2>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_vwjx3a9ayul6\"><\/a>Biblioth\u00e8que nationale<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Construite en 1988 \u00e0 Riyad, la biblioth\u00e8que nationale du Roi Fahd fut cr\u00e9\u00e9e suite au <em>Library Project<\/em>, qui avait pour objectif la cr\u00e9ation d\u2019un monument pour la pr\u00e9servation de l\u2019histoire du pays (KNFL, s. d.). Une biblioth\u00e8que nationale existait d\u00e9j\u00e0 depuis 1968 dans la ville, mais avait plut\u00f4t \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e sur la structure d\u2019une biblioth\u00e8que publique et aucune ordonnance politique sur le d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal ne f\u00fbt mise en place pour permettre un archivage des publications annuelles (Khurshid, 1980, 20). La biblioth\u00e8que nationale du Roi Fahd n\u2019a obtenu son statut officiel de biblioth\u00e8que nationale qu\u2019en 1990, suite au d\u00e9cret royal n\u00b0 M\/9 adopt\u00e9 par le Conseil des ministres, qui stipule que la biblioth\u00e8que a pour principal r\u00f4le l\u2019acquisition, la conservation et la diffusion de la m\u00e9moire culturelle et intellectuelle \u00e0 travers le pays (Shabana, 2017, 3973). R\u00e9gie par le d\u00e9cret royal n\u00b0 M\/26, la biblioth\u00e8que re\u00e7oit les d\u00e9p\u00f4ts l\u00e9gaux de tous les documents produits en Arabie saoudite ou par des Saoudien.nes hors du pays, incluant livres, \u0153uvres musicales, filmiques ou photographiques (1993, 57-58) et qui sont ensuite r\u00e9pertori\u00e9s dans un registre annuel. Elle cr\u00e9e \u00e9galement une bibliographie annuelle des ouvrages saoudiens qui est partag\u00e9e, \u00e0 des fins d\u2019information et de statistique, \u00e0 l\u2019UNESCO, au ministre de l\u2019\u00c9ducation et \u00e0 des organisations internationales (KNFL, s. d.).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">En 2019, selon <em>l\u2019\u00c9tat de la culture au royaume d\u2019Arabie saoudite<\/em>, la biblioth\u00e8que nationale poss\u00e8de une collection de plus de deux millions de documents, dont 129 475 articles de journaux. Afin de suivre les \u00e9volutions technologiques et d\u2019\u00eatre plus accessible au public, le site web de la biblioth\u00e8que nationale du Roi Fahd, <em>kfnl.gov.ca<\/em>, a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u en 2017, int\u00e9grant une base de donn\u00e9es de ses collections, comprenant 640 431 documents \u00e9crits en arabe ou dans une langue \u00e9trang\u00e8re, parmi lesquels 256 076 sont des \u0153uvres d\u2019auteur.trices saoudien.nes (Ministry of Culture, 2020).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Afin d\u2019agrandir les espaces de rayonnage pour la collection et de moderniser le monument en un symbole du d\u00e9veloppement urbain, la biblioth\u00e8que nationale du Roi Fahd quadrupla sa superficie, passant de 21 000 m\u00b2 \u00e0 87 000 m\u00b2, pour pouvoir accepter jusqu\u2019\u00e0 2.4 millions de documents. Compl\u00e9t\u00e9 en 2015, un parc de 20 000 m\u00b2 est situ\u00e9 tout pr\u00e8s de la biblioth\u00e8que et, afin d\u2019accueillir toute la population, plusieurs espaces ont \u00e9t\u00e9 am\u00e9nag\u00e9s, dont une aile d\u00e9di\u00e9e aux femmes, qui a permis d\u2019accueillir plus de 10 000 chercheuses entre 2015 et 2016 (Royal Commission for Riyadh City, s. d., et Ministry of Culture, 2020, 335).<\/p>\n\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_6n33bwsnw5v\"><\/a>Biblioth\u00e8ques publiques<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Parmi les 2 329 biblioth\u00e8ques pr\u00e9sentes sur le territoire saoudien, seules 84 sont des biblioth\u00e8ques publiques supervis\u00e9es par le minist\u00e8re de la Culture, ce qui repr\u00e9sente une biblioth\u00e8que pour 420 000 habitants. Une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e par ce minist\u00e8re en 2019 d\u00e9montre les grandes failles des biblioth\u00e8ques actuelles, telles que le manque d\u2019\u00e9quipement technologique (53% des biblioth\u00e8ques n\u2019offrent pas un acc\u00e8s \u00e0 l\u2019Internet), le manque de ressources mat\u00e9rielles (pr\u00e8s de la moiti\u00e9 (46,42%) ont une collection de 10 000 livres ou moins qui n\u2019est pas renouvel\u00e9e annuellement), ainsi que le manque de services propos\u00e9s (40% n\u2019ont pas d\u2019espace d\u00e9di\u00e9 aux femmes, 75% n\u2019offrent pas de soutien pour les personnes en situation de handicap, et 60% ne proposent aucune activit\u00e9 autour de la lecture) (Ministry of Culture, 2020, 339-346). Le projet <em>Vision 2030<\/em>, un plan strat\u00e9gique ayant pour objectif de d\u00e9velopper une \u00e9conomie autonome et une soci\u00e9t\u00e9 ax\u00e9e sur le peuple, pr\u00e9voit un avancement du d\u00e9veloppement du syst\u00e8me public, dont font partie les biblioth\u00e8ques (Vision 2030, s. d.). Cependant, bien que le rapport du minist\u00e8re de la Culture mentionne ses objectifs strat\u00e9giques en vue d\u2019une modernisation globale des biblioth\u00e8ques, aucun projet futur concret n\u2019est pr\u00e9sent dans le rapport et le site de <em>Vision 2030 <\/em>ne mentionne aucun progr\u00e8s dans le domaine.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Quelques biblioth\u00e8ques publiques sont plut\u00f4t consid\u00e9r\u00e9es comme des biblioth\u00e8ques ind\u00e9pendantes, puisqu\u2019elles sont dirig\u00e9es par d\u2019autres organisations que le minist\u00e8re de la Culture. Supervis\u00e9es par des instances gouvernementales et priv\u00e9es, les biblioth\u00e8ques ind\u00e9pendantes d\u00e9veloppent leurs infrastructures et des services adapt\u00e9s pour r\u00e9pondre aux besoins des communaut\u00e9s desservies, tels que la biblioth\u00e8que du centre culturel Saleh bin Saleh, d\u00e9di\u00e9e aux femmes. D\u2019autres, surnomm\u00e9es les \u00ab biblioth\u00e8ques dot\u00e9es \u00bb (<em>endowed libraries<\/em>) et qui sont administr\u00e9es par la Pr\u00e9sidence g\u00e9n\u00e9rale des Affaires de la Grande Mosqu\u00e9e et de la Mosqu\u00e9e du Proph\u00e8te, sont les biblioth\u00e8ques publiques qui poss\u00e8dent les plus importantes collections de livres rares. (Ministry of Culture, 2020, 346-348). L\u2019une des plus importantes est le complexe de la biblioth\u00e8que dot\u00e9e du Roi Abdulaziz, construite en 2015 et qui poss\u00e8de une collection de 150 000 manuscrits, dont 60% d\u2019entre eux ont \u00e9t\u00e9 num\u00e9ris\u00e9s pour une pr\u00e9servation \u00e0 long terme (Ministry of Culture, 2021, 49-51).<\/p>\n\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_2k3q9shzqx6a\"><\/a>Biblioth\u00e8ques scolaires<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Sous la direction du minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation, les biblioth\u00e8ques scolaires ont subi des changements rigoureux \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990 pour les convertir en centres d\u2019apprentissage (<em>Learning ressource centers<\/em>). Pour r\u00e9pondre aux nouvelles exigences de ces centres technologiques o\u00f9 les \u00e9l\u00e8ves sont encourag\u00e9s \u00e0 d\u00e9velopper leur litt\u00e9ratie num\u00e9rique, un certificat sur la gestion de centre d\u2019apprentissage a \u00e9t\u00e9 mis sur pied pour former les futur.es professionnel.les de l\u2019information. Inventoriant plus de 14 000 centres, qui sont divis\u00e9s en 4 cat\u00e9gories selon la superficie des locaux, plusieurs d\u00e9fis subsistent pour maximiser le potentiel de ce mod\u00e8le : la r\u00e9ticence des enseignant.es \u00e0 les utiliser pour leur cours, le manque de soutien technologique, le d\u00e9clin des infrastructures existantes et le d\u00e9lai d\u2019implantation de syst\u00e8mes technologiques performants (Ministry of Culture, 2020, 337-338).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">L\u2019acquisition et le d\u00e9veloppement des collections des biblioth\u00e8ques scolaires sont centralis\u00e9s et g\u00e9r\u00e9s par le minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation, qui exerce une censure sur les documents abordant des sujets dits \u00ab sensibles \u00bb, tels que la religion, la sexualit\u00e9 et la politique. Les livres sont ensuite examin\u00e9s et catalogu\u00e9s avant d\u2019\u00eatre envoy\u00e9s dans les diff\u00e9rentes \u00e9coles. L\u2019am\u00e9nagement des espaces est similaire dans tous les centres d\u2019apprentissage. En plus d\u2019une salle de classe o\u00f9 les \u00e9l\u00e8ves sont regroup\u00e9s pour collaborer, les biblioth\u00e8ques sont munies d\u2019\u00e9quipements informatiques, tels que des ordinateurs et des imprimantes, des tables pour \u00e9tudier ou pour travailler en \u00e9quipe et d\u2019un comptoir de r\u00e9f\u00e9rence ou d\u2019accueil, o\u00f9 le personnel poss\u00e8de en moyenne une formation de premier cycle en science de l\u2019information (Alomran, 2009, 470-471).<\/p>\n\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_lf36q1f7uj1q\"><\/a>Biblioth\u00e8ques universitaires<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">En plus des biblioth\u00e8ques centrales des 41 universit\u00e9s de l\u2019Arabie saoudite, les biblioth\u00e8ques universitaires englobent \u00e9galement les biblioth\u00e8ques des pavillons, ind\u00e9pendantes les unes des autres et qui sp\u00e9cialisent leurs collections dans des disciplines pr\u00e9cises (Ministry of Culture, 2020, 338 et Ministry of Culture, 2021, 51). Leur r\u00f4le est d\u2019encourager le d\u00e9veloppement \u00e9ducationnel des membres de l\u2019universit\u00e9 en donnant acc\u00e8s \u00e0 diff\u00e9rentes ressources, autant physiques que num\u00e9riques, universitaires ou hors du campus, et \u00e0 faciliter la recherche acad\u00e9mique aupr\u00e8s de la communaut\u00e9 (Ministry of Culture, 2020, 338 et Allohaibi et Bamofled, 2009, 2-5). Pour s\u00e9parer les hommes des femmes, certaines universit\u00e9s cr\u00e9ent une biblioth\u00e8que d\u00e9sign\u00e9e pour chaque genre (Ministry of Culture, 2021, 51). Afin de fournir un acc\u00e8s \u00e0 des ressources num\u00e9riques et \u00e0 des publications savantes, le minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation a mis en place la Biblioth\u00e8que num\u00e9rique saoudienne (<em>Saudi Digital Library<\/em>) en 2010, un site qui regroupe 169 bases de donn\u00e9es et qui r\u00e9pertorie plus de 450 000 livres num\u00e9riques. Les documents sont principalement en arabe ou en anglais (SDL, s. d.).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Construite en 1957, l\u2019Universit\u00e9 du Roi Saud est la plus ancienne et la plus importante universit\u00e9 saoudienne, comprenant une trentaine de pavillons sur son campus, r\u00e9partis dans 5 villes diff\u00e9rentes (Allohaibi et Bamofled, 2009, 3). Elle inclut douze biblioth\u00e8ques, dont la biblioth\u00e8que centrale du Roi Salman, nomm\u00e9e en l\u2019honneur de Salman bin Abdulaziz Al Saud, le roi actuel du pays, et qui a accueilli 432 000 visiteurs entre 2016 et 2017. On d\u00e9nombre un total de plus de deux millions de documents, toutes ressources confondues, dont pr\u00e8s de 90\u2002000 sont des manuscrits et pr\u00e8s de 346 000 sont des livres \u00e9crits en arabe (Deanship of Library Affairs).<\/p>\n\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_zgbp2589bd8l\"><\/a>Biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Les biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es sont r\u00e9gies selon trois instances : les d\u00e9partements minist\u00e9riels ou gouvernementaux, les entreprises et les instituts de recherche. Leur r\u00f4le principal est d\u2019\u00eatre au service des membres de leur organisation en d\u00e9veloppant une collection r\u00e9pondant aux int\u00e9r\u00eats de leur communaut\u00e9. Selon une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e en 1984, on d\u00e9nombrait 9 biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es, excluant celles dont les collections \u00e9taient de 1000 ouvrages ou moins (Shabana, 2017, 3976-3977 et Khurshid, 1980, 18-19). De nos jours, plus d\u2019une vingtaine de biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es existent, dont la majorit\u00e9 appartient maintenant \u00e0 des h\u00f4pitaux ou \u00e0 des centres m\u00e9dicaux ou de recherche universitaire, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019accroissement de leur nombre et au d\u00e9veloppement des programmes en m\u00e9decine dans les \u00e9tablissements d\u2019\u00e9tudes sup\u00e9rieurs (Ministry of Culture, 2020, 334).<\/p>\n\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_xvxi5uh9gvza\"><\/a>Biblioth\u00e8ques priv\u00e9es<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Situ\u00e9es dans la demeure familiale, les biblioth\u00e8ques priv\u00e9es se d\u00e9veloppent de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration par les familles saoudiennes, dont le premier collectionneur \u00e9tait r\u00e9guli\u00e8rement un \u00e9rudit, un professeur ou un chercheur. En moyenne, on retrouve une biblioth\u00e8que priv\u00e9e chez 35% des familles, dont le plus grand pourcentage est dans la capitale, avec 40,58%. Cependant, leur nombre diminue par manque de financement pour l\u2019entretien et la gestion des collections par un.e professionnel.le. Plusieurs collections priv\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 donn\u00e9es \u00e0 la biblioth\u00e8que nationale du Roi Fahd ou \u00e0 des biblioth\u00e8ques universitaires comme cadeau, apr\u00e8s la mort du cr\u00e9ateur de la collection, pour les rendre accessibles au public. Sur le m\u00eame \u00e9lan d\u2019id\u00e9e, plusieurs biblioth\u00e8ques priv\u00e9es permettent au public de les visiter, mais leur nombre est faible, par manque de publicit\u00e9 sur les r\u00e9seaux sociaux (Ministry of Culture, 2020, 41, 336-337).<\/p>\n\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_8ye43ti5hl56\"><\/a>Cadre \u00e9ducatif en science de l\u2019information et des biblioth\u00e8ques<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">En 1954, \u00e0 l\u2019occasion du s\u00e9minaire r\u00e9gional sur le D\u00e9veloppement des Biblioth\u00e8ques dans les pays arabophones, l\u2019Organisation des Nations Unies pour l'\u00c9ducation, la Science et la Culture reconna\u00eet que l\u2019obstacle principal au d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques, entre autres, en Arabie saoudite est le manque d\u2019installations destin\u00e9es \u00e0 l\u2019enseignement de la biblioth\u00e9conomie et des sciences de l\u2019information (Siddiqui, 1996, 197). En d\u00e9pit de ce constat, aucun programme ou d\u00e9partement de sciences de l\u2019information n\u2019est cr\u00e9\u00e9 avant les ann\u00e9es 70, entra\u00eenant, par le fait m\u00eame, une p\u00e9nurie de personnel qualifi\u00e9 sur toute l\u2019\u00e9tendue du royaume (Siddiqui, 1996, 198). Le premier v\u00e9ritable programme acad\u00e9mique contemporain vou\u00e9 \u00e0 l\u2019enseignement de ces disciplines n\u2019est fond\u00e9 qu\u2019en 1973 \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 du Roi Abdulaziz (KAU), situ\u00e9e dans la ville de Djeddah (Murtaza, 2021, 438). Le D\u00e9partement de Biblioth\u00e9conomie et des Sciences de l\u2019Information de KAU est l\u2019un des rares, encore aujourd\u2019hui, \u00e0 permettre aux \u00e9tudiants de poursuivre leur parcours universitaire jusqu\u2019au doctorat (Shabana, 2017, 3977). Un second d\u00e9partement est cr\u00e9\u00e9 l\u2019ann\u00e9e suivante \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 islamique Imam Mohammad Ibn Saud (IMSIU) de Riyad et propose, quant \u00e0 lui, un programme de premier cycle d\u2019une dur\u00e9e de quatre ans et un programme de deuxi\u00e8me cycle d\u2019un an. Une des particularit\u00e9s int\u00e9ressantes du d\u00e9partement de l\u2019IMSIU est sa Division des Manuscrits d\u00e9vou\u00e9e au traitement des documents anciens (Siddiqui, 1996, 199). En 1986, l\u2019Universit\u00e9 du Roi Saoud (KSU), la plus ancienne du pays, se dote \u00e9galement d\u2019un programme de premier cycle en sciences de l\u2019information qui inclura tr\u00e8s rapidement \u00e0 son curriculum plusieurs cours en lien avec les technologies num\u00e9riques. Apr\u00e8s avoir compl\u00e9t\u00e9 les cours de base, les \u00e9tudiants ont le choix entre une sp\u00e9cialisation en biblioth\u00e9conomie ou en sciences de l\u2019information (Siddiqui, 1996, 200). C\u2019est au tour de l\u2019Universit\u00e9 Umm Al-Qura (UQU) situ\u00e9e \u00e0 La Mecque, en 1987, de se joindre \u00e0 la parade et d\u2019ouvrir son propre D\u00e9partement de Biblioth\u00e9conomie et des SI. Elle n\u2019offre cependant que le programme de baccalaur\u00e9at. Le <em>College of Arts<\/em>, qui fait d\u00e9sormais partie de l\u2019Universit\u00e9 de la Princesse Nora bint Abdul Rahman, est la seule institution \u00e0 proposer un programme de baccalaur\u00e9at exclusivement r\u00e9serv\u00e9 aux femmes (Siddiqui, 1996, 201). Dans les derni\u00e8res ann\u00e9es, d\u2019autres programmes se sont progressivement ajout\u00e9s \u00e0 travers le pays : on compte aujourd\u2019hui un total de huit universit\u00e9s donnant acc\u00e8s \u00e0 des \u00e9tudes de premier cycle et trois universit\u00e9s pour les \u00e9tudes de cycles sup\u00e9rieurs (Murtaza, 2021, 438). Ce nombre ne suffit cependant toujours pas \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 la demande, en particulier en ce qui concerne les cycles sup\u00e9rieurs, et, pour plusieurs, la poursuite des \u00e9tudes n\u2019est possible qu\u2019en ayant recours aux programmes internationaux (Murtaza, 2021, 438).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">La p\u00e9nurie de personnel form\u00e9 qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 d\u00e9cri\u00e9e dans les ann\u00e9es 70, puis dans les ann\u00e9es 90 par le chercheur Moid Ahmad Siddiqui, continue ainsi d\u2019affliger le r\u00e9seau de biblioth\u00e8ques du royaume (Murtaza, 2021, 445). Cette p\u00e9nurie est attribuable au trop petit nombre de programmes d\u2019enseignement, mais \u00e9galement \u00e0 de nombreux autres facteurs : la profession est m\u00e9connue des \u00e9tudiants et d\u00e9valu\u00e9e culturellement par rapport \u00e0 d\u2019autres disciplines plus prestigieuses (e.g. m\u00e9decine et ing\u00e9nierie), les dipl\u00f4m\u00e9s ont davantage tendance \u00e0 se tourner vers l\u2019enseignement que la pratique (Murtaza, 2021, 445), les salaires sont g\u00e9n\u00e9ralement assez bas malgr\u00e9 le haut niveau d\u2019\u00e9tude exig\u00e9 et la litt\u00e9rature biblioth\u00e9conomique en langue arabe manque (Siddiqui, 1996, 201). L\u2019\u00e9ducation est parfois d\u00e9valoris\u00e9e face \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience par les professionnels eux-m\u00eames comme l\u2019a d\u00e9montr\u00e9 une s\u00e9rie d\u2019entrevues effectu\u00e9e avec 14 leaders de biblioth\u00e8que :<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">One participant considered formal library education less necessary than having required technical and technological skills. Adnan stated, \"Professional library qualification is not necessary, but a leader should be aware of basic library philosophy and especially aware of technical matters related to libraries\" (Murtaza, 2021, 444)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\u00c0 tout cela s\u2019ajoute la trop petite offre, encore aujourd\u2019hui, de formations destin\u00e9es aux personnes travaillant d\u00e9j\u00e0 en biblioth\u00e8que. Seules quelques institutions, tel que l\u2019Institut d\u2019Administration Publique (IPA), permettent de suivre des formations courtes en biblioth\u00e9conomie en dehors du parcours universitaire traditionnel. Plus r\u00e9cemment, certains \u00e9tablissements ont commenc\u00e9 \u00e0 varier leurs offres et \u00e0 proposer des ateliers, des conf\u00e9rences ainsi que des services de support en ligne \u00e0 l\u2019usage des employ\u00e9s de biblioth\u00e8que, mais ces offres demeurent l\u2019exception \u00e0 la norme (Shabana, 2017, 3978). Tous ces obstacles du milieu de l\u2019\u00e9ducation des SI en Arabie saoudite font qu\u2019actuellement, une grande partie des praticiens form\u00e9s et recrut\u00e9s par les biblioth\u00e8ques sont des expatri\u00e9s dont la pr\u00e9sence en sol saoudien \u00e0 long terme n\u2019est pas assur\u00e9e (Murtaza, 2021, 447). Plusieurs leaders du secteur ont aussi remarqu\u00e9 un \u00e9cart grandissant de connaissances, non seulement, entre les professionnels du royaume et ceux de la communaut\u00e9 internationale, mais entre les employ\u00e9s de biblioth\u00e8ques et leurs propres usagers qui les surpassent parfois, en particulier vis-\u00e0-vis des technologies num\u00e9riques (Murtaza, 2021, 448). Pour am\u00e9liorer le cadre \u00e9ducatif des SI au pays, les chercheurs ont avanc\u00e9, au fil des ann\u00e9es, les solutions diverses suivantes : la possibilit\u00e9 de compl\u00e9ter ses \u00e9tudes en travaillant sur le terrain (Murtaza, 2021, 439), la participation plus active des \u00e9tablissements d\u2019enseignement des SI dans le processus de recrutement de nouveaux \u00e9tudiants, l\u2019am\u00e9lioration de l\u2019offre d\u2019apprentissage en continu, en particulier quant aux comp\u00e9tences num\u00e9riques (Murtaza, 2021, 448), l\u2019introduction de nouveaux programmes \u00e0 tous les niveaux (Murtaza, 2021, 451), la traduction des textes th\u00e9oriques essentiels et la cr\u00e9ation de nouvelles bourses pour soutenir financi\u00e8rement les \u00e9tudiants (Siddiqui, 1996, 202-3).<\/p>\n\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_800uj14lce2o\"><\/a>Association de biblioth\u00e8ques<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">L\u2019AFLI (F\u00e9d\u00e9ration arabe pour les biblioth\u00e8ques et l\u2019information) est une organisation non gouvernementale fond\u00e9e \u00e0 Kairouan (Tunisie) en janvier 1966 lors du Troisi\u00e8me colloque sur la coop\u00e9ration entre biblioth\u00e8ques et services d'information dans le monde arabe. Onze pays arabes ont particip\u00e9 \u00e0 ce symposium. Depuis sa cr\u00e9ation, l'AFLI a organis\u00e9 en coop\u00e9ration avec l'Institut tunisien de documentation sup\u00e9rieure (ISD), l'Organisation arabe pour l'\u00e9ducation, la culture et les sciences (ALECSO) et le Centre maure ottoman de recherche en documentation et en information (CEROMDI), des conf\u00e9rences sur des th\u00e8mes vari\u00e9s, tels que la technologie d'indexation arabe et la technologie de l'information et des t\u00e9l\u00e9communications (Bouazza, et al., 1993).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Selon Young et Ali (1992), le Royaume de Bahre\u00efn compte environ 65 biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es, dont 24 font partie d'agences gouvernementales et de minist\u00e8res. Ensuite, Abdullahi (2009, 458) affirme qu\u2019il existe 12 biblioth\u00e8ques sp\u00e9ciales appartenant \u00e0 l'ambassade \u00e0 Bahre\u00efn. Certaines des biblioth\u00e8ques sp\u00e9ciales les plus connues de Bahre\u00efn sont des centres d'information sp\u00e9cialis\u00e9s comme le Bait al Qur'an pour la recherche coranique, le Bahrain Center for Studies and Research (BCSR) et le Bahrain Historical Document Center (BHDC). Et il ajoute que Bahre\u00efn abrite \u00e9galement un certain nombre de centres d'information internationaux, dont la biblioth\u00e8que du British Council (BLDSC), l'ambassade am\u00e9ricaine USIS et the United Nations Information Center (UNIC). En raison du manque de ressortissants nationaux poss\u00e9dant un dipl\u00f4me professionnel en biblioth\u00e9conomie, ces centres sont g\u00e9n\u00e9ralement g\u00e9r\u00e9s par des expatri\u00e9s. Selon Abdullahi (2009, 458), on rapporte que la Jordanie comptait 104 biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es sur un total de 1527 biblioth\u00e8ques \u00e0 la fin du 20<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. The Jordananian Library Association (JLA), qui a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1963, est l'un des principaux moteurs du progr\u00e8s \u00e0 Amman. Dans ces biblioth\u00e8ques, l'association a contribu\u00e9 au d\u00e9veloppement du professionnalisme en collaborant avec des agences s\u0153urs de la r\u00e9gion. Elle a accueilli des conf\u00e9rences et des s\u00e9minaires, publi\u00e9 un bulletin d'information trimestriel (Risalat Al-Maktaba) et propos\u00e9 des cours de formation. En cons\u00e9quence, elle a \u00e9galement contribu\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation de biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es.<\/p>\n\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_c0cj9jeanvor\"><\/a>Cadre l\u00e9gislatif<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Les ann\u00e9es 50, en Arabie saoudite, vont \u00eatre t\u00e9moin du rapide d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale : la 1\u00e8re biblioth\u00e8que publique est ouverte \u00e0 Riyadh en 1950 et c\u2019est au cours de cette d\u00e9cennie que la biblioth\u00e8que de l\u2019Universit\u00e9 du Roi Abdulaziz, consid\u00e9r\u00e9e comme la 1\u00e8re biblioth\u00e8que \u00ab moderne \u00bb, prendra son essor pour devenir la plus importante du pays (Shabana, 2017, 3975). Le besoin de moderniser plus g\u00e9n\u00e9ralement l\u2019ensemble des biblioth\u00e8ques du royaume se fait alors pressentir. Fond\u00e9 en 1959 par un d\u00e9cret du minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation, la Direction G\u00e9n\u00e9rale des Biblioth\u00e8ques Publiques (GDPL) sera l\u2019organe politique majoritairement responsable de la cr\u00e9ation et du d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques publiques et scolaires contemporaines en Arabie saoudite (Shabana, 2017, 3975). Elle assure les services de catalogage et d\u2019acquisition de mani\u00e8re centralis\u00e9e pour pr\u00e8s de 80% des \u00e9tablissements publiques (Shabana, 2017, 3975) et c\u2019est elle qui d\u00e9termine quels documents iront rejoindre quelle collection (Siddiqui, 1995, 25). Au moment de sa cr\u00e9ation, ce sont 47 des 57 biblioth\u00e8ques publiques qui tombent directement sous sa charge, les dix autres \u00e9tant supervis\u00e9es par le Minist\u00e8re du P\u00e8lerinage et de la Dotation, par le D\u00e9partement des Saintes Mosqu\u00e9es ou par le D\u00e9partement du Religieux, de l'Ifta, de la Dawah et de l'Orientation (Siddiqui, 1995, 25). Surcharg\u00e9e et incapable de r\u00e9pondre aux demandes des biblioth\u00e8ques scolaires, la GDPL en perdra \u00e9ventuellement la charge pour ne se concentrer que sur les \u00e9tablissements publics et c\u2019est le D\u00e9partement des Biblioth\u00e8ques Scolaires, cr\u00e9\u00e9 \u00e0 cette occasion, qui prendra le relais (Siddiqui, 1995, 27). En 1965 est fond\u00e9e l\u2019Organisation Centrale de Planification qui sera responsable de l\u2019\u00e9laboration des plans de d\u00e9veloppement \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale. Ces plans d\u00e9terminent les priorit\u00e9s du gouvernement pour les cinq ann\u00e9es suivant leur publication et ont une influence capitale sur le financement et l\u2019implication \u00e9tatique dans certains dossiers (Shabana, 2017, 3972). Quelques ann\u00e9es plus tard, le tout premier plan de 1970 \u00e0 1975 souligne le r\u00f4le incontournable jou\u00e9 par les biblioth\u00e8ques dans l\u2019am\u00e9lioration des services culturels et \u00e9ducatifs et, par cons\u00e9quent, la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019\u00e9largir le r\u00e9seau des biblioth\u00e8ques publiques. La priorit\u00e9 est alors accord\u00e9e \u00e0 l\u2019enrichissement des collections et l\u2019acquisition de l\u2019\u00e9quipement n\u00e9cessaire au bon fonctionnement des biblioth\u00e8ques (Shabana, 2017, 3972). Le D\u00e9cret Royal M\/45 fonde, en 1972, la Fondation du Roi Abdulaziz pour la Recherche et les Archives (aussi surnomm\u00e9e \u00ab Darah \u00bb), une organisation gouvernementale ind\u00e9pendante d\u00e9di\u00e9e aux documents patrimoniaux et qui constitue l\u2019une des principales institutions archivistiques du pays (Shabana, 2017, 3979). En 1975 para\u00eet le second plan de d\u00e9veloppement qui pr\u00e9cise les projets du royaume quant \u00e0 son syst\u00e8me de biblioth\u00e8ques : un programme de r\u00e9novations et de reconfiguration des biblioth\u00e8ques publiques est mis en place (Siddiqui, 1995, 25) et dix nouveaux \u00e9tablissements sont ouverts (Shabana, 2017, 3972). Au cours des ann\u00e9es 80, gr\u00e2ce aux revenus g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par l\u2019augmentation du prix du p\u00e9trole, d\u2019importants moyens sont d\u00e9ploy\u00e9s pour la construction du si\u00e8ge principal de la Biblioth\u00e8que publique du Roi Abdulaziz et le d\u00e9veloppement de ses diverses branches, ainsi que pour le financement d\u2019une \u00e9tude concernant la cr\u00e9ation future de la Biblioth\u00e8que Nationale du Roi Fahd (Shabana, 2017, 3973). Cette derni\u00e8re biblioth\u00e8que verra officiellement le jour le 26 d\u00e9cembre 1990 lors de la ratification de la r\u00e9solution n\u00b080 par le D\u00e9cret Royal M\/9. Ce d\u00e9cret explicite les objectifs et fonctions de la biblioth\u00e8que, dont l\u2019organisation de conf\u00e9rences et de foires du livre, ou encore la publication de bibliographies nationales (Shabana, 2017, 3973). Les plans de d\u00e9veloppement suivants continueront de souligner le r\u00f4le important jou\u00e9 par les biblioth\u00e8ques dans la r\u00e9ussite scolaire et mentionneront la n\u00e9cessit\u00e9 grandissante d\u2019int\u00e9grer les technologies num\u00e9riques au syst\u00e8me des biblioth\u00e8ques du royaume. En dehors des divers d\u00e9crets qui officialisent la fondation de certaines institutions ou organisations sp\u00e9cifiques et des mentions in\u00e9gales du milieu des biblioth\u00e8ques et archives dans les plans de d\u00e9veloppement, tr\u00e8s peu de lois permettent toutefois d\u2019encadrer et d\u2019appuyer le secteur des sciences de l\u2019information de mani\u00e8re plus concr\u00e8te. Cette lacune est d\u00e9j\u00e0 d\u00e9cri\u00e9e par Khurshid en 1979 et Siddiqui en 1995 et peu de choses semblent avoir chang\u00e9 depuis (Siddiqui, 1995, 25).<\/p>\n\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_u09cod2oodfo\"><\/a>Information compl\u00e9mentaire\/particularit\u00e9s<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Selon Siddiqui, le gouvernement saoudien est tr\u00e8s pr\u00e9occup\u00e9 par l'\u00e9tat des biblioth\u00e8ques et a int\u00e9gr\u00e9 le r\u00f4le des biblioth\u00e9caires dans le plan national (Siddiqui, 1995). Les gouvernements devraient accorder plus d'attention au personnel des biblioth\u00e8ques, \u00e0 la formation, aux collections, aux installations, etc. Ensuite, Siddiqui affirme, alors que l'Arabie saoudite poursuit sa marche rapide vers le changement \u00e9conomique et social, que les services et les installations des biblioth\u00e8ques et des sciences de l'information doivent \u00eatre am\u00e9lior\u00e9s (Siddiqui, 1995). L'importance du travail des biblioth\u00e9caires et des biblioth\u00e8ques doit \u00eatre reconnue car ces derniers contribuent au d\u00e9veloppement social, \u00e9ducatif et \u00e9conomique du pays. Le gouvernement doit apporter un soutien financier total aux biblioth\u00e8ques pour am\u00e9liorer leurs collections, leurs services, etc. Le royaume est confront\u00e9 \u00e0 un besoin urgent d'am\u00e9liorer les biblioth\u00e8ques publiques et d'encourager davantage de jeunes Saoudien.nes \u00e0 occuper le poste de biblioth\u00e9caire. L'Arabie saoudite doit \u00e9galement rationaliser son programme d'\u00e9ducation afin de mettre l'accent sur la biblioth\u00e9conomie, qui constitue l'un des moyens efficaces pour atteindre un niveau \u00e9lev\u00e9 d'alphab\u00e9tisation au sein de la population (Siddiqui, 1995).<\/p>\n\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_88cxupr7hszc\"><\/a>R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.25pt; text-align: justify;\">Al-Issa, R. (2009). Special libraries. Dans I. Abdullahi (\u00e9d.). <em>Global library and information science: a textbook for students and educators. with contributions from africa, asia, australia, new zealand, europe, latin america and the carribean, the middle east, and north america<\/em> (p. 457-466). K. G. Saur. <a class=\"rId87\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1515\/9783598441349.467\">https:\/\/doi.org\/10.1515\/9783598441349.467<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.4331pt; text-align: justify;\">Allohaibi, M. M. et Bamofleh, F. S. (s. d.). <em>University libraries in Saudi Arabia : a descriptive study.<\/em> <a class=\"rId89\" href=\"https:\/\/uomer.kau.edu.sa\/Files\/12510\/Researches\/63406_34425.pdf\">https:\/\/uomer.kau.edu.sa\/Files\/12510\/Researches\/63406_34425.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.4331pt; text-align: justify;\">Alomran, H. I. (2009). School libraries. Dans I. Abdullahi (\u00e9d.). <em>Global library and information science: a textbook for students and educators. with contributions from africa, asia, australia, new zealand, europe, latin america and the carribean, the middle east, and north america<\/em> (p. 467-473). K. G. Saur. <a class=\"rId91\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1515\/9783598441349.467\">https:\/\/doi.org\/10.1515\/9783598441349.467<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.4331pt; text-align: justify;\">Bouazza, A., Baudin, F., Hartmann, H., Meyriat, J., Vagne-Lebas, M., Sadid, M .. &amp; Gdoura, W. (1993). A. Dans : Robert Estivals \u00e9d., <em>Les Sciences de l'\u00e9crit<\/em> (pp. 13-25). Retz. <a class=\"rId92\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.3917\/retz.estiv.1993.01.0013\">https:\/\/doi.org\/10.3917\/retz.estiv.1993.01.0013<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.4331pt; text-align: justify;\">Deanship of Library Affairs. (s. d.). <em>Annual report of the deanship of library affairs.<\/em> <a class=\"rId94\" href=\"https:\/\/library.ksu.edu.sa\/sites\/library.ksu.edu.sa\/files\/attach\/annual_report_1438-1439.pdf\"><em>https:\/\/library.ksu.edu.sa\/sites\/library.ksu.edu.sa\/files\/attach\/annual_report_1438-1439.pdf<\/em><\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Khurshid, Z. (1980). <em>Libraries &amp; librarianship in Saudi Arabia. <\/em>Mahmood Khan.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.4331pt; text-align: justify;\">Kingdom of Saudi Arabia. (s. d.). <em>Vision 2030<\/em>. <a class=\"rId95\" href=\"https:\/\/www.vision2030.gov.sa\/media\/rc0b5oy1\/saudi_vision203.pdf\">https:\/\/www.vision2030.gov.sa\/media\/rc0b5oy1\/saudi_vision203.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">King Fahd National Library. (s. d.). <em>About us.<\/em> <a class=\"rId97\" href=\"https:\/\/kfnl.gov.sa\/En\/About\/Pages\/Vision.aspx\">https:\/\/kfnl.gov.sa\/En\/About\/Pages\/Vision.aspx<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">King Fahd National Library. <em>Library mission.<\/em> <a class=\"rId99\" href=\"https:\/\/kfnl.gov.sa\/En\/About\/Pages\/Standards.aspx\">https:\/\/kfnl.gov.sa\/En\/About\/Pages\/Standards.aspx<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.4331pt; text-align: justify;\">La Banque Mondiale (s. d.). <em>Population, total - Saudi Arabia : data<\/em>. <a class=\"rId101\" href=\"https:\/\/donnees.banquemondiale.org\/indicator\/SP.POP.TOTL?locations=SA\">https:\/\/donnees.banquemondiale.org\/indicator\/SP.POP.TOTL?locations=SA<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.4331pt; text-align: justify;\">Ministry of Culture. (2021). <em>The report on the state of culture : in the kingdom of Saudi Arabia 2021 : culture in public spaces. <\/em>(publication no 1442\/9048). <a class=\"rId103\" href=\"https:\/\/www.moc.gov.sa\/sites\/default\/files\/2022-08\/MOC%2021%20E_0.pdf\">https:\/\/www.moc.gov.sa\/sites\/default\/files\/2022-08\/MOC%2021%20E_0.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.4331pt; text-align: justify;\">Ministry of Culture. (2020). <em>Report on the state of culture in the kingdom of Saudi Arabia, 2019 : facts and figures. <\/em>(publication no 1442\/2176). <a class=\"rId105\" href=\"https:\/\/culinary.moc.gov.sa\/sites\/default\/files\/2021-05\/MOC_Report_on_State_of_Culture_0.pdf\">https:\/\/culinary.moc.gov.sa\/sites\/default\/files\/2021-05\/MOC_Report_on_State_of_Culture_0.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.4331pt; text-align: justify;\">Murtaza Ashiq, Shafiq Ur Rehman, Asif Ali Bao Muhammad et Ahmad, S. (2021). Saudi academic library leadership: a phenomenological qualitative study. <em>Portal\u202f: Libraries and the Academy<\/em>, <em>21<\/em>(3), 437\u2011454. <a class=\"rId107\" href=\"https:\/\/www.proquest.com\/scholarly-journals\/saudi-academic-library-leadership\/docview\/2547560129\/se-2\">https:\/\/www.proquest.com\/scholarly-journals\/saudi-academic-library-leadership\/docview\/2547560129\/se-2<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.4331pt; text-align: justify;\">Royal Commission for Riyadh City. (s. d.). <em>King Fahad National Library expansion project.<\/em> <a class=\"rId109\" href=\"https:\/\/www.rcrc.gov.sa\/en\/projects\/king-fahd-national-library\">https:\/\/www.rcrc.gov.sa\/en\/projects\/king-fahd-national-library<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.4331pt; text-align: justify;\">Saudi Arabia: ministerial order no. 115, dated 5 Ramadan 1412 AH. (1993). <em>Arab Law Quarterly<\/em>, <em>8<\/em>(1), 57\u201361. <a class=\"rId111\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.2307\/3381496\">https:\/\/doi.org\/10.2307\/3381496<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Saudi Digital Library. (s. d.). <em>Home.<\/em> <a class=\"rId113\" href=\"https:\/\/sdl.edu.sa\/SDLPortal\/en\/Publishers.aspx\">https:\/\/sdl.edu.sa\/SDLPortal\/en\/Publishers.aspx<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.4331pt; text-align: justify;\">Shabana. A. (2017). Saudi Arabia<em>. <\/em>Dans J. D. McDonald &amp; M. Levine-Clark (\u00e9d.) <em>Encyclopedia of Library and Information Science <\/em>(4<sup>e<\/sup> \u00e9d., p. 3970-3981). CRC Press. <a class=\"rId115\" href=\"https:\/\/www.routledgehandbooks.com\/doi\/10.1081\/E-ELIS4-120045401\">https:\/\/www.routledgehandbooks.com\/doi\/10.1081\/E-ELIS4-120045401<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Siddiqui, M. A. (1996). <em>Library and information science education in Saudi Arabia<\/em>, 195-214.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.4331pt; text-align: justify;\">Siddiqui, M. A. (1995). Management of libraries in Saudi Arabia : practices and constraints.<em> Library Management, 16<\/em>(6), 24-32. <a class=\"rId117\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1108\/01435129510091829\">https:\/\/doi.org\/10.1108\/01435129510091829<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.4331pt; text-align: justify;\">Young, Harold C., &amp; Ali, S. Nazim (1992). The Gulf War and its effect on information and library services in the Arabian Gulf with particular reference to the State of Bahrain. <em>Journal of Information Science<\/em>. vol. 18, 453-462. <a class=\"rId118\" href=\"https:\/\/journals.sagepub.com\/doi\/abs\/10.1177\/016555159201800606\">https:\/\/journals.sagepub.com\/doi\/abs\/10.1177\/016555159201800606<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\"><\/p>\n\n<\/div>","rendered":"<div class=\"arabie-saoudite\">\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">(Charlotte Lachance, Shadi Abdoli, Viviane St-Arnaud)<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_lpgxjoqpaah\"><\/a>Profil du pays<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Ceintur\u00e9e par le golfe Persique et la mer Rouge sur ses flancs est et ouest, l\u2019Arabie saoudite occupe la majeure partie de la p\u00e9ninsule arabique (Shabana, 2017, 3970). Son territoire, principalement compos\u00e9 de zones d\u00e9sertiques et arides, s\u2019\u00e9tend sur un peu plus de 2 millions de km\u00b2 (Siddiqui, 1996, 195). Le pays est d\u00e9limit\u00e9 au nord par la Jordanie, l\u2019Irak et le Kowe\u00eft, au nord-est par le Qatar et les \u00c9mirats arabes unis, et au sud par le Y\u00e9men et Oman (Shabana, 2017, 3970). Le climat y est particuli\u00e8rement chaud : le pays ne re\u00e7oit qu\u2019entre 100 et 200 mm de pluie annuellement et, l\u2019\u00e9t\u00e9, les temp\u00e9ratures c\u00f4ti\u00e8res moyennes fluctuent entre 38 et 49\u00b0C et sont souvent accompagn\u00e9es d\u2019une forte humidit\u00e9 (Shabana, 2017, 3970). En 2021, on d\u00e9nombrait environ 35 340 680 habitants en Arabie saoudite (Banque Mondiale, s. d.), soit pr\u00e8s de 11 millions d\u2019individus de plus qu\u2019en 2007 (Shabana, 2017, 3970). La langue officielle parl\u00e9e par une majorit\u00e9 de la population et utilis\u00e9e par toutes les instances gouvernementales et d\u2019enseignement est l\u2019arabe (Siddiqui, 1996, 195). La religion officielle de l\u2019\u00c9tat est l\u2019Islam et deux des sites consid\u00e9r\u00e9s comme \u00e9tant les plus sacr\u00e9s pour ce culte, soit La Mecque et M\u00e9dine, sont situ\u00e9s \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des fronti\u00e8res du royaume (Shabana, 2017, 3970). Depuis 1932, date de la prise du pouvoir par la famille Al-Saud, l\u2019Arabie saoudite est une monarchie absolue : le roi, en accord avec la loi sacr\u00e9e de la Charia, r\u00e8gne sur l\u2019ensemble du territoire avec l\u2019aide d\u2019un Conseil des ministres qu\u2019il nomme et dirige (Shabana, 2017, 3970). Riyad, ville situ\u00e9e en plein c\u0153ur de la p\u00e9ninsule, constitue la capitale royale du pays ainsi que son principal centre \u00e9conomique. Le pays poss\u00e8de la plus grande r\u00e9serve de p\u00e9trole au monde et en constitue le principal producteur et exportateur : en 1996, il \u00e9tait estim\u00e9 que le p\u00e9trole repr\u00e9sentait pr\u00e8s de 80% du PIB du pays et presque la totalit\u00e9 de ses recettes d\u2019exportations (Siddiqui, 1996, 195).<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_mmvyr2mw4wnx\"><\/a>Histoire<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Selon Siddiqui (1995), les premi\u00e8res biblioth\u00e8ques en Arabie saoudite, comme dans la plupart des r\u00e9gions du monde islamique, \u00e9taient les mosqu\u00e9es. Depuis l&rsquo;\u00e9poque du proph\u00e8te Mohammad (que la paix soit avec lui) au 7<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, les mosqu\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 les d\u00e9positaires du savoir humain et ont jou\u00e9 un r\u00f4le culturel et \u00e9ducatif important, similaire \u00e0 celui des \u00e9coles et des biblioth\u00e8ques publiques. C&rsquo;est pourquoi la plupart des biblioth\u00e8ques d&rsquo;Arabie saoudite ont \u00e9volu\u00e9 principalement dans les deux villes saintes de La Mecque et de M\u00e9dine. La majorit\u00e9 des biblioth\u00e8ques actuelles de l&rsquo;Arabie saoudite ont \u00e9t\u00e9 construites apr\u00e8s la fondation du pays actuel en 1932 (Siddiqui, 1995). Ensuite Siddiqui affirme que le roi Abd al-Aziz s&rsquo;est fortement concentr\u00e9 sur le d\u00e9veloppement de la nation apr\u00e8s son ascension au tr\u00f4ne (Siddiqui, 1995). Le roi a cr\u00e9\u00e9 des biblioth\u00e8ques dans les \u00e9tablissements d&rsquo;enseignement et les grandes villes pour l&rsquo;usage public, m\u00eame s&rsquo;il a d\u00e9pens\u00e9 la majorit\u00e9 des ressources de la nation pour ouvrir des \u00e9coles et des universit\u00e9s. En fait, l&rsquo;augmentation des prix du p\u00e9trole au milieu des ann\u00e9es 70 a entra\u00een\u00e9 un changement rapide dans tous les secteurs, y compris les biblioth\u00e8ques. Ainsi, de nouvelles biblioth\u00e8ques ont \u00e9t\u00e9 ouvertes et les anciennes ont commenc\u00e9 \u00e0 se d\u00e9velopper. Actuellement, les types de biblioth\u00e8ques suivantes sont disponibles en Arabie saoudite : les biblioth\u00e8ques publiques, les biblioth\u00e8ques scolaires, les biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es et les biblioth\u00e8ques universitaires (Siddiqui, 1995). La majorit\u00e9 des biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es appartenaient \u00e0 des organismes gouvernementaux durant les ann\u00e9es 90. On attend toujours d&rsquo;elles qu&rsquo;elles fournissent une assistance essentielle \u00e0 leurs organisations m\u00e8res (Siddiqui, 1995). Les biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es du royaume poss\u00e8dent de vastes collections dans leurs domaines de sp\u00e9cialisation respectifs. Elles sont \u00e9galement bien \u00e9quip\u00e9es sur le plan \u00e9lectronique avec des technologies de pointe et des bases de donn\u00e9es. Les biblioth\u00e8ques sont bien financ\u00e9es et sont g\u00e9n\u00e9ralement dot\u00e9es d&rsquo;un.e biblioth\u00e9caire professionnel.le (Abdullahi, 2009, 458).<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_918dcawl9qz\"><\/a>Types de biblioth\u00e8ques<\/h2>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_vwjx3a9ayul6\"><\/a>Biblioth\u00e8que nationale<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Construite en 1988 \u00e0 Riyad, la biblioth\u00e8que nationale du Roi Fahd fut cr\u00e9\u00e9e suite au <em>Library Project<\/em>, qui avait pour objectif la cr\u00e9ation d\u2019un monument pour la pr\u00e9servation de l\u2019histoire du pays (KNFL, s. d.). Une biblioth\u00e8que nationale existait d\u00e9j\u00e0 depuis 1968 dans la ville, mais avait plut\u00f4t \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e sur la structure d\u2019une biblioth\u00e8que publique et aucune ordonnance politique sur le d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal ne f\u00fbt mise en place pour permettre un archivage des publications annuelles (Khurshid, 1980, 20). La biblioth\u00e8que nationale du Roi Fahd n\u2019a obtenu son statut officiel de biblioth\u00e8que nationale qu\u2019en 1990, suite au d\u00e9cret royal n\u00b0 M\/9 adopt\u00e9 par le Conseil des ministres, qui stipule que la biblioth\u00e8que a pour principal r\u00f4le l\u2019acquisition, la conservation et la diffusion de la m\u00e9moire culturelle et intellectuelle \u00e0 travers le pays (Shabana, 2017, 3973). R\u00e9gie par le d\u00e9cret royal n\u00b0 M\/26, la biblioth\u00e8que re\u00e7oit les d\u00e9p\u00f4ts l\u00e9gaux de tous les documents produits en Arabie saoudite ou par des Saoudien.nes hors du pays, incluant livres, \u0153uvres musicales, filmiques ou photographiques (1993, 57-58) et qui sont ensuite r\u00e9pertori\u00e9s dans un registre annuel. Elle cr\u00e9e \u00e9galement une bibliographie annuelle des ouvrages saoudiens qui est partag\u00e9e, \u00e0 des fins d\u2019information et de statistique, \u00e0 l\u2019UNESCO, au ministre de l\u2019\u00c9ducation et \u00e0 des organisations internationales (KNFL, s. d.).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">En 2019, selon <em>l\u2019\u00c9tat de la culture au royaume d\u2019Arabie saoudite<\/em>, la biblioth\u00e8que nationale poss\u00e8de une collection de plus de deux millions de documents, dont 129 475 articles de journaux. Afin de suivre les \u00e9volutions technologiques et d\u2019\u00eatre plus accessible au public, le site web de la biblioth\u00e8que nationale du Roi Fahd, <em>kfnl.gov.ca<\/em>, a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u en 2017, int\u00e9grant une base de donn\u00e9es de ses collections, comprenant 640 431 documents \u00e9crits en arabe ou dans une langue \u00e9trang\u00e8re, parmi lesquels 256 076 sont des \u0153uvres d\u2019auteur.trices saoudien.nes (Ministry of Culture, 2020).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Afin d\u2019agrandir les espaces de rayonnage pour la collection et de moderniser le monument en un symbole du d\u00e9veloppement urbain, la biblioth\u00e8que nationale du Roi Fahd quadrupla sa superficie, passant de 21 000 m\u00b2 \u00e0 87 000 m\u00b2, pour pouvoir accepter jusqu\u2019\u00e0 2.4 millions de documents. Compl\u00e9t\u00e9 en 2015, un parc de 20 000 m\u00b2 est situ\u00e9 tout pr\u00e8s de la biblioth\u00e8que et, afin d\u2019accueillir toute la population, plusieurs espaces ont \u00e9t\u00e9 am\u00e9nag\u00e9s, dont une aile d\u00e9di\u00e9e aux femmes, qui a permis d\u2019accueillir plus de 10 000 chercheuses entre 2015 et 2016 (Royal Commission for Riyadh City, s. d., et Ministry of Culture, 2020, 335).<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_6n33bwsnw5v\"><\/a>Biblioth\u00e8ques publiques<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Parmi les 2 329 biblioth\u00e8ques pr\u00e9sentes sur le territoire saoudien, seules 84 sont des biblioth\u00e8ques publiques supervis\u00e9es par le minist\u00e8re de la Culture, ce qui repr\u00e9sente une biblioth\u00e8que pour 420 000 habitants. Une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e par ce minist\u00e8re en 2019 d\u00e9montre les grandes failles des biblioth\u00e8ques actuelles, telles que le manque d\u2019\u00e9quipement technologique (53% des biblioth\u00e8ques n\u2019offrent pas un acc\u00e8s \u00e0 l\u2019Internet), le manque de ressources mat\u00e9rielles (pr\u00e8s de la moiti\u00e9 (46,42%) ont une collection de 10 000 livres ou moins qui n\u2019est pas renouvel\u00e9e annuellement), ainsi que le manque de services propos\u00e9s (40% n\u2019ont pas d\u2019espace d\u00e9di\u00e9 aux femmes, 75% n\u2019offrent pas de soutien pour les personnes en situation de handicap, et 60% ne proposent aucune activit\u00e9 autour de la lecture) (Ministry of Culture, 2020, 339-346). Le projet <em>Vision 2030<\/em>, un plan strat\u00e9gique ayant pour objectif de d\u00e9velopper une \u00e9conomie autonome et une soci\u00e9t\u00e9 ax\u00e9e sur le peuple, pr\u00e9voit un avancement du d\u00e9veloppement du syst\u00e8me public, dont font partie les biblioth\u00e8ques (Vision 2030, s. d.). Cependant, bien que le rapport du minist\u00e8re de la Culture mentionne ses objectifs strat\u00e9giques en vue d\u2019une modernisation globale des biblioth\u00e8ques, aucun projet futur concret n\u2019est pr\u00e9sent dans le rapport et le site de <em>Vision 2030 <\/em>ne mentionne aucun progr\u00e8s dans le domaine.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Quelques biblioth\u00e8ques publiques sont plut\u00f4t consid\u00e9r\u00e9es comme des biblioth\u00e8ques ind\u00e9pendantes, puisqu\u2019elles sont dirig\u00e9es par d\u2019autres organisations que le minist\u00e8re de la Culture. Supervis\u00e9es par des instances gouvernementales et priv\u00e9es, les biblioth\u00e8ques ind\u00e9pendantes d\u00e9veloppent leurs infrastructures et des services adapt\u00e9s pour r\u00e9pondre aux besoins des communaut\u00e9s desservies, tels que la biblioth\u00e8que du centre culturel Saleh bin Saleh, d\u00e9di\u00e9e aux femmes. D\u2019autres, surnomm\u00e9es les \u00ab biblioth\u00e8ques dot\u00e9es \u00bb (<em>endowed libraries<\/em>) et qui sont administr\u00e9es par la Pr\u00e9sidence g\u00e9n\u00e9rale des Affaires de la Grande Mosqu\u00e9e et de la Mosqu\u00e9e du Proph\u00e8te, sont les biblioth\u00e8ques publiques qui poss\u00e8dent les plus importantes collections de livres rares. (Ministry of Culture, 2020, 346-348). L\u2019une des plus importantes est le complexe de la biblioth\u00e8que dot\u00e9e du Roi Abdulaziz, construite en 2015 et qui poss\u00e8de une collection de 150 000 manuscrits, dont 60% d\u2019entre eux ont \u00e9t\u00e9 num\u00e9ris\u00e9s pour une pr\u00e9servation \u00e0 long terme (Ministry of Culture, 2021, 49-51).<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_2k3q9shzqx6a\"><\/a>Biblioth\u00e8ques scolaires<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Sous la direction du minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation, les biblioth\u00e8ques scolaires ont subi des changements rigoureux \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990 pour les convertir en centres d\u2019apprentissage (<em>Learning ressource centers<\/em>). Pour r\u00e9pondre aux nouvelles exigences de ces centres technologiques o\u00f9 les \u00e9l\u00e8ves sont encourag\u00e9s \u00e0 d\u00e9velopper leur litt\u00e9ratie num\u00e9rique, un certificat sur la gestion de centre d\u2019apprentissage a \u00e9t\u00e9 mis sur pied pour former les futur.es professionnel.les de l\u2019information. Inventoriant plus de 14 000 centres, qui sont divis\u00e9s en 4 cat\u00e9gories selon la superficie des locaux, plusieurs d\u00e9fis subsistent pour maximiser le potentiel de ce mod\u00e8le : la r\u00e9ticence des enseignant.es \u00e0 les utiliser pour leur cours, le manque de soutien technologique, le d\u00e9clin des infrastructures existantes et le d\u00e9lai d\u2019implantation de syst\u00e8mes technologiques performants (Ministry of Culture, 2020, 337-338).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">L\u2019acquisition et le d\u00e9veloppement des collections des biblioth\u00e8ques scolaires sont centralis\u00e9s et g\u00e9r\u00e9s par le minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation, qui exerce une censure sur les documents abordant des sujets dits \u00ab sensibles \u00bb, tels que la religion, la sexualit\u00e9 et la politique. Les livres sont ensuite examin\u00e9s et catalogu\u00e9s avant d\u2019\u00eatre envoy\u00e9s dans les diff\u00e9rentes \u00e9coles. L\u2019am\u00e9nagement des espaces est similaire dans tous les centres d\u2019apprentissage. En plus d\u2019une salle de classe o\u00f9 les \u00e9l\u00e8ves sont regroup\u00e9s pour collaborer, les biblioth\u00e8ques sont munies d\u2019\u00e9quipements informatiques, tels que des ordinateurs et des imprimantes, des tables pour \u00e9tudier ou pour travailler en \u00e9quipe et d\u2019un comptoir de r\u00e9f\u00e9rence ou d\u2019accueil, o\u00f9 le personnel poss\u00e8de en moyenne une formation de premier cycle en science de l\u2019information (Alomran, 2009, 470-471).<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_lf36q1f7uj1q\"><\/a>Biblioth\u00e8ques universitaires<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">En plus des biblioth\u00e8ques centrales des 41 universit\u00e9s de l\u2019Arabie saoudite, les biblioth\u00e8ques universitaires englobent \u00e9galement les biblioth\u00e8ques des pavillons, ind\u00e9pendantes les unes des autres et qui sp\u00e9cialisent leurs collections dans des disciplines pr\u00e9cises (Ministry of Culture, 2020, 338 et Ministry of Culture, 2021, 51). Leur r\u00f4le est d\u2019encourager le d\u00e9veloppement \u00e9ducationnel des membres de l\u2019universit\u00e9 en donnant acc\u00e8s \u00e0 diff\u00e9rentes ressources, autant physiques que num\u00e9riques, universitaires ou hors du campus, et \u00e0 faciliter la recherche acad\u00e9mique aupr\u00e8s de la communaut\u00e9 (Ministry of Culture, 2020, 338 et Allohaibi et Bamofled, 2009, 2-5). Pour s\u00e9parer les hommes des femmes, certaines universit\u00e9s cr\u00e9ent une biblioth\u00e8que d\u00e9sign\u00e9e pour chaque genre (Ministry of Culture, 2021, 51). Afin de fournir un acc\u00e8s \u00e0 des ressources num\u00e9riques et \u00e0 des publications savantes, le minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation a mis en place la Biblioth\u00e8que num\u00e9rique saoudienne (<em>Saudi Digital Library<\/em>) en 2010, un site qui regroupe 169 bases de donn\u00e9es et qui r\u00e9pertorie plus de 450 000 livres num\u00e9riques. Les documents sont principalement en arabe ou en anglais (SDL, s. d.).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Construite en 1957, l\u2019Universit\u00e9 du Roi Saud est la plus ancienne et la plus importante universit\u00e9 saoudienne, comprenant une trentaine de pavillons sur son campus, r\u00e9partis dans 5 villes diff\u00e9rentes (Allohaibi et Bamofled, 2009, 3). Elle inclut douze biblioth\u00e8ques, dont la biblioth\u00e8que centrale du Roi Salman, nomm\u00e9e en l\u2019honneur de Salman bin Abdulaziz Al Saud, le roi actuel du pays, et qui a accueilli 432 000 visiteurs entre 2016 et 2017. On d\u00e9nombre un total de plus de deux millions de documents, toutes ressources confondues, dont pr\u00e8s de 90\u2002000 sont des manuscrits et pr\u00e8s de 346 000 sont des livres \u00e9crits en arabe (Deanship of Library Affairs).<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_zgbp2589bd8l\"><\/a>Biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Les biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es sont r\u00e9gies selon trois instances : les d\u00e9partements minist\u00e9riels ou gouvernementaux, les entreprises et les instituts de recherche. Leur r\u00f4le principal est d\u2019\u00eatre au service des membres de leur organisation en d\u00e9veloppant une collection r\u00e9pondant aux int\u00e9r\u00eats de leur communaut\u00e9. Selon une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e en 1984, on d\u00e9nombrait 9 biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es, excluant celles dont les collections \u00e9taient de 1000 ouvrages ou moins (Shabana, 2017, 3976-3977 et Khurshid, 1980, 18-19). De nos jours, plus d\u2019une vingtaine de biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es existent, dont la majorit\u00e9 appartient maintenant \u00e0 des h\u00f4pitaux ou \u00e0 des centres m\u00e9dicaux ou de recherche universitaire, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019accroissement de leur nombre et au d\u00e9veloppement des programmes en m\u00e9decine dans les \u00e9tablissements d\u2019\u00e9tudes sup\u00e9rieurs (Ministry of Culture, 2020, 334).<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_xvxi5uh9gvza\"><\/a>Biblioth\u00e8ques priv\u00e9es<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Situ\u00e9es dans la demeure familiale, les biblioth\u00e8ques priv\u00e9es se d\u00e9veloppent de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration par les familles saoudiennes, dont le premier collectionneur \u00e9tait r\u00e9guli\u00e8rement un \u00e9rudit, un professeur ou un chercheur. En moyenne, on retrouve une biblioth\u00e8que priv\u00e9e chez 35% des familles, dont le plus grand pourcentage est dans la capitale, avec 40,58%. Cependant, leur nombre diminue par manque de financement pour l\u2019entretien et la gestion des collections par un.e professionnel.le. Plusieurs collections priv\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 donn\u00e9es \u00e0 la biblioth\u00e8que nationale du Roi Fahd ou \u00e0 des biblioth\u00e8ques universitaires comme cadeau, apr\u00e8s la mort du cr\u00e9ateur de la collection, pour les rendre accessibles au public. Sur le m\u00eame \u00e9lan d\u2019id\u00e9e, plusieurs biblioth\u00e8ques priv\u00e9es permettent au public de les visiter, mais leur nombre est faible, par manque de publicit\u00e9 sur les r\u00e9seaux sociaux (Ministry of Culture, 2020, 41, 336-337).<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_8ye43ti5hl56\"><\/a>Cadre \u00e9ducatif en science de l\u2019information et des biblioth\u00e8ques<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">En 1954, \u00e0 l\u2019occasion du s\u00e9minaire r\u00e9gional sur le D\u00e9veloppement des Biblioth\u00e8ques dans les pays arabophones, l\u2019Organisation des Nations Unies pour l&rsquo;\u00c9ducation, la Science et la Culture reconna\u00eet que l\u2019obstacle principal au d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques, entre autres, en Arabie saoudite est le manque d\u2019installations destin\u00e9es \u00e0 l\u2019enseignement de la biblioth\u00e9conomie et des sciences de l\u2019information (Siddiqui, 1996, 197). En d\u00e9pit de ce constat, aucun programme ou d\u00e9partement de sciences de l\u2019information n\u2019est cr\u00e9\u00e9 avant les ann\u00e9es 70, entra\u00eenant, par le fait m\u00eame, une p\u00e9nurie de personnel qualifi\u00e9 sur toute l\u2019\u00e9tendue du royaume (Siddiqui, 1996, 198). Le premier v\u00e9ritable programme acad\u00e9mique contemporain vou\u00e9 \u00e0 l\u2019enseignement de ces disciplines n\u2019est fond\u00e9 qu\u2019en 1973 \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 du Roi Abdulaziz (KAU), situ\u00e9e dans la ville de Djeddah (Murtaza, 2021, 438). Le D\u00e9partement de Biblioth\u00e9conomie et des Sciences de l\u2019Information de KAU est l\u2019un des rares, encore aujourd\u2019hui, \u00e0 permettre aux \u00e9tudiants de poursuivre leur parcours universitaire jusqu\u2019au doctorat (Shabana, 2017, 3977). Un second d\u00e9partement est cr\u00e9\u00e9 l\u2019ann\u00e9e suivante \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 islamique Imam Mohammad Ibn Saud (IMSIU) de Riyad et propose, quant \u00e0 lui, un programme de premier cycle d\u2019une dur\u00e9e de quatre ans et un programme de deuxi\u00e8me cycle d\u2019un an. Une des particularit\u00e9s int\u00e9ressantes du d\u00e9partement de l\u2019IMSIU est sa Division des Manuscrits d\u00e9vou\u00e9e au traitement des documents anciens (Siddiqui, 1996, 199). En 1986, l\u2019Universit\u00e9 du Roi Saoud (KSU), la plus ancienne du pays, se dote \u00e9galement d\u2019un programme de premier cycle en sciences de l\u2019information qui inclura tr\u00e8s rapidement \u00e0 son curriculum plusieurs cours en lien avec les technologies num\u00e9riques. Apr\u00e8s avoir compl\u00e9t\u00e9 les cours de base, les \u00e9tudiants ont le choix entre une sp\u00e9cialisation en biblioth\u00e9conomie ou en sciences de l\u2019information (Siddiqui, 1996, 200). C\u2019est au tour de l\u2019Universit\u00e9 Umm Al-Qura (UQU) situ\u00e9e \u00e0 La Mecque, en 1987, de se joindre \u00e0 la parade et d\u2019ouvrir son propre D\u00e9partement de Biblioth\u00e9conomie et des SI. Elle n\u2019offre cependant que le programme de baccalaur\u00e9at. Le <em>College of Arts<\/em>, qui fait d\u00e9sormais partie de l\u2019Universit\u00e9 de la Princesse Nora bint Abdul Rahman, est la seule institution \u00e0 proposer un programme de baccalaur\u00e9at exclusivement r\u00e9serv\u00e9 aux femmes (Siddiqui, 1996, 201). Dans les derni\u00e8res ann\u00e9es, d\u2019autres programmes se sont progressivement ajout\u00e9s \u00e0 travers le pays : on compte aujourd\u2019hui un total de huit universit\u00e9s donnant acc\u00e8s \u00e0 des \u00e9tudes de premier cycle et trois universit\u00e9s pour les \u00e9tudes de cycles sup\u00e9rieurs (Murtaza, 2021, 438). Ce nombre ne suffit cependant toujours pas \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 la demande, en particulier en ce qui concerne les cycles sup\u00e9rieurs, et, pour plusieurs, la poursuite des \u00e9tudes n\u2019est possible qu\u2019en ayant recours aux programmes internationaux (Murtaza, 2021, 438).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">La p\u00e9nurie de personnel form\u00e9 qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 d\u00e9cri\u00e9e dans les ann\u00e9es 70, puis dans les ann\u00e9es 90 par le chercheur Moid Ahmad Siddiqui, continue ainsi d\u2019affliger le r\u00e9seau de biblioth\u00e8ques du royaume (Murtaza, 2021, 445). Cette p\u00e9nurie est attribuable au trop petit nombre de programmes d\u2019enseignement, mais \u00e9galement \u00e0 de nombreux autres facteurs : la profession est m\u00e9connue des \u00e9tudiants et d\u00e9valu\u00e9e culturellement par rapport \u00e0 d\u2019autres disciplines plus prestigieuses (e.g. m\u00e9decine et ing\u00e9nierie), les dipl\u00f4m\u00e9s ont davantage tendance \u00e0 se tourner vers l\u2019enseignement que la pratique (Murtaza, 2021, 445), les salaires sont g\u00e9n\u00e9ralement assez bas malgr\u00e9 le haut niveau d\u2019\u00e9tude exig\u00e9 et la litt\u00e9rature biblioth\u00e9conomique en langue arabe manque (Siddiqui, 1996, 201). L\u2019\u00e9ducation est parfois d\u00e9valoris\u00e9e face \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience par les professionnels eux-m\u00eames comme l\u2019a d\u00e9montr\u00e9 une s\u00e9rie d\u2019entrevues effectu\u00e9e avec 14 leaders de biblioth\u00e8que :<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35pt; text-indent: 0pt; text-align: justify;\">One participant considered formal library education less necessary than having required technical and technological skills. Adnan stated, \u00ab\u00a0Professional library qualification is not necessary, but a leader should be aware of basic library philosophy and especially aware of technical matters related to libraries\u00a0\u00bb (Murtaza, 2021, 444)<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\u00c0 tout cela s\u2019ajoute la trop petite offre, encore aujourd\u2019hui, de formations destin\u00e9es aux personnes travaillant d\u00e9j\u00e0 en biblioth\u00e8que. Seules quelques institutions, tel que l\u2019Institut d\u2019Administration Publique (IPA), permettent de suivre des formations courtes en biblioth\u00e9conomie en dehors du parcours universitaire traditionnel. Plus r\u00e9cemment, certains \u00e9tablissements ont commenc\u00e9 \u00e0 varier leurs offres et \u00e0 proposer des ateliers, des conf\u00e9rences ainsi que des services de support en ligne \u00e0 l\u2019usage des employ\u00e9s de biblioth\u00e8que, mais ces offres demeurent l\u2019exception \u00e0 la norme (Shabana, 2017, 3978). Tous ces obstacles du milieu de l\u2019\u00e9ducation des SI en Arabie saoudite font qu\u2019actuellement, une grande partie des praticiens form\u00e9s et recrut\u00e9s par les biblioth\u00e8ques sont des expatri\u00e9s dont la pr\u00e9sence en sol saoudien \u00e0 long terme n\u2019est pas assur\u00e9e (Murtaza, 2021, 447). Plusieurs leaders du secteur ont aussi remarqu\u00e9 un \u00e9cart grandissant de connaissances, non seulement, entre les professionnels du royaume et ceux de la communaut\u00e9 internationale, mais entre les employ\u00e9s de biblioth\u00e8ques et leurs propres usagers qui les surpassent parfois, en particulier vis-\u00e0-vis des technologies num\u00e9riques (Murtaza, 2021, 448). Pour am\u00e9liorer le cadre \u00e9ducatif des SI au pays, les chercheurs ont avanc\u00e9, au fil des ann\u00e9es, les solutions diverses suivantes : la possibilit\u00e9 de compl\u00e9ter ses \u00e9tudes en travaillant sur le terrain (Murtaza, 2021, 439), la participation plus active des \u00e9tablissements d\u2019enseignement des SI dans le processus de recrutement de nouveaux \u00e9tudiants, l\u2019am\u00e9lioration de l\u2019offre d\u2019apprentissage en continu, en particulier quant aux comp\u00e9tences num\u00e9riques (Murtaza, 2021, 448), l\u2019introduction de nouveaux programmes \u00e0 tous les niveaux (Murtaza, 2021, 451), la traduction des textes th\u00e9oriques essentiels et la cr\u00e9ation de nouvelles bourses pour soutenir financi\u00e8rement les \u00e9tudiants (Siddiqui, 1996, 202-3).<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_800uj14lce2o\"><\/a>Association de biblioth\u00e8ques<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">L\u2019AFLI (F\u00e9d\u00e9ration arabe pour les biblioth\u00e8ques et l\u2019information) est une organisation non gouvernementale fond\u00e9e \u00e0 Kairouan (Tunisie) en janvier 1966 lors du Troisi\u00e8me colloque sur la coop\u00e9ration entre biblioth\u00e8ques et services d&rsquo;information dans le monde arabe. Onze pays arabes ont particip\u00e9 \u00e0 ce symposium. Depuis sa cr\u00e9ation, l&rsquo;AFLI a organis\u00e9 en coop\u00e9ration avec l&rsquo;Institut tunisien de documentation sup\u00e9rieure (ISD), l&rsquo;Organisation arabe pour l&rsquo;\u00e9ducation, la culture et les sciences (ALECSO) et le Centre maure ottoman de recherche en documentation et en information (CEROMDI), des conf\u00e9rences sur des th\u00e8mes vari\u00e9s, tels que la technologie d&rsquo;indexation arabe et la technologie de l&rsquo;information et des t\u00e9l\u00e9communications (Bouazza, et al., 1993).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Selon Young et Ali (1992), le Royaume de Bahre\u00efn compte environ 65 biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es, dont 24 font partie d&rsquo;agences gouvernementales et de minist\u00e8res. Ensuite, Abdullahi (2009, 458) affirme qu\u2019il existe 12 biblioth\u00e8ques sp\u00e9ciales appartenant \u00e0 l&rsquo;ambassade \u00e0 Bahre\u00efn. Certaines des biblioth\u00e8ques sp\u00e9ciales les plus connues de Bahre\u00efn sont des centres d&rsquo;information sp\u00e9cialis\u00e9s comme le Bait al Qur&rsquo;an pour la recherche coranique, le Bahrain Center for Studies and Research (BCSR) et le Bahrain Historical Document Center (BHDC). Et il ajoute que Bahre\u00efn abrite \u00e9galement un certain nombre de centres d&rsquo;information internationaux, dont la biblioth\u00e8que du British Council (BLDSC), l&rsquo;ambassade am\u00e9ricaine USIS et the United Nations Information Center (UNIC). En raison du manque de ressortissants nationaux poss\u00e9dant un dipl\u00f4me professionnel en biblioth\u00e9conomie, ces centres sont g\u00e9n\u00e9ralement g\u00e9r\u00e9s par des expatri\u00e9s. Selon Abdullahi (2009, 458), on rapporte que la Jordanie comptait 104 biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es sur un total de 1527 biblioth\u00e8ques \u00e0 la fin du 20<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. The Jordananian Library Association (JLA), qui a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1963, est l&rsquo;un des principaux moteurs du progr\u00e8s \u00e0 Amman. Dans ces biblioth\u00e8ques, l&rsquo;association a contribu\u00e9 au d\u00e9veloppement du professionnalisme en collaborant avec des agences s\u0153urs de la r\u00e9gion. Elle a accueilli des conf\u00e9rences et des s\u00e9minaires, publi\u00e9 un bulletin d&rsquo;information trimestriel (Risalat Al-Maktaba) et propos\u00e9 des cours de formation. En cons\u00e9quence, elle a \u00e9galement contribu\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation de biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_c0cj9jeanvor\"><\/a>Cadre l\u00e9gislatif<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Les ann\u00e9es 50, en Arabie saoudite, vont \u00eatre t\u00e9moin du rapide d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale : la 1\u00e8re biblioth\u00e8que publique est ouverte \u00e0 Riyadh en 1950 et c\u2019est au cours de cette d\u00e9cennie que la biblioth\u00e8que de l\u2019Universit\u00e9 du Roi Abdulaziz, consid\u00e9r\u00e9e comme la 1\u00e8re biblioth\u00e8que \u00ab moderne \u00bb, prendra son essor pour devenir la plus importante du pays (Shabana, 2017, 3975). Le besoin de moderniser plus g\u00e9n\u00e9ralement l\u2019ensemble des biblioth\u00e8ques du royaume se fait alors pressentir. Fond\u00e9 en 1959 par un d\u00e9cret du minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation, la Direction G\u00e9n\u00e9rale des Biblioth\u00e8ques Publiques (GDPL) sera l\u2019organe politique majoritairement responsable de la cr\u00e9ation et du d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques publiques et scolaires contemporaines en Arabie saoudite (Shabana, 2017, 3975). Elle assure les services de catalogage et d\u2019acquisition de mani\u00e8re centralis\u00e9e pour pr\u00e8s de 80% des \u00e9tablissements publiques (Shabana, 2017, 3975) et c\u2019est elle qui d\u00e9termine quels documents iront rejoindre quelle collection (Siddiqui, 1995, 25). Au moment de sa cr\u00e9ation, ce sont 47 des 57 biblioth\u00e8ques publiques qui tombent directement sous sa charge, les dix autres \u00e9tant supervis\u00e9es par le Minist\u00e8re du P\u00e8lerinage et de la Dotation, par le D\u00e9partement des Saintes Mosqu\u00e9es ou par le D\u00e9partement du Religieux, de l&rsquo;Ifta, de la Dawah et de l&rsquo;Orientation (Siddiqui, 1995, 25). Surcharg\u00e9e et incapable de r\u00e9pondre aux demandes des biblioth\u00e8ques scolaires, la GDPL en perdra \u00e9ventuellement la charge pour ne se concentrer que sur les \u00e9tablissements publics et c\u2019est le D\u00e9partement des Biblioth\u00e8ques Scolaires, cr\u00e9\u00e9 \u00e0 cette occasion, qui prendra le relais (Siddiqui, 1995, 27). En 1965 est fond\u00e9e l\u2019Organisation Centrale de Planification qui sera responsable de l\u2019\u00e9laboration des plans de d\u00e9veloppement \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale. Ces plans d\u00e9terminent les priorit\u00e9s du gouvernement pour les cinq ann\u00e9es suivant leur publication et ont une influence capitale sur le financement et l\u2019implication \u00e9tatique dans certains dossiers (Shabana, 2017, 3972). Quelques ann\u00e9es plus tard, le tout premier plan de 1970 \u00e0 1975 souligne le r\u00f4le incontournable jou\u00e9 par les biblioth\u00e8ques dans l\u2019am\u00e9lioration des services culturels et \u00e9ducatifs et, par cons\u00e9quent, la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019\u00e9largir le r\u00e9seau des biblioth\u00e8ques publiques. La priorit\u00e9 est alors accord\u00e9e \u00e0 l\u2019enrichissement des collections et l\u2019acquisition de l\u2019\u00e9quipement n\u00e9cessaire au bon fonctionnement des biblioth\u00e8ques (Shabana, 2017, 3972). Le D\u00e9cret Royal M\/45 fonde, en 1972, la Fondation du Roi Abdulaziz pour la Recherche et les Archives (aussi surnomm\u00e9e \u00ab Darah \u00bb), une organisation gouvernementale ind\u00e9pendante d\u00e9di\u00e9e aux documents patrimoniaux et qui constitue l\u2019une des principales institutions archivistiques du pays (Shabana, 2017, 3979). En 1975 para\u00eet le second plan de d\u00e9veloppement qui pr\u00e9cise les projets du royaume quant \u00e0 son syst\u00e8me de biblioth\u00e8ques : un programme de r\u00e9novations et de reconfiguration des biblioth\u00e8ques publiques est mis en place (Siddiqui, 1995, 25) et dix nouveaux \u00e9tablissements sont ouverts (Shabana, 2017, 3972). Au cours des ann\u00e9es 80, gr\u00e2ce aux revenus g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par l\u2019augmentation du prix du p\u00e9trole, d\u2019importants moyens sont d\u00e9ploy\u00e9s pour la construction du si\u00e8ge principal de la Biblioth\u00e8que publique du Roi Abdulaziz et le d\u00e9veloppement de ses diverses branches, ainsi que pour le financement d\u2019une \u00e9tude concernant la cr\u00e9ation future de la Biblioth\u00e8que Nationale du Roi Fahd (Shabana, 2017, 3973). Cette derni\u00e8re biblioth\u00e8que verra officiellement le jour le 26 d\u00e9cembre 1990 lors de la ratification de la r\u00e9solution n\u00b080 par le D\u00e9cret Royal M\/9. Ce d\u00e9cret explicite les objectifs et fonctions de la biblioth\u00e8que, dont l\u2019organisation de conf\u00e9rences et de foires du livre, ou encore la publication de bibliographies nationales (Shabana, 2017, 3973). Les plans de d\u00e9veloppement suivants continueront de souligner le r\u00f4le important jou\u00e9 par les biblioth\u00e8ques dans la r\u00e9ussite scolaire et mentionneront la n\u00e9cessit\u00e9 grandissante d\u2019int\u00e9grer les technologies num\u00e9riques au syst\u00e8me des biblioth\u00e8ques du royaume. En dehors des divers d\u00e9crets qui officialisent la fondation de certaines institutions ou organisations sp\u00e9cifiques et des mentions in\u00e9gales du milieu des biblioth\u00e8ques et archives dans les plans de d\u00e9veloppement, tr\u00e8s peu de lois permettent toutefois d\u2019encadrer et d\u2019appuyer le secteur des sciences de l\u2019information de mani\u00e8re plus concr\u00e8te. Cette lacune est d\u00e9j\u00e0 d\u00e9cri\u00e9e par Khurshid en 1979 et Siddiqui en 1995 et peu de choses semblent avoir chang\u00e9 depuis (Siddiqui, 1995, 25).<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_u09cod2oodfo\"><\/a>Information compl\u00e9mentaire\/particularit\u00e9s<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Selon Siddiqui, le gouvernement saoudien est tr\u00e8s pr\u00e9occup\u00e9 par l&rsquo;\u00e9tat des biblioth\u00e8ques et a int\u00e9gr\u00e9 le r\u00f4le des biblioth\u00e9caires dans le plan national (Siddiqui, 1995). Les gouvernements devraient accorder plus d&rsquo;attention au personnel des biblioth\u00e8ques, \u00e0 la formation, aux collections, aux installations, etc. Ensuite, Siddiqui affirme, alors que l&rsquo;Arabie saoudite poursuit sa marche rapide vers le changement \u00e9conomique et social, que les services et les installations des biblioth\u00e8ques et des sciences de l&rsquo;information doivent \u00eatre am\u00e9lior\u00e9s (Siddiqui, 1995). L&rsquo;importance du travail des biblioth\u00e9caires et des biblioth\u00e8ques doit \u00eatre reconnue car ces derniers contribuent au d\u00e9veloppement social, \u00e9ducatif et \u00e9conomique du pays. Le gouvernement doit apporter un soutien financier total aux biblioth\u00e8ques pour am\u00e9liorer leurs collections, leurs services, etc. Le royaume est confront\u00e9 \u00e0 un besoin urgent d&rsquo;am\u00e9liorer les biblioth\u00e8ques publiques et d&rsquo;encourager davantage de jeunes Saoudien.nes \u00e0 occuper le poste de biblioth\u00e9caire. L&rsquo;Arabie saoudite doit \u00e9galement rationaliser son programme d&rsquo;\u00e9ducation afin de mettre l&rsquo;accent sur la biblioth\u00e9conomie, qui constitue l&rsquo;un des moyens efficaces pour atteindre un niveau \u00e9lev\u00e9 d&rsquo;alphab\u00e9tisation au sein de la population (Siddiqui, 1995).<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><a id=\"_88cxupr7hszc\"><\/a>R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.25pt; text-align: justify;\">Al-Issa, R. (2009). Special libraries. Dans I. Abdullahi (\u00e9d.). <em>Global library and information science: a textbook for students and educators. with contributions from africa, asia, australia, new zealand, europe, latin america and the carribean, the middle east, and north america<\/em> (p. 457-466). K. G. Saur. <a class=\"rId87\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1515\/9783598441349.467\">https:\/\/doi.org\/10.1515\/9783598441349.467<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.4331pt; text-align: justify;\">Allohaibi, M. M. et Bamofleh, F. S. (s. d.). <em>University libraries in Saudi Arabia : a descriptive study.<\/em> <a class=\"rId89\" href=\"https:\/\/uomer.kau.edu.sa\/Files\/12510\/Researches\/63406_34425.pdf\">https:\/\/uomer.kau.edu.sa\/Files\/12510\/Researches\/63406_34425.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.4331pt; text-align: justify;\">Alomran, H. I. (2009). School libraries. Dans I. Abdullahi (\u00e9d.). <em>Global library and information science: a textbook for students and educators. with contributions from africa, asia, australia, new zealand, europe, latin america and the carribean, the middle east, and north america<\/em> (p. 467-473). K. G. Saur. <a class=\"rId91\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1515\/9783598441349.467\">https:\/\/doi.org\/10.1515\/9783598441349.467<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.4331pt; text-align: justify;\">Bouazza, A., Baudin, F., Hartmann, H., Meyriat, J., Vagne-Lebas, M., Sadid, M .. &amp; Gdoura, W. (1993). A. Dans : Robert Estivals \u00e9d., <em>Les Sciences de l&rsquo;\u00e9crit<\/em> (pp. 13-25). Retz. <a class=\"rId92\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.3917\/retz.estiv.1993.01.0013\">https:\/\/doi.org\/10.3917\/retz.estiv.1993.01.0013<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.4331pt; text-align: justify;\">Deanship of Library Affairs. (s. d.). <em>Annual report of the deanship of library affairs.<\/em> <a class=\"rId94\" href=\"https:\/\/library.ksu.edu.sa\/sites\/library.ksu.edu.sa\/files\/attach\/annual_report_1438-1439.pdf\"><em>https:\/\/library.ksu.edu.sa\/sites\/library.ksu.edu.sa\/files\/attach\/annual_report_1438-1439.pdf<\/em><\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Khurshid, Z. (1980). <em>Libraries &amp; librarianship in Saudi Arabia. <\/em>Mahmood Khan.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.4331pt; text-align: justify;\">Kingdom of Saudi Arabia. (s. d.). <em>Vision 2030<\/em>. <a class=\"rId95\" href=\"https:\/\/www.vision2030.gov.sa\/media\/rc0b5oy1\/saudi_vision203.pdf\">https:\/\/www.vision2030.gov.sa\/media\/rc0b5oy1\/saudi_vision203.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">King Fahd National Library. (s. d.). <em>About us.<\/em> <a class=\"rId97\" href=\"https:\/\/kfnl.gov.sa\/En\/About\/Pages\/Vision.aspx\">https:\/\/kfnl.gov.sa\/En\/About\/Pages\/Vision.aspx<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">King Fahd National Library. <em>Library mission.<\/em> <a class=\"rId99\" href=\"https:\/\/kfnl.gov.sa\/En\/About\/Pages\/Standards.aspx\">https:\/\/kfnl.gov.sa\/En\/About\/Pages\/Standards.aspx<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.4331pt; text-align: justify;\">La Banque Mondiale (s. d.). <em>Population, total &#8211; Saudi Arabia : data<\/em>. <a class=\"rId101\" href=\"https:\/\/donnees.banquemondiale.org\/indicator\/SP.POP.TOTL?locations=SA\">https:\/\/donnees.banquemondiale.org\/indicator\/SP.POP.TOTL?locations=SA<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.4331pt; text-align: justify;\">Ministry of Culture. (2021). <em>The report on the state of culture : in the kingdom of Saudi Arabia 2021 : culture in public spaces. <\/em>(publication no 1442\/9048). <a class=\"rId103\" href=\"https:\/\/www.moc.gov.sa\/sites\/default\/files\/2022-08\/MOC%2021%20E_0.pdf\">https:\/\/www.moc.gov.sa\/sites\/default\/files\/2022-08\/MOC%2021%20E_0.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.4331pt; text-align: justify;\">Ministry of Culture. (2020). <em>Report on the state of culture in the kingdom of Saudi Arabia, 2019 : facts and figures. <\/em>(publication no 1442\/2176). <a class=\"rId105\" href=\"https:\/\/culinary.moc.gov.sa\/sites\/default\/files\/2021-05\/MOC_Report_on_State_of_Culture_0.pdf\">https:\/\/culinary.moc.gov.sa\/sites\/default\/files\/2021-05\/MOC_Report_on_State_of_Culture_0.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.4331pt; text-align: justify;\">Murtaza Ashiq, Shafiq Ur Rehman, Asif Ali Bao Muhammad et Ahmad, S. (2021). Saudi academic library leadership: a phenomenological qualitative study. <em>Portal\u202f: Libraries and the Academy<\/em>, <em>21<\/em>(3), 437\u2011454. <a class=\"rId107\" href=\"https:\/\/www.proquest.com\/scholarly-journals\/saudi-academic-library-leadership\/docview\/2547560129\/se-2\">https:\/\/www.proquest.com\/scholarly-journals\/saudi-academic-library-leadership\/docview\/2547560129\/se-2<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.4331pt; text-align: justify;\">Royal Commission for Riyadh City. (s. d.). <em>King Fahad National Library expansion project.<\/em> <a class=\"rId109\" href=\"https:\/\/www.rcrc.gov.sa\/en\/projects\/king-fahd-national-library\">https:\/\/www.rcrc.gov.sa\/en\/projects\/king-fahd-national-library<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.4331pt; text-align: justify;\">Saudi Arabia: ministerial order no. 115, dated 5 Ramadan 1412 AH. (1993). <em>Arab Law Quarterly<\/em>, <em>8<\/em>(1), 57\u201361. <a class=\"rId111\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.2307\/3381496\">https:\/\/doi.org\/10.2307\/3381496<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Saudi Digital Library. (s. d.). <em>Home.<\/em> <a class=\"rId113\" href=\"https:\/\/sdl.edu.sa\/SDLPortal\/en\/Publishers.aspx\">https:\/\/sdl.edu.sa\/SDLPortal\/en\/Publishers.aspx<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.4331pt; text-align: justify;\">Shabana. A. (2017). Saudi Arabia<em>. <\/em>Dans J. D. McDonald &amp; M. Levine-Clark (\u00e9d.) <em>Encyclopedia of Library and Information Science <\/em>(4<sup>e<\/sup> \u00e9d., p. 3970-3981). CRC Press. <a class=\"rId115\" href=\"https:\/\/www.routledgehandbooks.com\/doi\/10.1081\/E-ELIS4-120045401\">https:\/\/www.routledgehandbooks.com\/doi\/10.1081\/E-ELIS4-120045401<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">Siddiqui, M. A. (1996). <em>Library and information science education in Saudi Arabia<\/em>, 195-214.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.4331pt; text-align: justify;\">Siddiqui, M. A. (1995). Management of libraries in Saudi Arabia : practices and constraints.<em> Library Management, 16<\/em>(6), 24-32. <a class=\"rId117\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1108\/01435129510091829\">https:\/\/doi.org\/10.1108\/01435129510091829<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 35.4331pt; text-indent: 35.4331pt; text-align: justify;\">Young, Harold C., &amp; Ali, S. Nazim (1992). The Gulf War and its effect on information and library services in the Arabian Gulf with particular reference to the State of Bahrain. <em>Journal of Information Science<\/em>. vol. 18, 453-462. <a class=\"rId118\" href=\"https:\/\/journals.sagepub.com\/doi\/abs\/10.1177\/016555159201800606\">https:\/\/journals.sagepub.com\/doi\/abs\/10.1177\/016555159201800606<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: justify;\">\n<\/div>\n","protected":false},"author":1,"menu_order":3,"template":"","meta":{"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":[],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[],"license":[],"class_list":["post-25","chapter","type-chapter","status-publish","hentry"],"part":3,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international3\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/25","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international3\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international3\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international3\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international3\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/25\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":47,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international3\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/25\/revisions\/47"}],"part":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international3\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/3"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international3\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/25\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international3\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=25"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international3\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=25"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international3\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=25"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliotheques-a-l-international3\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=25"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}