{"id":45,"date":"2025-11-20T16:30:58","date_gmt":"2025-11-20T15:30:58","guid":{"rendered":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliothequesalinternational5\/chapter\/georgie\/"},"modified":"2025-11-20T18:30:50","modified_gmt":"2025-11-20T17:30:50","slug":"georgie","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliothequesalinternational5\/chapter\/georgie\/","title":{"raw":"G\u00e9orgie","rendered":"G\u00e9orgie"},"content":{"raw":"<div class=\"g\u00e9orgie-\">\r\n<p class=\"import-Normal\"><em>Laurence Destroismaisons, Gabrielle Girard, Roxanne Migneault, \u00c9lisabeth Pouliot, Emmanuelle Villa<\/em><\/p>\r\n\r\n<h2><a id=\"_q8uogw242c2\"><\/a>Profil du pays<\/h2>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">Tirant ses racines mythologiques et g\u00e9ographiques des royaumes de Colchide et de Kartli-Ib\u00e9rie, la G\u00e9orgie est un pays transcontinental de pr\u00e8s de cinq millions d\u2019habitants (CIA, 2024). Reposant principalement sur l\u2019agriculture et l\u2019exploitation mini\u00e8re, \u00ab\u2009le pays des Amazones\u2009\u00bb est situ\u00e9 sur la c\u00f4te est de la mer Noire faisant de la G\u00e9orgie un pays du Moyen-Orient, divis\u00e9 entre l\u2019Europe et l\u2019Asie (CIA, 2024). L\u2019approbation du pays comme candidat de l\u2019Union europ\u00e9enne en d\u00e9cembre 2023 illustre que la G\u00e9orgie est plus inclin\u00e9e vers ses origines occidentales que ses racines orientales (European Commission, 2024).<\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">La G\u00e9orgie obtient temporairement son ind\u00e9pendance de l\u2019Empire russe le 26\u202fmai 1918 avant de se retrouver \u00e0 nouveau sous un r\u00e9gime \u00e9tranger, l\u2019Union sovi\u00e9tique, le 25\u202ff\u00e9vrier 1921 \u00e0 la suite de sa d\u00e9faite lors de la guerre sovi\u00e9to-g\u00e9orgienne (CIA, 2024) (Toria, 2014, p.\u202f318). Puis, la R\u00e9publique socialiste sovi\u00e9tique de G\u00e9orgie obtient une seconde ind\u00e9pendance le 9\u202favril 1991 apr\u00e8s soixante-dix ans sous l\u2019URSS (CIA, 2024). Actuellement, la G\u00e9orgie est une r\u00e9publique semi-pr\u00e9sidentielle divis\u00e9e en cinq r\u00e9gions g\u00e9ographiques dans lesquelles il existe neuf r\u00e9gions administratives qui excluent la capitale, Tbilissi, et les deux r\u00e9publiques autonomes, soit l\u2019Abkhazie et l\u2019Adjarie (CIA, 2024). La langue officielle du pays est le g\u00e9orgien (CIA, 2024).<\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">Malgr\u00e9 le statut s\u00e9culier de la G\u00e9orgie \u00e9tabli dans la premi\u00e8re constitution de 1921, puis r\u00e9p\u00e9t\u00e9 dans celle de 1995, la r\u00e9alit\u00e9 est que l\u2019\u00c9glise orthodoxe g\u00e9orgienne (EOG) jouit non seulement d\u2019un statut sp\u00e9cial, mais aussi de privil\u00e8ges politiques, l\u00e9gislatifs, financiers et territoriaux (Chitanava and Gavtadze, 2020, p. 154). En effet, une entente constitutionnelle est m\u00eame sign\u00e9e par l\u2019\u00e9tat et l\u2019EOG le 14\u202foctobre 2002 alors que les autres communaut\u00e9s religieuses sont priv\u00e9es de s\u2019enregistrer comme organisations l\u00e9gales jusqu\u2019en 2005 (Chitanava and Gavtadze, 2020, p. 156).<\/p>\r\n\r\n<h2><a id=\"_fye8zdge4fo5\"><\/a>Histoire<\/h2>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">L\u2019histoire des biblioth\u00e8ques en G\u00e9orgie peut \u00eatre retrac\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque du Moyen \u00c2ge. La p\u00e9riode qualifi\u00e9e \u00ab\u2009d\u2019\u00c2ge d\u2019or\u2009\u00bb de la G\u00e9orgie m\u00e9di\u00e9vale, s\u2019\u00e9talant du XI<sup>e<\/sup> au XIII<sup>e<\/sup>\u202fsi\u00e8cle, est caract\u00e9ris\u00e9e par un fort d\u00e9veloppement du pays sur le plan politique, \u00e9conomique et culturel. C\u2019est \u00e0 cette \u00e9poque que sont fond\u00e9s plusieurs monast\u00e8res orthodoxes, devenant rapidement des lieux de culture et de savoirs\u202f: les moines y produisent et y conservent des livres \u00e0 caract\u00e8re religieux et scientifique (Allen, 1971, p.\u202f315). Les \u00e9glises conservent \u00e9galement de grandes quantit\u00e9s d\u2019ouvrages richement enlumin\u00e9s (Allen, 1971, p.\u202f271). En raison de leur biblioth\u00e8que, quelques monast\u00e8res tels que celui de Gh\u00e9lati peuvent abriter leur propre acad\u00e9mie destin\u00e9e aux intellectuels (UNESCO, s. d.). Au cours des si\u00e8cles suivants, les tensions et les guerres entre les G\u00e9orgiens et les Mongols, les Turcs et les Perses ralentissent toutefois l\u2019essor culturel au pays (Allen, 1971, p.\u202f316). En 1801, la G\u00e9orgie est annex\u00e9e \u00e0 l\u2019Empire russe. Quelques d\u00e9cennies plus tard, en 1846, la premi\u00e8re biblioth\u00e8que publique au pays est fond\u00e9e \u00e0 Tbilissi (Johnson, 2013a).<\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">De 1922 \u00e0 1991, sous l\u2019URSS, la R\u00e9publique socialiste sovi\u00e9tique de G\u00e9orgie compte environ 8000\u202fbiblioth\u00e8ques au total, dont 2200\u202fbiblioth\u00e8ques publiques (Johnson, 2013a). Cette \u00e9poque se caract\u00e9rise par la centralisation du pouvoir d\u00e9cisionnel au sein du Conseil des biblioth\u00e8ques de l\u2019URSS\u2009; les biblioth\u00e9caires de la R\u00e9publique socialiste sovi\u00e9tique de G\u00e9orgie sont alors charg\u00e9es d\u2019implanter les politiques et les proc\u00e9dures \u00e9mises par le Conseil, leur propre capacit\u00e9 d\u2019action \u00e9tant extr\u00eamement limit\u00e9e (Johnson, 2013b, p.\u202f131). Une \u00ab\u2009Biblioth\u00e8que r\u00e9publicaine d\u2019\u00c9tat\u2009\u00bb, pr\u00e9sente dans chaque R\u00e9publique socialiste sovi\u00e9tique, assure la liaison avec Moscou (Johnson, 2013a). La dislocation de l\u2019URSS en 1991 d\u00e9stabilise toutefois profond\u00e9ment le r\u00e9seau des biblioth\u00e8ques de toutes les anciennes R\u00e9publiques socialistes sovi\u00e9tiques. Ian Martin Johnson s\u2019est attard\u00e9 aux cons\u00e9quences de cet \u00e9v\u00e9nement sur la G\u00e9orgie nouvellement ind\u00e9pendante. Les t\u00e2ches qui \u00e9taient jusqu\u2019alors assum\u00e9es par les organismes centraux, tels que le d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal et la production d\u2019une bibliographie nationale, ne le sont plus (Johnson, 2013b, p.\u202f133). Les syst\u00e8mes de gestion bibliographique, pour leur part, avaient \u00e9t\u00e9 \u00e9difi\u00e9s \u00e0 partir des normes et standards sovi\u00e9tiques d\u00e9sormais obsol\u00e8tes (Johnson, 2013b, p.\u202f134). Toujours selon Johnson, les biblioth\u00e9caires manquent de ressources \u00e0 la chute du r\u00e9gime\u202f: soudainement priv\u00e9s du financement qu\u2019ils recevaient de Moscou, ils se retrouvent \u00e9galement \u00e0 devoir exercer un pouvoir d\u00e9cisionnel dont ils n\u2019ont pas eu la responsabilit\u00e9 pendant soixante-dix ans (2013b, p.\u202f131). Plusieurs quittent la profession, et le nombre de biblioth\u00e8ques au pays diminue grandement en raison de manque d\u2019entretien et de financement. Les liaisons entre les anciennes r\u00e9publiques sont \u00e9galement rompues, privant les biblioth\u00e8ques g\u00e9orgiennes de syst\u00e8mes d\u2019information qui avaient \u00e9t\u00e9 centralis\u00e9s ou coordonn\u00e9s (Johnson, 2013b, p.\u202f131).<\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">Depuis l\u2019ind\u00e9pendance du pays, les biblioth\u00e8ques g\u00e9orgiennes \u0153uvrent ainsi \u00e0 une profonde restructuration de leurs activit\u00e9s (Johnson, 2013b, p.\u202f142). Cela se concr\u00e9tise par une collaboration \u00e9troite avec des organisations internationales telles que l\u2019ALA, l\u2019IFLA et l\u2019EIFL pour obtenir du financement ainsi que des formations pour les biblioth\u00e9caires. Ces d\u00e9marches visent \u00e0 moderniser les installations et les \u00e9quipements des biblioth\u00e8ques g\u00e9orgiennes, ainsi que de rendre leurs collections plus accessibles au moyen d\u2019outils num\u00e9riques (Kranich, 2001).<\/p>\r\n\r\n<h2><a id=\"_s3su1lee2exc\"><\/a>Types de biblioth\u00e8ques<\/h2>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">Selon un recensement effectu\u00e9 par l\u2019IFLA en 2022, la G\u00e9orgie poss\u00e8de 4829\u202fbiblioth\u00e8ques, dont deux biblioth\u00e8ques nationales, 1998\u202fbiblioth\u00e8ques universitaires, 834\u202fbiblioth\u00e8ques publiques et 1995\u202fbiblioth\u00e8ques scolaires (International Federation of Library Associations and Institutions, 2024).<\/p>\r\n\r\n<h3><a id=\"_s4xqjnm21g3q\"><\/a>Biblioth\u00e8que nationale<\/h3>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">La Biblioth\u00e8que nationale parlementaire de G\u00e9orgie (en g\u00e9orgien\u202f: \u10e1\u10d0\u10e5\u10d0\u10e0\u10d7\u10d5\u10d4\u10da\u10dd\u10e1 \u10de\u10d0\u10e0\u10da\u10d0\u10db\u10d4\u10dc\u10e2\u10d8\u10e1 \u10d4\u10e0\u10dd\u10d5\u10dc\u10e3\u10da\u10d8\u10d1\u10d8\u10d1\u10da\u10d8\u10dd\u10d7\u10d4\u10d9\u10d0, <em><em>sakartvelos p'arlament'is erovnuli bibliotek'a)<\/em><\/em>, \u00e0 Tbilissi, est une biblioth\u00e8que gouvernementale sous la tutelle du Parlement de G\u00e9orgie. C\u2019est le d\u00e9p\u00f4t principal de livres de G\u00e9orgie (Wikipedia, 2024a). D\u00fb \u00e0 l\u2019histoire mouvement\u00e9e du pays, son nom et sa fonction ont chang\u00e9 \u00e0 maintes reprises. Tout commence en 1846 lorsque l\u2019Office du gouverneur g\u00e9n\u00e9ral de Tbilissi fonde la Biblioth\u00e8que publique de Tbilissi (Garibashvili, 2015). L\u2019Association de la biblioth\u00e8que priv\u00e9e (Private Associated Library), fond\u00e9e par Dimitri Kipiani, a fait don de ses collections \u00e0 la Biblioth\u00e8que en 1848 et en 1851, d\u00fb \u00e0 l\u2019augmentation du nombre de documents de sa collection, un nouvel immeuble a \u00e9t\u00e9 construit pour l\u2019abriter (Wikipedia, 2024a). \u00c0 partir de 1852, la Biblioth\u00e8que devait maintenant recevoir deux copies de toutes les publications du Caucase et en 1859, la collection de la Biblioth\u00e8que s\u2019\u00e9levait \u00e0 13\u2009260\u202fdocuments en 19\u202flangues diff\u00e9rentes (Wikipedia, 2024a). En 1868, la Biblioth\u00e8que devient la Biblioth\u00e8que Scientifique du mus\u00e9e du Caucase \u00e0 la suite de la fusion de la Biblioth\u00e8que publique de Tbilissi et du mus\u00e9e du Caucase (The National Parliamentary Library of Georgia., s. d.-a). La Biblioth\u00e8que fut ferm\u00e9e temporairement en 1914 pour la construction d\u2019un nouvel immeuble (The National Parliamentary Library of Georgia., s. d.-a). En 1923, elle est renomm\u00e9e Biblioth\u00e8que publique d\u2019\u00e9tat de G\u00e9orgie (The National Parliamentary Library of Georgia., s. d.-a). En 1937, sa principale collection, qui est alors aussi la collection la plus compl\u00e8te de documents nationaux imprim\u00e9s, vient de la biblioth\u00e8que de la Soci\u00e9t\u00e9 pour la diffusion de l\u2019alphab\u00e9tisation chez les G\u00e9orgiens qui fut active entre 1880 et 1927 (The National Parliamentary Library of Georgia., s. d.-a). La Biblioth\u00e8que change ensuite plusieurs fois de nom\u202f: elle devient la Biblioth\u00e8que de la R\u00e9publique en 1955 jusqu\u2019en 1990, quand elle est alors renomm\u00e9e Biblioth\u00e8que Nationale de G\u00e9orgie, puis elle obtient son nom actuel le 25\u202fd\u00e9cembre 1996 et est alors nomm\u00e9e Biblioth\u00e8que nationale parlementaire de G\u00e9orgie (The National Parliamentary Library of Georgia., s. d.-a). Depuis 2006, la Biblioth\u00e8que est membre de la F\u00e9d\u00e9ration internationale des associations et institutions de biblioth\u00e8ques (IFLA) (Garibashvili, 2015). Enfin, en 2023, on estime le nombre de documents \u00e0 4,7\u202fmillions, dont 3\u2009889\u2009263 en 99\u202flangues \u00e9trang\u00e8res (The National Parliamentary Library of Georgia, s. d.).<\/p>\r\n\r\n<h3><a id=\"_mtu3g1ktmaqd\"><\/a>Biblioth\u00e8que scientifique nationale de la G\u00e9orgie<\/h3>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">La Biblioth\u00e8que scientifique nationale de la G\u00e9orgie (en g\u00e9orgien : \u10d4\u10e0\u10dd\u10d5\u10dc\u10e3\u10da\u10d8 \u10e1\u10d0\u10db\u10d4\u10ea\u10dc\u10d8\u10d4\u10e0\u10dd \u10d1\u10d8\u10d1\u10da\u10d8\u10dd\u10d7\u10d4\u10d9\u10d0, rovnuli sametsniero bibliotek\u2019a) a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e en 1941, mais \u00e9tablie en tant qu\u2019entit\u00e9 juridique d\u00e9pendante en 2006 \u00e0 la suite de la fusion entre la Biblioth\u00e8que scientifique centrale de l\u2019acad\u00e9mie g\u00e9orgienne des sciences, la Biblioth\u00e8que r\u00e9publicaine des sciences et de la technologie, la Biblioth\u00e8que du Mus\u00e9e I.\u202fGriashashvili et le Centre de traduction de la science et de la technologie. Puis, en 2012, elle a fusionn\u00e9 avec la Biblioth\u00e8que I. Javakhishvili de l\u2019universit\u00e9 de Tbilissi (Garibashvili, 2015). Elle est consid\u00e9r\u00e9e comme la plus grosse et l\u2019une des biblioth\u00e8ques les plus actives en G\u00e9orgie avec plus de 4\u202fmillions de livres, dont 600\u2009000 sont des publications \u00e9trang\u00e8res, 2,5\u202fmillions de journaux, 20\u202fmillions de brevets, microfilms, et autres documents (EOSC, s. d.-b). Elle est tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9e en ce qui concerne les services num\u00e9riques dont\u202f: un catalogue en ligne, le KOHA ILS qui est libre et \u00ab\u2009open source\u2009\u00bb\u2009; des services de num\u00e9risation\u2009; des formations et des ateliers sur la publication acad\u00e9mique avec l\u2019\u00ab\u2009open access\u2009\u00bb, la gestion de bibliographies et autres\u2009; un syst\u00e8me \u00ab\u2009open\u2009\u00bb regroupant 45\u202fjournaux g\u00e9orgiens et autres (EOSC, s. d.-b). Elle fait aussi partie de l\u2019association EOSC qui a pour but le d\u00e9veloppement de la science ouverte en Europe (EOSC, s. d.-a).<\/p>\r\n\r\n<h3><a id=\"_mrf4clsdtvp0\"><\/a>Biblioth\u00e8ques universitaires<\/h3>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">En G\u00e9orgie, les biblioth\u00e8ques universitaires repr\u00e9sentent 41,4\u202f% du total des biblioth\u00e8ques\u2009; un pourcentage qui se partage presque, \u00e0 une d\u00e9cimale pr\u00e8s, avec les biblioth\u00e8ques scolaires selon les statistiques de 2022 (IFLA). Ainsi, bien que les biblioth\u00e8ques aient \u00e9t\u00e9 n\u00e9glig\u00e9es par l\u2019\u00e9tat g\u00e9orgien et sa population, celles \u00e9tablies dans les sph\u00e8res de l\u2019\u00e9ducation ont tout de m\u00eame r\u00e9ussi \u00e0 prouver leur importance et survivre aux nombreuses fermetures des ann\u00e9es\u202f2000 (Garibashvili, 2015, p.\u202f551, 555).<\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">En 2004, la proc\u00e9dure quant \u00e0 l\u2019attestation des universit\u00e9s est modifi\u00e9e par le minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation et de la Science (MES) \u00e9tant donn\u00e9 la hausse importante de petites universit\u00e9s dans le pays (Garibashvili, 2015, p.\u202f553). Cette nouvelle proc\u00e9dure revisite non seulement les crit\u00e8res pour les \u00e9tablissements d\u2019\u00e9tudes sup\u00e9rieures, mais \u00e9galement ceux des biblioth\u00e8ques affili\u00e9es \u00e0 ces \u00e9coles. \u00c0 la suite de ce processus d\u2019\u00e9limination, la G\u00e9orgie a r\u00e9duit le nombre d\u2019universit\u00e9s accr\u00e9dit\u00e9es d\u2019environ 250 \u00e0 100\u202f\u00e9tablissements (Garibashvili, 2015, p.\u202f553). \u00c0 la suite de ces fermetures, il a \u00e9t\u00e9 remarqu\u00e9 que la qualit\u00e9 et le nombre de services offerts aux \u00e9tudiants en biblioth\u00e8ques universitaires ont \u00e9t\u00e9 am\u00e9lior\u00e9s en comparaison aux ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes (Garibashvili, 2015, p.\u202f553). En effet, les crit\u00e8res ayant subi des modifications concernaient les \u00e9l\u00e9ments suivants\u202f: le nombre de livres par \u00e9tudiants, l\u2019acc\u00e8s \u00e0 des ordinateurs, l\u2019acc\u00e8s \u00e0 des sites dont la langue \u00e9tait le g\u00e9orgien et l\u2019acc\u00e8s \u00e0 des bases de donn\u00e9es (Garibashvili, 2015, p.\u202f553). De plus, pour conserver leur reconnaissance officielle, les biblioth\u00e8ques devaient poss\u00e9der des catalogues \u00e9lectroniques, une superficie permettant l\u2019installation d\u2019espaces collaboratifs comme des salles d\u2019\u00e9tude, des heures d\u2019ouverture flexibles et, finalement, les biblioth\u00e8ques devaient poss\u00e9der les effectifs pour maintenir un personnel permanent (Garibashvili, 2015, p.\u202f553).<\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">Entre 2004 et 2012, \u00e0 la suite du changement de la proc\u00e9dure par le minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation et de la Science, la plupart des instituts de recherche de G\u00e9orgie ont fusionn\u00e9 avec les biblioth\u00e8ques universitaires restantes (Garibashvili, 2015, p.\u202f553). Ces fusions n\u2019apportent pratiquement aucun b\u00e9n\u00e9fice aux institutions de recherche. En r\u00e9alit\u00e9, \u00e9tant donn\u00e9 que les instituts ne sont pas r\u00e9ellement incorpor\u00e9s dans les biblioth\u00e8ques auxquelles elles sont rattach\u00e9es, leurs budgets restent distincts des biblioth\u00e8ques universitaires et sont, donc, modestes (Garibashvili, 2015, p.\u202f553).<\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">Actuellement, les biblioth\u00e8ques universitaires de la G\u00e9orgie ont des catalogues en ligne (connus sous le terme OPACs) qui doivent respecter le standard\u202fMARC21 (Garibashvili, 2015, p.\u202f553). Les universit\u00e9s offrent \u00e9galement l\u2019acc\u00e8s aux ressources \u00e9lectroniques, notamment avec l\u2019abonnement consortium de l\u2019EIFL, ou <em><em>l\u2019Electronic Information for Libraries <\/em><\/em>(Garibashvili, 2015, p.\u202f554). Certaines universit\u00e9s d\u00e9cident plut\u00f4t de s\u2019abonner \u00e0 certains fournisseurs directement (Garibashvili, 2015, p.\u202f554).<\/p>\r\n\r\n<h3><a id=\"_k8ow28qtthmw\"><\/a>Biblioth\u00e8ques publiques<\/h3>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">Comme mentionn\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, plusieurs biblioth\u00e8ques en G\u00e9orgie ont ferm\u00e9 dans les ann\u00e9es\u202f2000, notamment en 2007 et en 2008 (Garibashvili, 2015, p.\u202f551). En 2004, il \u00e9tait possible de d\u00e9nombrer deux mille biblioth\u00e8ques publiques qui poss\u00e9daient plusieurs divisions (Garibashvili, 2015, p.\u202f552). Ces biblioth\u00e8ques poss\u00e9daient plus ou moins les m\u00eames collections, mais les efforts et les ressources investis dans leurs effectifs, leurs services ainsi que l\u2019avancement et l\u2019acquisition des technologies informatiques n\u2019\u00e9taient vraisemblablement pas les m\u00eames (Garibashvili, 2015, p.\u202f552). En effet, en 2004, de cinq \u00e0 sept biblioth\u00e8ques offraient l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019internet (Garibashvili, 2015, p.\u202f552). Il est \u00e9vident que la modernisation des infrastructures et des ressources pour une telle quantit\u00e9 de biblioth\u00e8ques \u00e9tait impossible, surtout lorsque l\u2019on consid\u00e8re que la plupart de ces biblioth\u00e8ques d\u00e9su\u00e8tes se situaient dans les parties rurales de la G\u00e9orgie (Garibashvili, 2015, p.\u202f551). En 2007, le gouvernement g\u00e9orgien d\u00e9cide de se d\u00e9partir de leur responsabilit\u00e9 quant \u00e0 \u00ab\u2009l\u2019administration, le financement et le d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques publiques [traduction libre]\u2009\u00bb (Garibashvili, 2015, p.\u202f551). Dor\u00e9navant, ces responsabilit\u00e9s co\u00fbteuses sont sous la gouverne des autorit\u00e9s locales, except\u00e9 l\u2019observation et l\u2019offre de recommandations qui d\u00e9pend du minist\u00e8re de la Culture et la Biblioth\u00e8que nationale parlementaire (Garibashvili, 2015, p.\u202f551). Ainsi, il n\u2019est pas surprenant qu\u2019au cours des ann\u00e9es suivantes, seulement cent cinquante biblioth\u00e8ques publiques continuent leurs activit\u00e9s (Garibashvili, 2015, p.\u202f551).<\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">En 2014, on note une nette am\u00e9lioration chez les biblioth\u00e8ques publiques\u2009; entre autres, les biblioth\u00e8ques sont r\u00e9nov\u00e9es, elles acqui\u00e8rent des ordinateurs et se procurent l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019internet et \u00e0 des catalogues \u00e9lectroniques (Garibashvili, 2015, p.\u202f552). Le projet \u00ab\u2009Creation of the Mediathek of the National Archives of Georgia\u2009\u00bb voit le jour en 2013 \u00ab\u2009dans le cadre de l\u2019UNESCO Participation Program\u2009[traduction libre]\u2009\u00bb (National Archives of Georgia, s. d.). Ainsi, une \u00ab\u2009m\u00e9diathek\u2009\u00bb est \u00e9tablie au Central Audio-Visual and Film Archive, \u00e0 Tbilissi (National Archives of Georgia, s.d.). En 2014, le programme Beyond Access (financ\u00e9 par IREX) d\u00e9veloppe un projet avec l\u2019aide de l\u2019Agence du d\u00e9veloppement des services publics, la Georgian Libraries Association (GLA) et l\u2019Institute for Development of Freedom of Information (IDFI) afin de \u00ab\u2009donner un acc\u00e8s \u00e9gal \u00e0 l\u2019information et aux services publics gr\u00e2ce aux espaces communautaires, d\u00e9velopper des circonstances \u00e9conomiques opportunes \u00e0 tous les niveaux et rapporter les voix des citoyens aux ressources gouvernementales [traduction libre]\u2009\u00bb via l\u2019internet (IDFI, 2014). Le projet pilote du programme Beyond Access sur quatre biblioth\u00e8ques publiques rurales incluait\u202f: la \u00ab\u2009r\u00e9novation (des lieux), l\u2019installation d\u2019ordinateurs et l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la connexion internet, la formation des biblioth\u00e9caires et le d\u00e9veloppement de services [traduction libre]\u2009\u00bb pour r\u00e9pondre aux besoins des citoyens g\u00e9orgiens (Garibashvili, 2015, p.\u202f552). En r\u00e9sum\u00e9, ce sont les organisations locales et internationales qui ont sauv\u00e9 les biblioth\u00e8ques publiques g\u00e9orgiennes de leur pr\u00e9carit\u00e9.<\/p>\r\n\r\n<h3><a id=\"_3er0bmbgye4d\"><\/a>Biblioth\u00e8ques scolaires<\/h3>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">Il y a quelques ann\u00e9es, il y a eu une restructuration de l\u2019infrastructure du syst\u00e8me d\u2019\u00e9ducation de la G\u00e9orgie. Le minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation et de la Science a prioris\u00e9 l\u2019alphab\u00e9tisation du pays en approvisionnant les biblioth\u00e8ques scolaires avec des manuels scolaires et autres documents d\u2019int\u00e9r\u00eat acad\u00e9mique, ainsi qu\u2019avec de la litt\u00e9rature \u00e9trang\u00e8re et a permis aux jeunes plus d\u00e9munis d\u2019avoir acc\u00e8s \u00e0 du mat\u00e9riel scolaire, le tout gr\u00e2ce \u00e0 un don de 8\u202fmillions de GEL (3,5\u202fmillions d\u2019euros) (Johnson, 2013a). Il n\u2019y a pas beaucoup de donn\u00e9es de recherche sur les biblioth\u00e8ques scolaires g\u00e9orgiennes, mais on estime qu\u2019il y a 2300\u202f\u00e9coles secondaires en G\u00e9orgie, mais seulement environ 2000\u202fbiblioth\u00e8ques scolaires (Garibashvili, 2015). Une inqui\u00e9tude en plus pour les biblioth\u00e8ques scolaires est que la plupart de leurs biblioth\u00e9caires n\u2019ont aucune formation professionnelle en biblioth\u00e9conomie (Garibashvili, 2015).<\/p>\r\n\r\n<h3 class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left;\">Autres biblioth\u00e8ques<\/h3>\r\n<p class=\"import-Normal\">La G\u00e9orgie compte environ 150\u202fbiblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es (m\u00e9dicales, agriculturelles, etc.) en plus d\u2019un nombre non sp\u00e9cifi\u00e9 de biblioth\u00e8ques d\u2019organismes non gouvernementaux, priv\u00e9s et d\u2019organisations \u00e0 but non lucratif (Johnson, 2013a). Par exemple, en 2012, un projet de litt\u00e9ratie carc\u00e9rale a \u00e9t\u00e9 mis en place en collaboration avec des coll\u00e8gues d\u2019Oslo en Norv\u00e8ge, qui a permis de d\u00e9velopper une biblioth\u00e8que de qualit\u00e9 dans l\u2019une des prisons pour femmes du pays (Garibashvili, 2015). C\u2019\u00e9tait un projet pilote qui devait \u00eatre appliqu\u00e9 dans d\u2019autres p\u00e9nitenciers. Malheureusement, il n\u2019y a aucune donn\u00e9e sur la r\u00e9ussite du projet ou s\u2019il a effectivement \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9 \u00e0 d\u2019autres prisons.<\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">Le Centre national des manuscrits de G\u00e9orgie, situ\u00e9 \u00e0 Tbilissi, bien que consid\u00e9r\u00e9 comme un mus\u00e9e, est tr\u00e8s important pour le pays en terme litt\u00e9raire. Il a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 le 30\u202fjuin 1958 gr\u00e2ce au D\u00e9partement des Manuscrits du Mus\u00e9e National de G\u00e9orgie et sert de d\u00e9p\u00f4t pour les manuscrits anciens, les \u00e9ditions rares, les documents historiques ainsi que les archives priv\u00e9es de personnalit\u00e9s publiques du pays (Wikipedia, 2024b). Les langues dans lesquelles sont \u00e9crits les manuscrits sont nombreuses\u202f: g\u00e9orgien, grecque, russe, arabe, turque, h\u00e9breux, etc. (Wikipedia, 2024b). De plus, les manuscrits et documents historiques couvrent une p\u00e9riode chronologique tr\u00e8s \u00e9tendue, allant du V<sup>e<\/sup> au XX<sup>e<\/sup>\u202fsi\u00e8cle (Wikipedia, 2024b).<\/p>\r\n\r\n<h2><a id=\"_czgvgp23khbi\"><\/a>Cadre \u00e9ducatif en sciences de l\u2019information et des biblioth\u00e8ques<\/h2>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">L\u2019histoire de la formation en biblioth\u00e9conomie, en G\u00e9orgie, plus particuli\u00e8rement pour devenir biblioth\u00e9caire, remonte \u00e0 l\u2019\u00e8re sovi\u00e9tique, lorsque la G\u00e9orgie faisait partie de l\u2019URSS. La formation \u00e9tait disponible \u00e0 un niveau de premier cycle (Johnson, 2013a, p.\u202f12). Il y avait diff\u00e9rentes \u00e9coles li\u00e9es \u00e0 la formation en biblioth\u00e9conomie, mais aujourd\u2019hui, la plupart sont ferm\u00e9es ou ont un statut qui est inconnu. Les programmes couvraient diff\u00e9rents aspects de la biblioth\u00e9conomie comme le catalogage, les bibliographies, l\u2019histoire des livres et des biblioth\u00e8ques, mais aussi d\u2019autres sujets de formation g\u00e9n\u00e9rale comme l\u2019histoire, la philosophie et la politique marxiste. Les technologies de l\u2019information ont commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre abord\u00e9es dans les ann\u00e9es\u202f60. Il y avait deux sp\u00e9cialisations, la premi\u00e8re\u2009; les biblioth\u00e9caires bibliographes et la deuxi\u00e8me\u2009; les biblioth\u00e9caires pour enfant ou biblioth\u00e9caires scolaires (Johnson, 2013a, p.\u202f12).<\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">Jusqu\u2019au d\u00e9but des ann\u00e9es\u202f2000, les programmes scolaires en biblioth\u00e9conomie \u00e9taient encore bas\u00e9s sur les programmes datant des ann\u00e9es\u202f60 selon des standards russes (URSS) (Johnson, 2013a, p.\u202f14). Comme plusieurs pays d\u2019Europe de l\u2019Est, la G\u00e9orgie a entrepris en 2005 le \u00ab\u2009bologna process\u2009\u00bb, soit le processus de transformer leur mod\u00e8le d\u2019\u00e9ducation universitaire pour se rapprocher des standards europ\u00e9ens avec des niveaux de baccalaur\u00e9at, de ma\u00eetrise et de doctorat (Johnson, 2013a, p.\u202f4). La transformation a permis la cr\u00e9ation de mineurs et de majeurs en biblioth\u00e9conomie et science de l\u2019\u00e9ducation. Malheureusement, personne ne s\u2019\u00e9tait inscrit \u00e0 ces programmes (Johnson, 2013a, p.\u202f14).<\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">Il est \u00e0 noter que les personnes qui avaient suivi des formations de premier cycle n\u2019\u00e9taient pas satisfaites des connaissances acquises dans ces programmes. Ces finissants rencontraient des difficult\u00e9s \u00e0 se trouver un emploi en biblioth\u00e9conomie\u2009; les dirigeants des biblioth\u00e8ques pr\u00e9f\u00e9raient engager des personnes avec des dipl\u00f4mes en langue, en histoire et en sociologie, car ils avaient un niveau d\u2019\u00e9tude plus \u00e9lev\u00e9. Mentionnons aussi qu\u2019\u00e0 une certaine \u00e9poque, Moscou avait encore une forte emprise sur les biblioth\u00e8ques de la G\u00e9orgie (Johnson, 2013b, p.\u202f138).<\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">En 2009, il y a eu l\u2019\u00e9tablissement d\u2019un projet r\u00e9alis\u00e9 en partenariat avec plusieurs pays europ\u00e9ens, dont l\u2019Arm\u00e9nie et l\u2019Ouzb\u00e9kistan, qui s\u2019appelait \u00ab\u2009New Master\u2019s Programmes in Librarianship and Information Studies\u2009\u00bb (NMPLIS) et qui visait une modernisation des programmes de biblioth\u00e9conomie et des sciences de l\u2019information. Le projet \u00e9tait financ\u00e9 par les fonds du programme TEMPUS (Trans European Mobility Programme for University Studies) (Johnson, 2013a, p.\u202f14). La formation universitaire se donne \u00e0 l\u2019Ilia State University. L\u2019objectif de ce nouveau programme \u00e9tait d\u2019enseigner les principales disciplines de la biblioth\u00e9conomie et des sciences de l\u2019information (catalogage, classification, bibliographie, etc.) avec des disciplines li\u00e9es aux technologies de l\u2019information et de gestions. Cette nouvelle ma\u00eetrise va permettre de d\u00e9velopper trois sp\u00e9cialisations\u202f: l\u2019informatique en biblioth\u00e8que, la gestion d\u2019une biblioth\u00e8que, la biblioth\u00e9conomie et les sciences de l\u2019information g\u00e9n\u00e9rale. Il y a aussi une intention d\u2019inclure un cours en relation \u00e0 l\u2019archivistique pour que les futurs professionnels aient des comp\u00e9tences en archivistique, en biblioth\u00e9conomie et en sciences de l\u2019information (Johnson, 2013a, p.\u202f15).<\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">En 2013, il n\u2019y avait pas d\u2019exigence li\u00e9e aux qualifications des biblioth\u00e9caires ou des professionnels de l\u2019information. La plupart des \u00e9tablissements demandaient d\u2019avoir un dipl\u00f4me de cycle sup\u00e9rieur dans n\u2019importe quel domaine en plus de diverses comp\u00e9tences (Johnson, 2013b, p.\u202f138). Ce sont donc les associations professionnelles qui fournissent un effort dans le but de d\u00e9velopper les comp\u00e9tences et la modernisation de la profession, entre autres, avec des partenariats avec d\u2019autres pays (Johnson, 2013a). En 2008, la Georgian Library Association et la Biblioth\u00e8que scientifique nationale ouvrent un centre proposant des formations de deux semaines qui couvrent les bases de la biblioth\u00e9conomie (Garibashvili, 2015, p.\u202f556).<\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">De nos jours, les informations sont difficiles \u00e0 trouver au sujet des r\u00e9sultats du projet NMPLIS. Les universit\u00e9s ne semblent pas offrir de formation particuli\u00e8re en biblioth\u00e9conomie et science de l\u2019information. Il existe un programme appel\u00e9 \u00ab\u2009Secondary Vocational Qualification in Library Work\u2009\u00bb qui est consid\u00e9r\u00e9 comme \u00ab\u2009Vocational Education Programs\u2009\u00bb, et ces formations sont donn\u00e9es en 2024 \u00e0 Ivane Javakhishvili Tbilisi State University (Tbilisi State University, s. d.). Il demeure difficile de trouver des informations sur l\u2019\u00e9tat actuel des programmes de premier cycle et de deuxi\u00e8me cycle.<\/p>\r\n\r\n<h2><a id=\"_y4jvr978485g\"><\/a><strong>Association de biblioth\u00e8ques<\/strong><\/h2>\r\n<h3><a id=\"_l70slqvaxnu7\"><\/a>Georgian Library Association<\/h3>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">La Georgian Library Association, ou GeLA, (en g\u00e9orgien\u202f: \u10e1\u10d0\u10e5\u10d0\u10e0\u10d7\u10d5\u10d4\u10da\u10dd\u10e1 \u10e1\u10d0\u10d1\u10d8\u10d1\u10da\u10d8\u10dd\u10d7\u10d4\u10d9\u10dd \u10d0\u10e1\u10dd\u10ea\u10d8\u10d0\u10ea\u10d8\u10d0, <em><em>sakartvelos sabibliotek\u2019o asotsiatsia<\/em><\/em>) a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e en 2000 et est bas\u00e9e dans la capitale g\u00e9orgienne, Tbilissi. \u00c0 travers ses activit\u00e9s, elle vise notamment \u00e0 \u00eatre une chef de file pour les biblioth\u00e8ques de tout genre au pays, \u00e0 encourager les \u00e9changes entre les biblioth\u00e8ques et la communaut\u00e9, \u00e0 mettre en place des outils favorisant le potentiel cr\u00e9atif et intellectuel des citoyens ainsi qu\u2019\u00e0 valoriser les talents des nouvelles g\u00e9n\u00e9rations (Georgian Library Association, s. d.-a). L\u2019adh\u00e9sion \u00e0 cette association peut se faire sur une base individuelle ou institutionnelle\u202f: en 2015, elle comptait plus de 100\u202fmembres (Garibashvili, 2015). Son conseil d\u2019administration est compos\u00e9 d\u2019un pr\u00e9sident ainsi que d\u2019une dizaine de repr\u00e9sentants de biblioth\u00e8ques importantes au pays (Georgian Library Association, s. d.-b).<\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">L\u2019Association propose p\u00e9riodiquement \u00e0 ses membres des formations, des conf\u00e9rences et des ateliers dont elle fait la promotion sur sa page Facebook. Les formations offertes portent principalement sur le perfectionnement des connaissances des professionnels de l\u2019information (\u10e1\u10d0\u10e5\u10d0\u10e0\u10d7\u10d5\u10d4\u10da\u10dd\u10e1 \u10e1\u10d0\u10d1\u10d8\u10d1\u10da\u10d8\u10dd\u10d7\u10d4\u10d9\u10dd \u10d0\u10e1\u10dd\u10ea\u10d8\u10d0\u10ea\u10d8\u10d0. Georgian Library Association, s.d.). La GeLA contribue \u00e9galement \u00e0 la r\u00e9daction et \u00e0 la publication de normes et standards biblioth\u00e9conomiques, et est responsable de la revue <em><em>Library of Georgia <\/em><\/em>(en G\u00e9orgien\u202f: \u10e1\u10d0\u10e5\u10d0\u10e0\u10d7\u10d5\u10d4\u10da\u10dd\u10e1 \u10d1\u10d8\u10d1\u10da\u10d8\u10dd\u10d7\u10d4\u10d9\u10d8\u10e1, <em><em>sakartvelos bibliotek\u2019is)<\/em><\/em> (Garibashvili, 2015). Quatre num\u00e9ros de cette revue paraissent annuellement, et sont disponibles en ligne sur le site de la Biblioth\u00e8que nationale parlementaire de G\u00e9orgie (<em><em>\u10e1\u10d0\u10e5\u10d0\u10e0\u10d7\u10d5\u10d4\u10da\u10dd\u10e1 \u10d1\u10d8\u10d1\u10da\u10d8\u10dd\u10d7\u10d4\u10d9\u10d0<\/em><\/em>, s. d.).<\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">De plus, la GeLA participe activement au d\u00e9veloppement de partenariats avec les communaut\u00e9s locales. En accord avec l\u2019objectif de d\u00e9veloppement durable num\u00e9ro\u202f12 de l\u2019UNESCO, \u00ab\u2009Consommation et production durables\u2009\u00bb, elle a notamment financ\u00e9 un projet visant \u00e0 mettre sur pied des biblioth\u00e8ques \u00ab\u2009vertes\u2009\u00bb dans la municipalit\u00e9 mini\u00e8re de Tchiatoura, en G\u00e9orgie (McGhie, 2023, p.\u202f37). Implant\u00e9e dans cinq biblioth\u00e8ques de ce milieu rural, cette initiative avait pour but de sensibiliser les communaut\u00e9s \u00e0 la protection de l\u2019environnement, de stimuler le dialogue sur les questions environnementales ainsi que favoriser l\u2019utilisation des technologies durables. Gr\u00e2ce \u00e0 ce projet, les biblioth\u00e8ques de Tchiatoura ont pu b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019une connexion internet, d\u2019ordinateurs, d\u2019imprimantes ainsi que de panneaux solaires (<em><em>Green Libraries in Chiatura Municipality, <\/em><\/em>s. d.). Les biblioth\u00e9caires ont \u00e9galement re\u00e7u des formations sur des sujets environnementaux ainsi que sur les mani\u00e8res d\u2019encourager l\u2019engagement communautaire. Les villages avoisinants ont quant \u00e0 eux \u00e9t\u00e9 dot\u00e9s de po\u00eales \u00e0 bois \u00e9co\u00e9nerg\u00e9tiques ainsi que de nouveaux syst\u00e8mes d\u2019irrigation (<em><em>Green Libraries in Chiatura Municipality, <\/em><\/em>s. d.).<\/p>\r\n\r\n<h3><a id=\"_uu4ishpikxvg\"><\/a>Georgian Integrated Library Information System Consortium<\/h3>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">Parall\u00e8lement \u00e0 la GeLA, le Georgian Integrated Library Information System Consortium (GILISC) est fond\u00e9 en 2017 \u00e0 la suite d\u2019une initiative de la Biblioth\u00e8que scientifique nationale. Ce partenariat regroupe 55\u202fbiblioth\u00e8ques universitaires et publiques g\u00e9orgiennes. En collaboration avec la fondation Electronic Information for Libraries (EIFL), ce consortium vise notamment \u00e0 faire la promotion du libre acc\u00e8s aux ressources acad\u00e9miques sur les plateformes num\u00e9riques (EIFL, s. d.-a). Ce faisant, il vise \u00e9galement \u00e0 accorder davantage de visibilit\u00e9 \u00e0 la recherche g\u00e9orgienne sur le plan international. \u00c0 cet effet, le GILISC a mis en place trois grands d\u00e9p\u00f4ts num\u00e9riques bas\u00e9s sur le libre acc\u00e8s\u202f:<\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 36pt; text-indent: 0pt;\">This infrastructure includes openscience.ge, a digital repository of academic works by Georgian scientists, openlibrary.ge, a digital repository of non-scientific works, and openjournals.ge, a multidisciplinary publishing platform for Georgian academic journals. Openjournals.ge is the largest publishing platform for open access journals in Georgia, with participation by 37 universities and research institutes (EIFL, s. d.-b).<\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\">De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, le GILISC sensibilise les institutions membres \u00e0 l\u2019importance du libre acc\u00e8s et les informe \u00e0 propos des modalit\u00e9s de versement des articles dans les d\u00e9p\u00f4ts. L\u2019EIFL, pour sa part, finance les activit\u00e9s du GILISC et coordonne les n\u00e9gociations avec les \u00e9diteurs quant \u00e0 la diffusion des articles en libre acc\u00e8s. Elle dispense \u00e9galement des formations et des webinaires aux membres \u00e0 propos de l\u2019\u00e9dition num\u00e9rique en libre acc\u00e8s, des proc\u00e9dures en vigueur et des nouveaux d\u00e9veloppements dans le domaine (Pavliashvili, 2023).<\/p>\r\n\r\n<h3><a id=\"_r6nwfqta6rac\"><\/a>Conference of European National Librarians<\/h3>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">La Biblioth\u00e8que nationale parlementaire de G\u00e9orgie est \u00e9galement membre de la Conference of European National Librarians (CENL) (Conference of European National Librarians, s. d.-b). Fond\u00e9e en 1987, cette association vise \u00e0 assurer la coh\u00e9sion des biblioth\u00e8ques nationales europ\u00e9ennes. Ses 46\u202fmembres se rencontrent une fois par ann\u00e9e pour \u00e9changer \u00e0 propos de leurs enjeux, projets et initiatives (Conference of European National Librarians, s. d.-a). Le site internet du CENL sert \u00e9galement de plateforme aux membres pour diffuser les \u00e9v\u00e9nements et conf\u00e9rences qu\u2019ils organisent (Conference of European National Librarians, s. d.-a).<\/p>\r\n\r\n<h3><a id=\"_z1f034ya3onh\"><\/a>Autres associations<\/h3>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">Deux autres associations sont parfois mentionn\u00e9es par les experts. Bien qu\u2019elles aient mis en place de nombreuses initiatives pour la modernisation des biblioth\u00e8ques g\u00e9orgiennes \u00e0 la fin du XX<sup>e<\/sup>\u202fsi\u00e8cle, il est difficile de d\u00e9terminer si elles sont toujours en activit\u00e9.<\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">La Library Automation Association in Georgia (LAAG) est fond\u00e9e en 1995 dans le but d\u2019automatiser et d\u2019informatiser les syst\u00e8mes de gestion bibliographique des biblioth\u00e8ques g\u00e9orgiennes. De 1995 \u00e0 1997, elle organise des conf\u00e9rences et des ateliers visant \u00e0 familiariser les biblioth\u00e9caires avec l\u2019utilisation d\u2019Internet ainsi que de standards tels qu\u2019Unicode et le format MARC (Library Automation Association in Georgia, s. d.).<\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">L\u2019Association of Information Specialists (AIS), pour sa part, est fond\u00e9e en 1997 par des professionnels g\u00e9orgiens ayant \u00e9tudi\u00e9 aux \u00c9tats-Unis. Elle promeut principalement la collaboration entre les biblioth\u00e8ques de la Transcaucasie, et organise \u00e0 cette fin des conf\u00e9rences et des ateliers durant quelques ann\u00e9es suivant sa fondation (Johnson, 2013a).<\/p>\r\n\r\n<h2><a id=\"_5ig8bwwud9l8\"><\/a>Cadre l\u00e9gislatif<\/h2>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">Le r\u00e9seau des biblioth\u00e8ques en G\u00e9orgie est r\u00e9gi par la constitution de l\u2019\u00c9tat. Effectivement, la constitution est la loi supr\u00eame du pays et d\u00e9cr\u00e8te que toute autre loi doit s\u2019y conformer. Les lois encadrant les biblioth\u00e8ques d\u00e9coulent donc de cette constitution (Gunia-Kucnetsova, 2022, p.\u202f17).<\/p>\r\n\r\n<h3><a id=\"_ivj7gxhkph1w\"><\/a>La loi sur la biblioth\u00e9conomie<\/h3>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">Cette loi sur la biblioth\u00e9conomie de la G\u00e9orgie est parue en 1996, suivant la cessation de l\u2019URSS en 1991, et donc, \u00e0 la suite de l\u2019ind\u00e9pendance du pays (Garibashvili, 2015). La loi sur la biblioth\u00e9conomie d\u00e9cr\u00e8te les objectifs principaux des biblioth\u00e8ques au pays, ainsi que les principes qu\u2019elles doivent suivre. La loi dicte aussi le r\u00f4le de l\u2019\u00c9tat en ce qui concerne les biblioth\u00e8ques, les droits des lecteurs et leurs responsabilit\u00e9s et les droits des biblioth\u00e8ques ainsi que leurs obligations (Parliament of Georgia, 1996).<\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, dans l\u2019article\u202f4 de la loi, il est mentionn\u00e9 que le r\u00f4le de l\u2019\u00c9tat est de superviser les biblioth\u00e8ques et de s\u2019assurer du respect des principes fondateurs de la biblioth\u00e9conomie, aussi inscrits dans cette loi, \u00e0 l\u2019Article\u202f3. Ces principes veulent que toute biblioth\u00e8que soit la\u00efque, que les usagers des biblioth\u00e8ques soient \u00e9gaux et que l\u2019information soit accessible \u00e0 tous, et ce, de mani\u00e8re efficace (Parliament of Georgia, 1996, p. 1). De plus, il est mentionn\u00e9 que l\u2019\u00c9tat s\u2019assure du d\u00e9veloppement et de l\u2019\u00e9tablissement des programmes dans les biblioth\u00e8ques, il s\u2019occupe de la gestion du r\u00e9seau des biblioth\u00e8ques au pays et il prot\u00e8ge les droits des citoyens en lien avec les services offerts en biblioth\u00e8ques (Parliament of Georgia, 1996, p. 1). Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, l\u2019article\u202f19 mentionne que c\u2019est le minist\u00e8re de la Culture de la G\u00e9orgie, en partenariat avec la Biblioth\u00e8que nationale parlementaire de la G\u00e9orgie, qui s\u2019occupe de la coordination du r\u00e9seau des biblioth\u00e8ques en impl\u00e9mentant des politiques unifi\u00e9es au travers du r\u00e9seau (Parliament of Georgia, 1996, p. 4). En effet, ces deux entit\u00e9s coordonnent les gouvernements locaux, qui, selon l\u2019article\u202f21 de la loi, sont responsables de la gestion des biblioth\u00e8ques de leurs r\u00e9gions, en relation avec les conditions \u00e9conomiques et sociales s\u2019y retrouvant (Parliament of Georgia, 1996, p. 5).<\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">La Biblioth\u00e8que nationale parlementaire, qui est la biblioth\u00e8que principale du r\u00e9seau des biblioth\u00e8ques (Parliament of Georgia, 2019, p. 249), a d\u2019ailleurs ces activit\u00e9s r\u00e9gies par la loi sur la biblioth\u00e8que nationale parlementaire. Son r\u00f4le de superviser les autres biblioth\u00e8ques aux pays, en partenariat avec le minist\u00e8re de la Culture, est inscrit dans cette loi (Garibashvili, 2015).<\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">Les objectifs des biblioth\u00e8ques, d\u00e9cr\u00e9t\u00e9s par la loi sur la biblioth\u00e9conomie et qui doivent \u00eatre obligatoirement suivis, suivent les principes des biblioth\u00e8ques et stipule, \u00e0 l\u2019article\u202f2 de la loi, qu\u2019il est n\u00e9cessaire de fournir efficacement les documents utiles \u00e0 un usager et qu\u2019il est n\u00e9cessaire de cr\u00e9er un climat favorable au d\u00e9veloppement cr\u00e9atif d\u2019une personne (Parliament of Georgia, 1996, p. 1). Aussi, il est mentionn\u00e9 que des services doivent \u00eatre donn\u00e9s sp\u00e9cifiquement pour les enfants et les adolescents en cr\u00e9ant des espaces sp\u00e9cialement pour eux dans les biblioth\u00e8ques publiques, en cr\u00e9ant des biblioth\u00e8ques scolaires ou en cr\u00e9ant des biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es pour enfants. Des services sp\u00e9ciaux pour les personnes \u00e2g\u00e9es et les personnes avec un handicap doivent aussi \u00eatre offerts dans les biblioth\u00e8ques, selon cette m\u00eame loi. Finalement, il est aussi inscrit dans la loi que des services doivent \u00eatre donn\u00e9s aux personnes vivant dans les p\u00e9nitenciers (Parliament of Georgia, 1996, p. 1). Aussi, la loi sur l\u2019\u00e9ducation sup\u00e9rieure stipule qu\u2019une biblioth\u00e8que universitaire est obligatoire dans chacune des universit\u00e9s du pays (Garibashvili, 2015).<\/p>\r\n\r\n<h3><a id=\"_llce3ooho9il\"><\/a>La loi sur le d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal<\/h3>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">Ensuite, une autre loi influen\u00e7ant le cadre l\u00e9gal des biblioth\u00e8ques en G\u00e9orgie est la loi sur le d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal. Pr\u00e9c\u00e9demment, la biblioth\u00e8que nationale parlementaire avait pris ce r\u00f4le de mani\u00e8re informelle, \u00e0 la suite de la dissolution de l\u2019Union sovi\u00e9tique. Effectivement, \u00e0 partir de 2006, apr\u00e8s avoir absorb\u00e9 la collection de la chambre des livres d\u2019\u00c9tat (cignis palata) qui servait de d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal au temps sovi\u00e9tique, la biblioth\u00e8que nationale parlementaire recevait une copie de chaque document paru, et ce, \u00e0 la suite d\u2019un accord avec les maisons d\u2019\u00e9dition de la G\u00e9orgie (Chelidze et Zmroczek, 2010, p.\u202f3). Cela a chang\u00e9 en 2014, alors qu\u2019une nouvelle loi sur le d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal est adopt\u00e9e par le parlement de la G\u00e9orgie. Cette loi stipule que le d\u00e9p\u00f4t de quatre copies de toutes les publications se doit d\u2019\u00eatre fourni aux biblioth\u00e8ques d\u2019\u00c9tat et que trois copies doivent \u00eatre fournies \u00e0 la biblioth\u00e8que nationale parlementaire (Garibashvili, 2015). Le but de ce d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal est de d\u00e9velopper une large bibliographie nationale et d\u2019assurer la pr\u00e9servation de l\u2019h\u00e9ritage culturel de la G\u00e9orgie (Parliament of Georgia, 2014, p. 2).<\/p>\r\n\r\n<h2><a id=\"_2q0x1how1utc\"><\/a>Information compl\u00e9mentaire\/particularit\u00e9s<\/h2>\r\n<h3><a id=\"_8fjiahscr6qf\"><\/a>Mus\u00e9e des livres<\/h3>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">La Biblioth\u00e8que nationale parlementaire de G\u00e9orgie accueille en son centre le Mus\u00e9e des livres. Il contient certains des plus vieux et des plus rares livres imprim\u00e9s. Le Mus\u00e9e, qui est le plus gros de son esp\u00e8ce dans la r\u00e9gion du Caucase, contient environ 10\u2009000\u202flivres provenant des archives de la Biblioth\u00e8que. Certains des livres incluent\u202f: des \u00e9ditions du premier livre g\u00e9orgien imprim\u00e9 \u00e0 Rome au XVII<sup>e<\/sup>\u202fsi\u00e8cle\u2009; le Livre des Psaumes du 18<sup>e<\/sup>\u202fsi\u00e8cle, premier livre imprim\u00e9 par une imprimerie g\u00e9orgienne (\u00e9dition 1709)\u2009; le dictionnaire G\u00e9orgien-Italien, premier livre imprim\u00e9 en g\u00e9orgien\u2009; et maints autres (The National Parliamentary Library of Georgia, 2020).<\/p>\r\n\r\n<h3><a id=\"_n7tcry4zjg67\"><\/a>Libert\u00e9 intellectuelle<\/h3>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">Un \u00e9l\u00e9ment ayant \u00e9t\u00e9 positivement influenc\u00e9 par la dissolution de l\u2019URSS a \u00e9t\u00e9 la libert\u00e9 intellectuelle (IFLA, 2000). Effectivement, au moment de l\u2019Union sovi\u00e9tique, de la censure d\u2019information \u00e9tait pr\u00e9sente, dans les biblioth\u00e8ques, alors que certains livres contenant des id\u00e9ologies diff\u00e9rentes de celles de l\u2019URSS \u00e9taient interdits pour la consultation par le public (IFLA, 2000, p.\u202f2). Avec le temps, cette censure s\u2019est vu diminuer alors que les biblioth\u00e8ques g\u00e9orgiennes ont \u00e9tabli des politiques faisant la promotion de la libert\u00e9 intellectuelle (IFLA, 2000, p.\u202f3). Ces politiques ont m\u00eame \u00e9t\u00e9 inscrites dans la loi sur la biblioth\u00e9conomie du pays, comme mentionn\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, alors que l\u2019acc\u00e8s libre et illimit\u00e9 aux ressources d\u2019information est un principe fondamental des biblioth\u00e8ques (Parliament of Georgia, 1996, p. 1).<\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">Cependant, plus r\u00e9cemment, de plus en plus de craintes en lien avec la libert\u00e9 intellectuelle surviennent en G\u00e9orgie. En effet, le gouvernement de la G\u00e9orgie, en mai 2024, a introduit une nouvelle loi s\u2019appelant \u00ab\u2009Transparancy on Foreign Influence\u2009\u00bb ou \u00ab\u2009Transparence sur l\u2019influence \u00e9trang\u00e8re\u2009\u00bb (Welt, 2024, p.\u202f1). Cette loi, inspir\u00e9e du Kremlin selon le gouvernement des \u00c9tats-Unis, veut que les m\u00e9dias et les organisations non gouvernementales recevant plus de 20\u202f% de leur financement de la part d\u2019organismes \u00e9trangers soient tr\u00e8s strictement r\u00e9gularis\u00e9s (Welt, 2024, p.\u202f1). Ces derniers seront qualifi\u00e9s \u00ab\u2009d\u2019organisations servant des int\u00e9r\u00eats \u00e9trangers [traduction libre]\u2009\u00bb (Welt, 2024, p.\u202f1). Ce titre, tr\u00e8s stigmatisant, aura pour effet \u00ab\u2009d\u2019affaiblir la confiance du public [envers ces organismes] et de diminuer leur acc\u00e8s \u00e0 des ressources financi\u00e8res [traduction libre]\u2009\u00bb (Welt, 2024, p.\u202f1).<\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">Plusieurs manifestations ont eu lieu, en G\u00e9orgie, dans l\u2019espoir de contrer l\u2019adoption de cette loi, alors qu\u2019elle pose un danger \u00e0 la libert\u00e9 d\u2019expression et la libert\u00e9 intellectuelle. En effet, plusieurs chercheurs et institutions d\u2019enseignement sup\u00e9rieur re\u00e7oivent leur financement d\u2019organismes internationaux et verront leurs activit\u00e9s influenc\u00e9es par l\u2019adoption de cette loi (Kazakli, 2024). Des organismes internationaux, comme l\u2019ONU, ont aussi s\u00e9v\u00e8rement critiqu\u00e9 cette loi, la qualifiant de violation des droits humains et d\u2019un pas dans la mauvaise direction pour le pays (Lawlor et al., 2024).<\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">Aussi, en d\u00e9cembre 2024, l\u2019\u00e9lection \u00e0 la pr\u00e9sidence d\u2019un politicien pro-russe apporte des craintes d\u2019un mouvement vers l\u2019arri\u00e8re, vu ses fortes rh\u00e9toriques anti-occidentales et ses projets de loi similaires \u00e0 ceux de la Russie (Charlton, 2024).<\/p>\r\n\r\n<h2><a id=\"_4dvwfd4stin5\"><\/a>R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Allen, W.E.D. (1971). <em><em>A History of the Georgian People - From the Beginning Down to the Russian Conquest in the Nineteenth Century <\/em><\/em>(2e \u00e9d.). Routledge.<\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Central Intelligence Agency. (2024). <em><em>Georgia.<\/em><\/em> The world factbook. <a class=\"rId863\" href=\"https:\/\/www.cia.gov\/the-world-factbook\/countries\/georgia\/\">https:\/\/www.cia.gov\/the-world-factbook\/countries\/georgia\/<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Centre national des manuscrits de G\u00e9orgie. (2023, 13 d\u00e9cembre). Dans <em><em>Wikip\u00e9dia<\/em><\/em>. <a class=\"rId865\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Centre_national_des_manuscrits_de_G%C3%A9orgie\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Centre_national_des_manuscrits_de_G%C3%A9orgie<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Charlton, A. (2024, 14 d\u00e9cembre). Ex-soccer player Kavelashvili becomes Georgia\u2019s president in a blow to its EU aspirations. <em><em>CTV News<\/em><\/em>. <a class=\"rId867\" href=\"https:\/\/www.ctvnews.ca\/world\/ex-soccer-player-kavelashvili-becomes-georgia-s-president-in-a-blow-to-its-eu-aspirations-1.7145900\">https:\/\/www.ctvnews.ca\/world\/ex-soccer-player-kavelashvili-becomes-georgia-s-president-in-a-blow-to-its-eu-aspirations-1.7145900<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Chelidze, A. K. et Zmroczek, J. (2010). National bibliography of Georgia: past, present, future. <em><em>Slavic &amp; East European Information Resources<\/em><\/em>, <em><em>11<\/em><\/em>(1), 41\u201345. <a class=\"rId869\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/15228881003631790\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/15228881003631790<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Chitanava, E. et Gavtadze, M. (2020). Limitations to Freedom of Religion or Belief in Georgia: Legislation and State Policy. <em><em>Religion &amp; Human Rights<\/em><\/em>, <em><em>15<\/em><\/em>(1-2), 153\u2013171. <a class=\"rId871\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1163\/18710328-BJA10006\">https:\/\/doi.org\/10.1163\/18710328-BJA10006<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Conference of European National Librarians. (s. d.-a). <em><em>About CENL<\/em><\/em>. <a class=\"rId873\" href=\"https:\/\/www.cenl.org\/about-cenl\/\">https:\/\/www.cenl.org\/about-cenl\/<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Conference of European National Librarians. (s. d.-b). <em><em>Georgia<\/em><\/em>. <a class=\"rId875\" href=\"https:\/\/www.cenl.org\/library\/national-parliamentary-library-of-georgia\/\">https:\/\/www.cenl.org\/library\/national-parliamentary-library-of-georgia\/<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Electronic Information for Libraries<em><em>.<\/em><\/em> (s. d.-a). <em><em>Georgia<\/em><\/em>. EIFL. <a class=\"rId877\" href=\"https:\/\/www.eifl.net\/country\/georgia\">https:\/\/www.eifl.net\/country\/georgia<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Electronic Information for Libraries. (s. d.-b). <em><em>Open Access in Georgia. <\/em><\/em>EIFL. <a class=\"rId879\" href=\"https:\/\/www.eifl.net\/eifl-in-action\/open-access-georgia\">https:\/\/www.eifl.net\/eifl-in-action\/open-access-georgia<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">EOSC. (s. d.-a).<em><em> EOSC Association<\/em><\/em>. <a class=\"rId881\" href=\"https:\/\/eosc.eu\/\">https:\/\/eosc.eu\/<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">EOSC. (s. d.-b). <em><em>National Science Library of Georgia<\/em><\/em>. <a class=\"rId883\" href=\"https:\/\/eosc.eu\/practice\/national-science-library-of-georgia\/\">https:\/\/eosc.eu\/practice\/national-science-library-of-georgia\/<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">EU4Digital. (2022, 14 d\u00e9cembre). <em><em>The National Science Library of Georgia at the forefront of Open Science.<\/em><\/em> <a class=\"rId885\" href=\"https:\/\/eufordigital.eu\/the-national-science-library-of-georgia-at-the-forefront-of-open-science\/\">https:\/\/eufordigital.eu\/the-national-science-library-of-georgia-at-the-forefront-of-open-science\/<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">European Commission. (2024). <em><em>Georgia<\/em><\/em>. European Union<em><em>.<\/em><\/em> <a class=\"rId887\" href=\"https:\/\/neighbourhood-enlargement.ec.europa.eu\/european-neighbourhood-policy\/countries-region\/georgia_en\">https:\/\/neighbourhood-enlargement.ec.europa.eu\/european-neighbourhood-policy\/countries-region\/georgia_en<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Garibashvili, I. (2015). Libraries in Georgia in 2004-2015. <em><em>Journal of Library Administration<\/em><\/em>, <em><em>55<\/em><\/em>(7), 549\u2011561. <a class=\"rId889\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/01930826.2015.1076311\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/01930826.2015.1076311<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Georgia Library Association. (s. d.-a). <em><em>About Georgian Library Association<\/em><\/em>. <a class=\"rId891\" href=\"http:\/\/www.gela.org.ge\/en\/about\">http:\/\/www.gela.org.ge\/en\/about<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Georgia Library Association. (s. d.-b). <em><em>Board of Association<\/em><\/em>. <a class=\"rId893\" href=\"http:\/\/www.gela.org.ge\/en\/about\/board\">http:\/\/www.gela.org.ge\/en\/about\/board<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Georgian Integrated Library Information System Consortium. (s. d.) <em><em>Georgian Integrated Library Information System Consortium<\/em><\/em>. Open Journals. <a class=\"rId895\" href=\"https:\/\/openjournals.ge\/index.php\/index\/consortium\">https:\/\/openjournals.ge\/index.php\/index\/consortium<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Georgian National Centre of Manuscripts. (2024b, 23 ao\u00fbt). Dans <em><em>Wikipedia<\/em><\/em>. <a class=\"rId897\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Georgian_National_Center_of_Manuscripts\">https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Georgian_National_Center_of_Manuscripts<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">G\u00e9orgie. (1995). Constitution du 24 ao\u00fbt 1995. <em><em>Digith\u00e8que MJP.<\/em><\/em> <a class=\"rId899\" href=\"https:\/\/mjp.univ-perp.fr\/constit\/ge1995i.htm\">https:\/\/mjp.univ-perp.fr\/constit\/ge1995i.htm<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Gunia-Kucnetsova, N. (2022, novembre). <em><em>Georgia: short cultural policy profile<\/em><\/em>. Cultural Policies. <a class=\"rId901\" href=\"https:\/\/www.culturalpolicies.net\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Georgia_short_112022.pdf\">https:\/\/www.culturalpolicies.net\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Georgia_short_112022.pdf<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Institute for Development of Freedom of Information. (2014, 4 ao\u00fbt). <em><em>Georgian Public Services through Libraries.<\/em><\/em> <a class=\"rId903\" href=\"https:\/\/idfi.ge\/en\/georgian-public-services-through-libraries\">https:\/\/idfi.ge\/en\/georgian-public-services-through-libraries<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">IFLA. (2000, 14 novembre). <em><em>IFLA\/FAIFE world report: libraries and intellectual freedom<\/em><\/em>. <a class=\"rId905\" href=\"https:\/\/www.ifla.org\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/assets\/faife\/publications\/ifla-world-report\/georgia.pdf\">https:\/\/www.ifla.org\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/assets\/faife\/publications\/ifla-world-report\/georgia.pdf<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">International Federation of Library Associations and Institutions. (2024). <em><em>Georgia<\/em><\/em>. Library Map of the World<em><em>.<\/em><\/em> <a class=\"rId907\" href=\"https:\/\/librarymap.ifla.org\/map\/Metric\/Number-of-libraries\/LibraryType\/National-Libraries,Academic-Libraries,Public-Libraries,Community-Libraries,School-Libraries,Other-Libraries\/Country\/Georgia\/Weight\/Totals-by-Country\">https:\/\/librarymap.ifla.org\/map\/Metric\/Number-of-libraries\/LibraryType\/National-Libraries,Academic-Libraries,Public-Libraries,Community-Libraries,School-Libraries,Other-Libraries\/Country\/Georgia\/Weight\/Totals-by-Country<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Johnson, I. M. (2013a). Library development in the Georgian Republic: Problems and Progress since the Dissolution of the USSR. <em><em>World Libraries, 20<\/em><\/em>(2). <a class=\"rId909\" href=\"https:\/\/worldlibraries.dom.edu\/index.php\/worldlib\/article\/view\/516\">https:\/\/worldlibraries.dom.edu\/index.php\/worldlib\/article\/view\/516<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Johnson, I. M. (2013b). The rehabilitation of library and information services and professional education in the post-Soviet Republics: Reflections from a development project. <em><em>Information Development, 30,<\/em><\/em> 130\u2011147. <a class=\"rId911\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/0266666913479389\">https:\/\/doi.org\/10.1177\/0266666913479389<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Kazakli, O. (2024, 2 juin). <em><em>New law puts academic freedom in Georgia at risk<\/em><\/em>. Endangered Scholars Worldwide. <a class=\"rId913\" href=\"https:\/\/www.endangeredscholarsworldwide.net\/post\/new-law-puts-academic-freedom-in-georgia-at-risk\">https:\/\/www.endangeredscholarsworldwide.net\/post\/new-law-puts-academic-freedom-in-georgia-at-risk<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Kranich, N. (2001). <em><em>Strengthening Library Associations in the South Caucasus: A Regional Workshop.<\/em><\/em> American Library Association. <a class=\"rId915\" href=\"https:\/\/www.ala.org\/aboutala\/offices\/iro\/iroactivities\/strengtheningassociationsnancy\">https:\/\/www.ala.org\/aboutala\/offices\/iro\/iroactivities\/strengtheningassociationsnancy<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Lawlor, M., Romero, G., Khan, I. et Bailliet, C.-M. (2024, 15 mai). <em><em>Georgia: UN experts condemn adoption of law on transparancy of foreign influence<\/em><\/em>. United Nations. <a class=\"rId917\" href=\"https:\/\/www.ohchr.org\/en\/press-releases\/2024\/05\/georgia-un-experts-condemn-adoption-law-transparency-foreign-influence\">https:\/\/www.ohchr.org\/en\/press-releases\/2024\/05\/georgia-un-experts-condemn-adoption-law-transparency-foreign-influence<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Library Automation Association in Georgia. (s. d.). <em><em>About LAAG<\/em><\/em>. <a class=\"rId919\" href=\"https:\/\/laag.tripod.com\/laag1.htm\">https:\/\/laag.tripod.com\/laag1.htm<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">McGhie, H.A. (2023). <em><em>Localizing the SDGs Through Museums and Libraries: making a better difference<\/em><\/em>. Curating Tomorrow. <a class=\"rId921\" href=\"https:\/\/curatingtomorrow236646048.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/localizing-the-sdgs-2023.pdf\">https:\/\/curatingtomorrow236646048.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/localizing-the-sdgs-2023.pdf<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">National Archives of Georgia. (s. d.). <em><em>Mediathek.<\/em><\/em> <a class=\"rId923\" href=\"https:\/\/archive.gov.ge\/en\/mediateka\">https:\/\/archive.gov.ge\/en\/mediateka<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">National Parliamentary Library of Georgia. (2024a, 3 avril). Dans <em><em>Wikipedia<\/em><\/em>. <a class=\"rId925\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/National_Parliamentary_Library_of_Georgia\">https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/National_Parliamentary_Library_of_Georgia<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">National Science Library (Georgia). (2022, 9 juillet). Dans <em><em>Wikipedia<\/em><\/em>. <a class=\"rId927\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/National_Science_Library_(Georgia)\">https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/National_Science_Library_(Georgia)<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Parliament of Georgia. (1996, 10 juillet). <em><em>Law of Georgia on librarianship <\/em><\/em>(publication no 267). <a class=\"rId929\" href=\"https:\/\/matsne.gov.ge\/en\/document\/view\/33046?publication=2\">https:\/\/matsne.gov.ge\/en\/document\/view\/33046?publication=2<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Parliament of Georgia. (2014, 18 ao\u00fbt). <em><em>On legal deposit <\/em><\/em>(publication no 2645-\u10e0\u10e1). <a class=\"rId931\" href=\"https:\/\/matsne.gov.ge\/en\/document\/view\/2455838?publication=0\">https:\/\/matsne.gov.ge\/en\/document\/view\/2455838?publication=0<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Parliament of Georgia. (2019). <em><em>Rules of procedure of the parliament of Georgia<\/em><\/em>. <a class=\"rId933\" href=\"https:\/\/legislationline.org\/sites\/default\/files\/documents\/a5\/Georgia%20-%20ROP_as_of_27_Dec_2018_ENG.pdf\">https:\/\/legislationline.org\/sites\/default\/files\/documents\/a5\/Georgia%20-%20ROP_as_of_27_Dec_2018_ENG.pdf<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Pavliashvili, N. (2023, 21 ao\u00fbt). Georgia: Adapting to a culture of open science. <em><em>EIFL<\/em><\/em>. <a class=\"rId935\" href=\"https:\/\/www.eifl.net\/blogs\/georgia-adapting-culture-open-science\">https:\/\/www.eifl.net\/blogs\/georgia-adapting-culture-open-science<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Tbilisi State University. (s. d.) <em><em>Vocational Education Programs and Catalogue<\/em><\/em>. <a class=\"rId937\" href=\"https:\/\/www.tsu.ge\/en\/vocational-center\/page\/1622\">https:\/\/www.tsu.ge\/en\/vocational-center\/page\/1622<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">The GEF Small Grants Program. (s. d.). <em><em>Green Libraries in Chiatura Municipality<\/em><\/em>. <a class=\"rId939\" href=\"https:\/\/www.sgp.undp.org\/spacial-itemid-projects-landing-page\/spacial-itemid-project-search-results\/spacial-itemid-project-detailpage.html?view=projectdetail&amp;id=27789\">https:\/\/www.sgp.undp.org\/spacial-itemid-projects-landing-page\/spacial-itemid-project-search-results\/spacial-itemid-project-detailpage.html?view=projectdetail&amp;id=27789<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">The National Parliamentary Library of Georgia. (s. d.-a). <em><em>History of the library<\/em><\/em>. <a class=\"rId941\" href=\"https:\/\/www.nplg.gov.ge\/eng\/History_of_the_Library\">https:\/\/www.nplg.gov.ge\/eng\/History_of_the_Library<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">The National Parliamentary Library of Georgia. (s. d.-b). <em><em>General information.<\/em><\/em> <a class=\"rId943\" href=\"https:\/\/www.nplg.gov.ge\/eng\/General_Information\">https:\/\/www.nplg.gov.ge\/eng\/General_Information<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">The National Parliamentary Library of Georgia. (2020, 1er avril). <em><em>The Museum of Books \u2013 Virtual Exhibition<\/em><\/em>. <a class=\"rId945\" href=\"https:\/\/www.nplg.gov.ge\/eng\/exhibitions\/The_Museum_of_Books_-_Virtual_Exhibition\/4066\">https:\/\/www.nplg.gov.ge\/eng\/exhibitions\/The_Museum_of_Books_-_Virtual_Exhibition\/4066<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Toria, M. (2014). \"The Soviet occupation of Georgia in 1921 and the Russian\u2013Georgian war of August 2008 \". <em><em>The making of modern Georgia, 1918-2012: the first Georgian republic and its successors<\/em><\/em> (S. F. Jones, Ed.). Routledge. <a class=\"rId947\" href=\"https:\/\/www.taylorfrancis.com\/chapters\/edit\/10.4324\/9781315818207-19\/soviet-occupation-georgia-1921-russian%E2%80%93georgian-war-august-2008-malkhaz-toria?context=ubx&amp;refId=1ef3a240-5793-4d86-96d2-b2c2a885e799\">https:\/\/www.taylorfrancis.com\/chapters\/edit\/10.4324\/9781315818207-19\/soviet-occupation-georgia-1921-russian%E2%80%93georgian-war-august-2008-malkhaz-toria?context=ubx&amp;refId=1ef3a240-5793-4d86-96d2-b2c2a885e799<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">UNESCO. (s. d.). <em><em>Monast\u00e8re de Gh\u00e9lati<\/em><\/em>. <a class=\"rId949\" href=\"https:\/\/whc.unesco.org\/fr\/list\/710\/\">https:\/\/whc.unesco.org\/fr\/list\/710\/<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Welt, C. (2024, 28 mai). <em><em>Georgia\u2019s parliament passes \u201ctransparency of foreign influence\u201d law<\/em><\/em> (publication no IN12368). Congressional Research Service. <a class=\"rId951\" href=\"https:\/\/crsreports.congress.gov\/product\/pdf\/IN\/IN12368\">https:\/\/crsreports.congress.gov\/product\/pdf\/IN\/IN12368<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\"><em><em>\u10e1\u10d0\u10e5\u10d0\u10e0\u10d7\u10d5\u10d4\u10da\u10dd\u10e1 \u10d1\u10d8\u10d1\u10da\u10d8\u10dd\u10d7\u10d4\u10d9\u10d0<\/em><\/em>. (s. d.). National Parliamentary Library of Georgia. <a class=\"rId953\" href=\"https:\/\/dspace.nplg.gov.ge\/handle\/1234\/20971\">https:\/\/dspace.nplg.gov.ge\/handle\/1234\/20971<\/a><\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">\u10e1\u10d0\u10e5\u10d0\u10e0\u10d7\u10d5\u10d4\u10da\u10dd\u10e1 \u10e1\u10d0\u10d1\u10d8\u10d1\u10da\u10d8\u10dd\u10d7\u10d4\u10d9\u10dd \u10d0\u10e1\u10dd\u10ea\u10d8\u10d0\u10ea\u10d8\u10d0. Georgian Library Association. (s. d.). <em><em>Accueil<\/em><\/em>. [Page Facebook]. Facebook. <a class=\"rId955\" href=\"https:\/\/www.facebook.com\/GeorgianLibraryAssociation2000\">https:\/\/www.facebook.com\/GeorgianLibraryAssociation2000<\/a><\/p>\r\n\r\n<\/div>","rendered":"<div class=\"g\u00e9orgie-\">\n<p class=\"import-Normal\"><em>Laurence Destroismaisons, Gabrielle Girard, Roxanne Migneault, \u00c9lisabeth Pouliot, Emmanuelle Villa<\/em><\/p>\n<h2><a id=\"_q8uogw242c2\"><\/a>Profil du pays<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">Tirant ses racines mythologiques et g\u00e9ographiques des royaumes de Colchide et de Kartli-Ib\u00e9rie, la G\u00e9orgie est un pays transcontinental de pr\u00e8s de cinq millions d\u2019habitants (CIA, 2024). Reposant principalement sur l\u2019agriculture et l\u2019exploitation mini\u00e8re, \u00ab\u2009le pays des Amazones\u2009\u00bb est situ\u00e9 sur la c\u00f4te est de la mer Noire faisant de la G\u00e9orgie un pays du Moyen-Orient, divis\u00e9 entre l\u2019Europe et l\u2019Asie (CIA, 2024). L\u2019approbation du pays comme candidat de l\u2019Union europ\u00e9enne en d\u00e9cembre 2023 illustre que la G\u00e9orgie est plus inclin\u00e9e vers ses origines occidentales que ses racines orientales (European Commission, 2024).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">La G\u00e9orgie obtient temporairement son ind\u00e9pendance de l\u2019Empire russe le 26\u202fmai 1918 avant de se retrouver \u00e0 nouveau sous un r\u00e9gime \u00e9tranger, l\u2019Union sovi\u00e9tique, le 25\u202ff\u00e9vrier 1921 \u00e0 la suite de sa d\u00e9faite lors de la guerre sovi\u00e9to-g\u00e9orgienne (CIA, 2024) (Toria, 2014, p.\u202f318). Puis, la R\u00e9publique socialiste sovi\u00e9tique de G\u00e9orgie obtient une seconde ind\u00e9pendance le 9\u202favril 1991 apr\u00e8s soixante-dix ans sous l\u2019URSS (CIA, 2024). Actuellement, la G\u00e9orgie est une r\u00e9publique semi-pr\u00e9sidentielle divis\u00e9e en cinq r\u00e9gions g\u00e9ographiques dans lesquelles il existe neuf r\u00e9gions administratives qui excluent la capitale, Tbilissi, et les deux r\u00e9publiques autonomes, soit l\u2019Abkhazie et l\u2019Adjarie (CIA, 2024). La langue officielle du pays est le g\u00e9orgien (CIA, 2024).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">Malgr\u00e9 le statut s\u00e9culier de la G\u00e9orgie \u00e9tabli dans la premi\u00e8re constitution de 1921, puis r\u00e9p\u00e9t\u00e9 dans celle de 1995, la r\u00e9alit\u00e9 est que l\u2019\u00c9glise orthodoxe g\u00e9orgienne (EOG) jouit non seulement d\u2019un statut sp\u00e9cial, mais aussi de privil\u00e8ges politiques, l\u00e9gislatifs, financiers et territoriaux (Chitanava and Gavtadze, 2020, p. 154). En effet, une entente constitutionnelle est m\u00eame sign\u00e9e par l\u2019\u00e9tat et l\u2019EOG le 14\u202foctobre 2002 alors que les autres communaut\u00e9s religieuses sont priv\u00e9es de s\u2019enregistrer comme organisations l\u00e9gales jusqu\u2019en 2005 (Chitanava and Gavtadze, 2020, p. 156).<\/p>\n<h2><a id=\"_fye8zdge4fo5\"><\/a>Histoire<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">L\u2019histoire des biblioth\u00e8ques en G\u00e9orgie peut \u00eatre retrac\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque du Moyen \u00c2ge. La p\u00e9riode qualifi\u00e9e \u00ab\u2009d\u2019\u00c2ge d\u2019or\u2009\u00bb de la G\u00e9orgie m\u00e9di\u00e9vale, s\u2019\u00e9talant du XI<sup>e<\/sup> au XIII<sup>e<\/sup>\u202fsi\u00e8cle, est caract\u00e9ris\u00e9e par un fort d\u00e9veloppement du pays sur le plan politique, \u00e9conomique et culturel. C\u2019est \u00e0 cette \u00e9poque que sont fond\u00e9s plusieurs monast\u00e8res orthodoxes, devenant rapidement des lieux de culture et de savoirs\u202f: les moines y produisent et y conservent des livres \u00e0 caract\u00e8re religieux et scientifique (Allen, 1971, p.\u202f315). Les \u00e9glises conservent \u00e9galement de grandes quantit\u00e9s d\u2019ouvrages richement enlumin\u00e9s (Allen, 1971, p.\u202f271). En raison de leur biblioth\u00e8que, quelques monast\u00e8res tels que celui de Gh\u00e9lati peuvent abriter leur propre acad\u00e9mie destin\u00e9e aux intellectuels (UNESCO, s. d.). Au cours des si\u00e8cles suivants, les tensions et les guerres entre les G\u00e9orgiens et les Mongols, les Turcs et les Perses ralentissent toutefois l\u2019essor culturel au pays (Allen, 1971, p.\u202f316). En 1801, la G\u00e9orgie est annex\u00e9e \u00e0 l\u2019Empire russe. Quelques d\u00e9cennies plus tard, en 1846, la premi\u00e8re biblioth\u00e8que publique au pays est fond\u00e9e \u00e0 Tbilissi (Johnson, 2013a).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">De 1922 \u00e0 1991, sous l\u2019URSS, la R\u00e9publique socialiste sovi\u00e9tique de G\u00e9orgie compte environ 8000\u202fbiblioth\u00e8ques au total, dont 2200\u202fbiblioth\u00e8ques publiques (Johnson, 2013a). Cette \u00e9poque se caract\u00e9rise par la centralisation du pouvoir d\u00e9cisionnel au sein du Conseil des biblioth\u00e8ques de l\u2019URSS\u2009; les biblioth\u00e9caires de la R\u00e9publique socialiste sovi\u00e9tique de G\u00e9orgie sont alors charg\u00e9es d\u2019implanter les politiques et les proc\u00e9dures \u00e9mises par le Conseil, leur propre capacit\u00e9 d\u2019action \u00e9tant extr\u00eamement limit\u00e9e (Johnson, 2013b, p.\u202f131). Une \u00ab\u2009Biblioth\u00e8que r\u00e9publicaine d\u2019\u00c9tat\u2009\u00bb, pr\u00e9sente dans chaque R\u00e9publique socialiste sovi\u00e9tique, assure la liaison avec Moscou (Johnson, 2013a). La dislocation de l\u2019URSS en 1991 d\u00e9stabilise toutefois profond\u00e9ment le r\u00e9seau des biblioth\u00e8ques de toutes les anciennes R\u00e9publiques socialistes sovi\u00e9tiques. Ian Martin Johnson s\u2019est attard\u00e9 aux cons\u00e9quences de cet \u00e9v\u00e9nement sur la G\u00e9orgie nouvellement ind\u00e9pendante. Les t\u00e2ches qui \u00e9taient jusqu\u2019alors assum\u00e9es par les organismes centraux, tels que le d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal et la production d\u2019une bibliographie nationale, ne le sont plus (Johnson, 2013b, p.\u202f133). Les syst\u00e8mes de gestion bibliographique, pour leur part, avaient \u00e9t\u00e9 \u00e9difi\u00e9s \u00e0 partir des normes et standards sovi\u00e9tiques d\u00e9sormais obsol\u00e8tes (Johnson, 2013b, p.\u202f134). Toujours selon Johnson, les biblioth\u00e9caires manquent de ressources \u00e0 la chute du r\u00e9gime\u202f: soudainement priv\u00e9s du financement qu\u2019ils recevaient de Moscou, ils se retrouvent \u00e9galement \u00e0 devoir exercer un pouvoir d\u00e9cisionnel dont ils n\u2019ont pas eu la responsabilit\u00e9 pendant soixante-dix ans (2013b, p.\u202f131). Plusieurs quittent la profession, et le nombre de biblioth\u00e8ques au pays diminue grandement en raison de manque d\u2019entretien et de financement. Les liaisons entre les anciennes r\u00e9publiques sont \u00e9galement rompues, privant les biblioth\u00e8ques g\u00e9orgiennes de syst\u00e8mes d\u2019information qui avaient \u00e9t\u00e9 centralis\u00e9s ou coordonn\u00e9s (Johnson, 2013b, p.\u202f131).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">Depuis l\u2019ind\u00e9pendance du pays, les biblioth\u00e8ques g\u00e9orgiennes \u0153uvrent ainsi \u00e0 une profonde restructuration de leurs activit\u00e9s (Johnson, 2013b, p.\u202f142). Cela se concr\u00e9tise par une collaboration \u00e9troite avec des organisations internationales telles que l\u2019ALA, l\u2019IFLA et l\u2019EIFL pour obtenir du financement ainsi que des formations pour les biblioth\u00e9caires. Ces d\u00e9marches visent \u00e0 moderniser les installations et les \u00e9quipements des biblioth\u00e8ques g\u00e9orgiennes, ainsi que de rendre leurs collections plus accessibles au moyen d\u2019outils num\u00e9riques (Kranich, 2001).<\/p>\n<h2><a id=\"_s3su1lee2exc\"><\/a>Types de biblioth\u00e8ques<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">Selon un recensement effectu\u00e9 par l\u2019IFLA en 2022, la G\u00e9orgie poss\u00e8de 4829\u202fbiblioth\u00e8ques, dont deux biblioth\u00e8ques nationales, 1998\u202fbiblioth\u00e8ques universitaires, 834\u202fbiblioth\u00e8ques publiques et 1995\u202fbiblioth\u00e8ques scolaires (International Federation of Library Associations and Institutions, 2024).<\/p>\n<h3><a id=\"_s4xqjnm21g3q\"><\/a>Biblioth\u00e8que nationale<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">La Biblioth\u00e8que nationale parlementaire de G\u00e9orgie (en g\u00e9orgien\u202f: \u10e1\u10d0\u10e5\u10d0\u10e0\u10d7\u10d5\u10d4\u10da\u10dd\u10e1 \u10de\u10d0\u10e0\u10da\u10d0\u10db\u10d4\u10dc\u10e2\u10d8\u10e1 \u10d4\u10e0\u10dd\u10d5\u10dc\u10e3\u10da\u10d8\u10d1\u10d8\u10d1\u10da\u10d8\u10dd\u10d7\u10d4\u10d9\u10d0, <em><em>sakartvelos p&rsquo;arlament&rsquo;is erovnuli bibliotek&rsquo;a)<\/em><\/em>, \u00e0 Tbilissi, est une biblioth\u00e8que gouvernementale sous la tutelle du Parlement de G\u00e9orgie. C\u2019est le d\u00e9p\u00f4t principal de livres de G\u00e9orgie (Wikipedia, 2024a). D\u00fb \u00e0 l\u2019histoire mouvement\u00e9e du pays, son nom et sa fonction ont chang\u00e9 \u00e0 maintes reprises. Tout commence en 1846 lorsque l\u2019Office du gouverneur g\u00e9n\u00e9ral de Tbilissi fonde la Biblioth\u00e8que publique de Tbilissi (Garibashvili, 2015). L\u2019Association de la biblioth\u00e8que priv\u00e9e (Private Associated Library), fond\u00e9e par Dimitri Kipiani, a fait don de ses collections \u00e0 la Biblioth\u00e8que en 1848 et en 1851, d\u00fb \u00e0 l\u2019augmentation du nombre de documents de sa collection, un nouvel immeuble a \u00e9t\u00e9 construit pour l\u2019abriter (Wikipedia, 2024a). \u00c0 partir de 1852, la Biblioth\u00e8que devait maintenant recevoir deux copies de toutes les publications du Caucase et en 1859, la collection de la Biblioth\u00e8que s\u2019\u00e9levait \u00e0 13\u2009260\u202fdocuments en 19\u202flangues diff\u00e9rentes (Wikipedia, 2024a). En 1868, la Biblioth\u00e8que devient la Biblioth\u00e8que Scientifique du mus\u00e9e du Caucase \u00e0 la suite de la fusion de la Biblioth\u00e8que publique de Tbilissi et du mus\u00e9e du Caucase (The National Parliamentary Library of Georgia., s. d.-a). La Biblioth\u00e8que fut ferm\u00e9e temporairement en 1914 pour la construction d\u2019un nouvel immeuble (The National Parliamentary Library of Georgia., s. d.-a). En 1923, elle est renomm\u00e9e Biblioth\u00e8que publique d\u2019\u00e9tat de G\u00e9orgie (The National Parliamentary Library of Georgia., s. d.-a). En 1937, sa principale collection, qui est alors aussi la collection la plus compl\u00e8te de documents nationaux imprim\u00e9s, vient de la biblioth\u00e8que de la Soci\u00e9t\u00e9 pour la diffusion de l\u2019alphab\u00e9tisation chez les G\u00e9orgiens qui fut active entre 1880 et 1927 (The National Parliamentary Library of Georgia., s. d.-a). La Biblioth\u00e8que change ensuite plusieurs fois de nom\u202f: elle devient la Biblioth\u00e8que de la R\u00e9publique en 1955 jusqu\u2019en 1990, quand elle est alors renomm\u00e9e Biblioth\u00e8que Nationale de G\u00e9orgie, puis elle obtient son nom actuel le 25\u202fd\u00e9cembre 1996 et est alors nomm\u00e9e Biblioth\u00e8que nationale parlementaire de G\u00e9orgie (The National Parliamentary Library of Georgia., s. d.-a). Depuis 2006, la Biblioth\u00e8que est membre de la F\u00e9d\u00e9ration internationale des associations et institutions de biblioth\u00e8ques (IFLA) (Garibashvili, 2015). Enfin, en 2023, on estime le nombre de documents \u00e0 4,7\u202fmillions, dont 3\u2009889\u2009263 en 99\u202flangues \u00e9trang\u00e8res (The National Parliamentary Library of Georgia, s. d.).<\/p>\n<h3><a id=\"_mtu3g1ktmaqd\"><\/a>Biblioth\u00e8que scientifique nationale de la G\u00e9orgie<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">La Biblioth\u00e8que scientifique nationale de la G\u00e9orgie (en g\u00e9orgien : \u10d4\u10e0\u10dd\u10d5\u10dc\u10e3\u10da\u10d8 \u10e1\u10d0\u10db\u10d4\u10ea\u10dc\u10d8\u10d4\u10e0\u10dd \u10d1\u10d8\u10d1\u10da\u10d8\u10dd\u10d7\u10d4\u10d9\u10d0, rovnuli sametsniero bibliotek\u2019a) a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e en 1941, mais \u00e9tablie en tant qu\u2019entit\u00e9 juridique d\u00e9pendante en 2006 \u00e0 la suite de la fusion entre la Biblioth\u00e8que scientifique centrale de l\u2019acad\u00e9mie g\u00e9orgienne des sciences, la Biblioth\u00e8que r\u00e9publicaine des sciences et de la technologie, la Biblioth\u00e8que du Mus\u00e9e I.\u202fGriashashvili et le Centre de traduction de la science et de la technologie. Puis, en 2012, elle a fusionn\u00e9 avec la Biblioth\u00e8que I. Javakhishvili de l\u2019universit\u00e9 de Tbilissi (Garibashvili, 2015). Elle est consid\u00e9r\u00e9e comme la plus grosse et l\u2019une des biblioth\u00e8ques les plus actives en G\u00e9orgie avec plus de 4\u202fmillions de livres, dont 600\u2009000 sont des publications \u00e9trang\u00e8res, 2,5\u202fmillions de journaux, 20\u202fmillions de brevets, microfilms, et autres documents (EOSC, s. d.-b). Elle est tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9e en ce qui concerne les services num\u00e9riques dont\u202f: un catalogue en ligne, le KOHA ILS qui est libre et \u00ab\u2009open source\u2009\u00bb\u2009; des services de num\u00e9risation\u2009; des formations et des ateliers sur la publication acad\u00e9mique avec l\u2019\u00ab\u2009open access\u2009\u00bb, la gestion de bibliographies et autres\u2009; un syst\u00e8me \u00ab\u2009open\u2009\u00bb regroupant 45\u202fjournaux g\u00e9orgiens et autres (EOSC, s. d.-b). Elle fait aussi partie de l\u2019association EOSC qui a pour but le d\u00e9veloppement de la science ouverte en Europe (EOSC, s. d.-a).<\/p>\n<h3><a id=\"_mrf4clsdtvp0\"><\/a>Biblioth\u00e8ques universitaires<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">En G\u00e9orgie, les biblioth\u00e8ques universitaires repr\u00e9sentent 41,4\u202f% du total des biblioth\u00e8ques\u2009; un pourcentage qui se partage presque, \u00e0 une d\u00e9cimale pr\u00e8s, avec les biblioth\u00e8ques scolaires selon les statistiques de 2022 (IFLA). Ainsi, bien que les biblioth\u00e8ques aient \u00e9t\u00e9 n\u00e9glig\u00e9es par l\u2019\u00e9tat g\u00e9orgien et sa population, celles \u00e9tablies dans les sph\u00e8res de l\u2019\u00e9ducation ont tout de m\u00eame r\u00e9ussi \u00e0 prouver leur importance et survivre aux nombreuses fermetures des ann\u00e9es\u202f2000 (Garibashvili, 2015, p.\u202f551, 555).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">En 2004, la proc\u00e9dure quant \u00e0 l\u2019attestation des universit\u00e9s est modifi\u00e9e par le minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation et de la Science (MES) \u00e9tant donn\u00e9 la hausse importante de petites universit\u00e9s dans le pays (Garibashvili, 2015, p.\u202f553). Cette nouvelle proc\u00e9dure revisite non seulement les crit\u00e8res pour les \u00e9tablissements d\u2019\u00e9tudes sup\u00e9rieures, mais \u00e9galement ceux des biblioth\u00e8ques affili\u00e9es \u00e0 ces \u00e9coles. \u00c0 la suite de ce processus d\u2019\u00e9limination, la G\u00e9orgie a r\u00e9duit le nombre d\u2019universit\u00e9s accr\u00e9dit\u00e9es d\u2019environ 250 \u00e0 100\u202f\u00e9tablissements (Garibashvili, 2015, p.\u202f553). \u00c0 la suite de ces fermetures, il a \u00e9t\u00e9 remarqu\u00e9 que la qualit\u00e9 et le nombre de services offerts aux \u00e9tudiants en biblioth\u00e8ques universitaires ont \u00e9t\u00e9 am\u00e9lior\u00e9s en comparaison aux ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes (Garibashvili, 2015, p.\u202f553). En effet, les crit\u00e8res ayant subi des modifications concernaient les \u00e9l\u00e9ments suivants\u202f: le nombre de livres par \u00e9tudiants, l\u2019acc\u00e8s \u00e0 des ordinateurs, l\u2019acc\u00e8s \u00e0 des sites dont la langue \u00e9tait le g\u00e9orgien et l\u2019acc\u00e8s \u00e0 des bases de donn\u00e9es (Garibashvili, 2015, p.\u202f553). De plus, pour conserver leur reconnaissance officielle, les biblioth\u00e8ques devaient poss\u00e9der des catalogues \u00e9lectroniques, une superficie permettant l\u2019installation d\u2019espaces collaboratifs comme des salles d\u2019\u00e9tude, des heures d\u2019ouverture flexibles et, finalement, les biblioth\u00e8ques devaient poss\u00e9der les effectifs pour maintenir un personnel permanent (Garibashvili, 2015, p.\u202f553).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">Entre 2004 et 2012, \u00e0 la suite du changement de la proc\u00e9dure par le minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation et de la Science, la plupart des instituts de recherche de G\u00e9orgie ont fusionn\u00e9 avec les biblioth\u00e8ques universitaires restantes (Garibashvili, 2015, p.\u202f553). Ces fusions n\u2019apportent pratiquement aucun b\u00e9n\u00e9fice aux institutions de recherche. En r\u00e9alit\u00e9, \u00e9tant donn\u00e9 que les instituts ne sont pas r\u00e9ellement incorpor\u00e9s dans les biblioth\u00e8ques auxquelles elles sont rattach\u00e9es, leurs budgets restent distincts des biblioth\u00e8ques universitaires et sont, donc, modestes (Garibashvili, 2015, p.\u202f553).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">Actuellement, les biblioth\u00e8ques universitaires de la G\u00e9orgie ont des catalogues en ligne (connus sous le terme OPACs) qui doivent respecter le standard\u202fMARC21 (Garibashvili, 2015, p.\u202f553). Les universit\u00e9s offrent \u00e9galement l\u2019acc\u00e8s aux ressources \u00e9lectroniques, notamment avec l\u2019abonnement consortium de l\u2019EIFL, ou <em><em>l\u2019Electronic Information for Libraries <\/em><\/em>(Garibashvili, 2015, p.\u202f554). Certaines universit\u00e9s d\u00e9cident plut\u00f4t de s\u2019abonner \u00e0 certains fournisseurs directement (Garibashvili, 2015, p.\u202f554).<\/p>\n<h3><a id=\"_k8ow28qtthmw\"><\/a>Biblioth\u00e8ques publiques<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">Comme mentionn\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, plusieurs biblioth\u00e8ques en G\u00e9orgie ont ferm\u00e9 dans les ann\u00e9es\u202f2000, notamment en 2007 et en 2008 (Garibashvili, 2015, p.\u202f551). En 2004, il \u00e9tait possible de d\u00e9nombrer deux mille biblioth\u00e8ques publiques qui poss\u00e9daient plusieurs divisions (Garibashvili, 2015, p.\u202f552). Ces biblioth\u00e8ques poss\u00e9daient plus ou moins les m\u00eames collections, mais les efforts et les ressources investis dans leurs effectifs, leurs services ainsi que l\u2019avancement et l\u2019acquisition des technologies informatiques n\u2019\u00e9taient vraisemblablement pas les m\u00eames (Garibashvili, 2015, p.\u202f552). En effet, en 2004, de cinq \u00e0 sept biblioth\u00e8ques offraient l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019internet (Garibashvili, 2015, p.\u202f552). Il est \u00e9vident que la modernisation des infrastructures et des ressources pour une telle quantit\u00e9 de biblioth\u00e8ques \u00e9tait impossible, surtout lorsque l\u2019on consid\u00e8re que la plupart de ces biblioth\u00e8ques d\u00e9su\u00e8tes se situaient dans les parties rurales de la G\u00e9orgie (Garibashvili, 2015, p.\u202f551). En 2007, le gouvernement g\u00e9orgien d\u00e9cide de se d\u00e9partir de leur responsabilit\u00e9 quant \u00e0 \u00ab\u2009l\u2019administration, le financement et le d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques publiques [traduction libre]\u2009\u00bb (Garibashvili, 2015, p.\u202f551). Dor\u00e9navant, ces responsabilit\u00e9s co\u00fbteuses sont sous la gouverne des autorit\u00e9s locales, except\u00e9 l\u2019observation et l\u2019offre de recommandations qui d\u00e9pend du minist\u00e8re de la Culture et la Biblioth\u00e8que nationale parlementaire (Garibashvili, 2015, p.\u202f551). Ainsi, il n\u2019est pas surprenant qu\u2019au cours des ann\u00e9es suivantes, seulement cent cinquante biblioth\u00e8ques publiques continuent leurs activit\u00e9s (Garibashvili, 2015, p.\u202f551).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">En 2014, on note une nette am\u00e9lioration chez les biblioth\u00e8ques publiques\u2009; entre autres, les biblioth\u00e8ques sont r\u00e9nov\u00e9es, elles acqui\u00e8rent des ordinateurs et se procurent l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019internet et \u00e0 des catalogues \u00e9lectroniques (Garibashvili, 2015, p.\u202f552). Le projet \u00ab\u2009Creation of the Mediathek of the National Archives of Georgia\u2009\u00bb voit le jour en 2013 \u00ab\u2009dans le cadre de l\u2019UNESCO Participation Program\u2009[traduction libre]\u2009\u00bb (National Archives of Georgia, s. d.). Ainsi, une \u00ab\u2009m\u00e9diathek\u2009\u00bb est \u00e9tablie au Central Audio-Visual and Film Archive, \u00e0 Tbilissi (National Archives of Georgia, s.d.). En 2014, le programme Beyond Access (financ\u00e9 par IREX) d\u00e9veloppe un projet avec l\u2019aide de l\u2019Agence du d\u00e9veloppement des services publics, la Georgian Libraries Association (GLA) et l\u2019Institute for Development of Freedom of Information (IDFI) afin de \u00ab\u2009donner un acc\u00e8s \u00e9gal \u00e0 l\u2019information et aux services publics gr\u00e2ce aux espaces communautaires, d\u00e9velopper des circonstances \u00e9conomiques opportunes \u00e0 tous les niveaux et rapporter les voix des citoyens aux ressources gouvernementales [traduction libre]\u2009\u00bb via l\u2019internet (IDFI, 2014). Le projet pilote du programme Beyond Access sur quatre biblioth\u00e8ques publiques rurales incluait\u202f: la \u00ab\u2009r\u00e9novation (des lieux), l\u2019installation d\u2019ordinateurs et l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la connexion internet, la formation des biblioth\u00e9caires et le d\u00e9veloppement de services [traduction libre]\u2009\u00bb pour r\u00e9pondre aux besoins des citoyens g\u00e9orgiens (Garibashvili, 2015, p.\u202f552). En r\u00e9sum\u00e9, ce sont les organisations locales et internationales qui ont sauv\u00e9 les biblioth\u00e8ques publiques g\u00e9orgiennes de leur pr\u00e9carit\u00e9.<\/p>\n<h3><a id=\"_3er0bmbgye4d\"><\/a>Biblioth\u00e8ques scolaires<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">Il y a quelques ann\u00e9es, il y a eu une restructuration de l\u2019infrastructure du syst\u00e8me d\u2019\u00e9ducation de la G\u00e9orgie. Le minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation et de la Science a prioris\u00e9 l\u2019alphab\u00e9tisation du pays en approvisionnant les biblioth\u00e8ques scolaires avec des manuels scolaires et autres documents d\u2019int\u00e9r\u00eat acad\u00e9mique, ainsi qu\u2019avec de la litt\u00e9rature \u00e9trang\u00e8re et a permis aux jeunes plus d\u00e9munis d\u2019avoir acc\u00e8s \u00e0 du mat\u00e9riel scolaire, le tout gr\u00e2ce \u00e0 un don de 8\u202fmillions de GEL (3,5\u202fmillions d\u2019euros) (Johnson, 2013a). Il n\u2019y a pas beaucoup de donn\u00e9es de recherche sur les biblioth\u00e8ques scolaires g\u00e9orgiennes, mais on estime qu\u2019il y a 2300\u202f\u00e9coles secondaires en G\u00e9orgie, mais seulement environ 2000\u202fbiblioth\u00e8ques scolaires (Garibashvili, 2015). Une inqui\u00e9tude en plus pour les biblioth\u00e8ques scolaires est que la plupart de leurs biblioth\u00e9caires n\u2019ont aucune formation professionnelle en biblioth\u00e9conomie (Garibashvili, 2015).<\/p>\n<h3 class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left;\">Autres biblioth\u00e8ques<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\">La G\u00e9orgie compte environ 150\u202fbiblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es (m\u00e9dicales, agriculturelles, etc.) en plus d\u2019un nombre non sp\u00e9cifi\u00e9 de biblioth\u00e8ques d\u2019organismes non gouvernementaux, priv\u00e9s et d\u2019organisations \u00e0 but non lucratif (Johnson, 2013a). Par exemple, en 2012, un projet de litt\u00e9ratie carc\u00e9rale a \u00e9t\u00e9 mis en place en collaboration avec des coll\u00e8gues d\u2019Oslo en Norv\u00e8ge, qui a permis de d\u00e9velopper une biblioth\u00e8que de qualit\u00e9 dans l\u2019une des prisons pour femmes du pays (Garibashvili, 2015). C\u2019\u00e9tait un projet pilote qui devait \u00eatre appliqu\u00e9 dans d\u2019autres p\u00e9nitenciers. Malheureusement, il n\u2019y a aucune donn\u00e9e sur la r\u00e9ussite du projet ou s\u2019il a effectivement \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9 \u00e0 d\u2019autres prisons.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">Le Centre national des manuscrits de G\u00e9orgie, situ\u00e9 \u00e0 Tbilissi, bien que consid\u00e9r\u00e9 comme un mus\u00e9e, est tr\u00e8s important pour le pays en terme litt\u00e9raire. Il a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 le 30\u202fjuin 1958 gr\u00e2ce au D\u00e9partement des Manuscrits du Mus\u00e9e National de G\u00e9orgie et sert de d\u00e9p\u00f4t pour les manuscrits anciens, les \u00e9ditions rares, les documents historiques ainsi que les archives priv\u00e9es de personnalit\u00e9s publiques du pays (Wikipedia, 2024b). Les langues dans lesquelles sont \u00e9crits les manuscrits sont nombreuses\u202f: g\u00e9orgien, grecque, russe, arabe, turque, h\u00e9breux, etc. (Wikipedia, 2024b). De plus, les manuscrits et documents historiques couvrent une p\u00e9riode chronologique tr\u00e8s \u00e9tendue, allant du V<sup>e<\/sup> au XX<sup>e<\/sup>\u202fsi\u00e8cle (Wikipedia, 2024b).<\/p>\n<h2><a id=\"_czgvgp23khbi\"><\/a>Cadre \u00e9ducatif en sciences de l\u2019information et des biblioth\u00e8ques<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">L\u2019histoire de la formation en biblioth\u00e9conomie, en G\u00e9orgie, plus particuli\u00e8rement pour devenir biblioth\u00e9caire, remonte \u00e0 l\u2019\u00e8re sovi\u00e9tique, lorsque la G\u00e9orgie faisait partie de l\u2019URSS. La formation \u00e9tait disponible \u00e0 un niveau de premier cycle (Johnson, 2013a, p.\u202f12). Il y avait diff\u00e9rentes \u00e9coles li\u00e9es \u00e0 la formation en biblioth\u00e9conomie, mais aujourd\u2019hui, la plupart sont ferm\u00e9es ou ont un statut qui est inconnu. Les programmes couvraient diff\u00e9rents aspects de la biblioth\u00e9conomie comme le catalogage, les bibliographies, l\u2019histoire des livres et des biblioth\u00e8ques, mais aussi d\u2019autres sujets de formation g\u00e9n\u00e9rale comme l\u2019histoire, la philosophie et la politique marxiste. Les technologies de l\u2019information ont commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre abord\u00e9es dans les ann\u00e9es\u202f60. Il y avait deux sp\u00e9cialisations, la premi\u00e8re\u2009; les biblioth\u00e9caires bibliographes et la deuxi\u00e8me\u2009; les biblioth\u00e9caires pour enfant ou biblioth\u00e9caires scolaires (Johnson, 2013a, p.\u202f12).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">Jusqu\u2019au d\u00e9but des ann\u00e9es\u202f2000, les programmes scolaires en biblioth\u00e9conomie \u00e9taient encore bas\u00e9s sur les programmes datant des ann\u00e9es\u202f60 selon des standards russes (URSS) (Johnson, 2013a, p.\u202f14). Comme plusieurs pays d\u2019Europe de l\u2019Est, la G\u00e9orgie a entrepris en 2005 le \u00ab\u2009bologna process\u2009\u00bb, soit le processus de transformer leur mod\u00e8le d\u2019\u00e9ducation universitaire pour se rapprocher des standards europ\u00e9ens avec des niveaux de baccalaur\u00e9at, de ma\u00eetrise et de doctorat (Johnson, 2013a, p.\u202f4). La transformation a permis la cr\u00e9ation de mineurs et de majeurs en biblioth\u00e9conomie et science de l\u2019\u00e9ducation. Malheureusement, personne ne s\u2019\u00e9tait inscrit \u00e0 ces programmes (Johnson, 2013a, p.\u202f14).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">Il est \u00e0 noter que les personnes qui avaient suivi des formations de premier cycle n\u2019\u00e9taient pas satisfaites des connaissances acquises dans ces programmes. Ces finissants rencontraient des difficult\u00e9s \u00e0 se trouver un emploi en biblioth\u00e9conomie\u2009; les dirigeants des biblioth\u00e8ques pr\u00e9f\u00e9raient engager des personnes avec des dipl\u00f4mes en langue, en histoire et en sociologie, car ils avaient un niveau d\u2019\u00e9tude plus \u00e9lev\u00e9. Mentionnons aussi qu\u2019\u00e0 une certaine \u00e9poque, Moscou avait encore une forte emprise sur les biblioth\u00e8ques de la G\u00e9orgie (Johnson, 2013b, p.\u202f138).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">En 2009, il y a eu l\u2019\u00e9tablissement d\u2019un projet r\u00e9alis\u00e9 en partenariat avec plusieurs pays europ\u00e9ens, dont l\u2019Arm\u00e9nie et l\u2019Ouzb\u00e9kistan, qui s\u2019appelait \u00ab\u2009New Master\u2019s Programmes in Librarianship and Information Studies\u2009\u00bb (NMPLIS) et qui visait une modernisation des programmes de biblioth\u00e9conomie et des sciences de l\u2019information. Le projet \u00e9tait financ\u00e9 par les fonds du programme TEMPUS (Trans European Mobility Programme for University Studies) (Johnson, 2013a, p.\u202f14). La formation universitaire se donne \u00e0 l\u2019Ilia State University. L\u2019objectif de ce nouveau programme \u00e9tait d\u2019enseigner les principales disciplines de la biblioth\u00e9conomie et des sciences de l\u2019information (catalogage, classification, bibliographie, etc.) avec des disciplines li\u00e9es aux technologies de l\u2019information et de gestions. Cette nouvelle ma\u00eetrise va permettre de d\u00e9velopper trois sp\u00e9cialisations\u202f: l\u2019informatique en biblioth\u00e8que, la gestion d\u2019une biblioth\u00e8que, la biblioth\u00e9conomie et les sciences de l\u2019information g\u00e9n\u00e9rale. Il y a aussi une intention d\u2019inclure un cours en relation \u00e0 l\u2019archivistique pour que les futurs professionnels aient des comp\u00e9tences en archivistique, en biblioth\u00e9conomie et en sciences de l\u2019information (Johnson, 2013a, p.\u202f15).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">En 2013, il n\u2019y avait pas d\u2019exigence li\u00e9e aux qualifications des biblioth\u00e9caires ou des professionnels de l\u2019information. La plupart des \u00e9tablissements demandaient d\u2019avoir un dipl\u00f4me de cycle sup\u00e9rieur dans n\u2019importe quel domaine en plus de diverses comp\u00e9tences (Johnson, 2013b, p.\u202f138). Ce sont donc les associations professionnelles qui fournissent un effort dans le but de d\u00e9velopper les comp\u00e9tences et la modernisation de la profession, entre autres, avec des partenariats avec d\u2019autres pays (Johnson, 2013a). En 2008, la Georgian Library Association et la Biblioth\u00e8que scientifique nationale ouvrent un centre proposant des formations de deux semaines qui couvrent les bases de la biblioth\u00e9conomie (Garibashvili, 2015, p.\u202f556).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">De nos jours, les informations sont difficiles \u00e0 trouver au sujet des r\u00e9sultats du projet NMPLIS. Les universit\u00e9s ne semblent pas offrir de formation particuli\u00e8re en biblioth\u00e9conomie et science de l\u2019information. Il existe un programme appel\u00e9 \u00ab\u2009Secondary Vocational Qualification in Library Work\u2009\u00bb qui est consid\u00e9r\u00e9 comme \u00ab\u2009Vocational Education Programs\u2009\u00bb, et ces formations sont donn\u00e9es en 2024 \u00e0 Ivane Javakhishvili Tbilisi State University (Tbilisi State University, s. d.). Il demeure difficile de trouver des informations sur l\u2019\u00e9tat actuel des programmes de premier cycle et de deuxi\u00e8me cycle.<\/p>\n<h2><a id=\"_y4jvr978485g\"><\/a><strong>Association de biblioth\u00e8ques<\/strong><\/h2>\n<h3><a id=\"_l70slqvaxnu7\"><\/a>Georgian Library Association<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">La Georgian Library Association, ou GeLA, (en g\u00e9orgien\u202f: \u10e1\u10d0\u10e5\u10d0\u10e0\u10d7\u10d5\u10d4\u10da\u10dd\u10e1 \u10e1\u10d0\u10d1\u10d8\u10d1\u10da\u10d8\u10dd\u10d7\u10d4\u10d9\u10dd \u10d0\u10e1\u10dd\u10ea\u10d8\u10d0\u10ea\u10d8\u10d0, <em><em>sakartvelos sabibliotek\u2019o asotsiatsia<\/em><\/em>) a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e en 2000 et est bas\u00e9e dans la capitale g\u00e9orgienne, Tbilissi. \u00c0 travers ses activit\u00e9s, elle vise notamment \u00e0 \u00eatre une chef de file pour les biblioth\u00e8ques de tout genre au pays, \u00e0 encourager les \u00e9changes entre les biblioth\u00e8ques et la communaut\u00e9, \u00e0 mettre en place des outils favorisant le potentiel cr\u00e9atif et intellectuel des citoyens ainsi qu\u2019\u00e0 valoriser les talents des nouvelles g\u00e9n\u00e9rations (Georgian Library Association, s. d.-a). L\u2019adh\u00e9sion \u00e0 cette association peut se faire sur une base individuelle ou institutionnelle\u202f: en 2015, elle comptait plus de 100\u202fmembres (Garibashvili, 2015). Son conseil d\u2019administration est compos\u00e9 d\u2019un pr\u00e9sident ainsi que d\u2019une dizaine de repr\u00e9sentants de biblioth\u00e8ques importantes au pays (Georgian Library Association, s. d.-b).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">L\u2019Association propose p\u00e9riodiquement \u00e0 ses membres des formations, des conf\u00e9rences et des ateliers dont elle fait la promotion sur sa page Facebook. Les formations offertes portent principalement sur le perfectionnement des connaissances des professionnels de l\u2019information (\u10e1\u10d0\u10e5\u10d0\u10e0\u10d7\u10d5\u10d4\u10da\u10dd\u10e1 \u10e1\u10d0\u10d1\u10d8\u10d1\u10da\u10d8\u10dd\u10d7\u10d4\u10d9\u10dd \u10d0\u10e1\u10dd\u10ea\u10d8\u10d0\u10ea\u10d8\u10d0. Georgian Library Association, s.d.). La GeLA contribue \u00e9galement \u00e0 la r\u00e9daction et \u00e0 la publication de normes et standards biblioth\u00e9conomiques, et est responsable de la revue <em><em>Library of Georgia <\/em><\/em>(en G\u00e9orgien\u202f: \u10e1\u10d0\u10e5\u10d0\u10e0\u10d7\u10d5\u10d4\u10da\u10dd\u10e1 \u10d1\u10d8\u10d1\u10da\u10d8\u10dd\u10d7\u10d4\u10d9\u10d8\u10e1, <em><em>sakartvelos bibliotek\u2019is)<\/em><\/em> (Garibashvili, 2015). Quatre num\u00e9ros de cette revue paraissent annuellement, et sont disponibles en ligne sur le site de la Biblioth\u00e8que nationale parlementaire de G\u00e9orgie (<em><em>\u10e1\u10d0\u10e5\u10d0\u10e0\u10d7\u10d5\u10d4\u10da\u10dd\u10e1 \u10d1\u10d8\u10d1\u10da\u10d8\u10dd\u10d7\u10d4\u10d9\u10d0<\/em><\/em>, s. d.).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">De plus, la GeLA participe activement au d\u00e9veloppement de partenariats avec les communaut\u00e9s locales. En accord avec l\u2019objectif de d\u00e9veloppement durable num\u00e9ro\u202f12 de l\u2019UNESCO, \u00ab\u2009Consommation et production durables\u2009\u00bb, elle a notamment financ\u00e9 un projet visant \u00e0 mettre sur pied des biblioth\u00e8ques \u00ab\u2009vertes\u2009\u00bb dans la municipalit\u00e9 mini\u00e8re de Tchiatoura, en G\u00e9orgie (McGhie, 2023, p.\u202f37). Implant\u00e9e dans cinq biblioth\u00e8ques de ce milieu rural, cette initiative avait pour but de sensibiliser les communaut\u00e9s \u00e0 la protection de l\u2019environnement, de stimuler le dialogue sur les questions environnementales ainsi que favoriser l\u2019utilisation des technologies durables. Gr\u00e2ce \u00e0 ce projet, les biblioth\u00e8ques de Tchiatoura ont pu b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019une connexion internet, d\u2019ordinateurs, d\u2019imprimantes ainsi que de panneaux solaires (<em><em>Green Libraries in Chiatura Municipality, <\/em><\/em>s. d.). Les biblioth\u00e9caires ont \u00e9galement re\u00e7u des formations sur des sujets environnementaux ainsi que sur les mani\u00e8res d\u2019encourager l\u2019engagement communautaire. Les villages avoisinants ont quant \u00e0 eux \u00e9t\u00e9 dot\u00e9s de po\u00eales \u00e0 bois \u00e9co\u00e9nerg\u00e9tiques ainsi que de nouveaux syst\u00e8mes d\u2019irrigation (<em><em>Green Libraries in Chiatura Municipality, <\/em><\/em>s. d.).<\/p>\n<h3><a id=\"_uu4ishpikxvg\"><\/a>Georgian Integrated Library Information System Consortium<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">Parall\u00e8lement \u00e0 la GeLA, le Georgian Integrated Library Information System Consortium (GILISC) est fond\u00e9 en 2017 \u00e0 la suite d\u2019une initiative de la Biblioth\u00e8que scientifique nationale. Ce partenariat regroupe 55\u202fbiblioth\u00e8ques universitaires et publiques g\u00e9orgiennes. En collaboration avec la fondation Electronic Information for Libraries (EIFL), ce consortium vise notamment \u00e0 faire la promotion du libre acc\u00e8s aux ressources acad\u00e9miques sur les plateformes num\u00e9riques (EIFL, s. d.-a). Ce faisant, il vise \u00e9galement \u00e0 accorder davantage de visibilit\u00e9 \u00e0 la recherche g\u00e9orgienne sur le plan international. \u00c0 cet effet, le GILISC a mis en place trois grands d\u00e9p\u00f4ts num\u00e9riques bas\u00e9s sur le libre acc\u00e8s\u202f:<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"margin-left: 36pt; text-indent: 0pt;\">This infrastructure includes openscience.ge, a digital repository of academic works by Georgian scientists, openlibrary.ge, a digital repository of non-scientific works, and openjournals.ge, a multidisciplinary publishing platform for Georgian academic journals. Openjournals.ge is the largest publishing platform for open access journals in Georgia, with participation by 37 universities and research institutes (EIFL, s. d.-b).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\">De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, le GILISC sensibilise les institutions membres \u00e0 l\u2019importance du libre acc\u00e8s et les informe \u00e0 propos des modalit\u00e9s de versement des articles dans les d\u00e9p\u00f4ts. L\u2019EIFL, pour sa part, finance les activit\u00e9s du GILISC et coordonne les n\u00e9gociations avec les \u00e9diteurs quant \u00e0 la diffusion des articles en libre acc\u00e8s. Elle dispense \u00e9galement des formations et des webinaires aux membres \u00e0 propos de l\u2019\u00e9dition num\u00e9rique en libre acc\u00e8s, des proc\u00e9dures en vigueur et des nouveaux d\u00e9veloppements dans le domaine (Pavliashvili, 2023).<\/p>\n<h3><a id=\"_r6nwfqta6rac\"><\/a>Conference of European National Librarians<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">La Biblioth\u00e8que nationale parlementaire de G\u00e9orgie est \u00e9galement membre de la Conference of European National Librarians (CENL) (Conference of European National Librarians, s. d.-b). Fond\u00e9e en 1987, cette association vise \u00e0 assurer la coh\u00e9sion des biblioth\u00e8ques nationales europ\u00e9ennes. Ses 46\u202fmembres se rencontrent une fois par ann\u00e9e pour \u00e9changer \u00e0 propos de leurs enjeux, projets et initiatives (Conference of European National Librarians, s. d.-a). Le site internet du CENL sert \u00e9galement de plateforme aux membres pour diffuser les \u00e9v\u00e9nements et conf\u00e9rences qu\u2019ils organisent (Conference of European National Librarians, s. d.-a).<\/p>\n<h3><a id=\"_z1f034ya3onh\"><\/a>Autres associations<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">Deux autres associations sont parfois mentionn\u00e9es par les experts. Bien qu\u2019elles aient mis en place de nombreuses initiatives pour la modernisation des biblioth\u00e8ques g\u00e9orgiennes \u00e0 la fin du XX<sup>e<\/sup>\u202fsi\u00e8cle, il est difficile de d\u00e9terminer si elles sont toujours en activit\u00e9.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">La Library Automation Association in Georgia (LAAG) est fond\u00e9e en 1995 dans le but d\u2019automatiser et d\u2019informatiser les syst\u00e8mes de gestion bibliographique des biblioth\u00e8ques g\u00e9orgiennes. De 1995 \u00e0 1997, elle organise des conf\u00e9rences et des ateliers visant \u00e0 familiariser les biblioth\u00e9caires avec l\u2019utilisation d\u2019Internet ainsi que de standards tels qu\u2019Unicode et le format MARC (Library Automation Association in Georgia, s. d.).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">L\u2019Association of Information Specialists (AIS), pour sa part, est fond\u00e9e en 1997 par des professionnels g\u00e9orgiens ayant \u00e9tudi\u00e9 aux \u00c9tats-Unis. Elle promeut principalement la collaboration entre les biblioth\u00e8ques de la Transcaucasie, et organise \u00e0 cette fin des conf\u00e9rences et des ateliers durant quelques ann\u00e9es suivant sa fondation (Johnson, 2013a).<\/p>\n<h2><a id=\"_5ig8bwwud9l8\"><\/a>Cadre l\u00e9gislatif<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">Le r\u00e9seau des biblioth\u00e8ques en G\u00e9orgie est r\u00e9gi par la constitution de l\u2019\u00c9tat. Effectivement, la constitution est la loi supr\u00eame du pays et d\u00e9cr\u00e8te que toute autre loi doit s\u2019y conformer. Les lois encadrant les biblioth\u00e8ques d\u00e9coulent donc de cette constitution (Gunia-Kucnetsova, 2022, p.\u202f17).<\/p>\n<h3><a id=\"_ivj7gxhkph1w\"><\/a>La loi sur la biblioth\u00e9conomie<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">Cette loi sur la biblioth\u00e9conomie de la G\u00e9orgie est parue en 1996, suivant la cessation de l\u2019URSS en 1991, et donc, \u00e0 la suite de l\u2019ind\u00e9pendance du pays (Garibashvili, 2015). La loi sur la biblioth\u00e9conomie d\u00e9cr\u00e8te les objectifs principaux des biblioth\u00e8ques au pays, ainsi que les principes qu\u2019elles doivent suivre. La loi dicte aussi le r\u00f4le de l\u2019\u00c9tat en ce qui concerne les biblioth\u00e8ques, les droits des lecteurs et leurs responsabilit\u00e9s et les droits des biblioth\u00e8ques ainsi que leurs obligations (Parliament of Georgia, 1996).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, dans l\u2019article\u202f4 de la loi, il est mentionn\u00e9 que le r\u00f4le de l\u2019\u00c9tat est de superviser les biblioth\u00e8ques et de s\u2019assurer du respect des principes fondateurs de la biblioth\u00e9conomie, aussi inscrits dans cette loi, \u00e0 l\u2019Article\u202f3. Ces principes veulent que toute biblioth\u00e8que soit la\u00efque, que les usagers des biblioth\u00e8ques soient \u00e9gaux et que l\u2019information soit accessible \u00e0 tous, et ce, de mani\u00e8re efficace (Parliament of Georgia, 1996, p. 1). De plus, il est mentionn\u00e9 que l\u2019\u00c9tat s\u2019assure du d\u00e9veloppement et de l\u2019\u00e9tablissement des programmes dans les biblioth\u00e8ques, il s\u2019occupe de la gestion du r\u00e9seau des biblioth\u00e8ques au pays et il prot\u00e8ge les droits des citoyens en lien avec les services offerts en biblioth\u00e8ques (Parliament of Georgia, 1996, p. 1). Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, l\u2019article\u202f19 mentionne que c\u2019est le minist\u00e8re de la Culture de la G\u00e9orgie, en partenariat avec la Biblioth\u00e8que nationale parlementaire de la G\u00e9orgie, qui s\u2019occupe de la coordination du r\u00e9seau des biblioth\u00e8ques en impl\u00e9mentant des politiques unifi\u00e9es au travers du r\u00e9seau (Parliament of Georgia, 1996, p. 4). En effet, ces deux entit\u00e9s coordonnent les gouvernements locaux, qui, selon l\u2019article\u202f21 de la loi, sont responsables de la gestion des biblioth\u00e8ques de leurs r\u00e9gions, en relation avec les conditions \u00e9conomiques et sociales s\u2019y retrouvant (Parliament of Georgia, 1996, p. 5).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">La Biblioth\u00e8que nationale parlementaire, qui est la biblioth\u00e8que principale du r\u00e9seau des biblioth\u00e8ques (Parliament of Georgia, 2019, p. 249), a d\u2019ailleurs ces activit\u00e9s r\u00e9gies par la loi sur la biblioth\u00e8que nationale parlementaire. Son r\u00f4le de superviser les autres biblioth\u00e8ques aux pays, en partenariat avec le minist\u00e8re de la Culture, est inscrit dans cette loi (Garibashvili, 2015).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">Les objectifs des biblioth\u00e8ques, d\u00e9cr\u00e9t\u00e9s par la loi sur la biblioth\u00e9conomie et qui doivent \u00eatre obligatoirement suivis, suivent les principes des biblioth\u00e8ques et stipule, \u00e0 l\u2019article\u202f2 de la loi, qu\u2019il est n\u00e9cessaire de fournir efficacement les documents utiles \u00e0 un usager et qu\u2019il est n\u00e9cessaire de cr\u00e9er un climat favorable au d\u00e9veloppement cr\u00e9atif d\u2019une personne (Parliament of Georgia, 1996, p. 1). Aussi, il est mentionn\u00e9 que des services doivent \u00eatre donn\u00e9s sp\u00e9cifiquement pour les enfants et les adolescents en cr\u00e9ant des espaces sp\u00e9cialement pour eux dans les biblioth\u00e8ques publiques, en cr\u00e9ant des biblioth\u00e8ques scolaires ou en cr\u00e9ant des biblioth\u00e8ques sp\u00e9cialis\u00e9es pour enfants. Des services sp\u00e9ciaux pour les personnes \u00e2g\u00e9es et les personnes avec un handicap doivent aussi \u00eatre offerts dans les biblioth\u00e8ques, selon cette m\u00eame loi. Finalement, il est aussi inscrit dans la loi que des services doivent \u00eatre donn\u00e9s aux personnes vivant dans les p\u00e9nitenciers (Parliament of Georgia, 1996, p. 1). Aussi, la loi sur l\u2019\u00e9ducation sup\u00e9rieure stipule qu\u2019une biblioth\u00e8que universitaire est obligatoire dans chacune des universit\u00e9s du pays (Garibashvili, 2015).<\/p>\n<h3><a id=\"_llce3ooho9il\"><\/a>La loi sur le d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">Ensuite, une autre loi influen\u00e7ant le cadre l\u00e9gal des biblioth\u00e8ques en G\u00e9orgie est la loi sur le d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal. Pr\u00e9c\u00e9demment, la biblioth\u00e8que nationale parlementaire avait pris ce r\u00f4le de mani\u00e8re informelle, \u00e0 la suite de la dissolution de l\u2019Union sovi\u00e9tique. Effectivement, \u00e0 partir de 2006, apr\u00e8s avoir absorb\u00e9 la collection de la chambre des livres d\u2019\u00c9tat (cignis palata) qui servait de d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal au temps sovi\u00e9tique, la biblioth\u00e8que nationale parlementaire recevait une copie de chaque document paru, et ce, \u00e0 la suite d\u2019un accord avec les maisons d\u2019\u00e9dition de la G\u00e9orgie (Chelidze et Zmroczek, 2010, p.\u202f3). Cela a chang\u00e9 en 2014, alors qu\u2019une nouvelle loi sur le d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal est adopt\u00e9e par le parlement de la G\u00e9orgie. Cette loi stipule que le d\u00e9p\u00f4t de quatre copies de toutes les publications se doit d\u2019\u00eatre fourni aux biblioth\u00e8ques d\u2019\u00c9tat et que trois copies doivent \u00eatre fournies \u00e0 la biblioth\u00e8que nationale parlementaire (Garibashvili, 2015). Le but de ce d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal est de d\u00e9velopper une large bibliographie nationale et d\u2019assurer la pr\u00e9servation de l\u2019h\u00e9ritage culturel de la G\u00e9orgie (Parliament of Georgia, 2014, p. 2).<\/p>\n<h2><a id=\"_2q0x1how1utc\"><\/a>Information compl\u00e9mentaire\/particularit\u00e9s<\/h2>\n<h3><a id=\"_8fjiahscr6qf\"><\/a>Mus\u00e9e des livres<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">La Biblioth\u00e8que nationale parlementaire de G\u00e9orgie accueille en son centre le Mus\u00e9e des livres. Il contient certains des plus vieux et des plus rares livres imprim\u00e9s. Le Mus\u00e9e, qui est le plus gros de son esp\u00e8ce dans la r\u00e9gion du Caucase, contient environ 10\u2009000\u202flivres provenant des archives de la Biblioth\u00e8que. Certains des livres incluent\u202f: des \u00e9ditions du premier livre g\u00e9orgien imprim\u00e9 \u00e0 Rome au XVII<sup>e<\/sup>\u202fsi\u00e8cle\u2009; le Livre des Psaumes du 18<sup>e<\/sup>\u202fsi\u00e8cle, premier livre imprim\u00e9 par une imprimerie g\u00e9orgienne (\u00e9dition 1709)\u2009; le dictionnaire G\u00e9orgien-Italien, premier livre imprim\u00e9 en g\u00e9orgien\u2009; et maints autres (The National Parliamentary Library of Georgia, 2020).<\/p>\n<h3><a id=\"_n7tcry4zjg67\"><\/a>Libert\u00e9 intellectuelle<\/h3>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35pt;\">Un \u00e9l\u00e9ment ayant \u00e9t\u00e9 positivement influenc\u00e9 par la dissolution de l\u2019URSS a \u00e9t\u00e9 la libert\u00e9 intellectuelle (IFLA, 2000). Effectivement, au moment de l\u2019Union sovi\u00e9tique, de la censure d\u2019information \u00e9tait pr\u00e9sente, dans les biblioth\u00e8ques, alors que certains livres contenant des id\u00e9ologies diff\u00e9rentes de celles de l\u2019URSS \u00e9taient interdits pour la consultation par le public (IFLA, 2000, p.\u202f2). Avec le temps, cette censure s\u2019est vu diminuer alors que les biblioth\u00e8ques g\u00e9orgiennes ont \u00e9tabli des politiques faisant la promotion de la libert\u00e9 intellectuelle (IFLA, 2000, p.\u202f3). Ces politiques ont m\u00eame \u00e9t\u00e9 inscrites dans la loi sur la biblioth\u00e9conomie du pays, comme mentionn\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, alors que l\u2019acc\u00e8s libre et illimit\u00e9 aux ressources d\u2019information est un principe fondamental des biblioth\u00e8ques (Parliament of Georgia, 1996, p. 1).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">Cependant, plus r\u00e9cemment, de plus en plus de craintes en lien avec la libert\u00e9 intellectuelle surviennent en G\u00e9orgie. En effet, le gouvernement de la G\u00e9orgie, en mai 2024, a introduit une nouvelle loi s\u2019appelant \u00ab\u2009Transparancy on Foreign Influence\u2009\u00bb ou \u00ab\u2009Transparence sur l\u2019influence \u00e9trang\u00e8re\u2009\u00bb (Welt, 2024, p.\u202f1). Cette loi, inspir\u00e9e du Kremlin selon le gouvernement des \u00c9tats-Unis, veut que les m\u00e9dias et les organisations non gouvernementales recevant plus de 20\u202f% de leur financement de la part d\u2019organismes \u00e9trangers soient tr\u00e8s strictement r\u00e9gularis\u00e9s (Welt, 2024, p.\u202f1). Ces derniers seront qualifi\u00e9s \u00ab\u2009d\u2019organisations servant des int\u00e9r\u00eats \u00e9trangers [traduction libre]\u2009\u00bb (Welt, 2024, p.\u202f1). Ce titre, tr\u00e8s stigmatisant, aura pour effet \u00ab\u2009d\u2019affaiblir la confiance du public [envers ces organismes] et de diminuer leur acc\u00e8s \u00e0 des ressources financi\u00e8res [traduction libre]\u2009\u00bb (Welt, 2024, p.\u202f1).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">Plusieurs manifestations ont eu lieu, en G\u00e9orgie, dans l\u2019espoir de contrer l\u2019adoption de cette loi, alors qu\u2019elle pose un danger \u00e0 la libert\u00e9 d\u2019expression et la libert\u00e9 intellectuelle. En effet, plusieurs chercheurs et institutions d\u2019enseignement sup\u00e9rieur re\u00e7oivent leur financement d\u2019organismes internationaux et verront leurs activit\u00e9s influenc\u00e9es par l\u2019adoption de cette loi (Kazakli, 2024). Des organismes internationaux, comme l\u2019ONU, ont aussi s\u00e9v\u00e8rement critiqu\u00e9 cette loi, la qualifiant de violation des droits humains et d\u2019un pas dans la mauvaise direction pour le pays (Lawlor et al., 2024).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 36pt;\">Aussi, en d\u00e9cembre 2024, l\u2019\u00e9lection \u00e0 la pr\u00e9sidence d\u2019un politicien pro-russe apporte des craintes d\u2019un mouvement vers l\u2019arri\u00e8re, vu ses fortes rh\u00e9toriques anti-occidentales et ses projets de loi similaires \u00e0 ceux de la Russie (Charlton, 2024).<\/p>\n<h2><a id=\"_4dvwfd4stin5\"><\/a>R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Allen, W.E.D. (1971). <em><em>A History of the Georgian People &#8211; From the Beginning Down to the Russian Conquest in the Nineteenth Century <\/em><\/em>(2e \u00e9d.). Routledge.<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Central Intelligence Agency. (2024). <em><em>Georgia.<\/em><\/em> The world factbook. <a class=\"rId863\" href=\"https:\/\/www.cia.gov\/the-world-factbook\/countries\/georgia\/\">https:\/\/www.cia.gov\/the-world-factbook\/countries\/georgia\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Centre national des manuscrits de G\u00e9orgie. (2023, 13 d\u00e9cembre). Dans <em><em>Wikip\u00e9dia<\/em><\/em>. <a class=\"rId865\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Centre_national_des_manuscrits_de_G%C3%A9orgie\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Centre_national_des_manuscrits_de_G%C3%A9orgie<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Charlton, A. (2024, 14 d\u00e9cembre). Ex-soccer player Kavelashvili becomes Georgia\u2019s president in a blow to its EU aspirations. <em><em>CTV News<\/em><\/em>. <a class=\"rId867\" href=\"https:\/\/www.ctvnews.ca\/world\/ex-soccer-player-kavelashvili-becomes-georgia-s-president-in-a-blow-to-its-eu-aspirations-1.7145900\">https:\/\/www.ctvnews.ca\/world\/ex-soccer-player-kavelashvili-becomes-georgia-s-president-in-a-blow-to-its-eu-aspirations-1.7145900<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Chelidze, A. K. et Zmroczek, J. (2010). National bibliography of Georgia: past, present, future. <em><em>Slavic &amp; East European Information Resources<\/em><\/em>, <em><em>11<\/em><\/em>(1), 41\u201345. <a class=\"rId869\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/15228881003631790\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/15228881003631790<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Chitanava, E. et Gavtadze, M. (2020). Limitations to Freedom of Religion or Belief in Georgia: Legislation and State Policy. <em><em>Religion &amp; Human Rights<\/em><\/em>, <em><em>15<\/em><\/em>(1-2), 153\u2013171. <a class=\"rId871\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1163\/18710328-BJA10006\">https:\/\/doi.org\/10.1163\/18710328-BJA10006<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Conference of European National Librarians. (s. d.-a). <em><em>About CENL<\/em><\/em>. <a class=\"rId873\" href=\"https:\/\/www.cenl.org\/about-cenl\/\">https:\/\/www.cenl.org\/about-cenl\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Conference of European National Librarians. (s. d.-b). <em><em>Georgia<\/em><\/em>. <a class=\"rId875\" href=\"https:\/\/www.cenl.org\/library\/national-parliamentary-library-of-georgia\/\">https:\/\/www.cenl.org\/library\/national-parliamentary-library-of-georgia\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Electronic Information for Libraries<em><em>.<\/em><\/em> (s. d.-a). <em><em>Georgia<\/em><\/em>. EIFL. <a class=\"rId877\" href=\"https:\/\/www.eifl.net\/country\/georgia\">https:\/\/www.eifl.net\/country\/georgia<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Electronic Information for Libraries. (s. d.-b). <em><em>Open Access in Georgia. <\/em><\/em>EIFL. <a class=\"rId879\" href=\"https:\/\/www.eifl.net\/eifl-in-action\/open-access-georgia\">https:\/\/www.eifl.net\/eifl-in-action\/open-access-georgia<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">EOSC. (s. d.-a).<em><em> EOSC Association<\/em><\/em>. <a class=\"rId881\" href=\"https:\/\/eosc.eu\/\">https:\/\/eosc.eu\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">EOSC. (s. d.-b). <em><em>National Science Library of Georgia<\/em><\/em>. <a class=\"rId883\" href=\"https:\/\/eosc.eu\/practice\/national-science-library-of-georgia\/\">https:\/\/eosc.eu\/practice\/national-science-library-of-georgia\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">EU4Digital. (2022, 14 d\u00e9cembre). <em><em>The National Science Library of Georgia at the forefront of Open Science.<\/em><\/em> <a class=\"rId885\" href=\"https:\/\/eufordigital.eu\/the-national-science-library-of-georgia-at-the-forefront-of-open-science\/\">https:\/\/eufordigital.eu\/the-national-science-library-of-georgia-at-the-forefront-of-open-science\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">European Commission. (2024). <em><em>Georgia<\/em><\/em>. European Union<em><em>.<\/em><\/em> <a class=\"rId887\" href=\"https:\/\/neighbourhood-enlargement.ec.europa.eu\/european-neighbourhood-policy\/countries-region\/georgia_en\">https:\/\/neighbourhood-enlargement.ec.europa.eu\/european-neighbourhood-policy\/countries-region\/georgia_en<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Garibashvili, I. (2015). Libraries in Georgia in 2004-2015. <em><em>Journal of Library Administration<\/em><\/em>, <em><em>55<\/em><\/em>(7), 549\u2011561. <a class=\"rId889\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/01930826.2015.1076311\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/01930826.2015.1076311<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Georgia Library Association. (s. d.-a). <em><em>About Georgian Library Association<\/em><\/em>. <a class=\"rId891\" href=\"http:\/\/www.gela.org.ge\/en\/about\">http:\/\/www.gela.org.ge\/en\/about<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Georgia Library Association. (s. d.-b). <em><em>Board of Association<\/em><\/em>. <a class=\"rId893\" href=\"http:\/\/www.gela.org.ge\/en\/about\/board\">http:\/\/www.gela.org.ge\/en\/about\/board<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Georgian Integrated Library Information System Consortium. (s. d.) <em><em>Georgian Integrated Library Information System Consortium<\/em><\/em>. Open Journals. <a class=\"rId895\" href=\"https:\/\/openjournals.ge\/index.php\/index\/consortium\">https:\/\/openjournals.ge\/index.php\/index\/consortium<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Georgian National Centre of Manuscripts. (2024b, 23 ao\u00fbt). Dans <em><em>Wikipedia<\/em><\/em>. <a class=\"rId897\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Georgian_National_Center_of_Manuscripts\">https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Georgian_National_Center_of_Manuscripts<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">G\u00e9orgie. (1995). Constitution du 24 ao\u00fbt 1995. <em><em>Digith\u00e8que MJP.<\/em><\/em> <a class=\"rId899\" href=\"https:\/\/mjp.univ-perp.fr\/constit\/ge1995i.htm\">https:\/\/mjp.univ-perp.fr\/constit\/ge1995i.htm<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Gunia-Kucnetsova, N. (2022, novembre). <em><em>Georgia: short cultural policy profile<\/em><\/em>. Cultural Policies. <a class=\"rId901\" href=\"https:\/\/www.culturalpolicies.net\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Georgia_short_112022.pdf\">https:\/\/www.culturalpolicies.net\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Georgia_short_112022.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Institute for Development of Freedom of Information. (2014, 4 ao\u00fbt). <em><em>Georgian Public Services through Libraries.<\/em><\/em> <a class=\"rId903\" href=\"https:\/\/idfi.ge\/en\/georgian-public-services-through-libraries\">https:\/\/idfi.ge\/en\/georgian-public-services-through-libraries<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">IFLA. (2000, 14 novembre). <em><em>IFLA\/FAIFE world report: libraries and intellectual freedom<\/em><\/em>. <a class=\"rId905\" href=\"https:\/\/www.ifla.org\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/assets\/faife\/publications\/ifla-world-report\/georgia.pdf\">https:\/\/www.ifla.org\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/assets\/faife\/publications\/ifla-world-report\/georgia.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">International Federation of Library Associations and Institutions. (2024). <em><em>Georgia<\/em><\/em>. Library Map of the World<em><em>.<\/em><\/em> <a class=\"rId907\" href=\"https:\/\/librarymap.ifla.org\/map\/Metric\/Number-of-libraries\/LibraryType\/National-Libraries,Academic-Libraries,Public-Libraries,Community-Libraries,School-Libraries,Other-Libraries\/Country\/Georgia\/Weight\/Totals-by-Country\">https:\/\/librarymap.ifla.org\/map\/Metric\/Number-of-libraries\/LibraryType\/National-Libraries,Academic-Libraries,Public-Libraries,Community-Libraries,School-Libraries,Other-Libraries\/Country\/Georgia\/Weight\/Totals-by-Country<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Johnson, I. M. (2013a). Library development in the Georgian Republic: Problems and Progress since the Dissolution of the USSR. <em><em>World Libraries, 20<\/em><\/em>(2). <a class=\"rId909\" href=\"https:\/\/worldlibraries.dom.edu\/index.php\/worldlib\/article\/view\/516\">https:\/\/worldlibraries.dom.edu\/index.php\/worldlib\/article\/view\/516<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Johnson, I. M. (2013b). The rehabilitation of library and information services and professional education in the post-Soviet Republics: Reflections from a development project. <em><em>Information Development, 30,<\/em><\/em> 130\u2011147. <a class=\"rId911\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/0266666913479389\">https:\/\/doi.org\/10.1177\/0266666913479389<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Kazakli, O. (2024, 2 juin). <em><em>New law puts academic freedom in Georgia at risk<\/em><\/em>. Endangered Scholars Worldwide. <a class=\"rId913\" href=\"https:\/\/www.endangeredscholarsworldwide.net\/post\/new-law-puts-academic-freedom-in-georgia-at-risk\">https:\/\/www.endangeredscholarsworldwide.net\/post\/new-law-puts-academic-freedom-in-georgia-at-risk<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Kranich, N. (2001). <em><em>Strengthening Library Associations in the South Caucasus: A Regional Workshop.<\/em><\/em> American Library Association. <a class=\"rId915\" href=\"https:\/\/www.ala.org\/aboutala\/offices\/iro\/iroactivities\/strengtheningassociationsnancy\">https:\/\/www.ala.org\/aboutala\/offices\/iro\/iroactivities\/strengtheningassociationsnancy<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Lawlor, M., Romero, G., Khan, I. et Bailliet, C.-M. (2024, 15 mai). <em><em>Georgia: UN experts condemn adoption of law on transparancy of foreign influence<\/em><\/em>. United Nations. <a class=\"rId917\" href=\"https:\/\/www.ohchr.org\/en\/press-releases\/2024\/05\/georgia-un-experts-condemn-adoption-law-transparency-foreign-influence\">https:\/\/www.ohchr.org\/en\/press-releases\/2024\/05\/georgia-un-experts-condemn-adoption-law-transparency-foreign-influence<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Library Automation Association in Georgia. (s. d.). <em><em>About LAAG<\/em><\/em>. <a class=\"rId919\" href=\"https:\/\/laag.tripod.com\/laag1.htm\">https:\/\/laag.tripod.com\/laag1.htm<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">McGhie, H.A. (2023). <em><em>Localizing the SDGs Through Museums and Libraries: making a better difference<\/em><\/em>. Curating Tomorrow. <a class=\"rId921\" href=\"https:\/\/curatingtomorrow236646048.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/localizing-the-sdgs-2023.pdf\">https:\/\/curatingtomorrow236646048.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/localizing-the-sdgs-2023.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">National Archives of Georgia. (s. d.). <em><em>Mediathek.<\/em><\/em> <a class=\"rId923\" href=\"https:\/\/archive.gov.ge\/en\/mediateka\">https:\/\/archive.gov.ge\/en\/mediateka<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">National Parliamentary Library of Georgia. (2024a, 3 avril). Dans <em><em>Wikipedia<\/em><\/em>. <a class=\"rId925\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/National_Parliamentary_Library_of_Georgia\">https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/National_Parliamentary_Library_of_Georgia<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">National Science Library (Georgia). (2022, 9 juillet). Dans <em><em>Wikipedia<\/em><\/em>. <a class=\"rId927\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/National_Science_Library_(Georgia)\">https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/National_Science_Library_(Georgia)<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Parliament of Georgia. (1996, 10 juillet). <em><em>Law of Georgia on librarianship <\/em><\/em>(publication no 267). <a class=\"rId929\" href=\"https:\/\/matsne.gov.ge\/en\/document\/view\/33046?publication=2\">https:\/\/matsne.gov.ge\/en\/document\/view\/33046?publication=2<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Parliament of Georgia. (2014, 18 ao\u00fbt). <em><em>On legal deposit <\/em><\/em>(publication no 2645-\u10e0\u10e1). <a class=\"rId931\" href=\"https:\/\/matsne.gov.ge\/en\/document\/view\/2455838?publication=0\">https:\/\/matsne.gov.ge\/en\/document\/view\/2455838?publication=0<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Parliament of Georgia. (2019). <em><em>Rules of procedure of the parliament of Georgia<\/em><\/em>. <a class=\"rId933\" href=\"https:\/\/legislationline.org\/sites\/default\/files\/documents\/a5\/Georgia%20-%20ROP_as_of_27_Dec_2018_ENG.pdf\">https:\/\/legislationline.org\/sites\/default\/files\/documents\/a5\/Georgia%20-%20ROP_as_of_27_Dec_2018_ENG.pdf<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Pavliashvili, N. (2023, 21 ao\u00fbt). Georgia: Adapting to a culture of open science. <em><em>EIFL<\/em><\/em>. <a class=\"rId935\" href=\"https:\/\/www.eifl.net\/blogs\/georgia-adapting-culture-open-science\">https:\/\/www.eifl.net\/blogs\/georgia-adapting-culture-open-science<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Tbilisi State University. (s. d.) <em><em>Vocational Education Programs and Catalogue<\/em><\/em>. <a class=\"rId937\" href=\"https:\/\/www.tsu.ge\/en\/vocational-center\/page\/1622\">https:\/\/www.tsu.ge\/en\/vocational-center\/page\/1622<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">The GEF Small Grants Program. (s. d.). <em><em>Green Libraries in Chiatura Municipality<\/em><\/em>. <a class=\"rId939\" href=\"https:\/\/www.sgp.undp.org\/spacial-itemid-projects-landing-page\/spacial-itemid-project-search-results\/spacial-itemid-project-detailpage.html?view=projectdetail&amp;id=27789\">https:\/\/www.sgp.undp.org\/spacial-itemid-projects-landing-page\/spacial-itemid-project-search-results\/spacial-itemid-project-detailpage.html?view=projectdetail&amp;id=27789<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">The National Parliamentary Library of Georgia. (s. d.-a). <em><em>History of the library<\/em><\/em>. <a class=\"rId941\" href=\"https:\/\/www.nplg.gov.ge\/eng\/History_of_the_Library\">https:\/\/www.nplg.gov.ge\/eng\/History_of_the_Library<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">The National Parliamentary Library of Georgia. (s. d.-b). <em><em>General information.<\/em><\/em> <a class=\"rId943\" href=\"https:\/\/www.nplg.gov.ge\/eng\/General_Information\">https:\/\/www.nplg.gov.ge\/eng\/General_Information<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">The National Parliamentary Library of Georgia. (2020, 1er avril). <em><em>The Museum of Books \u2013 Virtual Exhibition<\/em><\/em>. <a class=\"rId945\" href=\"https:\/\/www.nplg.gov.ge\/eng\/exhibitions\/The_Museum_of_Books_-_Virtual_Exhibition\/4066\">https:\/\/www.nplg.gov.ge\/eng\/exhibitions\/The_Museum_of_Books_-_Virtual_Exhibition\/4066<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Toria, M. (2014). \u00ab\u00a0The Soviet occupation of Georgia in 1921 and the Russian\u2013Georgian war of August 2008 \u00ab\u00a0. <em><em>The making of modern Georgia, 1918-2012: the first Georgian republic and its successors<\/em><\/em> (S. F. Jones, Ed.). Routledge. <a class=\"rId947\" href=\"https:\/\/www.taylorfrancis.com\/chapters\/edit\/10.4324\/9781315818207-19\/soviet-occupation-georgia-1921-russian%E2%80%93georgian-war-august-2008-malkhaz-toria?context=ubx&amp;refId=1ef3a240-5793-4d86-96d2-b2c2a885e799\">https:\/\/www.taylorfrancis.com\/chapters\/edit\/10.4324\/9781315818207-19\/soviet-occupation-georgia-1921-russian%E2%80%93georgian-war-august-2008-malkhaz-toria?context=ubx&amp;refId=1ef3a240-5793-4d86-96d2-b2c2a885e799<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">UNESCO. (s. d.). <em><em>Monast\u00e8re de Gh\u00e9lati<\/em><\/em>. <a class=\"rId949\" href=\"https:\/\/whc.unesco.org\/fr\/list\/710\/\">https:\/\/whc.unesco.org\/fr\/list\/710\/<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">Welt, C. (2024, 28 mai). <em><em>Georgia\u2019s parliament passes \u201ctransparency of foreign influence\u201d law<\/em><\/em> (publication no IN12368). Congressional Research Service. <a class=\"rId951\" href=\"https:\/\/crsreports.congress.gov\/product\/pdf\/IN\/IN12368\">https:\/\/crsreports.congress.gov\/product\/pdf\/IN\/IN12368<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\"><em><em>\u10e1\u10d0\u10e5\u10d0\u10e0\u10d7\u10d5\u10d4\u10da\u10dd\u10e1 \u10d1\u10d8\u10d1\u10da\u10d8\u10dd\u10d7\u10d4\u10d9\u10d0<\/em><\/em>. (s. d.). National Parliamentary Library of Georgia. <a class=\"rId953\" href=\"https:\/\/dspace.nplg.gov.ge\/handle\/1234\/20971\">https:\/\/dspace.nplg.gov.ge\/handle\/1234\/20971<\/a><\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-align: left; margin-left: 35.4330708661417pt; text-indent: 35.4330708661417pt;\">\u10e1\u10d0\u10e5\u10d0\u10e0\u10d7\u10d5\u10d4\u10da\u10dd\u10e1 \u10e1\u10d0\u10d1\u10d8\u10d1\u10da\u10d8\u10dd\u10d7\u10d4\u10d9\u10dd \u10d0\u10e1\u10dd\u10ea\u10d8\u10d0\u10ea\u10d8\u10d0. Georgian Library Association. (s. d.). <em><em>Accueil<\/em><\/em>. [Page Facebook]. Facebook. <a class=\"rId955\" href=\"https:\/\/www.facebook.com\/GeorgianLibraryAssociation2000\">https:\/\/www.facebook.com\/GeorgianLibraryAssociation2000<\/a><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":8,"menu_order":13,"template":"","meta":{"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":[],"pb_section_license":""},"chapter-type":[48],"contributor":[],"license":[],"class_list":["post-45","chapter","type-chapter","status-publish","hentry","chapter-type-standard"],"part":3,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliothequesalinternational5\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/45","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliothequesalinternational5\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliothequesalinternational5\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliothequesalinternational5\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliothequesalinternational5\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/45\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":111,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliothequesalinternational5\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/45\/revisions\/111"}],"part":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliothequesalinternational5\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/3"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliothequesalinternational5\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/45\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliothequesalinternational5\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=45"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliothequesalinternational5\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=45"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliothequesalinternational5\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=45"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliothequesalinternational5\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=45"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}