35 Suisse
(Isabelle Fontaine, Marie-Pier Landry et Guyllaume Soucy-Jalbert)
Profil du pays
Dans le lieudit des Helvètes, où le paysage est traversé par deux chaînes de montagnes (le Jura et les Alpes), se trouve la Suisse. Bordé au nord par l’Allemagne, au sud par l’Italie, à l’est par l’Autriche et à l’ouest par la France, son territoire est caractérisé par quelques plaines alluviales et un relief montagneux. C’est dans ses régions alpines que les deux plus longs fleuves d’Europe, le Rhin et le Rhône, prennent leur source. Le pays occupe une superficie totale de 41 285 km2 (OFS, 2020) et est considéré comme l’un des plus petits États d’Europe.
D’après les données de l’Office fédéral la statistique (OFS), la Suisse compte 8 544 527 habitants selon le recensement de 2018 (OFS, 2020), la majorité de la population se concentrant sur le Plateau suisse. Le gouvernement et l’Assemblée fédérale siègent à Berne, capitale de facto du pays. L’État est composé de 26 cantons; par ce fait, il est une confédération à l’image du système parlementaire des États-Unis (OFS, 2020). Si la Suisse est un pays fermé politiquement sur lui-même, ne faisant pas partie de l’Union européenne, ce dernier est pourvu d’un fort dynamisme financier qui repose sur son intégration dans l’économie mondiale à la fin du 19e siècle (Walter, 2016). D’ailleurs, la Suisse est un pays d’une grande richesse linguistique puisqu’elle a quatre langues nationales : l’allemand, le français, l’italien et le romanche (OFS, 2020).
Histoire
Pour ce qui est de l’histoire des bibliothèques en Suisse, les premières institutions connues de ce type sont affiliées à l’Église. En effet, au Moyen Âge, ces dernières sont celles des couvents de bénédictins, de dominicains, de chartreux, de cisterciens et de chanoines de Saint-Augustin (Barth, 2014). Toutefois, au début du 16e siècle, avec l’introduction de la Réforme luthérienne dans le nord de l’Europe et la fondation des hautes écoles à Zurich, Berne, Lausanne et Genève, naissent plusieurs bibliothèques. Elles constituent la première mouture des bibliothèques universitaires toujours en activité aujourd’hui (Barth, 2014). C’est d’ailleurs à cette époque que sont créées les bibliothèques cantonales. Dès 1520, les communautés protestantes suisses s’organisent et, propulsées par l’invention de l’imprimerie qui permit la diffusion rapide et durable du message évangélique, les bibliothèques cantonales répondent au besoin de livres (Hélie, 2016).
La création de bibliothèques publiques commence au 17e siècle dans les villes réformées. Les bibliothèques sont issues d’initiatives privées et favorisent un meilleur accès aux livres, notamment pour les populations qui habitent dans des cantons ruraux (Barth, 2014). À l’aube du 19e siècle, le paysage des bibliothèques suisses est marqué par la fondation de nouveaux types de bibliothèques (confessionnelles, politiques et corporatives), principalement nées de la suppression des couvents. Ce n’est qu’au 20e siècle que ce paysage du savoir se transforme radicalement, car la plupart des bibliothèques publiques deviennent des lieux non partisans (Barth, 2014). À l’instar de tous les pays industrialisés, ce n’est qu’à la fin de la Deuxième Guerre mondiale que ces bibliothèques sont confrontées au défi de la masse documentaire et du développement technologique. Au début des années 1970, les bibliothèques suisses automatisent leurs services (Barth, 2014) : plusieurs catalogues de bibliothèques publiques et universitaires s’inscrivent dans le processus d’informatisation en réseau.
Types de bibliothèques
En Suisse se trouvent trois grands réseaux de bibliothèques, lesquels proposent une offre diversifiée de services et de types d’institutions aux usagers :
- Informationsverbund Deutschschweiz (IDS) (Suisse alémanique) : ce réseau représente 330 bibliothèques, dont les bibliothèques universitaires et des hautes écoles de son territoire, pour plus de 17 millions de notices bibliographiques et 27 millions d’exemplaires (IDS, 2020).
- Réseau des bibliothèques de Suisse occidentale (RERO, pour REseau ROmand) (Suisse francophone) : il est composé de 220 bibliothèques, représentant la majorité des bibliothèques universitaires, publiques, patrimoniales et spécialisées de son territoire. Son catalogue comprend 5,3 millions de notices pour plus de 10 millions de documents (RERO, 2017).
- Sistema bibliotecario ticinese (Sbt) (Suisse italienne) : le Sbt compte 75 bibliothèques de différents types (publiques, scolaires, spécialisées et patrimoniales ou de conservation) pour plus de 1 million de notices bibliographiques et près de 2 millions d’exemplaires (Sbt, 2016, 2020).
Selon l’OFS, les dix plus grandes bibliothèques du pays représentent une offre de plus de 55 millions de documents pour les usagers en 2018.
Bibliothèque nationale
Cette bibliothèque est soumise à la Loi fédérale sur la Bibliothèque nationale suisse et relève de l’Office fédéral de la culture. L’histoire de la Bibliothèque nationale (BN) débute en 1895 à Berne; l’accès aux collections au public commence dès 1899 (Bibliothèque nationale suisse, 2019). Implantée dans les locaux actuels depuis 1931, la BN a subi plusieurs transformations au fil des ans, entre autres en raison de l’évolution technologique.
« La Bibliothèque nationale suisse collectionne, catalogue, conserve et diffuse des informations sur la Suisse » (Bibliothèque nationale suisse, s. d.) La documentation de ce type est nommée Helvetica, en référence au nom latin officiel de la Confédération suisse. Les services offerts aux usagers sont nombreux, dont le prêt de documents, l’aide à la recherche, la consultation de ressources sur place, les espaces de lecture et la création d’expositions thématiques.
Bibliothèques publiques
Ce type de bibliothèques regroupe les bibliothèques de lecture publique et les bibliothèques cantonales, chaque canton ayant juridiction en ce qui a trait à la politique et à la gestion de ses bibliothèques. Les bibliothèques cantonales ont toutefois une mission patrimoniale se rapprochant davantage de la bibliothèque dite nationale, colligeant, conservant et diffusant l’information propre audit canton. Certaines bibliothèques publiques partagent leurs locaux avec le milieu scolaire, ayant alors le double rôle de bibliothèque publique et scolaire (bibliothèque mixte).
La bibliothèque publique a plusieurs missions, dont être un lieu de formation et d’apprentissage, ainsi que de médiation et de rencontre, en plus d’agir en tant que partenaire éducatif informel auprès des jeunes (Bibliosuisse, 2020a). Des collections diversifiées sont mises en place et contiennent, par exemple, des documents physiques et numériques, des ressources et bases de données en ligne, ainsi qu’une offre de services complémentaires développée en fonction des besoins et des moyens du milieu, comme des médiathèques, des ludothèques ou des espaces de création.
Bibliothèques universitaires
Les bibliothèques universitaires englobent les bibliothèques des universités, de leurs facultés et instituts, des hautes écoles spécialisées et des réseaux universitaires suisses. En raison du nombre de ressources offertes par l’institution en 2018, les deux plus grandes bibliothèques du pays font partie de cette catégorie selon l’OFS : en première position se trouve la Bibliothèque de l’École polytechnique fédérale de Zurich (9,5 millions de documents) et en deuxième place, la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne (8,6 millions de documents).
Ces institutions, de même que la BN et quelques organismes œuvrant dans les domaines de l’éducation et de la recherche, sont membres du Consortium des bibliothèques universitaires suisses. Sa mission première est l’acquisition, pour ses membres et clients, de licences pour les ressources électroniques (journaux et livres numériques, bases de données), permettant d’offrir l’accès à un intéressant bouquet de ressources pour l’ensemble des bibliothèques et de ses usagers, les acquisitions sur support numérique représentant une partie importante de la collection dans le milieu universitaire de nos jours (Consortium des bibliothèques universitaires suisses, s. d.).
Bibliothèques scolaires
Le terme bibliothèque scolaire regroupe les bibliothèques, les médiathèques et les centres de documentation pour les écoles primaires, secondaires et professionnelles. Au sein des écoles, la bibliothèque peut relever de différents supérieurs, selon le canton : commission scolaire, direction de l’école, rectorat, etc. (Communauté de travail des bibliothèques suisses de lecture publique, 2014). Elle est gérée par un bibliothécaire dont les connaissances scolaires, pédagogiques et didactiques sont mises à contribution dans plusieurs aspects de ses tâches, comme le développement des collections et d’activités, ainsi que l’aménagement des locaux.
La collaboration avec le personnel enseignant et les partenaires externes est importante afin de valoriser le rôle de la bibliothèque dans le développement des compétences informationnelles et en lecture des jeunes. Plusieurs organismes peuvent agir en tant que partenaires aux bibliothèques scolaires, ayant développé une offre de services propre à ces milieux. Par exemple, Bibliomedia Suisse promeut la lecture en proposant aux enseignants et aux bibliothèques des formations et diverses activités.
Bibliothèques spécialisées
Des bibliothèques spécialisées, publiques ou privées, sont accessibles sur le territoire de la Suisse, répondant à des besoins particuliers (p. ex. : un document en braille) ou à des besoins documentaires pointus sur divers sujets (p. ex. : la musique classique). Les avenues de ce type de bibliothèques sont nombreuses : hôpitaux, tribunaux, musées, écoles de métiers, compagnies privées, etc.
À titre d’exemple, plusieurs musées ont des bibliothèques spécialisées, dont le Musée cantonal des Beaux-Arts à Lausanne, qui possède 40 000 documents ayant pour sujet les arts plastiques du 19e siècle à nos jours, et le Musée d’histoire naturelle de Fribourg, spécialisé dans les sciences naturelles. Des services gouvernementaux ont aussi des bibliothèques spécialisées. La bibliothèque du Tribunal cantonal de Fribourg propose aux juges et greffiers un fonds de 14 000 ouvrages en droit (ouvrages généraux et spécialisés, sur divers thèmes) pour de la recherche. La bibliothèque du Centre Fribourgeois de Santé Sexuelle permet quant à elle la consultation et le prêt de document à tous, ainsi que la possibilité de rencontrer un conseiller en santé sexuelle sur place, ce qui permet d’ancrer cette bibliothèque spécialisée dans sa communauté.
Cadre éducatif en sciences de l’information et des bibliothèques
Formation
L’ère moderne de la formation en sciences de l’information (SI) débute en 1995 avec l’adoption de la Loi fédérale sur les hautes écoles spécialisées (HES) par le Parlement fédéral. La formation professionnelle en SI est alors officiellement reconnue en Suisse et en Europe, et le titre de spécialiste HES en information documentaire devient un titre protégé.
Il existe trois niveaux de formation de base :
- Certificat fédéral de capacité (CFC) : d’une durée de trois ans, qui mène au titre protégé d’agent en information documentaire (équivalant au titre de technicien en documentation au Québec). Il faut avoir terminé sa scolarité obligatoire (15-16 ans) pour y être admis.
- Bachelor of Science en information documentaire : formation de six semestres (environ trois années à temps plein) donnée dans une HES, qui mène au titre protégé de spécialiste HES en information documentaire. Il faut compter une année de maturation professionnelle après l’obtention d’un CFC ou une année d’expérience professionnelle dans un service d’information et une maturité gymnasiale (soit le diplôme d’études secondaire généraliste) pour être admis. Une spécialisation en bibliothéconomie, en archivistique, en gestion d’information en entreprise ou en gestion des systèmes d’information documentaire et des technologies du Web est choisie après trois semestres d’études de cours obligatoires et communs à tous les cheminements. Les diplômés occupent des postes de bibliothécaires, de recherchistes, de veilleurs, ou de records managers.
- Master of Science en sciences de l’information : consécutive au bachelor (Consecutive master), d’une durée de deux ans, cette formation est à un niveau plus conceptuel et académique. Elle mène à des responsabilités de cadres supérieurs et de responsables de projets en gestion de l’information et des données.
Une particularité propre au système éducatif en SI en Suisse est d’offrir la possibilité aux professionnels actifs de reprendre des études pour développer leurs connaissances et compétences par l’ajout de diplômes de formation continue offerts par des institutions de HES ou des universités :
- Certificate of Advanced Studies (CAS) en gestion de documentation et de bibliothèque ou un CAS Médiation, Formation et Innovation en bibliothèque : 16 crédits
- Diploma of Advanced Studies (DAS) en intelligence économique et veille stratégique : 30 crédits
- Master of Advanced Studies (MAS) in Archival, Library and Information Science (MAS ALIS) : 60 crédits
Institutions éducatives
Les formations de niveau bachelor sont offertes dans deux HES : en allemand à la Hochschule für Technik und Wirtschaft (HTW) de Coire, en français à la Haute école de gestion de Genève pour la formation francophone (HEG-Genève). Une formation bilingue, où le tiers des enseignements se donne en allemand, y est aussi offerte.
Pour suivre les Consecutive Masters, il faut fréquenter la HEG-Genève (où il y a possibilité d’échanges d’étudiants pour un ou deux semestres avec l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information (EBSI) de l’Université de Montréal) ou la HTW de Coire. Cette dernière propose un master en Business Administration avec une spécialisation en gestion de l’information (master orienté en gestion des affaires).
Les différentes formations continues sont dispensées en majorité dans des universités (Berne, Fribourg, Genève, Lausanne et Zurich) ainsi qu’à la HEG-Genève.
Accréditation
Les établissements scolaires dispensaires doivent recevoir l’accréditation de l’Agence Suisse d’accréditation et d’assurance qualité (AAQ), anciennement l’Organe d’accréditation et d’assurance qualité (OAQ).
Associations de bibliothèques
L’univers associatif des bibliothèques et de l’information est très actif en Suisse. Il est constitué de plusieurs associations qui regroupent différents sous-domaines de la bibliothéconomie.
La plus importante association de bibliothèques au pays est Bibliosuisse. Née en 2018 de la fusion entre Bibliothèque Information Suisse (BIS) et la Communauté de travail des bibliothèques suisses de lecture publique (CLP), l’association fait la promotion des bibliothèques en Suisse et du domaine de l’information (Bibliosuisse, 2020a). Cette association regroupe « [d]es bibliothèques, des centres d’information et de documentation ainsi que […] leur personnel en Suisse » (Bibliosuisse, 2020b). Tout en participant au développement des bibliothèques, elle travaille à faire rayonner la mise en réseau de ses 2 200 membres. Ces derniers sont composés de groupes d’intérêts, de membres de soutien, individuels et collectifs. En tant qu’association représentant ce secteur d’activité professionnel, l’un de ses mandats principaux consiste à la formation de base. En fait, elle offre des formations (régulières et continues) qui sont garantes d’avenir pour tous les emplois connexes à la bibliothéconomie. Bibliosuisse occupe un rôle de lobbying et de réseautage face aux acteurs politiques suisses (Bibliosuisse, 2020a), l’association voulant susciter l’attention de ces derniers pour mettre en lumière l’état des bibliothèques dans le pays. D’ailleurs, l’association est responsable de l’élaboration de lignes directrices pour les bibliothèques, qui constituent un outil de travail important pour la conception, la gestion et le développement de ces institutions. Pour cela, Bibliosuisse participe à la création d’un commun pour que la collectivité puisse s’inscrire dans une société démocratique, numérisée, inclusive et soucieuse de l’environnement. La revue professionnelle suisse arbido est publiée grâce à la collaboration de Bibliosuisse et de l’Association des Archivistes Suisse (AAS) (Arbido, 2020).
Interbiblio, soit l’association faîtière des bibliothèques interculturelles de Suisse, figure aussi parmi l’une des plus grandes associations de ce type au pays. Créée en 1993 sous le nom Association livres sans frontières Suisse (ALSFS), cette dernière regroupe plus de 21 bibliothèques (Interbiblio, 2020), plus précisément, les bibliothèques, institutions, organisations ou personnes œuvrant dans le domaine de la bibliothéconomie interculturelle ou dans des champs disciplinaires connexes. Interbiblio fait partie des groupes d’intérêts de Bibliosuisse. Sa mission fondamentale consiste à créer un espace de partage pour encourager les échanges d’informations et d’expériences entre les différents membres de l’association et des collectivités derrière ces institutions (Interbiblio, 2020). Dès lors, et comme la plupart des associations de ce genre, elle offre également des formations, des rencontres, des lectures publiques et des expositions itinérantes.
Cadre législatif
Les bibliothèques sont tenues à la mise en disposition de ressources informationnelles pour respecter la liberté d’information de la Constitution fédérale (article 16, alinéa 3), qui donne droit à toute personne « de recevoir librement des informations, de se les procurer aux sources généralement accessibles et de les diffuser. »
La Loi fédérale sur la Bibliothèque nationale suisse (LBNS) « règle les tâches et l’organisation de la Bibliothèque nationale Suisse » (432.21).
Les institutions offrant les formations dans le domaine des sciences de l’information sont soumises à la Loi fédérale sur l’encouragement et la coordination des hautes écoles (LEHE), instaurée en 2011 (anciennement la Loi fédérale sur les hautes écoles spécialisées).
Le Code d’éthique pour les bibliothécaires et les professionnels de l’information de l’association Bibliothèque Information Suisse (BIS), qui a été rédigé en s’inspirant de celui de l’IFLA, dicte et guide leur conduite. Des consultations sont en cours pour le réviser, à la suite de la fusion en 2018 de BIS et de la Communauté de travail des bibliothèques suisses de lecture publique (CLP) qui forment maintenant l’association Bibliosuisse.
Statut du droit d’auteur pour les bibliothèques
En vigueur à partir de 1993, une disposition de la Loi fédérale sur le droit d’auteur et les droits voisins (LDA) permettait aux ayants droit de percevoir des redevances sur la location avec compensations pécuniaires par les bibliothèques des documents protégés. Le Parlement fédéral avait alors refusé d’instaurer l’exigence pour les bibliothèques d’un droit de prêt, un versement de redevances pour le prêt sans rémunération (Müller-Hemmi, 2004). Ces exemptions avaient d’ailleurs été précisées lors de la modernisation de la LDA de 2008 (Article 19, alinéas 2, 3 et 3bis). Ces dispositions de la loi ont été contestées à maintes reprises par les sociétés de gestion de droits d’auteurs et de droits voisins et ont favorisé la création d’un regroupement des auteurs, la Société des auteurs suisses (SSA, 2019). En 2018, la Commission arbitrale fédérale a instauré le droit d’auteur sur les prêts et les abonnements des membres à verser par les bibliothèques (Bibliosuisse, 2020c). Bibliosuisse a intenté plusieurs recours et initiatives pour faire annuler cette décision, arguant qu’il s’agissait d’un danger pour la survie des petites bibliothèques communales et d’associations, donc d’une atteinte à l’accès à l’information et à l’éducation (Bibliosuisse, 2020c). À la suite d’une décision du 30 octobre 2020 prise à l’unanimité par l’Assemblée plénière de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDPI), dès 2021, les redevances des droits d’auteur ne seront pas à la charge des bibliothèques mais assumées et versées aux sociétés de gestion par les cantons (CDPI, 2020, 30 octobre). Il ne serait pas surprenant que ce dossier connaisse d’autres rebondissements.
Information complémentaire/particularités
Depuis 2013, les bibliothèques municipales de la ville de Genève proposent un service de référence virtuel nommé Interroge par lequel des bibliothécaires apportent des réponses fiables à des questions de tous horizons posées par les citoyens, et ce, en trois jours ou moins. Les questions et réponses sont archivées sur le site et classées par type de questions.
Références
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Arbido. (2020). À propos d’arbido. https://arbido.ch/fr/a-propos-arbido
Barth, R. (2014). Bibliothèques. Dans Dictionnaire historique de la Suisse (DHS). https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/011299/2014-07-02/
Bibliosuisse. (2020a). Lignes directrices pour les bibliothèques publiques : bases et recommandations sur le personnel, l’infrastructure, les offres et services, la gestion de la qualité. https://bibliosuisse.ch/fr/Dokumente/Shop/Downloads/Lignes-directrices-pour-les-biblioth%C3%A8ques-publiques-2020
Bibliosuisse. (2020b). De bonnes raisons pour devenir membre. https://bibliosuisse.ch/fr/Membres/De-bonnes-raisons-pour-devenir-membre
Bibliosuisse. (2020c). Commission juridique. https://bibliosuisse.ch/fr/Bibliosuisse/Commissions/Commission-juridique
Bibliothèque cantonale et universitaire. (s. d.). Bibliothèque du Musée d’histoire naturelle de Fribourg [MHNF]. État de Fribourg. https://www.fr.ch/app/bibliotheques/50/detail
Bibliothèque nationale Suisse. (2019). Histoire. Confédération suisse. https://www.nb.admin.ch/snl/fr/home/portrait/histoire.html
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Bibliothèques municipales de la ville de Genève. (s. d.). Interroge. Repéré le 11 décembre 2020, à http://institutions.ville-geneve.ch/fr/bm/interroge/
Bibliothèque Information Suisse. (BIS) (2013). Code d’éthique pour les bibliothécaires et les professionnels de l’information. https://www.ifla.org/files/assets/faife/nationalcodeofethics/swiss-code-of-ethics-french.pdf
Centre fribourgeois de santé sexuelle (CFSS). (2020). Bibliothèque du CFSS. État de Fribourg. https://www.fr.ch/sante/prevention-et-promotion/bibliotheque-du-cfss
Communauté de travail des bibliothèques suisses de lecture publique. (2014). Normes pour bibliothèques scolaires. https://bibliosuisse.ch/fr/Dokumente/Shop/Downloads/Normes-bibliotheques-scolaires-2014
Conférence suisse des directeurs cantonnaux de l’instruction publique (CDIP). (2020, 30 octobre). Prise en charge de la rémunération des droits d’auteur pour les bibliothèques. https://edudoc.ch/record/213266/files/PB-Droitdauteur-biblio-FR.pdf
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Haute école de gestion de Genève. (2017). Master en Sciences de l’information. HEG. https://www.hesge.ch/heg/formation-base/masters-science/master-en-sciences-linformation
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