14 Haïti
(Brendan Fitzgibbon, Jean-Christophe Froment et Ariane Labelle)
Profil du pays
Haïti est une île caribéenne partageant son territoire avec la République Dominicaine. La capitale du pays est Port-au-Prince. Haïti a une population s’élevant à plus de onze millions d’habitants ayant comme langue officielle le français et le créole (Central Intelligence Agency [CIA], 2020). Anciennement une colonie française, le pays gagne son indépendance suite à une longue guerre qui se conclut le 1er janvier 1804 (Théodat, s. d.). Depuis son indépendance, le pays connaît des difficultés politiques ; connaissant la dictature, la tutelle par des instances extérieures et finalement le séisme du 12 janvier 2010. Haïti a du mal à se développer (Théodat, s. d.). De nos jours, Haïti est toujours l’un des pays les plus pauvres au monde avec un indicateur de développement humain de 0,532 en 2007 (Théodat, s. d.). Cette pauvreté se fait ressentir chez le peuple où 80% de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté et où le taux d’analphabétisme chez l’adulte surpasse les 50% (Théodat, s. d.). L’urbanisation du pays s’élève à 57,1 % (CIA, 2020). Cette faible urbanisation crée des restrictions au niveau de l’accessibilité à internet ; cette limitation se traduit par 32,47% de la population ayant un accès à internet, mais cet accès est majoritairement mobile, car seulement 31 100 personnes ou moins d’un pourcent de la population a un accès filaire avec une vitesse de téléchargement égale ou supérieure à 256 kbit/sec (CIA, 2020). De plus, le système éducatif connaît toujours des difficultés, car bien que le taux de scolarisation fût de 88 % en 2016 le pays se trouvait tout de même face à des données alarmantes indiquant que 6 enfants sur 10 de deuxième année ne savaient pas lire selon les standards internationaux (UNICEF, s. d.).
Histoire
L’histoire des bibliothèques en Haïti commence véritablement au XIXe siècle. Avant l’indépendance du pays de la France en 1804, les seules bibliothèques situées dans la colonie étaient plusieurs collections privées qui étaient rarement utilisées en raison du faible taux d’alphabétisation de l’île. La première bibliothèque nationale a été fondée en 1825, lorsque le gouvernement du président Jean-Pierre Boyer (r.1820-1843) a acheté 444 volumes sur divers sujets pour servir de base à la collection nationale (Bertrand, 1975, 13). Le réseau de bibliothèques en Haïti n’a pas beaucoup évolué au cours des cinquante années suivantes. Ce n’est que vers la fin du XIXe siècle que la création de bibliothèques a commencé à s’accélérer. Les années précédentes et suivantes l’occupation américaine d’Haïti (1915-1934) fut propice à la fondation de plusieurs importantes bibliothèques spécialisées. En 1922, la loi sur la Presse est créée ce qui oblige les imprimeurs et les journaux à déposer 5 exemplaires de tous les documents publiés dans le pays au Département de l’Intérieur, les bureaux des Conseils Communaux et les bureaux des Préfets (Bertrand, 1975, 15). Suite au départ des forces américaines, une nouvelle bibliothèque nationale a été fondée par le président Sténio Vincent (r.1930-1940) en 1940.
Depuis 1940, plusieurs bibliothèques importantes ont été formées, presque toutes dans la capitale de Port-au-Prince. Ils incluent l’Institut Haïtiano-Américain (1942), l’Institut Français d’Haïti (1945), Institut National d’Administration de Gestion et des Hautes Études Internationales (1958) et la bibliothèque d’Université Quisqueya (1988) (World Guide to Libraries, 2013). Les bibliothèques des zones rurales étaient souvent constituées de petites collections de livres offertes par les nombreux missionnaires chrétiens opérant dans le pays.
Types de bibliothèques
Bibliothèque nationale
La Bibliothèque nationale d’Haïti (BNH) a été ouverte pour la première fois en 1940. La bibliothèque se composait initialement d’une seule salle qui accommodait les lecteurs, des bureaux des employées et d’une collection de 4 000 volumes. Dans les années 1950, elle s’est agrandie, doublant sa capacité de 40 à 80 usagers et sa collection à 8300 documents (Bissainthe, 1957). La bibliothèque a déménagé dans ses locaux actuels au 193, rue du Centre, à Port-au-Prince en 1976, augmentant ainsi considérablement sa capacité. La Bibliothèque a cependant décliné sous la dictature de François Duvalier (r.1957-1971), et de son fils Jean-Claude (r.1971-1986). Depuis 1985, cinq exemplaires de chaque livre publié en Haïti doivent être déposés à la BNH et en 2008, sa collection générale comptait quelque 67 000 volumes (Lajeunesse, 2008). Malheureusement, ce nombre a considérablement diminué au cours des années suivantes (World Guide to Libraries, 2013).
Avec les Archives nationales d’Haïti, le BNH est membre de la « Digital Library of the Caribbean » (dLOC). La dLOC est une bibliothèque numérique internationale dont les membres se composent de près de cinquante bibliothèques principalement basées dans les Caraïbes. Ces membres mettent leurs collections à disposition des usagers sous forme numérique. Haïti a souffert de destructions majeures suite au tremblement de terre de 2010, le BNH n’a pas fait exception et a subi des dommages structurels mineurs sur le bâtiment. Malgré cela, les collections physiques du BMF ont subi des dommages importants en raison de l’effondrement des étagères. Malgré une certaine aide de la communauté internationale, le retour de la collection du BMF à sa taille d’avant 2010 a apparemment été lent, car les priorités d’Haïti en termes de redressement ont été mises ailleurs.
Bibliothèque scolaire
La majorité des écoles en Haïti n’ont pas de bibliothèques rattachées à leur institution (Jean-Marie et Sider, 2014, p. 8). Nous nous retrouvons alors dans une situation où seulement les écoles les plus privilégiées ont accès à une bibliothèque. Le nombre total de bibliothèques s’élève à 52 dans le rapport le plus récent de l’IFLA datant tout de même de 2007 (IFLA, 2007, p. 186). Haïti compte 260 écoles publiques (The World Bank, 2017, p. 10) ce qui fait que seulement 20% des écoles ont accès à une bibliothèque. De plus, les bibliothèques présentes n’ont pas le financement approprié pour construire leur propre collection et doivent se reposer sur l’aide internationale. Nous pouvons souligner l’initiative de l’organisation Libraries Without Borders qui travaille dans le but de développer les bibliothèques haïtiennes à travers la facilitation de donation de livres (Graham et al., 2011, p. 26). En plus d’avoir une collection basée sur le don, les bibliothèques ont aussi une difficulté à fournir un accès à internet. Seulement 20% des 52 bibliothèques ont un accès à internet (IFLA, 2007, p. 186). Il y a tout de même un espoir au niveau du développement des bibliothèques scolaires, car depuis 2014 le gouvernement d’Haïti a instauré une loi obligeant toutes nouvelles écoles à fournir un accès à une bibliothèque (The World Bank, 2017, p. 5). Au niveau secondaire, le gouvernement n’a pas instauré de loi et les nouvelles écoles ne sont pas tenues d’offrir un accès à une bibliothèque (The World Bank, 2017, p. 5).
Bibliothèque universitaire
Les universités haïtiennes se divisent en 2 catégories : privé et publique (Destin, 2011, p. 29). Nous pouvons retrouver 11 bibliothèques de recherche offrant un accès à internet soit entre 21 et 40% (IFLA, 2007, p. 186). Depuis 2010, les bibliothèques sont en reconstruction suite au tremblement de terre ralentissant le développement des établissements, car il y a eu une perte de 50 à 100% des collections selon les bibliothèques (Destin, 2011, p. 32). Tout comme les bibliothèques scolaires, les bibliothèques universitaires ont de la difficulté à développer leur collection due au manque de financement et du prix élevé des livres (Graham et al., 2011, p 21). Les bibliothèques peuvent tout de même compter sur des actions internationales telles qu’un regroupement de 20 éditeurs offrant leur ressource gratuitement aux bibliothèques de l’Université d’État d’Haïti (Lachal, 2011). Pour leur part, les universités privées représentent 90% du système d’enseignement supérieur, mais elles ne sont pas réglementées (Toussaint, 2013, p. 35). Ce manque d’encadrement des universités privées fait en sorte que les bibliothèques sont abandonnées à un niveau embryonnaire sans développement de collection autre que quelques livres (Destin, 2011, p. 34).
Bibliothèques locales
Plusieurs bibliothèques locales ont été détruites dans le tremblement de terre en 2010. Les bibliothèques ont de grands besoins matériels. Elles sont petites et elles sont majoritairement constituées de donations qui ne sont plus à jour ou qui ne répondent pas au besoin de la population locale. De plus, ce type de bibliothèques ne semble pas une priorité dans un pays qui souffre de plusieurs problèmes comme des problèmes d’habitation, d’eau potable, de nutrition, de sous scolarisation, etc. (Graham et al., 2011, p. 20)
Il y a plusieurs bibliothèques et en voici quelques exemples. FOKAL (Foundation for Knowledge and Liberty) est un centre culturel qui comprend une bibliothèque qui est aussi «American Corner» où l’on retrouve des ressources provenant des États-Unis. Mirbale bibliothèque municipale est dans une ville avec peu d’infrastructure. Celle-ci est aussi un centre communautaire qui a été rénové grâce à l’aide d’organisations japonaises. ARAKA est une petite bibliothèque avec 300 livres au total qui a grandement souffert du tremblement de terre. (Graham et al., 2011)
Cité Soleil est une ville pauvre d’Haïti avec environ 500 000 habitants dont la moitié analphabète. Dans cette ville, il n’y a pas de bibliothèques, mais la communauté s’unit pour construire une bibliothèque. En effet, le projet est porté par les citoyens qui contribuent chacun selon leurs moyens. Ceci permet de limiter les contestations contre le projet de bibliothèques. Il y a plusieurs projets culturels financés par l’extérieur du pays, mais ils ne voient pas toujours le jour vu que les citoyens n’y adhèrent pas nécessairement. (Agence France-presse, 2018)
Une campagne faite majoritairement sur les réseaux sociaux a pour objectif d’avoir une bibliothèque par commune en Haïti d’ici 2030. Jimmy Borgella de Bibliothecom est derrière cette campagne et il veut créer des espaces ouverts pour favoriser l’épanouissement de chacun et non qu’un dépôt de livres. Ce but correspond au Plan stratégique de développement d’Haïti (PSDH) qui souhaite faire d’Haïti un pays émergent. (Mezil, 2018)
Bibliothèques privées et autres
Bibliothèques sans frontières est une organisation qui souhaite faciliter la création de bibliothèques. Depuis 2018, elle travaille pour la création de bibliothèque mobile et pour faciliter les dons matériels. (Lachal, 2011)
Digital Library of the Caribbean (dLOC) est administré par l’Université internationale de Floride. Le but est d’avoir des accès gratuits à la culture des Caraïbes. Cela permet de consulter des journaux, des archives des gouvernements, des documents de plusieurs domaines d’expertise. (Graham et al., 2011, p. 26) Suite au tremblement de terre, plusieurs Haïtiens habitent dans un des 1053 camps de fortunes. Des bibliothèques « Camp de fortune » donnent des activités de lecture et d’animation qui sont financées par les ONG. Le but est d’être un premier pas vers une nouvelle scolarisation des jeunes. Ceci aide au deuil avec la lecture de livres dont plusieurs, en créole qui est la langue maternelle. Ils animent des activités plaisantes et informelles afin d’apporter une ouverture avec le partage du savoir. (Pinchinat Mocombe, 2011)
La bibliothèque haïtienne des frères débute en 1912. Dans celle-ci il y a des ouvrages qui reflètent l’histoire, la culture et les valeurs d’Haïti. Il y a également des collections de journaux et des grandes revues. Depuis 2009, une base de données est enrichie grâce à la numérisation. (Bibliothèque haïtienne des frères, site consulté 2020)
Cadre éducatif en sciences de l’information et des bibliothèques
Haïti n’a pas de formation du deuxième cycle universitaire en science de l’information et bibliothéconomie (Graham et al., 2011, p. 21). Les bibliothécaires professionnels se trouvant sur le territoire haïtien ont dû aller acquérir leur formation à l’extérieur du pays. Ces professionnels vont majoritairement acquérir leur formation aux États-Unis ou en France (Graham et al., 2011, p. 21). Bien qu’aucune formation soit offerte en Haïti au niveau universitaire, nous pouvons tout de même soulever deux initiatives visant à former les personnes travaillant en bibliothèque. La première est l’École de bibliothécaires, archivistes et documentalistes (EBAD) résultant de la commission mixte franco-sénégalaise offrent une formation en ligne ouverte aux Haïtiens, mais depuis sa création seulement 1 personne provenant d’Haïti a suivi la formation (Dione, 2015, p. 117-118). La seconde initiative se nomme le projet PARDEC. Cette initiative québécoise vise à former des professionnels de l’information haïtienne avec une représentation égale entre homme et femme (Alarie, 2015). En 2015, 24 bibliothécaires ont été formées sur une formation de 4 jours visant à présenter les principes de base de la bibliothèque (Alarie, 2015).
Association des bibliothèques
La principale organisation professionnelle pour les bibliothécaires et le personnel de soutien en Haïti est l’Association des bibliothécaires, documentalistes et archivistes d’Haïti (ABDAH). L’ABDAH est un groupe relativement nouveau, il tente d’élargir sa communauté de membres, de fournir une formation et des ressources aux bibliothécaires et aux bibliothèques d’Haïti (Torrens, 2016). Pour l’organisation collective, les professionnels de l’information sont généralement représentés par la Confédération des travailleurs Haïtiens (CTH). La Bibliothèque nationale d’Haïti (BNH) et les bibliothèques de l’Institut Français d’Haïti et de l’Université de Quisqueya sont toutes deux membres de l’Association of Caribbean University, Research and Institutional Libraries (ACURIL) (World Guide to Libraries, 2013). ACURIL est une organisation professionnelle composée de bibliothèques des Caraïbes et d’Amérique latine qui cherche à accroître la connaissance et l’utilisation des collections des bibliothèques ainsi qu’à organiser les travailleurs de l’information.
Cadre législatif
En 2006, un décret crée un organisme autonome, Direction nationale du livre (DNL). Celui-ci prend place sous Alexandre Boniface qui à ce moment-là est président provisoire de la république. Voici quelques buts : séparer la lecture et la conservation, assurer l’accès à la lecture, favoriser la production et la circulation des livres haïtiens, d’amener des infrastructures (bibliothèques et centre culturel) et réglementer le secteur du livre. La mission principale est de mettre en œuvre une politique nationale en matière de livre. Il se veut également une façon d’intégrer un réseau national pour avoir une meilleure coordination des services. La DNl doit rendre des comptes au Ministère de la Culture et de la Communication. (Alexandre, 2006)
Le droit d’auteur n’est pas vraiment sous législation en Haïti sauf les décrets de 1968 et 2006. En 2005, un Bureau haïtien des droits d’auteurs (BHDA) fut créé. Il est important de prendre en considération les intérêts à la fois des auteurs et des lecteurs. La législation sur le droit d’auteur n’a pas une grande portée et elle est méconnue par les bibliothèques. BHDA veut une mise à jour des droits d’auteurs qui serait faite en collaboration par les différents acteurs du milieu. Il doit également promouvoir ces droits aux professionnels des bibliothèques qui, pour la grande majorité, ignorent leur existence. (Honore, Astrel, Bogella, 2016)
Informations complémentaires
Depuis les années 1960, il y a eu plusieurs vagues de migrations en Haïti. Les gens qui quittent le pays ont plus de scolarisation. Ils restent attachés à leur pays natal. Plusieurs écrivent sur celui-ci, le processus de publications est rempli d’embûches monétaires et au niveau de la langue. Par exemple, un livre publié à New York le sera en anglais et un livre publié au Québec le sera en Français. Les livres en créole, la langue maternelle, sont rares. (Manigat, 1980)
Références
Agence France-presse. (2018, 17 mars). La communauté s’allie pour créer une bibliothèque à Cité Soleil. HuffPost Québec. https://quebec.huffingtonpost.ca/2018/03/17/bibliotheque-cite-soleil-haiti_a_23388338/
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Alexandre, B. (2006). Décret créant un organisme autonome à caractère technique et culturel dénommé: Direction Nationale du Livre (DNL). Le Moniteur: Journal officiel de la république d’Haiti, 161(20), 1‑9.
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