{"id":53,"date":"2025-11-20T16:30:59","date_gmt":"2025-11-20T15:30:59","guid":{"rendered":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliothequesalinternational5\/chapter\/sri-lanka\/"},"modified":"2025-11-20T19:05:33","modified_gmt":"2025-11-20T18:05:33","slug":"sri-lanka","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliothequesalinternational5\/chapter\/sri-lanka\/","title":{"raw":"Sri Lanka","rendered":"Sri Lanka"},"content":{"raw":"<div class=\"sri-lanka\">\r\n<p class=\"import-Normal\"><em>Par Ariane Beaulieu, Lucie David, Claudine Lambert et Adriana Rodriguez-Ayotte<\/em><\/p>\r\n\r\n<h2>Profil du pays<\/h2>\r\n<p class=\"import-Normal\">La R\u00e9publique socialiste d\u00e9mocratique du Sri Lanka, anciennement nomm\u00e9 le Ceylan et commun\u00e9ment appel\u00e9 Sri Lanka, est un pays de l\u2019Asie du Sud o\u00f9 vivent plus de 20 millions d\u2019habitants. La superficie de l\u2019\u00eele, situ\u00e9e au sud-est de l\u2019Inde, fait environ 62\u202f705 km<sup>2<\/sup>. La capitale officielle du pays est Sri Jayawardenapura Kotte, mais le pays autoproclame aussi une capitale commerciale \u00e9tant la ville de Colombo (Government of Sri Lanka, s. d.). Les trois langues officielles du pays sont le singhalais, le tamoul et, depuis 2012, l\u2019anglais comme langue de lien. La premi\u00e8re \u00e9tant nettement la plus utilis\u00e9e avec 87% de la population (The World Factbook, 2024). Plusieurs religions diff\u00e9rentes sont pratiqu\u00e9es dans le pays, la plus populaire \u00e9tant le bouddhisme qui est profess\u00e9 par environ 70% des habitants (Government of Sri Lanka, s. d.). Selon les donn\u00e9es les plus r\u00e9centes, le taux de litt\u00e9ratie, d\u00e9fini par les personnes au-dessus de 15 ans qui savent lire et \u00e9crire, est de 92,3% (The World Factbook, 2024).<\/p>\r\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35.25pt;\">Les premi\u00e8res traces de vie sur le territoire du Sri Lanka datent de la pr\u00e9histoire, il y a 75 000 \u00e0 125 000 ans. Plusieurs civilisations se sont relay\u00e9es \u00e0 travers les si\u00e8cles, jusqu\u2019en 1505 o\u00f9 a eu lieu la premi\u00e8re colonisation du pays par le Portugal. Pendant un peu plus de 150 ans, la grande majorit\u00e9 du territoire du Sri Lanka \u00e9tait contr\u00f4l\u00e9e par les Portugais, et ce jusqu\u2019en 1658, o\u00f9 ce sont les Hollandais qui ont repris le contr\u00f4le. Puis finalement, c\u2019est en 1796 que l\u2019empire britannique a, \u00e0 son tour, colonis\u00e9 le territoire du Sri Lanka. Plusieurs ann\u00e9es plus tard, le Ceylan a d\u00e9clar\u00e9 son ind\u00e9pendance en 1948, puis s\u2019est renomm\u00e9 la R\u00e9publique du Sri Lanka en 1972 (Britannica, 2024).<\/p>\r\n\r\n<\/div>\r\n<h2>Histoire<\/h2>\r\nCette suite de colonisation a amen\u00e9 son lot de changements pour la biblioth\u00e9conomie au Sri Lanka, mais il est faux de penser que ce sont les colonisateurs qui ont d\u00e9velopp\u00e9 ce champ disciplinaire au pays, bien au contraire. Les premi\u00e8res traces d\u2019\u00e9criture remontent au IVe si\u00e8cle av. J.-C. (Britannica, 2024) et l\u2019origine des biblioth\u00e8ques remonte aussi loin qu\u2019\u00e0 l\u2019introduction du bouddhisme sur l\u2019\u00eele trois si\u00e8cles av. J.-C. En effet, les activit\u00e9s litt\u00e9raires peuvent \u00eatre retrac\u00e9es depuis 438 av. J.-C o\u00f9 l\u2019on \u00e9crivait et documentait la vie du roi Vijaya (Ranaweera et Ranasinghe, 2013).\r\n\r\nLes premi\u00e8res \u00ab\u202fbiblioth\u00e8ques \u00bb furent \u00e9tablies autour du premier si\u00e8cle av. J.-C lorsque des moines bouddhistes conservaient dans les monast\u00e8res des \u00e9crits religieux sur des feuilles d\u2019Ola. L\u2019investissement de la royaut\u00e9 dans les activit\u00e9s litt\u00e9raires et de biblioth\u00e8ques ont beaucoup encourag\u00e9 le d\u00e9veloppement du domaine \u00e0 travers les centaines d\u2019ann\u00e9es qui ont suivi. En effet, la majorit\u00e9 des rois ayant r\u00e9gn\u00e9 entre les ann\u00e9es 337 et 853 ap. J.-C ont eux-m\u00eames \u00e9crit des livres qui \u00e9taient pr\u00e9serv\u00e9s dans les monast\u00e8res ou les biblioth\u00e8ques royales Ranaweera et Ranasinghe, 2013). C\u2019est aussi au d\u00e9but du III\u00e8me si\u00e8cle que le m\u00e9tier de biblioth\u00e9caire prend forme, \u00e0 travers la religion, et devient de plus en plus sacr\u00e9 (Greppin, 1992).\r\n\r\nDu XVI\u00e8me si\u00e8cle jusqu\u2019\u00e0 la fin du XVIII\u00e8me si\u00e8cle, les colonisations portugaises et hollandaises laissent tr\u00e8s peu de traces sur la biblioth\u00e9conomie au Sri Lanka. Au contraire, cette p\u00e9riode marque un certain d\u00e9clin dans les activit\u00e9s litt\u00e9raires du pays. Un \u00e9v\u00e9nement marquant de cette p\u00e9riode est lorsque le roi Rajasinghe I se convertissant \u00e0 l\u2019hindouisme br\u00fbla plusieurs livres et d\u00e9truisit des monast\u00e8res bouddhistes (Corea, 1969).\r\n\r\nLa situation changea lorsque les Britanniques sont arriv\u00e9s au Sri Lanka en 1796 et ont pris possession totale du pays en 1815. C\u2019est pendant l\u2019occupation britannique qu\u2019ont vu le jour ce qu\u2019on appellerait aujourd\u2019hui les biblioth\u00e8ques publiques. Ces \u00e9tablissements, principalement utilis\u00e9s par les fonctionnaires du gouvernement et qui n\u00e9cessitaient un abonnement payant, se nommaient Subscription Librairies. La premi\u00e8re de ces biblioth\u00e8ques a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e \u00e0 Colombo en 1812. Plusieurs autres de ces biblioth\u00e8ques par abonnement payant ont \u00e9t\u00e9 ouvertes dans les ann\u00e9es suivantes, toutes dans la ville de Colombo. Puis c\u2019est en 1839 qu\u2019on a pu voir ces \u00e9tablissements ouvrir dans d\u2019autres villes et \u00e0 partir de 1850, la quasi-totalit\u00e9 des grandes villes du Sri Lanka avaient leur biblioth\u00e8que (Ranaweera, 2012). Toutefois, les collections de ces biblioth\u00e8ques contenaient seulement des textes en anglais. Il fallut attendre le XX\u00e8me si\u00e8cle pour que des \u00e9crits dans les langues nationales du Sri Lanka prennent de la place sur les \u00e9tag\u00e8res (Corea, 1969).\r\n\r\nApr\u00e8s la premi\u00e8re guerre mondiale, la demande pour des biblioth\u00e8ques gratuites \u00e9tait en essor dans les communaut\u00e9s anglaises \u00e9duqu\u00e9es du Sri Lanka. C\u2019est donc en 1925, en fusionnant deux biblioth\u00e8ques historiques, que la biblioth\u00e8que publique de Colombo est \u00e9tablie. La biblioth\u00e8que \u00e9tait accessible \u00e0 toutes les personnes de 14 ans et plus qui r\u00e9sidaient ou travaillaient \u00e0 Colombo (Ranaweera, 2012).\r\n\r\nParmi les derni\u00e8res \u00e9tapes importantes de l\u2019histoire de la biblioth\u00e9conomie au Sri Lanka, on retrouve la cr\u00e9ation de la Royal Oriental Library en 1870, puis celle de la Museum Library en 1877. Deux \u00e9tablissements qui marquent le d\u00e9but du cheminement vers une biblioth\u00e8que nationale, celle-ci qui verra le jour en 1990 (National Library &amp; Documentation Services Board, 2017).\r\n<h2>Types de biblioth\u00e8ques<\/h2>\r\nAu Sri Lanka, il existe de nombreuses biblioth\u00e8ques publiques, une biblioth\u00e8que nationale depuis 1990, une vingtaine de biblioth\u00e8ques universitaires et plusieurs biblioth\u00e8ques scolaires. Chaque type de biblioth\u00e8que a connu une \u00e9volution diff\u00e9rente au cours de l\u2019histoire sri lankaise, solidifiant la biblioth\u00e9conomie du pays.\r\n<h3>Biblioth\u00e8que nationale<\/h3>\r\nLa Biblioth\u00e8que nationale du Sri Lanka voit le jour en 1990, une quinzaine d\u2019ann\u00e9es apr\u00e8s le d\u00e9but du projet en 1974. Elle est r\u00e9alis\u00e9e avec le soutien de l\u2019Unesco (Amarasiri, M. S. U, 1991). Son fonctionnement ne d\u00e9marre pas de z\u00e9ro, puisque le Sri Lanka poss\u00e8de plusieurs biblioth\u00e8ques au rayonnement national depuis plus de 120 ans (Amarasiri, M. S. U, 1991). Depuis 1877, la Biblioth\u00e8que du Mus\u00e9e National est consid\u00e9r\u00e9e comme la biblioth\u00e8que nationale non-officielle, notamment gr\u00e2ce \u00e0 son immense collection de documents historiques au sujet du Sri Lanka. C\u2019est par ailleurs cette biblioth\u00e8que qui a re\u00e7u les premiers ouvrages soumis \u00e0 la loi du d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal d\u00e8s 1885, faisant du Sri Lanka l\u2019un des premiers pays d\u2019Asie \u00e0 disposer de cette obligation. (Amarasiri, M. S. U, 1991)\r\n\r\nN\u00e9anmoins, de nombreuses raisons soul\u00e8vent la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une Biblioth\u00e8que nationale. Depuis leur ind\u00e9pendance, de nombreux pays d\u2019Asie s\u2019\u00e9mancipent d\u2019un syst\u00e8me \u00e9conomique d\u00e9faillant, et nombre d\u2019entre eux \u00e9voquent l\u2019importance d\u2019un service de biblioth\u00e8que efficace pour am\u00e9liorer le syst\u00e8me \u00e9conomique, social et \u00e9ducatif (Goonetileke, H. A. I, 1979). La question du d\u00e9veloppement biblioth\u00e9conomique du pays apporte de nouvelles perspectives et amorce certains projets, notamment le Bureau des Services de la Biblioth\u00e8que nationale du Sri Lanka (Sri Lanka National Library Services Board) en 1970. Tr\u00e8s rapidement, le Bureau se penche sur un projet de cr\u00e9ation d\u2019une biblioth\u00e8que nationale. \u00c0 son ouverture, cette derni\u00e8re r\u00e9cup\u00e8re ainsi nombreux des travaux du Sri Lanka Library Services Board, avec lequel elle partage un directeur. Les missions des deux institutions deviennent alors intrins\u00e8quement li\u00e9es. L\u2019une d\u2019entre elles, assez singuli\u00e8re pour une biblioth\u00e8que, revient \u00e0 soutenir les auteurs dans leur processus d\u2019\u00e9dition, projet instaur\u00e9 par le Board\u2019s Book Development Project. La biblioth\u00e8que devient ainsi une pierre angulaire de l\u2019\u00e9dition au Sri Lanka. (Amarasiri, M. S. U, 1991)\r\n\r\nUn second r\u00f4le majeur de la Biblioth\u00e8que nationale revient \u00e0 favoriser le d\u00e9veloppement des services de biblioth\u00e8ques dans les r\u00e9gions rurales du pays, objectif \u00e9tudi\u00e9 par le Bureau d\u00e8s 1975. En 1988, le pays opte pour un syst\u00e8me d\u00e9centralis\u00e9, et se divise en huit provinces administratives. Ces provinces sont divis\u00e9es en conseils r\u00e9gionaux, appel\u00e9s Pradeshiya Sabhas. La Biblioth\u00e8que nationale et le Bureau jouent un r\u00f4le essentiel dans le d\u00e9veloppement des services de biblioth\u00e8que dans ces r\u00e9gions en instaurant des comit\u00e9s de coordination, une l\u00e9gislation sp\u00e9cifique et un r\u00e9seau entre les biblioth\u00e8ques. (Amarasiri, M. S. U, 1991) La biblioth\u00e8que apporte ainsi au pays une supervision \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale, permettant aux diff\u00e9rentes institutions d\u2019\u00e9voluer en coordination et de solidifier le rayonnement biblioth\u00e9conomique du Sri Lanka. (Goonetileke, H. A. I, 1979)\r\n\r\nLa Biblioth\u00e8que nationale dispose aujourd\u2019hui de la troisi\u00e8me plus grande collection du pays, la premi\u00e8re \u00e9tant encore \u00e0 l\u2019heure actuelle celle du mus\u00e9e national. L\u2019\u00e9quipe se compose de 167 employ\u00e9s et ses missions demeurent les m\u00eames qu\u2019\u00e0 sa cr\u00e9ation, parmi lesquelles on retrouve : planification et coordination des biblioth\u00e8ques au niveau national, offrir \u00e0 la population sri-lankaise un acc\u00e8s \u00e0 l\u2019apprentissage favorisant le progr\u00e8s du pays, ou encore aider le Sri Lanka \u00e0 d\u00e9velopper son rayonnement en tant que nation culturellement et intellectuellement enrichie. (National Library &amp; Documentation Services Board, 2017).\r\n<h3>Biblioth\u00e8que universitaire<\/h3>\r\nLe Sri Lanka conna\u00eet quatre grandes p\u00e9riodes de d\u00e9veloppement universitaire, influen\u00e7ant les biblioth\u00e8ques li\u00e9es aux \u00e9tablissements. La premi\u00e8re p\u00e9riode concerne l\u2019University College, fond\u00e9 en 1921. Cette biblioth\u00e8que d\u00e9bute avec une collection de 2500 livres, obtenus par un don. D\u00e8s 1929, R. S. Enright, le biblioth\u00e9caire responsable \u00e9voque l\u2019importance d\u2019un excellent syst\u00e8me de classification, implantant la classification d\u00e9cimale de Dewey. La biblioth\u00e8que \u00e9volue peu \u00e0 peu gr\u00e2ce \u00e0 lui, rassemblant 80 000 volumes \u00e0 la fin de sa carri\u00e8re. (Jayasuriya, S. 2011)\r\n\r\nEn 1942, l\u2019Universit\u00e9 de Ceylan est fond\u00e9e, d\u00e9butant la deuxi\u00e8me \u00e9tape du d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques universitaires du pays. L\u2019acquisition des volumes est \u00e0 pr\u00e9sent bien plus rapide, et la biblioth\u00e8que obtient pr\u00e8s de 10 000 volumes par an (Jenning, W. I. 2005).\r\n\r\n\u00c0 partir de 1952, la biblioth\u00e8que de l\u2019Universit\u00e9 de Peradeniya accueille les documents re\u00e7us dans le cadre du d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal. En l\u2019absence d\u2019une biblioth\u00e8que nationale \u00e0 l\u2019\u00e9poque, cela fait de cette derni\u00e8re la biblioth\u00e8que nationale officieuse. Entre 1952 et 1960, sa collection double presque, passant de 80 000 \u00e0 140 000 ouvrages, soit la deuxi\u00e8me plus grande du pays. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, elle est la seule biblioth\u00e8que du Sri Lanka \u00e0 poss\u00e9der une \u00e9quipe de biblioth\u00e9caires professionnels, dont le statut est l\u2019un des plus haut au sein de l\u2019universit\u00e9. (De Silva, W. R. G. 1986)\r\n\r\n\u00c0 partir de 1978, les universit\u00e9s obtiennent un statut autonome avec l\u2019arriv\u00e9e du Universities Act No. 16. La University Grants Commission est cr\u00e9\u00e9e pour superviser ces nouvelles universit\u00e9s qui font face \u00e0 plusieurs d\u00e9fis, notamment pour les plus r\u00e9gionales. Ces d\u00e9fis affectent le d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques universitaires, aux faibles finances et attractivit\u00e9 professionnelle. Le 2 mai 1987, la University Grants Commission tient le premier s\u00e9minaire sur la gestion de ces biblioth\u00e8ques, et sugg\u00e8re plusieurs solutions pour permettre leur d\u00e9veloppement. Cela permet de r\u00e9organiser la gestion interne et d\u2019approfondir les collections. (Jayasuriya, S. 2011)\r\n\r\nEn 1989, l\u2019IUCL, Inter University Committee of Librarians, d\u00e9coulant de l\u2019University Grants Commission voit le jour. Il sera renomm\u00e9 Standing Committee of Library and Information Sciences en 2003, et supervise toutes les questions li\u00e9es aux biblioth\u00e8ques universitaires. Depuis 1993, la Facult\u00e9 des Cycles Sup\u00e9rieurs de l\u2019Universit\u00e9 de Colombo offre une ma\u00eetrise en sciences de l\u2019information et en biblioth\u00e9conomie, permettant ainsi la recherche universitaire dans ce domaine. Le dipl\u00f4me devient une pr\u00e9rogative des biblioth\u00e9caires universitaires du pays. (Jayasuriya, S. 2011)\r\n\r\nLes chiffres les plus r\u00e9cents recensent 19 biblioth\u00e8ques universitaires autonomes au Sri Lanka, toutes financ\u00e9es par le gouvernement \u00e0 travers la University Grants Commission. De nos jours, la biblioth\u00e8que de l\u2019Universit\u00e9 de Peradeniya demeure la plus grande du pays, avec une collection de plus de 700 000 volumes, accueillant plus de 7000 \u00e9tudiants de tous cycles et 900 employ\u00e9s de l\u2019universit\u00e9 (National Library &amp; Documentation Services Board, 2017).\r\n<h3>Biblioth\u00e8que publique<\/h3>\r\nLes biblioth\u00e8ques publiques au Sri Lanka voient le jour durant la p\u00e9riode coloniale, r\u00e9pondant principalement aux besoins litt\u00e9raires de l\u2019\u00e9lite anglaise et des expatri\u00e9s (Wijetunge, 2000). La premi\u00e8re biblioth\u00e8que, The United Service Library, fut fond\u00e9e en 1813 et utilis\u00e9e exclusivement par les officiers anglais du gouvernement \u00e0 Colombo (Colombo Public Library, 2009). Un fusionnement avec la Colombo Pettah Library et un changement de nom plus tard, elle est maintenant connue sous le nom de Colombo Public Library (Colombo Public Library, 2009).\r\n\r\nLes biblioth\u00e8ques publiques jouent un r\u00f4le social primordial notamment concernant la promotion de la litt\u00e9ratie et de l\u2019apprentissage continu (Wijetunge, 2000). Depuis leur cr\u00e9ation, elles ont \u00e9volu\u00e9 pour r\u00e9pondre aux besoins d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 en transformation rapide. Leurs r\u00f4les sociaux et leurs responsabilit\u00e9s ont \u00e9volu\u00e9 d\u00fb aux changements technologiques, sociaux et \u00e9conomiques, notamment lors d\u2019\u00e9v\u00e8nements majeurs comme la pand\u00e9mie de la COVID-19. Elles offrent un acc\u00e8s aux technologies de l\u2019information gr\u00e2ce \u00e0 des ressources num\u00e9riques, des formations en litt\u00e9ratie num\u00e9rique et des services d\u2019apprentissage en ligne ou en pr\u00e9sentiel (Wickramarachchi, 2021). Par exemple, la biblioth\u00e8que de Balangoda propose des programmes d\u2019enseignement assist\u00e9 par ordinateur, tandis que des services mobiles pour desservir les communaut\u00e9s isol\u00e9es sont offerts par la biblioth\u00e8que publique de Colombo (Wickramarachchi, 2021). \u00c9galement, face aux s\u00e9quelles de la guerre civile, certaines biblioth\u00e8ques, notamment dans le district de Jaffna, ont mis en place des programmes de biblioth\u00e9rapie. Ces initiatives incluent des expositions de livres et des activit\u00e9s adapt\u00e9es pour les enfants et les personnes \u00e2g\u00e9es, visant \u00e0 am\u00e9liorer la sant\u00e9 mentale et renforcer les liens communautaires (Arulanantham et Navaneethakrishnan, 2014).\r\n\r\nD\u2019autres \u00e9v\u00e8nements ont amen\u00e9 des d\u00e9fis aux biblioth\u00e8ques publiques, notamment celles du district de Jaffna. La guerre civile, qui a dur\u00e9 plusieurs d\u00e9cennies, a perturb\u00e9 les services jusqu\u2019en 2009 (Arulanantham et Navaneethakrishnan, 2014). En 1981, la biblioth\u00e8que publique de Jaffna fut incendi\u00e9e, d\u00e9truisant 97 000 livres et 10 000 manuscrits rares (Chandrasekar, 2013). Bien que la biblioth\u00e8que ait rouvert en 2004 avec une collection de 200 000 livres, elle reste incomparable au pass\u00e9 (Chandrasekar, 2013).\r\n\r\nDans certaines r\u00e9gions, les biblioth\u00e8ques fonctionnent avec des ressources limit\u00e9es et des infrastructures inad\u00e9quates. Les biblioth\u00e8ques publiques de Jaffna, par exemple, sont parfois r\u00e9duites \u00e0 des centres de lecture, manquant de technologies modernes, de personnel qualifi\u00e9 et de financement (Chandrasekar, 2013). Des obstacles tels que la langue, le transport et le manque de motivation freinent \u00e9galement la participation aux programmes de d\u00e9veloppement personnel. Dans le district d\u2019Anuradhapura, 34 biblioth\u00e8ques publiques existent, mais seulement 50 % d\u2019entre elles sont g\u00e9r\u00e9es par du personnel qualifi\u00e9 (Wanasinghe, 2018).\r\n<h3>Biblioth\u00e8que scolaire<\/h3>\r\nLe Sri Lanka compte 4,2 millions d\u2019\u00e9l\u00e8ves r\u00e9partis dans 10 155 \u00e9coles (Ranaweera et Silva, 2023). Cependant, le d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques scolaires varie consid\u00e9rablement d\u2019une \u00e9cole \u00e0 l\u2019autre. En 1960, Harold V. Bonny a soumis un rapport recommandant l\u2019int\u00e9gration des biblioth\u00e8ques scolaires au sein du minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation et la mise en place de formations pour les biblioth\u00e9caires (Sri Lanka Library Association, 2011).\u00a0 Plus tard, en 1997, la deuxi\u00e8me phase du projet d\u2019\u00e9ducation g\u00e9n\u00e9rale, le GEP2, financ\u00e9 par la Banque mondiale, a permis des avanc\u00e9es significatives (Sri Lanka Library Association, 2011). Gr\u00e2ce \u00e0 ce projet, 4 000 biblioth\u00e8ques ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019infrastructures modernis\u00e9es, de livres, de mobilier, d\u2019\u00e9quipements audiovisuels et d\u2019acc\u00e8s \u00e0 Internet dans certains cas (Sri Lanka Library Association, 2011).\r\n\r\nMalgr\u00e9 ces progr\u00e8s, de nombreuses biblioth\u00e8ques scolaires rencontrent encore des d\u00e9fis importants, notamment dans les \u00e9coles primaires situ\u00e9es dans des zones rurales comme la zone \u00e9ducative de Thenmarachchi (Ketheeswaren, 2024). Les infrastructures y sont souvent vieillissantes et endommag\u00e9es, avec des espaces insuffisants pour la lecture et le travail collaboratif. Les \u00e9quipements essentiels, tels que les ordinateurs et l\u2019acc\u00e8s \u00e0 Internet, sont rares, tandis que l\u2019\u00e9clairage et la ventilation sont souvent inad\u00e9quats (Ketheeswaren, 2024). Ces conditions d\u00e9couragent alors les \u00e9l\u00e8ves \u00e0 venir occuper ces espaces. En outre, les probl\u00e8mes de transport vers certaines \u00e9coles isol\u00e9es r\u00e9duisent encore plus leur utilisation. Le manque de financement constitue un obstacle majeur, 94 % des \u00e9coles signalant des fonds insuffisants pour leurs biblioth\u00e8ques (Wickramanayake, 2016).\r\n\r\nComme les biblioth\u00e8ques publiques, les biblioth\u00e8ques scolaires ont \u00e9t\u00e9 durement touch\u00e9es par la pand\u00e9mie de COVID-19 et les crises \u00e9conomiques. Ces d\u00e9fis ont entra\u00een\u00e9 une p\u00e9nurie de ressources, une r\u00e9duction des achats de livres et des opportunit\u00e9s de formation limit\u00e9es pour le personnel (Ranaweera et Silva, 2023). Les biblioth\u00e8ques scolaires ont d\u00fb adapter leurs services avec la fermeture des \u00e9coles, afin de limiter les impacts sur la lecture, l\u2019apprentissage, la cr\u00e9ativit\u00e9 et la pens\u00e9e critique des \u00e9l\u00e8ves (Ranaweera et Silva, 2023). Plusieurs initiatives furent mises en place, notamment des programmes de promotion de la lecture num\u00e9rique, de la lecture de contes en ligne et de la cr\u00e9ation d\u2019histoires et de pages de couverture (Ranaweera et Silva, 2023). Malgr\u00e9 les efforts fournis, le syst\u00e8me des biblioth\u00e8ques scolaires au Sri Lanka reste sous-d\u00e9velopp\u00e9. Cela s\u2019explique notamment par le manque de personnel qualifi\u00e9\u00a0: 75 % des biblioth\u00e8ques scolaires sont g\u00e9r\u00e9es par des personnes sans formation professionnelle ad\u00e9quate (Wickramanayake, 2016).\r\n<h2>Cadre \u00e9ducatif en sciences de l\u2019information et des biblioth\u00e8ques<\/h2>\r\nAu d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, il n\u2019existe aucune formation en sciences de l\u2019information au Sri Lanka. Souvent, les biblioth\u00e9caires dans des postes de gestion vont se former \u00e0 la School of Librarianship and Archives of London (Wijetunge, 2011). Le besoin de biblioth\u00e9caires qualifi\u00e9s s\u2019intensifie dans les ann\u00e9es 1945 avec l\u2019introduction de l\u2019\u00e9ducation gratuite et le changement de la langue d\u2019enseignement de l\u2019anglais vers les langues nationales. En effet, cela \u00e9largit les besoins d\u2019alphab\u00e9tisation de la population et la demande litt\u00e9raire en cingalais et tamoul, entra\u00eenant ainsi la cr\u00e9ation de nouvelles biblioth\u00e8ques.\r\n\r\nIl faut attendre 1961 pour la cr\u00e9ation de la premi\u00e8re \u00e9ducation formelle en sciences de l\u2019information, mise en place par la nouvellement form\u00e9e Sri Lanka Library Association (SLLA), nomm\u00e9e Ceylon Library Association \u00e0 l\u2019\u00e9poque (Wijetunge, 2011). Le contenu du certificat \u00e9tait bas\u00e9 sur ce que faisait l\u2019association des biblioth\u00e9caires de Londres. La m\u00eame ann\u00e9e, l\u2019universit\u00e9 de Peradeniya a lanc\u00e9 un Postgraduate Diploma program. De nombreuses universit\u00e9s ont d\u00e9velopp\u00e9 des programmes dans les d\u00e9cennies suivantes, mais plusieurs ont \u00e9t\u00e9 discontinu\u00e9s \u00e0 travers le temps, notamment d\u00fb \u00e0 un manque d\u2019\u00e9tudiants ou de personnel enseignant.\r\n\r\nEn 2008, il y a 24 programmes allant du certificat jusqu\u2019au doctorat et ils sont offerts par six universit\u00e9s, la SLLA ainsi que certains National Colleges of Education (Wijetunge, 2009). Certains programmes offrent une sp\u00e9cialisation pour devenir biblioth\u00e9caire scolaire. Les sujets enseign\u00e9s varient selon les programmes, mais il y a six sujets qui sont offerts par la majorit\u00e9 : introduction \u00e0 la biblioth\u00e9conomie, contr\u00f4le bibliographique, sources et services d\u2019information, gestion, m\u00e9thode de recherche et technologies de l\u2019information. Les parcours sont habituellement fixes, avec peu de cours \u00e0 option, comme les cohortes sont souvent petites ; de 10 \u00e0 20 \u00e9tudiants. Quant aux professeurs, la majorit\u00e9 travaillent \u00e0 temps complet dans le milieu des sciences de l\u2019information tout en enseignant \u00e0 temps partiel. Selon Wijetunge, il y a un manque de coh\u00e9rence \u00e0 travers les programmes et un manque d\u2019expertise en p\u00e9dagogie dans les \u00e9quipes charg\u00e9es de l'\u00e9laboration des programmes d'\u00e9tudes. Il note qu\u2019il y a un besoin majeur d\u2019\u00e9tablir un consensus national sur les comp\u00e9tences de base que devraient obtenir les \u00e9tudiants \u00e0 travers leurs \u00e9tudes.\r\n\r\nPlus de 75% des professionnels de biblioth\u00e8ques du Sri Lanka ont suivi le programme de la SLLA (SLLA, s.d.). L\u2019association offre un Higher diploma in Library and information science en collaboration avec cinq institutions \u00e9ducatives du pays, dont l\u2019Universit\u00e9 de Colombo. Ce dipl\u00f4me est s\u00e9par\u00e9 en trois niveaux, chacun n\u00e9cessitant un an \u00e0 compl\u00e9ter. Les programmes sont offerts en anglais, cinghalais et tamoul. Comme les \u00e9tudiants des r\u00e9gions \u00e9loign\u00e9es et rurales peuvent rencontrer des difficult\u00e9s \u00e0 se d\u00e9placer dans les grands centres, un programme d\u2019\u00e9ducation \u00e0 distance a r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9. Cette initiative vise \u00e0 accro\u00eetre les professionnels qualifi\u00e9s dans les biblioth\u00e8ques de ces r\u00e9gions.\r\n<h2>Association de biblioth\u00e8ques<\/h2>\r\n<h3>Sri Lanka Library Association<\/h3>\r\nLa Sri Lanka Library Association (SLLA) est une association nationale fond\u00e9e en 1960 sous le nom de Ceylon Library Association. Elle est incorpor\u00e9e en 1974 par la Sri Lanka Library Association (Incorporation) Law No.20 (SLLA, 2021). Ses missions sont de soutenir, prot\u00e9ger et maintenir le statut et les int\u00e9r\u00eats de la profession de biblioth\u00e9caire et des professionnels des sciences de l'information ainsi que d\u2019organiser, d\u00e9velopper et r\u00e9gulariser l\u2019enseignement des sciences de l\u2019information (SLLA, 2024). Comme mentionn\u00e9 dans la section pr\u00e9c\u00e9dente sur l\u2019\u00e9ducation, la SLLA a jou\u00e9 un r\u00f4le de pionnier dans la cr\u00e9ation d\u2019\u00e9ducation formelle pour les sciences de l\u2019\u00e9ducation au Sri Lanka et continue aujourd\u2019hui d\u2019\u00eatre fortement impliqu\u00e9e. L\u2019association comporte plusieurs comit\u00e9s tel que celui sur l\u2019\u00e9ducation, les relations publiques, le d\u00e9veloppement durable ainsi que ceux sur diff\u00e9rents types de biblioth\u00e8ques (publiques, acad\u00e9miques, scolaires et sp\u00e9cialis\u00e9es). L\u2019association est membre de l\u2019International Federation of Library Associations and Institution (IFLA). Elle est aussi un membre fondateur de l\u2019Organization of Professional Associations of Sri Lanka (OPA) et du Commonwealth Library Association (COMLA) (SLLA, 2024).\r\n\r\nLe Sri Lanka Library Review est la revue officielle de l\u2019association disponible qui contient des \u00e9tudes \u00e9valu\u00e9es par les pairs depuis 1962 (SLLA, s.d.). Un bulletin d'information est publi\u00e9 de mani\u00e8re trimestrielle pour garder les membres \u00e0 jour sur les activit\u00e9s de l\u2019association, mais aussi pour donner des nouvelles de la communaut\u00e9 des sciences de l\u2019information. Diverses activit\u00e9s de d\u00e9veloppement professionnel sont offertes r\u00e9guli\u00e8rement en plus d\u2019un congr\u00e8s annuel : la National Conference on Library and Information Science. Aussi, la SLLA a publi\u00e9 un code de conduite professionnelle et d\u2019\u00e9thique en 1998 et l\u2019a r\u00e9vis\u00e9 en 2015 (SLLA, 2015). Le but \u00e9tant d\u2019\u00e9tablir les standards professionnels auxquels ses membres doivent adh\u00e9rer.\r\n\r\nLes membres de l\u2019association sont soit non-corporatifs ou corporatifs (SLLA, 2021). Les membres doivent d\u2019abord s\u2019inscrire comme non-corporatif, pour cela ils doivent avoir obtenu un Higher Diploma in Library and Information Science de l\u2019association ou l\u2019\u00e9quivalent. Ils n\u2019ont pas de droit de vote pour l'\u00e9lection des membres du Conseil de l\u2019association. Pour ensuite devenir membre corporatif, le membre doit avoir travaill\u00e9 dans le milieu des sciences de l\u2019information pendant cinq ans. Cela lui donne le droit de vote ainsi que le droit d\u2019utiliser le titre de biblioth\u00e9caire agr\u00e9\u00e9. Selon leur rapport annuel de 2023\/2024, l\u2019association compte 1168 membres.\r\n<h3>University Librarians\u2019 Association of Sri Lanka<\/h3>\r\nL\u2019University Librarians\u2019 Association of Sri Lanka (ULA) est l\u2019association professionnelle du milieu des biblioth\u00e8ques universitaires (ULA, s.d.). Elle accueille comme membres les biblioth\u00e9caires, les assistants-biblioth\u00e9caires et les professeurs d\u2019un programme de sciences de l\u2019information des universit\u00e9s. L\u2019association partage des missions similaires \u00e0 celles de la Sri Lanka Library Association (SLLA), notamment la protection du statut professionnel et des int\u00e9r\u00eats des biblioth\u00e9caires, ainsi que la promotion de l\u2019\u00e9ducation et de l\u2019avancement professionnel de ses membres. Elle vise \u00e9galement \u00e0 contribuer activement au d\u00e9veloppement de la biblioth\u00e9conomie universitaire.\r\n\r\nL\u2019ULA organise des conf\u00e9rences internationales ainsi que des rencontres pour discuter de la recherche se faisant dans le domaine. Elle offre aussi r\u00e9guli\u00e8rement des s\u00e9minaires et ateliers pour contribuer au d\u00e9veloppement professionnel de ses membres. Depuis 1997, elle publie le Journal of the University Librarians Association of Sri Lanka, un journal scientifique en acc\u00e8s libre (ULA, s.d.). De plus, un bulletin d\u2019information est diffus\u00e9 deux fois par an.\r\n<h2>Cadre l\u00e9gislatif<\/h2>\r\n<h3>National Library and Documentation Services Board Act<\/h3>\r\nLa Biblioth\u00e8que nationale du Sri Lanka est r\u00e9gie par la National Library And Documentation Services Board Act ayant vu le jour en 1998. Toute l\u2019administration de la biblioth\u00e8que est d\u00e9crite dans cette loi, notamment la quantit\u00e9 et les noms des postes du conseil d\u2019administration ainsi que les fonctions de l\u2019institution. Pour n\u2019en nommer que quelques-uns, sous l\u2019article 4, cette loi dicte que le r\u00f4le du conseil est de promouvoir le d\u00e9veloppement du secteur des services d\u2019information et le d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques ainsi que des m\u00e9tiers en sciences de l\u2019information. On mentionne aussi, sous l\u2019article 5, qu\u2019il rel\u00e8ve de la Biblioth\u00e8que nationale de conseiller les minist\u00e8res de l\u2019\u00e9ducation, de la culture et de l\u2019administration publique dans leurs d\u00e9cisions par rapport \u00e0 la programmation et aux activit\u00e9s offertes en lien avec le milieu documentaire. Il revient aussi de la responsabilit\u00e9 de la biblioth\u00e8que d\u2019offrir des conseils et de faciliter le travail du corps professionnel, \u00e0 la fois en offrant des formations qu\u2019en favorisant l\u2019acquisition de ressources, tant mat\u00e9rielles qu\u2019humaines.\r\n<h3>D\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal<\/h3>\r\nAu Sri Lanka, les \u00e9diteurs et imprimeurs de livres et de journaux sont requis sous l\u2019article 21 de la National Archives Law \u00e9tablie en 1885 de soumettre au d\u00e9partement des archives nationales cinq copies de chaque \u00e9dition au plus tard un mois apr\u00e8s la production. Cette m\u00eame loi est d\u2019ailleurs r\u00e9p\u00e9t\u00e9e dans le Printing Presses Ordinance, le Printers and Publishers Ordinance et le Newspapers Ordinance. Selon la Library of Congress, parmi ces cinq copies des ouvrages, une seule restera \u00e0 la biblioth\u00e8que nationale et les quatre autres seront envoy\u00e9es \u00e0 d\u2019autres institutions \u00e0 travers le pays (2017). Une autre de ces copies se rend \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Ruhuna, se situant compl\u00e8tement au sud du Sri Lanka, o\u00f9 se trouve leur Legal Deposit Collection qui poss\u00e8de pr\u00e9sentement tous les ouvrages publi\u00e9s au Sri Lanka depuis 1990, soit environ 280 000 documents (Library, University of Ruhuna, s.d.).\r\n<h3>Loi sur l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information<\/h3>\r\nLes discussions sur le droit \u00e0 l\u2019information ont commenc\u00e9 en 1994, mais la r\u00e9elle int\u00e9gration du Right to Information Act \u00e0 la constitution sri lankaise s\u2019est faite tr\u00e8s r\u00e9cemment en 2016 (Right to information Sri Lanka, s.d.). Ce d\u00e9partement du minist\u00e8re du Mass Media est responsable de rappeler aux citoyen.ne.s du Sri Lanka qu\u2019ils ont acc\u00e8s \u00e0 toute l\u2019information produite et conserv\u00e9e par le gouvernement et les institutions publiques, ainsi que de s\u2019assurer que ces instances gouvernementales publient de mani\u00e8re responsable leur information.\r\n\r\nAujourd\u2019hui, cette loi est aussi renforc\u00e9e par une commission ind\u00e9pendante sur le droit \u00e0 l\u2019information en place depuis 2016. Cet encadrement permet de surveiller les actions des autorit\u00e9s publiques (Right to Information Commission, s.d.) et il s\u2019agit aussi d\u2019une ressource disponible \u00e0 toutes personnes souhaitant faire une demande d\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information ou tout autre demande sur le sujet. Ce minist\u00e8re et cette commission se donnent tous deux la responsabilit\u00e9 d\u2019\u00e9duquer la population sur leurs droits afin que le droit de l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information se pr\u00e9serve et s\u2019applique ad\u00e9quatement.\r\n<h2>Bibliographie<\/h2>\r\nAmarasiri, M. S. U. (1991). The National Library of Sri Lanka and the national library system. Information Development, 7(4), 196-203.<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/026666699100700404\"> https:\/\/doi.org\/10.1177\/026666699100700404<\/a>\r\n\r\nArulanantham, S., et Navaneethakrishnan, S. (2014). Introducing bibliotherapy in public libraries of Jaffna district : An exploratory study. Journal of the university librarians association of Sri Lanka, 17(2), 104-118.\r\n\r\nBritannica. (2024, 28 novembre). Sri Lanka.<a href=\"https:\/\/www.britannica.com\/place\/Sri-Lanka\"> https:\/\/www.britannica.com\/place\/Sri-Lanka<\/a>\r\n\r\nChandrasekar, K. (2013). Public libraries in Jaffna district, Sri Lanka-challenges. Library Philosophy and Practice, 957.\r\n\r\nColombo Public Library. (2009). Colombo Public Library. <a href=\"http:\/\/www.colombopubliclibrary.org\/\">http:\/\/www.colombopubliclibrary.org\/<\/a>\r\n\r\nCorea, I. (1969). Library services. Dans Education in Ceylon : A centenary, (p. 1205-1216). Ministry of education and cultural affairs.\r\n\r\nDe Silva, W. R. G. (1986). Libraries and librarianship in Sri Lanka : with special reference to university libraries 1942-1983 [m\u00e9moire de ma\u00eetrise, Universit\u00e9 de Monash].\r\n\r\nGreppin, J. A. C. (1992). Review of libraries in Sri Lanka : Their origin and history from ancient times to the present time, by T. G. Piyadasa. Journal of the american oriental society, 112(1), p. 169\u2013169.<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.2307\/604631\"> https:\/\/doi.org\/10.2307\/604631<\/a>\r\n\r\nGoonetileke, H. A. I. (1979). The meaning and purpose of a national library for Sri Lanka. Libri, 29(1), 2\u201126.<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1515\/libr.1979.29.1.20\"> https:\/\/doi.org\/10.1515\/libr.1979.29.1.20<\/a>\r\n\r\nGovernment of Sri Lanka. (s.d.). Sri Lanka\u202f: Country overview.<a href=\"https:\/\/www.gov.lk\/sri-lanka\/country-overview\"> https:\/\/www.gov.lk\/sri-lanka\/country-overview<\/a>\r\n\r\nJayasuriya, S. (2011). University library services in Sri Lanka : a historical perspective. Journal of the University Librarians\u2019 Association of Sri Lanka, 15(1).<a href=\"https:\/\/pdfs.semanticscholar.org\/c2fa\/d30fc802d10fa0883ef6202862970147233b.pdf\"> https:\/\/pdfs.semanticscholar.org\/c2fa\/d30fc802d10fa0883ef6202862970147233b.pdf<\/a>\r\n\r\nKetheeswaren, S. (2024). Infrastructure limitations in school libraries : case study of the \u2018Thenmarachchi\u2019 education zone, Sri Lanka. International information and library review, 1(13).<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/10572317.2024.2420575\"> https:\/\/doi.org\/10.1080\/10572317.2024.2420575<\/a>\r\n\r\nLibrary of Congress. (2017, d\u00e9cembre). Mandatory Deposit Laws.<a href=\"https:\/\/maint.loc.gov\/law\/help\/deposit-laws\/index.php\"> https:\/\/maint.loc.gov\/law\/help\/deposit-laws\/index.php<\/a>\r\n\r\nLibrary, University of Ruhuna. (s.d.). Legal Deposit Collection.<a href=\"https:\/\/www.lib.ruh.ac.lk\/?page_id=1313\"> https:\/\/www.lib.ruh.ac.lk\/?page_id=1313<\/a>\r\n\r\nMarasinghe, M. M. I. K. (2022). Open source initiatives in public libraries in Sri Lanka : study of expert\u2019s perception. Journal of university librarians association of Sri Lanka, 25(2).<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4038\/jula.v25i2.8057\"> https:\/\/doi.org\/10.4038\/jula.v25i2.8057<\/a>\r\n\r\nNational library and documentation services board act. (1998), vol. 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Challenges faced by the Sri Lankan school libraries in the period of covid and the current economic crisis : special reference to the western province school libraries. Dans IASL Annual conference proceedings.<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.29173\/iasl8769\"> https:\/\/doi.org\/10.29173\/iasl8769<\/a>\r\n\r\nRanaweera, R., et Ranasinghe, P. (2013). Libraries in Sri Lanka in the ancient Anuradhapura period : a historical account (250 B.C. \u2013 1017 A.D.). Journal of the university librarians association of Sri Lanka, 17(1), p. 66-75.<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4038\/jula.v17i1.6645\"> https:\/\/doi.org\/10.4038\/jula.v17i1.6645<\/a>\r\n\r\nRight to information act. (2016).<a href=\"https:\/\/www.srilankalaw.lk\/r\/1599-right-to-information-act.html\"> https:\/\/www.srilankalaw.lk\/r\/1599-right-to-information-act.html<\/a>\r\n\r\nRight to information commission of Sri Lanka. (s.d.). Powers and Functions.<a href=\"https:\/\/www.rticommission.lk\/web\/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=44&amp;Itemid=105&amp;lang=en\"> https:\/\/www.rticommission.lk\/web\/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=44&amp;Itemid=105&amp;lang=en<\/a>\r\n\r\nRight to information Sri Lanka. (s.d.). RTI history.<a href=\"https:\/\/rti.gov.lk\/rti-unit\/\"> https:\/\/rti.gov.lk\/rti-unit\/<\/a>\r\n\r\nSri Lanka Library Association. (2011, Juin). 50 years of LIS education in Sri Lanka. Sri Lanka Library Review, 25.\r\n\r\nSri Lanka Library Association. (2015). Code of Professional Conduct and Ethics.<a href=\"https:\/\/www.slla.lk\/images\/stories\/docs\/activities\/publications\/other\/CODE_PCE_final.pdf\"> https:\/\/www.slla.lk\/images\/stories\/docs\/activities\/publications\/other\/CODE_PCE_final.pdf<\/a>\r\n\r\nSri Lanka Library Association. (s.d.). Higher diploma in library and information science.<a href=\"https:\/\/www.slla.lk\/index.php\/education\/hdiplis\/about-dls-hdlis\"> https:\/\/www.slla.lk\/index.php\/education\/hdiplis\/about-dls-hdlis<\/a>\r\n\r\nSri Lanka Library Association. (2021). Rules of the Sri Lanka Library Association (SLLA).<a href=\"https:\/\/www.slla.lk\/images\/stories\/docs\/act\/SLLA_Rules2021.pdf\"> https:\/\/www.slla.lk\/images\/stories\/docs\/act\/SLLA_Rules2021.pdf<\/a>\r\n\r\nSri Lanka Library Association. (2024). Sri Lanka library association annual report and auditor\u2019s report 2023\/2024.<a href=\"https:\/\/www.slla.lk\/images\/stories\/docs\/activities\/publications\/annual_report\/ar_slla_2024.pdf\"> https:\/\/www.slla.lk\/images\/stories\/docs\/activities\/publications\/annual_report\/ar_slla_2024.pdf<\/a>\r\n\r\nSri Lanka Library Association. (s.d.). Sri Lanka library review (SLLR).<a href=\"https:\/\/www.slla.lk\/index.php\/publications\/sri-lanka-library-review\"> https:\/\/www.slla.lk\/index.php\/publications\/sri-lanka-library-review<\/a>\r\n\r\nThe World Factbook. (2024, 25 novembre). Sri Lanka.<a href=\"https:\/\/www.cia.gov\/the-world-factbook\/countries\/sri-lanka\"> https:\/\/www.cia.gov\/the-world-factbook\/countries\/sri-lanka<\/a>\r\n\r\nUniversity Librarians\u2019 Association of Sri Lanka. (s.d.). University librarians\u2019 association of Sri Lanka information profile.<a href=\"https:\/\/www.ulasl.lk\/index.php\/about-us\/introduction\"> https:\/\/www.ulasl.lk\/index.php\/about-us\/introduction<\/a>\r\n\r\nWanasinghe, W. M. P. G. K. T. (2018). Public libraries today : a case study in Anuradhapura district public libraries in Sri Lanka.<a href=\"http:\/\/www.digital.lib.esn.ac.lk\/1234\/14478\"> http:\/\/www.digital.lib.esn.ac.lk\/1234\/14478<\/a>\r\n\r\nWickramanayake, L. (2016). Where to from here? Current status of school libraries in Sri Lanka : a survey. New Library World, 117(3\/4), 214-228.<a href=\"http:\/\/dx.doi.org\/10.1108\/NLW-10-2015-0073\"> http:\/\/dx.doi.org\/10.1108\/NLW-10-2015-0073<\/a>\r\n\r\nWickramarachchi, A. P. (2021). The social role and the responsibilities of public libraries and librarians in transforming society. Sri Lanka library review, 35(1).<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4038\/sllr.v35i1.37\"> https:\/\/doi.org\/10.4038\/sllr.v35i1.37<\/a>\r\n\r\nWijetunge, P. (2009) A critical evaluation of the curriculum development strategy of the LIS education programs in Sri Lanka. Library Review, 58(9), 610-684.<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1108\/00242530910997955\"> https:\/\/doi.org\/10.1108\/00242530910997955<\/a>\r\n\r\nWijetunge, P. (2011). Fifty years of LIS education in Sri Lanka : a retrospective examination. Sri Lanka library review, 25, 1-13.<a href=\"https:\/\/www.slla.lk\/images\/stories\/docs\/activities\/publications\/sl_library_review\/sllr_25.pdf\"> https:\/\/www.slla.lk\/images\/stories\/docs\/activities\/publications\/sl_library_review\/sllr_25.pdf<\/a>\r\n\r\nWijetunge, P. (2000). The role of public libraries in the expansion of literacy and lifelong learning in Sri Lanka. New Library World, 101(3), 104-111.<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1108\/03074800010324558\"> https:\/\/doi.org\/10.1108\/03074800010324558<\/a>\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n&nbsp;","rendered":"<div class=\"sri-lanka\">\n<p class=\"import-Normal\"><em>Par Ariane Beaulieu, Lucie David, Claudine Lambert et Adriana Rodriguez-Ayotte<\/em><\/p>\n<h2>Profil du pays<\/h2>\n<p class=\"import-Normal\">La R\u00e9publique socialiste d\u00e9mocratique du Sri Lanka, anciennement nomm\u00e9 le Ceylan et commun\u00e9ment appel\u00e9 Sri Lanka, est un pays de l\u2019Asie du Sud o\u00f9 vivent plus de 20 millions d\u2019habitants. La superficie de l\u2019\u00eele, situ\u00e9e au sud-est de l\u2019Inde, fait environ 62\u202f705 km<sup>2<\/sup>. La capitale officielle du pays est Sri Jayawardenapura Kotte, mais le pays autoproclame aussi une capitale commerciale \u00e9tant la ville de Colombo (Government of Sri Lanka, s. d.). Les trois langues officielles du pays sont le singhalais, le tamoul et, depuis 2012, l\u2019anglais comme langue de lien. La premi\u00e8re \u00e9tant nettement la plus utilis\u00e9e avec 87% de la population (The World Factbook, 2024). Plusieurs religions diff\u00e9rentes sont pratiqu\u00e9es dans le pays, la plus populaire \u00e9tant le bouddhisme qui est profess\u00e9 par environ 70% des habitants (Government of Sri Lanka, s. d.). Selon les donn\u00e9es les plus r\u00e9centes, le taux de litt\u00e9ratie, d\u00e9fini par les personnes au-dessus de 15 ans qui savent lire et \u00e9crire, est de 92,3% (The World Factbook, 2024).<\/p>\n<p class=\"import-Normal\" style=\"text-indent: 35.25pt;\">Les premi\u00e8res traces de vie sur le territoire du Sri Lanka datent de la pr\u00e9histoire, il y a 75 000 \u00e0 125 000 ans. Plusieurs civilisations se sont relay\u00e9es \u00e0 travers les si\u00e8cles, jusqu\u2019en 1505 o\u00f9 a eu lieu la premi\u00e8re colonisation du pays par le Portugal. Pendant un peu plus de 150 ans, la grande majorit\u00e9 du territoire du Sri Lanka \u00e9tait contr\u00f4l\u00e9e par les Portugais, et ce jusqu\u2019en 1658, o\u00f9 ce sont les Hollandais qui ont repris le contr\u00f4le. Puis finalement, c\u2019est en 1796 que l\u2019empire britannique a, \u00e0 son tour, colonis\u00e9 le territoire du Sri Lanka. Plusieurs ann\u00e9es plus tard, le Ceylan a d\u00e9clar\u00e9 son ind\u00e9pendance en 1948, puis s\u2019est renomm\u00e9 la R\u00e9publique du Sri Lanka en 1972 (Britannica, 2024).<\/p>\n<\/div>\n<h2>Histoire<\/h2>\n<p>Cette suite de colonisation a amen\u00e9 son lot de changements pour la biblioth\u00e9conomie au Sri Lanka, mais il est faux de penser que ce sont les colonisateurs qui ont d\u00e9velopp\u00e9 ce champ disciplinaire au pays, bien au contraire. Les premi\u00e8res traces d\u2019\u00e9criture remontent au IVe si\u00e8cle av. J.-C. (Britannica, 2024) et l\u2019origine des biblioth\u00e8ques remonte aussi loin qu\u2019\u00e0 l\u2019introduction du bouddhisme sur l\u2019\u00eele trois si\u00e8cles av. J.-C. En effet, les activit\u00e9s litt\u00e9raires peuvent \u00eatre retrac\u00e9es depuis 438 av. J.-C o\u00f9 l\u2019on \u00e9crivait et documentait la vie du roi Vijaya (Ranaweera et Ranasinghe, 2013).<\/p>\n<p>Les premi\u00e8res \u00ab\u202fbiblioth\u00e8ques \u00bb furent \u00e9tablies autour du premier si\u00e8cle av. J.-C lorsque des moines bouddhistes conservaient dans les monast\u00e8res des \u00e9crits religieux sur des feuilles d\u2019Ola. L\u2019investissement de la royaut\u00e9 dans les activit\u00e9s litt\u00e9raires et de biblioth\u00e8ques ont beaucoup encourag\u00e9 le d\u00e9veloppement du domaine \u00e0 travers les centaines d\u2019ann\u00e9es qui ont suivi. En effet, la majorit\u00e9 des rois ayant r\u00e9gn\u00e9 entre les ann\u00e9es 337 et 853 ap. J.-C ont eux-m\u00eames \u00e9crit des livres qui \u00e9taient pr\u00e9serv\u00e9s dans les monast\u00e8res ou les biblioth\u00e8ques royales Ranaweera et Ranasinghe, 2013). C\u2019est aussi au d\u00e9but du III\u00e8me si\u00e8cle que le m\u00e9tier de biblioth\u00e9caire prend forme, \u00e0 travers la religion, et devient de plus en plus sacr\u00e9 (Greppin, 1992).<\/p>\n<p>Du XVI\u00e8me si\u00e8cle jusqu\u2019\u00e0 la fin du XVIII\u00e8me si\u00e8cle, les colonisations portugaises et hollandaises laissent tr\u00e8s peu de traces sur la biblioth\u00e9conomie au Sri Lanka. Au contraire, cette p\u00e9riode marque un certain d\u00e9clin dans les activit\u00e9s litt\u00e9raires du pays. Un \u00e9v\u00e9nement marquant de cette p\u00e9riode est lorsque le roi Rajasinghe I se convertissant \u00e0 l\u2019hindouisme br\u00fbla plusieurs livres et d\u00e9truisit des monast\u00e8res bouddhistes (Corea, 1969).<\/p>\n<p>La situation changea lorsque les Britanniques sont arriv\u00e9s au Sri Lanka en 1796 et ont pris possession totale du pays en 1815. C\u2019est pendant l\u2019occupation britannique qu\u2019ont vu le jour ce qu\u2019on appellerait aujourd\u2019hui les biblioth\u00e8ques publiques. Ces \u00e9tablissements, principalement utilis\u00e9s par les fonctionnaires du gouvernement et qui n\u00e9cessitaient un abonnement payant, se nommaient Subscription Librairies. La premi\u00e8re de ces biblioth\u00e8ques a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e \u00e0 Colombo en 1812. Plusieurs autres de ces biblioth\u00e8ques par abonnement payant ont \u00e9t\u00e9 ouvertes dans les ann\u00e9es suivantes, toutes dans la ville de Colombo. Puis c\u2019est en 1839 qu\u2019on a pu voir ces \u00e9tablissements ouvrir dans d\u2019autres villes et \u00e0 partir de 1850, la quasi-totalit\u00e9 des grandes villes du Sri Lanka avaient leur biblioth\u00e8que (Ranaweera, 2012). Toutefois, les collections de ces biblioth\u00e8ques contenaient seulement des textes en anglais. Il fallut attendre le XX\u00e8me si\u00e8cle pour que des \u00e9crits dans les langues nationales du Sri Lanka prennent de la place sur les \u00e9tag\u00e8res (Corea, 1969).<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la premi\u00e8re guerre mondiale, la demande pour des biblioth\u00e8ques gratuites \u00e9tait en essor dans les communaut\u00e9s anglaises \u00e9duqu\u00e9es du Sri Lanka. C\u2019est donc en 1925, en fusionnant deux biblioth\u00e8ques historiques, que la biblioth\u00e8que publique de Colombo est \u00e9tablie. La biblioth\u00e8que \u00e9tait accessible \u00e0 toutes les personnes de 14 ans et plus qui r\u00e9sidaient ou travaillaient \u00e0 Colombo (Ranaweera, 2012).<\/p>\n<p>Parmi les derni\u00e8res \u00e9tapes importantes de l\u2019histoire de la biblioth\u00e9conomie au Sri Lanka, on retrouve la cr\u00e9ation de la Royal Oriental Library en 1870, puis celle de la Museum Library en 1877. Deux \u00e9tablissements qui marquent le d\u00e9but du cheminement vers une biblioth\u00e8que nationale, celle-ci qui verra le jour en 1990 (National Library &amp; Documentation Services Board, 2017).<\/p>\n<h2>Types de biblioth\u00e8ques<\/h2>\n<p>Au Sri Lanka, il existe de nombreuses biblioth\u00e8ques publiques, une biblioth\u00e8que nationale depuis 1990, une vingtaine de biblioth\u00e8ques universitaires et plusieurs biblioth\u00e8ques scolaires. Chaque type de biblioth\u00e8que a connu une \u00e9volution diff\u00e9rente au cours de l\u2019histoire sri lankaise, solidifiant la biblioth\u00e9conomie du pays.<\/p>\n<h3>Biblioth\u00e8que nationale<\/h3>\n<p>La Biblioth\u00e8que nationale du Sri Lanka voit le jour en 1990, une quinzaine d\u2019ann\u00e9es apr\u00e8s le d\u00e9but du projet en 1974. Elle est r\u00e9alis\u00e9e avec le soutien de l\u2019Unesco (Amarasiri, M. S. U, 1991). Son fonctionnement ne d\u00e9marre pas de z\u00e9ro, puisque le Sri Lanka poss\u00e8de plusieurs biblioth\u00e8ques au rayonnement national depuis plus de 120 ans (Amarasiri, M. S. U, 1991). Depuis 1877, la Biblioth\u00e8que du Mus\u00e9e National est consid\u00e9r\u00e9e comme la biblioth\u00e8que nationale non-officielle, notamment gr\u00e2ce \u00e0 son immense collection de documents historiques au sujet du Sri Lanka. C\u2019est par ailleurs cette biblioth\u00e8que qui a re\u00e7u les premiers ouvrages soumis \u00e0 la loi du d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal d\u00e8s 1885, faisant du Sri Lanka l\u2019un des premiers pays d\u2019Asie \u00e0 disposer de cette obligation. (Amarasiri, M. S. U, 1991)<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, de nombreuses raisons soul\u00e8vent la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une Biblioth\u00e8que nationale. Depuis leur ind\u00e9pendance, de nombreux pays d\u2019Asie s\u2019\u00e9mancipent d\u2019un syst\u00e8me \u00e9conomique d\u00e9faillant, et nombre d\u2019entre eux \u00e9voquent l\u2019importance d\u2019un service de biblioth\u00e8que efficace pour am\u00e9liorer le syst\u00e8me \u00e9conomique, social et \u00e9ducatif (Goonetileke, H. A. I, 1979). La question du d\u00e9veloppement biblioth\u00e9conomique du pays apporte de nouvelles perspectives et amorce certains projets, notamment le Bureau des Services de la Biblioth\u00e8que nationale du Sri Lanka (Sri Lanka National Library Services Board) en 1970. Tr\u00e8s rapidement, le Bureau se penche sur un projet de cr\u00e9ation d\u2019une biblioth\u00e8que nationale. \u00c0 son ouverture, cette derni\u00e8re r\u00e9cup\u00e8re ainsi nombreux des travaux du Sri Lanka Library Services Board, avec lequel elle partage un directeur. Les missions des deux institutions deviennent alors intrins\u00e8quement li\u00e9es. L\u2019une d\u2019entre elles, assez singuli\u00e8re pour une biblioth\u00e8que, revient \u00e0 soutenir les auteurs dans leur processus d\u2019\u00e9dition, projet instaur\u00e9 par le Board\u2019s Book Development Project. La biblioth\u00e8que devient ainsi une pierre angulaire de l\u2019\u00e9dition au Sri Lanka. (Amarasiri, M. S. U, 1991)<\/p>\n<p>Un second r\u00f4le majeur de la Biblioth\u00e8que nationale revient \u00e0 favoriser le d\u00e9veloppement des services de biblioth\u00e8ques dans les r\u00e9gions rurales du pays, objectif \u00e9tudi\u00e9 par le Bureau d\u00e8s 1975. En 1988, le pays opte pour un syst\u00e8me d\u00e9centralis\u00e9, et se divise en huit provinces administratives. Ces provinces sont divis\u00e9es en conseils r\u00e9gionaux, appel\u00e9s Pradeshiya Sabhas. La Biblioth\u00e8que nationale et le Bureau jouent un r\u00f4le essentiel dans le d\u00e9veloppement des services de biblioth\u00e8que dans ces r\u00e9gions en instaurant des comit\u00e9s de coordination, une l\u00e9gislation sp\u00e9cifique et un r\u00e9seau entre les biblioth\u00e8ques. (Amarasiri, M. S. U, 1991) La biblioth\u00e8que apporte ainsi au pays une supervision \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale, permettant aux diff\u00e9rentes institutions d\u2019\u00e9voluer en coordination et de solidifier le rayonnement biblioth\u00e9conomique du Sri Lanka. (Goonetileke, H. A. I, 1979)<\/p>\n<p>La Biblioth\u00e8que nationale dispose aujourd\u2019hui de la troisi\u00e8me plus grande collection du pays, la premi\u00e8re \u00e9tant encore \u00e0 l\u2019heure actuelle celle du mus\u00e9e national. L\u2019\u00e9quipe se compose de 167 employ\u00e9s et ses missions demeurent les m\u00eames qu\u2019\u00e0 sa cr\u00e9ation, parmi lesquelles on retrouve : planification et coordination des biblioth\u00e8ques au niveau national, offrir \u00e0 la population sri-lankaise un acc\u00e8s \u00e0 l\u2019apprentissage favorisant le progr\u00e8s du pays, ou encore aider le Sri Lanka \u00e0 d\u00e9velopper son rayonnement en tant que nation culturellement et intellectuellement enrichie. (National Library &amp; Documentation Services Board, 2017).<\/p>\n<h3>Biblioth\u00e8que universitaire<\/h3>\n<p>Le Sri Lanka conna\u00eet quatre grandes p\u00e9riodes de d\u00e9veloppement universitaire, influen\u00e7ant les biblioth\u00e8ques li\u00e9es aux \u00e9tablissements. La premi\u00e8re p\u00e9riode concerne l\u2019University College, fond\u00e9 en 1921. Cette biblioth\u00e8que d\u00e9bute avec une collection de 2500 livres, obtenus par un don. D\u00e8s 1929, R. S. Enright, le biblioth\u00e9caire responsable \u00e9voque l\u2019importance d\u2019un excellent syst\u00e8me de classification, implantant la classification d\u00e9cimale de Dewey. La biblioth\u00e8que \u00e9volue peu \u00e0 peu gr\u00e2ce \u00e0 lui, rassemblant 80 000 volumes \u00e0 la fin de sa carri\u00e8re. (Jayasuriya, S. 2011)<\/p>\n<p>En 1942, l\u2019Universit\u00e9 de Ceylan est fond\u00e9e, d\u00e9butant la deuxi\u00e8me \u00e9tape du d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques universitaires du pays. L\u2019acquisition des volumes est \u00e0 pr\u00e9sent bien plus rapide, et la biblioth\u00e8que obtient pr\u00e8s de 10 000 volumes par an (Jenning, W. I. 2005).<\/p>\n<p>\u00c0 partir de 1952, la biblioth\u00e8que de l\u2019Universit\u00e9 de Peradeniya accueille les documents re\u00e7us dans le cadre du d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal. En l\u2019absence d\u2019une biblioth\u00e8que nationale \u00e0 l\u2019\u00e9poque, cela fait de cette derni\u00e8re la biblioth\u00e8que nationale officieuse. Entre 1952 et 1960, sa collection double presque, passant de 80 000 \u00e0 140 000 ouvrages, soit la deuxi\u00e8me plus grande du pays. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, elle est la seule biblioth\u00e8que du Sri Lanka \u00e0 poss\u00e9der une \u00e9quipe de biblioth\u00e9caires professionnels, dont le statut est l\u2019un des plus haut au sein de l\u2019universit\u00e9. (De Silva, W. R. G. 1986)<\/p>\n<p>\u00c0 partir de 1978, les universit\u00e9s obtiennent un statut autonome avec l\u2019arriv\u00e9e du Universities Act No. 16. La University Grants Commission est cr\u00e9\u00e9e pour superviser ces nouvelles universit\u00e9s qui font face \u00e0 plusieurs d\u00e9fis, notamment pour les plus r\u00e9gionales. Ces d\u00e9fis affectent le d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques universitaires, aux faibles finances et attractivit\u00e9 professionnelle. Le 2 mai 1987, la University Grants Commission tient le premier s\u00e9minaire sur la gestion de ces biblioth\u00e8ques, et sugg\u00e8re plusieurs solutions pour permettre leur d\u00e9veloppement. Cela permet de r\u00e9organiser la gestion interne et d\u2019approfondir les collections. (Jayasuriya, S. 2011)<\/p>\n<p>En 1989, l\u2019IUCL, Inter University Committee of Librarians, d\u00e9coulant de l\u2019University Grants Commission voit le jour. Il sera renomm\u00e9 Standing Committee of Library and Information Sciences en 2003, et supervise toutes les questions li\u00e9es aux biblioth\u00e8ques universitaires. Depuis 1993, la Facult\u00e9 des Cycles Sup\u00e9rieurs de l\u2019Universit\u00e9 de Colombo offre une ma\u00eetrise en sciences de l\u2019information et en biblioth\u00e9conomie, permettant ainsi la recherche universitaire dans ce domaine. Le dipl\u00f4me devient une pr\u00e9rogative des biblioth\u00e9caires universitaires du pays. (Jayasuriya, S. 2011)<\/p>\n<p>Les chiffres les plus r\u00e9cents recensent 19 biblioth\u00e8ques universitaires autonomes au Sri Lanka, toutes financ\u00e9es par le gouvernement \u00e0 travers la University Grants Commission. De nos jours, la biblioth\u00e8que de l\u2019Universit\u00e9 de Peradeniya demeure la plus grande du pays, avec une collection de plus de 700 000 volumes, accueillant plus de 7000 \u00e9tudiants de tous cycles et 900 employ\u00e9s de l\u2019universit\u00e9 (National Library &amp; Documentation Services Board, 2017).<\/p>\n<h3>Biblioth\u00e8que publique<\/h3>\n<p>Les biblioth\u00e8ques publiques au Sri Lanka voient le jour durant la p\u00e9riode coloniale, r\u00e9pondant principalement aux besoins litt\u00e9raires de l\u2019\u00e9lite anglaise et des expatri\u00e9s (Wijetunge, 2000). La premi\u00e8re biblioth\u00e8que, The United Service Library, fut fond\u00e9e en 1813 et utilis\u00e9e exclusivement par les officiers anglais du gouvernement \u00e0 Colombo (Colombo Public Library, 2009). Un fusionnement avec la Colombo Pettah Library et un changement de nom plus tard, elle est maintenant connue sous le nom de Colombo Public Library (Colombo Public Library, 2009).<\/p>\n<p>Les biblioth\u00e8ques publiques jouent un r\u00f4le social primordial notamment concernant la promotion de la litt\u00e9ratie et de l\u2019apprentissage continu (Wijetunge, 2000). Depuis leur cr\u00e9ation, elles ont \u00e9volu\u00e9 pour r\u00e9pondre aux besoins d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 en transformation rapide. Leurs r\u00f4les sociaux et leurs responsabilit\u00e9s ont \u00e9volu\u00e9 d\u00fb aux changements technologiques, sociaux et \u00e9conomiques, notamment lors d\u2019\u00e9v\u00e8nements majeurs comme la pand\u00e9mie de la COVID-19. Elles offrent un acc\u00e8s aux technologies de l\u2019information gr\u00e2ce \u00e0 des ressources num\u00e9riques, des formations en litt\u00e9ratie num\u00e9rique et des services d\u2019apprentissage en ligne ou en pr\u00e9sentiel (Wickramarachchi, 2021). Par exemple, la biblioth\u00e8que de Balangoda propose des programmes d\u2019enseignement assist\u00e9 par ordinateur, tandis que des services mobiles pour desservir les communaut\u00e9s isol\u00e9es sont offerts par la biblioth\u00e8que publique de Colombo (Wickramarachchi, 2021). \u00c9galement, face aux s\u00e9quelles de la guerre civile, certaines biblioth\u00e8ques, notamment dans le district de Jaffna, ont mis en place des programmes de biblioth\u00e9rapie. Ces initiatives incluent des expositions de livres et des activit\u00e9s adapt\u00e9es pour les enfants et les personnes \u00e2g\u00e9es, visant \u00e0 am\u00e9liorer la sant\u00e9 mentale et renforcer les liens communautaires (Arulanantham et Navaneethakrishnan, 2014).<\/p>\n<p>D\u2019autres \u00e9v\u00e8nements ont amen\u00e9 des d\u00e9fis aux biblioth\u00e8ques publiques, notamment celles du district de Jaffna. La guerre civile, qui a dur\u00e9 plusieurs d\u00e9cennies, a perturb\u00e9 les services jusqu\u2019en 2009 (Arulanantham et Navaneethakrishnan, 2014). En 1981, la biblioth\u00e8que publique de Jaffna fut incendi\u00e9e, d\u00e9truisant 97 000 livres et 10 000 manuscrits rares (Chandrasekar, 2013). Bien que la biblioth\u00e8que ait rouvert en 2004 avec une collection de 200 000 livres, elle reste incomparable au pass\u00e9 (Chandrasekar, 2013).<\/p>\n<p>Dans certaines r\u00e9gions, les biblioth\u00e8ques fonctionnent avec des ressources limit\u00e9es et des infrastructures inad\u00e9quates. Les biblioth\u00e8ques publiques de Jaffna, par exemple, sont parfois r\u00e9duites \u00e0 des centres de lecture, manquant de technologies modernes, de personnel qualifi\u00e9 et de financement (Chandrasekar, 2013). Des obstacles tels que la langue, le transport et le manque de motivation freinent \u00e9galement la participation aux programmes de d\u00e9veloppement personnel. Dans le district d\u2019Anuradhapura, 34 biblioth\u00e8ques publiques existent, mais seulement 50 % d\u2019entre elles sont g\u00e9r\u00e9es par du personnel qualifi\u00e9 (Wanasinghe, 2018).<\/p>\n<h3>Biblioth\u00e8que scolaire<\/h3>\n<p>Le Sri Lanka compte 4,2 millions d\u2019\u00e9l\u00e8ves r\u00e9partis dans 10 155 \u00e9coles (Ranaweera et Silva, 2023). Cependant, le d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques scolaires varie consid\u00e9rablement d\u2019une \u00e9cole \u00e0 l\u2019autre. En 1960, Harold V. Bonny a soumis un rapport recommandant l\u2019int\u00e9gration des biblioth\u00e8ques scolaires au sein du minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation et la mise en place de formations pour les biblioth\u00e9caires (Sri Lanka Library Association, 2011).\u00a0 Plus tard, en 1997, la deuxi\u00e8me phase du projet d\u2019\u00e9ducation g\u00e9n\u00e9rale, le GEP2, financ\u00e9 par la Banque mondiale, a permis des avanc\u00e9es significatives (Sri Lanka Library Association, 2011). Gr\u00e2ce \u00e0 ce projet, 4 000 biblioth\u00e8ques ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019infrastructures modernis\u00e9es, de livres, de mobilier, d\u2019\u00e9quipements audiovisuels et d\u2019acc\u00e8s \u00e0 Internet dans certains cas (Sri Lanka Library Association, 2011).<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 ces progr\u00e8s, de nombreuses biblioth\u00e8ques scolaires rencontrent encore des d\u00e9fis importants, notamment dans les \u00e9coles primaires situ\u00e9es dans des zones rurales comme la zone \u00e9ducative de Thenmarachchi (Ketheeswaren, 2024). Les infrastructures y sont souvent vieillissantes et endommag\u00e9es, avec des espaces insuffisants pour la lecture et le travail collaboratif. Les \u00e9quipements essentiels, tels que les ordinateurs et l\u2019acc\u00e8s \u00e0 Internet, sont rares, tandis que l\u2019\u00e9clairage et la ventilation sont souvent inad\u00e9quats (Ketheeswaren, 2024). Ces conditions d\u00e9couragent alors les \u00e9l\u00e8ves \u00e0 venir occuper ces espaces. En outre, les probl\u00e8mes de transport vers certaines \u00e9coles isol\u00e9es r\u00e9duisent encore plus leur utilisation. Le manque de financement constitue un obstacle majeur, 94 % des \u00e9coles signalant des fonds insuffisants pour leurs biblioth\u00e8ques (Wickramanayake, 2016).<\/p>\n<p>Comme les biblioth\u00e8ques publiques, les biblioth\u00e8ques scolaires ont \u00e9t\u00e9 durement touch\u00e9es par la pand\u00e9mie de COVID-19 et les crises \u00e9conomiques. Ces d\u00e9fis ont entra\u00een\u00e9 une p\u00e9nurie de ressources, une r\u00e9duction des achats de livres et des opportunit\u00e9s de formation limit\u00e9es pour le personnel (Ranaweera et Silva, 2023). Les biblioth\u00e8ques scolaires ont d\u00fb adapter leurs services avec la fermeture des \u00e9coles, afin de limiter les impacts sur la lecture, l\u2019apprentissage, la cr\u00e9ativit\u00e9 et la pens\u00e9e critique des \u00e9l\u00e8ves (Ranaweera et Silva, 2023). Plusieurs initiatives furent mises en place, notamment des programmes de promotion de la lecture num\u00e9rique, de la lecture de contes en ligne et de la cr\u00e9ation d\u2019histoires et de pages de couverture (Ranaweera et Silva, 2023). Malgr\u00e9 les efforts fournis, le syst\u00e8me des biblioth\u00e8ques scolaires au Sri Lanka reste sous-d\u00e9velopp\u00e9. Cela s\u2019explique notamment par le manque de personnel qualifi\u00e9\u00a0: 75 % des biblioth\u00e8ques scolaires sont g\u00e9r\u00e9es par des personnes sans formation professionnelle ad\u00e9quate (Wickramanayake, 2016).<\/p>\n<h2>Cadre \u00e9ducatif en sciences de l\u2019information et des biblioth\u00e8ques<\/h2>\n<p>Au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, il n\u2019existe aucune formation en sciences de l\u2019information au Sri Lanka. Souvent, les biblioth\u00e9caires dans des postes de gestion vont se former \u00e0 la School of Librarianship and Archives of London (Wijetunge, 2011). Le besoin de biblioth\u00e9caires qualifi\u00e9s s\u2019intensifie dans les ann\u00e9es 1945 avec l\u2019introduction de l\u2019\u00e9ducation gratuite et le changement de la langue d\u2019enseignement de l\u2019anglais vers les langues nationales. En effet, cela \u00e9largit les besoins d\u2019alphab\u00e9tisation de la population et la demande litt\u00e9raire en cingalais et tamoul, entra\u00eenant ainsi la cr\u00e9ation de nouvelles biblioth\u00e8ques.<\/p>\n<p>Il faut attendre 1961 pour la cr\u00e9ation de la premi\u00e8re \u00e9ducation formelle en sciences de l\u2019information, mise en place par la nouvellement form\u00e9e Sri Lanka Library Association (SLLA), nomm\u00e9e Ceylon Library Association \u00e0 l\u2019\u00e9poque (Wijetunge, 2011). Le contenu du certificat \u00e9tait bas\u00e9 sur ce que faisait l\u2019association des biblioth\u00e9caires de Londres. La m\u00eame ann\u00e9e, l\u2019universit\u00e9 de Peradeniya a lanc\u00e9 un Postgraduate Diploma program. De nombreuses universit\u00e9s ont d\u00e9velopp\u00e9 des programmes dans les d\u00e9cennies suivantes, mais plusieurs ont \u00e9t\u00e9 discontinu\u00e9s \u00e0 travers le temps, notamment d\u00fb \u00e0 un manque d\u2019\u00e9tudiants ou de personnel enseignant.<\/p>\n<p>En 2008, il y a 24 programmes allant du certificat jusqu\u2019au doctorat et ils sont offerts par six universit\u00e9s, la SLLA ainsi que certains National Colleges of Education (Wijetunge, 2009). Certains programmes offrent une sp\u00e9cialisation pour devenir biblioth\u00e9caire scolaire. Les sujets enseign\u00e9s varient selon les programmes, mais il y a six sujets qui sont offerts par la majorit\u00e9 : introduction \u00e0 la biblioth\u00e9conomie, contr\u00f4le bibliographique, sources et services d\u2019information, gestion, m\u00e9thode de recherche et technologies de l\u2019information. Les parcours sont habituellement fixes, avec peu de cours \u00e0 option, comme les cohortes sont souvent petites ; de 10 \u00e0 20 \u00e9tudiants. Quant aux professeurs, la majorit\u00e9 travaillent \u00e0 temps complet dans le milieu des sciences de l\u2019information tout en enseignant \u00e0 temps partiel. Selon Wijetunge, il y a un manque de coh\u00e9rence \u00e0 travers les programmes et un manque d\u2019expertise en p\u00e9dagogie dans les \u00e9quipes charg\u00e9es de l&rsquo;\u00e9laboration des programmes d&rsquo;\u00e9tudes. Il note qu\u2019il y a un besoin majeur d\u2019\u00e9tablir un consensus national sur les comp\u00e9tences de base que devraient obtenir les \u00e9tudiants \u00e0 travers leurs \u00e9tudes.<\/p>\n<p>Plus de 75% des professionnels de biblioth\u00e8ques du Sri Lanka ont suivi le programme de la SLLA (SLLA, s.d.). L\u2019association offre un Higher diploma in Library and information science en collaboration avec cinq institutions \u00e9ducatives du pays, dont l\u2019Universit\u00e9 de Colombo. Ce dipl\u00f4me est s\u00e9par\u00e9 en trois niveaux, chacun n\u00e9cessitant un an \u00e0 compl\u00e9ter. Les programmes sont offerts en anglais, cinghalais et tamoul. Comme les \u00e9tudiants des r\u00e9gions \u00e9loign\u00e9es et rurales peuvent rencontrer des difficult\u00e9s \u00e0 se d\u00e9placer dans les grands centres, un programme d\u2019\u00e9ducation \u00e0 distance a r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9. Cette initiative vise \u00e0 accro\u00eetre les professionnels qualifi\u00e9s dans les biblioth\u00e8ques de ces r\u00e9gions.<\/p>\n<h2>Association de biblioth\u00e8ques<\/h2>\n<h3>Sri Lanka Library Association<\/h3>\n<p>La Sri Lanka Library Association (SLLA) est une association nationale fond\u00e9e en 1960 sous le nom de Ceylon Library Association. Elle est incorpor\u00e9e en 1974 par la Sri Lanka Library Association (Incorporation) Law No.20 (SLLA, 2021). Ses missions sont de soutenir, prot\u00e9ger et maintenir le statut et les int\u00e9r\u00eats de la profession de biblioth\u00e9caire et des professionnels des sciences de l&rsquo;information ainsi que d\u2019organiser, d\u00e9velopper et r\u00e9gulariser l\u2019enseignement des sciences de l\u2019information (SLLA, 2024). Comme mentionn\u00e9 dans la section pr\u00e9c\u00e9dente sur l\u2019\u00e9ducation, la SLLA a jou\u00e9 un r\u00f4le de pionnier dans la cr\u00e9ation d\u2019\u00e9ducation formelle pour les sciences de l\u2019\u00e9ducation au Sri Lanka et continue aujourd\u2019hui d\u2019\u00eatre fortement impliqu\u00e9e. L\u2019association comporte plusieurs comit\u00e9s tel que celui sur l\u2019\u00e9ducation, les relations publiques, le d\u00e9veloppement durable ainsi que ceux sur diff\u00e9rents types de biblioth\u00e8ques (publiques, acad\u00e9miques, scolaires et sp\u00e9cialis\u00e9es). L\u2019association est membre de l\u2019International Federation of Library Associations and Institution (IFLA). Elle est aussi un membre fondateur de l\u2019Organization of Professional Associations of Sri Lanka (OPA) et du Commonwealth Library Association (COMLA) (SLLA, 2024).<\/p>\n<p>Le Sri Lanka Library Review est la revue officielle de l\u2019association disponible qui contient des \u00e9tudes \u00e9valu\u00e9es par les pairs depuis 1962 (SLLA, s.d.). Un bulletin d&rsquo;information est publi\u00e9 de mani\u00e8re trimestrielle pour garder les membres \u00e0 jour sur les activit\u00e9s de l\u2019association, mais aussi pour donner des nouvelles de la communaut\u00e9 des sciences de l\u2019information. Diverses activit\u00e9s de d\u00e9veloppement professionnel sont offertes r\u00e9guli\u00e8rement en plus d\u2019un congr\u00e8s annuel : la National Conference on Library and Information Science. Aussi, la SLLA a publi\u00e9 un code de conduite professionnelle et d\u2019\u00e9thique en 1998 et l\u2019a r\u00e9vis\u00e9 en 2015 (SLLA, 2015). Le but \u00e9tant d\u2019\u00e9tablir les standards professionnels auxquels ses membres doivent adh\u00e9rer.<\/p>\n<p>Les membres de l\u2019association sont soit non-corporatifs ou corporatifs (SLLA, 2021). Les membres doivent d\u2019abord s\u2019inscrire comme non-corporatif, pour cela ils doivent avoir obtenu un Higher Diploma in Library and Information Science de l\u2019association ou l\u2019\u00e9quivalent. Ils n\u2019ont pas de droit de vote pour l&rsquo;\u00e9lection des membres du Conseil de l\u2019association. Pour ensuite devenir membre corporatif, le membre doit avoir travaill\u00e9 dans le milieu des sciences de l\u2019information pendant cinq ans. Cela lui donne le droit de vote ainsi que le droit d\u2019utiliser le titre de biblioth\u00e9caire agr\u00e9\u00e9. Selon leur rapport annuel de 2023\/2024, l\u2019association compte 1168 membres.<\/p>\n<h3>University Librarians\u2019 Association of Sri Lanka<\/h3>\n<p>L\u2019University Librarians\u2019 Association of Sri Lanka (ULA) est l\u2019association professionnelle du milieu des biblioth\u00e8ques universitaires (ULA, s.d.). Elle accueille comme membres les biblioth\u00e9caires, les assistants-biblioth\u00e9caires et les professeurs d\u2019un programme de sciences de l\u2019information des universit\u00e9s. L\u2019association partage des missions similaires \u00e0 celles de la Sri Lanka Library Association (SLLA), notamment la protection du statut professionnel et des int\u00e9r\u00eats des biblioth\u00e9caires, ainsi que la promotion de l\u2019\u00e9ducation et de l\u2019avancement professionnel de ses membres. Elle vise \u00e9galement \u00e0 contribuer activement au d\u00e9veloppement de la biblioth\u00e9conomie universitaire.<\/p>\n<p>L\u2019ULA organise des conf\u00e9rences internationales ainsi que des rencontres pour discuter de la recherche se faisant dans le domaine. Elle offre aussi r\u00e9guli\u00e8rement des s\u00e9minaires et ateliers pour contribuer au d\u00e9veloppement professionnel de ses membres. Depuis 1997, elle publie le Journal of the University Librarians Association of Sri Lanka, un journal scientifique en acc\u00e8s libre (ULA, s.d.). De plus, un bulletin d\u2019information est diffus\u00e9 deux fois par an.<\/p>\n<h2>Cadre l\u00e9gislatif<\/h2>\n<h3>National Library and Documentation Services Board Act<\/h3>\n<p>La Biblioth\u00e8que nationale du Sri Lanka est r\u00e9gie par la National Library And Documentation Services Board Act ayant vu le jour en 1998. Toute l\u2019administration de la biblioth\u00e8que est d\u00e9crite dans cette loi, notamment la quantit\u00e9 et les noms des postes du conseil d\u2019administration ainsi que les fonctions de l\u2019institution. Pour n\u2019en nommer que quelques-uns, sous l\u2019article 4, cette loi dicte que le r\u00f4le du conseil est de promouvoir le d\u00e9veloppement du secteur des services d\u2019information et le d\u00e9veloppement des biblioth\u00e8ques ainsi que des m\u00e9tiers en sciences de l\u2019information. On mentionne aussi, sous l\u2019article 5, qu\u2019il rel\u00e8ve de la Biblioth\u00e8que nationale de conseiller les minist\u00e8res de l\u2019\u00e9ducation, de la culture et de l\u2019administration publique dans leurs d\u00e9cisions par rapport \u00e0 la programmation et aux activit\u00e9s offertes en lien avec le milieu documentaire. Il revient aussi de la responsabilit\u00e9 de la biblioth\u00e8que d\u2019offrir des conseils et de faciliter le travail du corps professionnel, \u00e0 la fois en offrant des formations qu\u2019en favorisant l\u2019acquisition de ressources, tant mat\u00e9rielles qu\u2019humaines.<\/p>\n<h3>D\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal<\/h3>\n<p>Au Sri Lanka, les \u00e9diteurs et imprimeurs de livres et de journaux sont requis sous l\u2019article 21 de la National Archives Law \u00e9tablie en 1885 de soumettre au d\u00e9partement des archives nationales cinq copies de chaque \u00e9dition au plus tard un mois apr\u00e8s la production. Cette m\u00eame loi est d\u2019ailleurs r\u00e9p\u00e9t\u00e9e dans le Printing Presses Ordinance, le Printers and Publishers Ordinance et le Newspapers Ordinance. Selon la Library of Congress, parmi ces cinq copies des ouvrages, une seule restera \u00e0 la biblioth\u00e8que nationale et les quatre autres seront envoy\u00e9es \u00e0 d\u2019autres institutions \u00e0 travers le pays (2017). Une autre de ces copies se rend \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Ruhuna, se situant compl\u00e8tement au sud du Sri Lanka, o\u00f9 se trouve leur Legal Deposit Collection qui poss\u00e8de pr\u00e9sentement tous les ouvrages publi\u00e9s au Sri Lanka depuis 1990, soit environ 280 000 documents (Library, University of Ruhuna, s.d.).<\/p>\n<h3>Loi sur l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information<\/h3>\n<p>Les discussions sur le droit \u00e0 l\u2019information ont commenc\u00e9 en 1994, mais la r\u00e9elle int\u00e9gration du Right to Information Act \u00e0 la constitution sri lankaise s\u2019est faite tr\u00e8s r\u00e9cemment en 2016 (Right to information Sri Lanka, s.d.). Ce d\u00e9partement du minist\u00e8re du Mass Media est responsable de rappeler aux citoyen.ne.s du Sri Lanka qu\u2019ils ont acc\u00e8s \u00e0 toute l\u2019information produite et conserv\u00e9e par le gouvernement et les institutions publiques, ainsi que de s\u2019assurer que ces instances gouvernementales publient de mani\u00e8re responsable leur information.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, cette loi est aussi renforc\u00e9e par une commission ind\u00e9pendante sur le droit \u00e0 l\u2019information en place depuis 2016. Cet encadrement permet de surveiller les actions des autorit\u00e9s publiques (Right to Information Commission, s.d.) et il s\u2019agit aussi d\u2019une ressource disponible \u00e0 toutes personnes souhaitant faire une demande d\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information ou tout autre demande sur le sujet. Ce minist\u00e8re et cette commission se donnent tous deux la responsabilit\u00e9 d\u2019\u00e9duquer la population sur leurs droits afin que le droit de l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information se pr\u00e9serve et s\u2019applique ad\u00e9quatement.<\/p>\n<h2>Bibliographie<\/h2>\n<p>Amarasiri, M. S. U. (1991). The National Library of Sri Lanka and the national library system. Information Development, 7(4), 196-203.<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/026666699100700404\"> https:\/\/doi.org\/10.1177\/026666699100700404<\/a><\/p>\n<p>Arulanantham, S., et Navaneethakrishnan, S. (2014). Introducing bibliotherapy in public libraries of Jaffna district : An exploratory study. Journal of the university librarians association of Sri Lanka, 17(2), 104-118.<\/p>\n<p>Britannica. (2024, 28 novembre). Sri Lanka.<a href=\"https:\/\/www.britannica.com\/place\/Sri-Lanka\"> https:\/\/www.britannica.com\/place\/Sri-Lanka<\/a><\/p>\n<p>Chandrasekar, K. (2013). Public libraries in Jaffna district, Sri Lanka-challenges. Library Philosophy and Practice, 957.<\/p>\n<p>Colombo Public Library. (2009). Colombo Public Library. <a href=\"http:\/\/www.colombopubliclibrary.org\/\">http:\/\/www.colombopubliclibrary.org\/<\/a><\/p>\n<p>Corea, I. (1969). Library services. Dans Education in Ceylon : A centenary, (p. 1205-1216). Ministry of education and cultural affairs.<\/p>\n<p>De Silva, W. R. G. (1986). Libraries and librarianship in Sri Lanka : with special reference to university libraries 1942-1983 [m\u00e9moire de ma\u00eetrise, Universit\u00e9 de Monash].<\/p>\n<p>Greppin, J. A. C. (1992). Review of libraries in Sri Lanka : Their origin and history from ancient times to the present time, by T. G. Piyadasa. Journal of the american oriental society, 112(1), p. 169\u2013169.<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.2307\/604631\"> https:\/\/doi.org\/10.2307\/604631<\/a><\/p>\n<p>Goonetileke, H. A. I. (1979). The meaning and purpose of a national library for Sri Lanka. Libri, 29(1), 2\u201126.<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1515\/libr.1979.29.1.20\"> https:\/\/doi.org\/10.1515\/libr.1979.29.1.20<\/a><\/p>\n<p>Government of Sri Lanka. (s.d.). Sri Lanka\u202f: Country overview.<a href=\"https:\/\/www.gov.lk\/sri-lanka\/country-overview\"> https:\/\/www.gov.lk\/sri-lanka\/country-overview<\/a><\/p>\n<p>Jayasuriya, S. (2011). University library services in Sri Lanka : a historical perspective. Journal of the University Librarians\u2019 Association of Sri Lanka, 15(1).<a href=\"https:\/\/pdfs.semanticscholar.org\/c2fa\/d30fc802d10fa0883ef6202862970147233b.pdf\"> https:\/\/pdfs.semanticscholar.org\/c2fa\/d30fc802d10fa0883ef6202862970147233b.pdf<\/a><\/p>\n<p>Ketheeswaren, S. (2024). Infrastructure limitations in school libraries : case study of the \u2018Thenmarachchi\u2019 education zone, Sri Lanka. International information and library review, 1(13).<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/10572317.2024.2420575\"> https:\/\/doi.org\/10.1080\/10572317.2024.2420575<\/a><\/p>\n<p>Library of Congress. (2017, d\u00e9cembre). Mandatory Deposit Laws.<a href=\"https:\/\/maint.loc.gov\/law\/help\/deposit-laws\/index.php\"> https:\/\/maint.loc.gov\/law\/help\/deposit-laws\/index.php<\/a><\/p>\n<p>Library, University of Ruhuna. (s.d.). Legal Deposit Collection.<a href=\"https:\/\/www.lib.ruh.ac.lk\/?page_id=1313\"> https:\/\/www.lib.ruh.ac.lk\/?page_id=1313<\/a><\/p>\n<p>Marasinghe, M. M. I. K. (2022). Open source initiatives in public libraries in Sri Lanka : study of expert\u2019s perception. Journal of university librarians association of Sri Lanka, 25(2).<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4038\/jula.v25i2.8057\"> https:\/\/doi.org\/10.4038\/jula.v25i2.8057<\/a><\/p>\n<p>National library and documentation services board act. (1998), vol. VI.<a href=\"https:\/\/www.srilankalaw.lk\/revised-statutes\/volume-vi\/793-national-library-and-documentation-services-board-act.html\"> https:\/\/www.srilankalaw.lk\/revised-statutes\/volume-vi\/793-national-library-and-documentation-services-board-act.html<\/a><\/p>\n<p>National Library and Documentation Services Board. (2017). Annual report of National Library and Documentation Services Board.<a href=\"http:\/\/www.natlib.lk\/pdf\/AR2017.pdf\"> http:\/\/www.natlib.lk\/pdf\/AR2017.pdf<\/a><\/p>\n<p>National archives law. (1885), vol. VI.<a href=\"https:\/\/www.srilankalaw.lk\/revised-statutes\/volume-vi\/756-national-archives-law.html\"> https:\/\/www.srilankalaw.lk\/revised-statutes\/volume-vi\/756-national-archives-law.html<\/a><\/p>\n<p>Ranaweera, A. (2012). Public libraries in Sri Lanka during the British period. Sri Lanka library review. 26, p. 16-21.<\/p>\n<p>Ranaweera, P., et Silva, L. H. W. R. (2023, Novembre). Challenges faced by the Sri Lankan school libraries in the period of covid and the current economic crisis : special reference to the western province school libraries. Dans IASL Annual conference proceedings.<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.29173\/iasl8769\"> https:\/\/doi.org\/10.29173\/iasl8769<\/a><\/p>\n<p>Ranaweera, R., et Ranasinghe, P. (2013). Libraries in Sri Lanka in the ancient Anuradhapura period : a historical account (250 B.C. \u2013 1017 A.D.). Journal of the university librarians association of Sri Lanka, 17(1), p. 66-75.<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4038\/jula.v17i1.6645\"> https:\/\/doi.org\/10.4038\/jula.v17i1.6645<\/a><\/p>\n<p>Right to information act. (2016).<a href=\"https:\/\/www.srilankalaw.lk\/r\/1599-right-to-information-act.html\"> https:\/\/www.srilankalaw.lk\/r\/1599-right-to-information-act.html<\/a><\/p>\n<p>Right to information commission of Sri Lanka. (s.d.). Powers and Functions.<a href=\"https:\/\/www.rticommission.lk\/web\/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=44&amp;Itemid=105&amp;lang=en\"> https:\/\/www.rticommission.lk\/web\/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=44&amp;Itemid=105&amp;lang=en<\/a><\/p>\n<p>Right to information Sri Lanka. (s.d.). RTI history.<a href=\"https:\/\/rti.gov.lk\/rti-unit\/\"> https:\/\/rti.gov.lk\/rti-unit\/<\/a><\/p>\n<p>Sri Lanka Library Association. (2011, Juin). 50 years of LIS education in Sri Lanka. Sri Lanka Library Review, 25.<\/p>\n<p>Sri Lanka Library Association. (2015). Code of Professional Conduct and Ethics.<a href=\"https:\/\/www.slla.lk\/images\/stories\/docs\/activities\/publications\/other\/CODE_PCE_final.pdf\"> https:\/\/www.slla.lk\/images\/stories\/docs\/activities\/publications\/other\/CODE_PCE_final.pdf<\/a><\/p>\n<p>Sri Lanka Library Association. (s.d.). Higher diploma in library and information science.<a href=\"https:\/\/www.slla.lk\/index.php\/education\/hdiplis\/about-dls-hdlis\"> https:\/\/www.slla.lk\/index.php\/education\/hdiplis\/about-dls-hdlis<\/a><\/p>\n<p>Sri Lanka Library Association. (2021). Rules of the Sri Lanka Library Association (SLLA).<a href=\"https:\/\/www.slla.lk\/images\/stories\/docs\/act\/SLLA_Rules2021.pdf\"> https:\/\/www.slla.lk\/images\/stories\/docs\/act\/SLLA_Rules2021.pdf<\/a><\/p>\n<p>Sri Lanka Library Association. (2024). Sri Lanka library association annual report and auditor\u2019s report 2023\/2024.<a href=\"https:\/\/www.slla.lk\/images\/stories\/docs\/activities\/publications\/annual_report\/ar_slla_2024.pdf\"> https:\/\/www.slla.lk\/images\/stories\/docs\/activities\/publications\/annual_report\/ar_slla_2024.pdf<\/a><\/p>\n<p>Sri Lanka Library Association. (s.d.). Sri Lanka library review (SLLR).<a href=\"https:\/\/www.slla.lk\/index.php\/publications\/sri-lanka-library-review\"> https:\/\/www.slla.lk\/index.php\/publications\/sri-lanka-library-review<\/a><\/p>\n<p>The World Factbook. (2024, 25 novembre). Sri Lanka.<a href=\"https:\/\/www.cia.gov\/the-world-factbook\/countries\/sri-lanka\"> https:\/\/www.cia.gov\/the-world-factbook\/countries\/sri-lanka<\/a><\/p>\n<p>University Librarians\u2019 Association of Sri Lanka. (s.d.). University librarians\u2019 association of Sri Lanka information profile.<a href=\"https:\/\/www.ulasl.lk\/index.php\/about-us\/introduction\"> https:\/\/www.ulasl.lk\/index.php\/about-us\/introduction<\/a><\/p>\n<p>Wanasinghe, W. M. P. G. K. T. (2018). Public libraries today : a case study in Anuradhapura district public libraries in Sri Lanka.<a href=\"http:\/\/www.digital.lib.esn.ac.lk\/1234\/14478\"> http:\/\/www.digital.lib.esn.ac.lk\/1234\/14478<\/a><\/p>\n<p>Wickramanayake, L. (2016). Where to from here? Current status of school libraries in Sri Lanka : a survey. New Library World, 117(3\/4), 214-228.<a href=\"http:\/\/dx.doi.org\/10.1108\/NLW-10-2015-0073\"> http:\/\/dx.doi.org\/10.1108\/NLW-10-2015-0073<\/a><\/p>\n<p>Wickramarachchi, A. P. (2021). The social role and the responsibilities of public libraries and librarians in transforming society. Sri Lanka library review, 35(1).<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4038\/sllr.v35i1.37\"> https:\/\/doi.org\/10.4038\/sllr.v35i1.37<\/a><\/p>\n<p>Wijetunge, P. (2009) A critical evaluation of the curriculum development strategy of the LIS education programs in Sri Lanka. Library Review, 58(9), 610-684.<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1108\/00242530910997955\"> https:\/\/doi.org\/10.1108\/00242530910997955<\/a><\/p>\n<p>Wijetunge, P. (2011). Fifty years of LIS education in Sri Lanka : a retrospective examination. Sri Lanka library review, 25, 1-13.<a href=\"https:\/\/www.slla.lk\/images\/stories\/docs\/activities\/publications\/sl_library_review\/sllr_25.pdf\"> https:\/\/www.slla.lk\/images\/stories\/docs\/activities\/publications\/sl_library_review\/sllr_25.pdf<\/a><\/p>\n<p>Wijetunge, P. (2000). The role of public libraries in the expansion of literacy and lifelong learning in Sri Lanka. New Library World, 101(3), 104-111.<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1108\/03074800010324558\"> https:\/\/doi.org\/10.1108\/03074800010324558<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":8,"menu_order":21,"template":"","meta":{"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":[],"pb_section_license":""},"chapter-type":[48],"contributor":[],"license":[],"class_list":["post-53","chapter","type-chapter","status-publish","hentry","chapter-type-standard"],"part":3,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliothequesalinternational5\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/53","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliothequesalinternational5\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliothequesalinternational5\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliothequesalinternational5\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliothequesalinternational5\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/53\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":130,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliothequesalinternational5\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/53\/revisions\/130"}],"part":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliothequesalinternational5\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/3"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliothequesalinternational5\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/53\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliothequesalinternational5\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=53"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliothequesalinternational5\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=53"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliothequesalinternational5\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=53"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/rel.bib.umontreal.ca\/bibliothequesalinternational5\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=53"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}