"

16 Inde

(Jessica Buckingham, Frédéric Mercier, Karine Robertson )

Profil du pays

La République de l’Inde, en Hindi Bharat Ganrajya, est le deuxième pays le plus populeux du monde avec une population totale estimée à 1 326 555 000, en mars 2020 (Europa World online, s.d.) et le 7e plus grand avec une superficie d’un peu moins de 3,2 millions de km2 (Columbia Gazetteer of the World Online (CGWO), 2020). L’Inde est située en Asie du Sud et sa capitale est New Delhi. Sur le plan politique, c’est une fédération divisée en 28 États et 8 territoires (India.gov.in, s.d.) dont le pouvoir exécutif appartient, dans les faits, au premier ministre, Narendra Modi depuis 2014, et à son conseil des ministres (Leclerc, 2015). On estime que 1600 langues différentes sont parlées sur le territoire (Leclerc, 2015), l’Hindi étant la langue officielle du gouvernement central (India.goc.in, s.d.). Une vingtaine de religions y sont pratiquées, parmi celles-ci, l’hindouisme compte le plus d’adeptes (80,4 %) suivie par l’Islam (13,4 %) (Leclerc, 2015). Le gouvernement central indien a mis en place plusieurs réformes dans les dernières décennies afin de moderniser son économie, en misant notamment sur les technologies de l’information (Hamel, 2018). Toutefois, ce développement se déploie de manière inégale sur le territoire, au détriment des régions rurales (Hamel, 2018), et on observe une répartition inégale des revenus au sein du pays (Perspective monde, s.d.). Le taux d’alphabétisation de la population âgée de plus de 15 ans est en hausse constante et atteignait un peu moins de 75% en 2018 (Perspective monde, s.d.).

L’Inde a une histoire longue et riche qui débute il y a plus de 5000 ans durant laquelle se sont succédés sur son territoire différents empires. Pensons notamment au peuple Aryen, à l’origine de la division sociale par caste, ainsi qu’à la dynastie musulmane Moghol aux 16e et 17e siècles (Maiorano, s.d.). S’ensuit le développement de liens commerciaux avec différents empires européens et la pénétration du territoire par leurs forces militaires. Tout particulièrement, la Compagnie britannique des Indes orientales (CBIO) s’ancre dans les villes de Calcutta, Madras et Bombay et l’autorité britannique est établie officiellement en 1857 (CGWO, 2020; Maiorano, s.d.). Si le colonialisme anglais amène modernité et opportunités pour certains Indiens éduqués, il encourage à terme la cristallisation des stéréotypes d’une société basée sur la religion et les castes (Maiorano, s.d.). Au tournant du 20e siècle, l’opposition au colonialisme s’accroît, notamment au sein du parti du congrès. Un groupe d’individus, regroupé sous la Ligue musulmane, craint toutefois de voir le pouvoir passer aux mains d’un parti aux allégeances hindoues. Suite à la Deuxième Guerre mondiale, les Britanniques quittent le territoire en redivisant le pays entre le dominion indien, à majorité hindoue, et le Pakistan, à majorité musulmane (Maiorano, s.d.). L’Inde obtient l’indépendance en 1947 (Perspective monde, s.d.). La sortie du colonialisme la laisse sous fortes tensions. La grande diversité ethnique de sa population et sa dispersion sur le territoire favorisent l’émergence de nombreux conflits intérieurs violents, en plus de ceux liés à ses relations avec le Pakistan et la Chine (Perspective monde, s.d., CGWO, 2020).

Histoire

Les premières bibliothèques
Dans l’Inde ancienne, des bibliothèques avec des collections impressionnantes de manuscrits existent déjà au 6e siècle, mais ne sont accessibles qu’aux plus privilégiés (Wani, 2008, p. 1). Ces « maisons du savoir » se trouvent dans les lieux traditionnels de pouvoir et de connaissances (Srivastava, 1972, p. 330). Elles sont conçues principalement comme des dépôts de manuscrits (Pyati, 2009) et bénéficient d’un rayonnement important parmi les académiciens asiatiques (Joice, 2016, p. 1). L’une des plus connues est certainement celle de l’Université Nalanda à Bihar (Wani, 2008, p.1). Les bibliothèques connaissent ensuite un grand développement sous le règne musulman. L’Empire moghol, dont les empereurs sont considérés comme des mécènes des arts et de la littérature, érige de nombreuses bibliothèques dont les protecteurs sont des bibliothécaires issus du monde académique (Wani, 2008, p. 1).

Bibliothèques universitaires
Malgré la présence d’Universités dans les milieux urbains depuis la seconde moitié du 19e siècle, leurs bibliothèques ne répondent pas aux besoins des étudiants puisque leurs collections de livres sont sous-développées et que les aires de lecture et de travail sont très limitées (Khurshid, 1972, p. 26-36). Une Commission portant sur la bibliothèque de l’Université de Calcutta, en 1917-1919, va aussi souligner la nécessité d’engager des bibliothécaires professionnels (homme ou femme), formés au catalogage, et de les rémunérer de la même manière que le corps professoral et de recherche (Khurshid, 1972, p. 33-34, 52). Cette attention va permettre le développement rapide dans la seconde moitié du 20e siècle de bibliothèques universitaires de qualité. Les fonds dédiés versés par la U.S. Wheat Loan Fund à la University Grants Commission (UGC) vont d’ailleurs faire passer le nombre d’universités sur le territoire de 26 en 1947 à 70 en 1968 (Khurshid, 1972, p. 52).

Bibliothèques publiques
L’enseignement de la langue anglaise dans des collèges va faire naître un goût pour la lecture chez certains jeunes hommes éduqués (Joice, 2016, p.2). En résulte l’ouverture de la première bibliothèque dite publique, à Calcutta en 1835, sous l’initiative de riches anglais, mais avec l’appui de la population d’origine indienne (Joice, 2016, p. 2-3). Elle est décrite comme étant une bibliothèque de référence et de circulation (Srivastava, 1972, p. 330). Des bibliothèques similaires voient le jour à Bombay et Madras dans les mêmes années (Pyati, 2009; Wani, 2008, p.1) et avant la fin du 19e siècle, on retrouve des bibliothèques dans pratiquement toutes les capitales des provinces indiennes, dans les grandes villes ainsi que dans les états princiers (Srivastava, 1972, p. 330-331). Dans les faits toutefois, ces bibliothèques demeurent accessibles uniquement aux membres des classes aisées sous abonnement (Wani, 2008, p.1). Le nombre de bibliothèques publiques va ensuite s’accroître considérablement au cours du 20e siècle, et tout particulièrement après l’accès à l’indépendance du pays en 1947, malgré de fortes disparités régionales (Pyati, 2009). Notons que le gouvernement central a mis en place certaines initiatives pour appuyer le développement des bibliothèques publiques, comme l’ouverture d’une bibliothèque «modèle» à Delhi, calqué sur les façons de faire occidentales, mais adaptées au contexte indien, en collaboration avec l’UNESCO en 1950 (Laugesen, 2014, p. 14-15) et la création de la fondation Raja Ram Mohan Roy Library Foundation (RRMRLF) en 1972 pour soutenir la mise sur pied de bibliothèques publiques, particulièrement en milieu rural (Wani, 2008, p.4)

Bibliothèque nationale
En 1906, la bibliothèque publique de Calcutta est fusionnée et convertie en bibliothèque impériale (Wani, 2008, p. 2). Elle conserve son rôle de bibliothèque de référence et l’on souhaite dorénavant y retrouver l’ensemble des œuvres traitant de l’Inde (Srivastava, 1972, p. 331). Elle est dirigée par John MacFarlane, de 1903 à 1906, ancien conservateur du British Museum (Khurshid, 1972, p. 36). Le nom de la bibliothèque impériale est modifié pour devenir la bibliothèque nationale en 1948, pour donner suite à l’indépendance du pays (Kumbar, 2004).

Bibliothèques scolaires
L’intérêt porté aux bibliothèques scolaires est tardif, car ce n’est qu’en 1953 qu’une première commission s’y attarde. Elles sont alors présentes dans une minorité d’écoles et leur pertinence n’est pas reconnue par le milieu éducatif (Khurshid, 1972, p. 52). Le gouvernement central va faire de ces bibliothèques une priorité dans les années suivantes afin de s’attaquer au faible taux d’alphabétisme au pays, mais sans grand succès, leur responsabilité financière ayant été remise aux mains des écoles elles-mêmes (Mahajan, 2010).

Types de bibliothèques

Bibliothèque nationale
La Bibliothèque nationale de l’Inde est reconnue dans la Constitution de l’Inde comme institut d’importance nationale. La bibliothèque est constituée de quatre édifices dont l’accès aux salles de lecture requiert un abonnement gratuit nécessitant une lettre de référence. Cette lettre peut être signée par des professeur.e.s, des fonctionnaires gouvernementaux et les membres de plusieurs corps professionnels. Certains types d’abonnement permettent le prêt d’une partie de la collection contre un dépôt de sécurité. La bibliothèque est ouverte 362 jours par année et fournit l’accès Internet à tous les usagers (National Library, Services, s.d.). L’utilisation d’Internet est gratuite et permise exclusivement pour la recherche et les fins académiques. L’individu doit signer un registre en précisant le sujet de sa recherche et la liste des sites ou ressources qu’il souhaite consulter. La bibliothèque peut décider de ne pas attribuer l’accès internet sur une base individuelle et la décision est sans équivoque. Les règles du centre de ressources numériques explicitent que l’administration se réserve un droit de monitorage de l’historique de navigation de chacun des usager.ère.s. Effacer son historique de navigation est donc formellement interdit. Les usages personnels interdits sont énumérés dans le règlement en vigueur : écrire des courriels personnels, interagir sur des médias sociaux ou des sites matrimoniaux, remplir des applications en ligne, acheter des billets, acheter des actions ou regarder des films commerciaux (National Library, Reading Room Rules, s.d.). La collection numérique contient notamment 25 000 livres et documents et 7000 revues scientifiques des principaux éditeurs internationaux, 2.7 millions de dissertations et thèses en texte intégral. Une collection de documents rares et de manuscrits est numérisée et disponible en consultation (Ministry of Culture, s.d.). La Bibliothèque nationale offre une section jeunesse avec un accès gratuit sans abonnement, mais qui demande une signature dans un registre. De l’animation et la mise en valeur de collection sont offertes sans possibilité de prêts (National Library, Services, s.d.).

Sous l’égide du ministère de la Culture, la National Library, Kolkata (anciennement Calcutta) partage la responsabilité de la réception du dépôt légal avec trois autres bibliothèques publiques. Selon le Delivery of Books [Public Libraries] Act de 1954, les éditeurs doivent envoyer une copie de chaque livre produit à la Bibliothèque nationale, ainsi qu’à la Connemara Public Library à Chennai, la Central Library à Mumbai et la Delhi Public Library à New Delhi. Les périodiques et journaux sont ajoutés à l’obligation de dépôt légal en 1956. Les exemplaires envoyés à la Bibliothèque nationale sont transmis à la Bibliothèque Centrale de Référence (Central Reference Library, Kolkata) afin de compiler la bibliographie nationale (Indian National Bibliography, INB). La bibliographie nationale contient des ouvrages publiés dans l’une des 14 langues majeures de l’Inde : Assamese, Bengali, Gujarati, Hindi, Kannada, Kashmiri, Malayalam, Marathi, Oriya, Punjabi, Sanskrit, Tamil, Telugu et Urdu. En 1955, l’unité INB, initialement un comité sous la responsabilité du ministère de l’Éducation, se déplace à la Bibliothèque nationale, Kolkata sous l’égide du ministère de la Culture. (Ahas, S. et Banerjee, S., 2013) D’autre part, c’est la Raja Rammohun Roy National Agency for ISBN qui gère l’octroi gratuit d’ISBN en Inde par un portail numérique aux couleurs du ministère de l’Éducation (https://isbn.gov.in/).

Bibliothèques publiques et communautaires
Depuis 1947, en dépit des recherches effectuées par plusieurs chercheurs, aucune statistique officielle n’est compilée sur le nombre de bibliothèques publiques en Inde. En effet, le ministère de la Culture ne possède pas de département assigné au développement du réseau des bibliothèques publiques. C’est la Raja Rammohun Roy Library Foundation (RRRLF), une organisation centrale autonome établie en 1972 et financée par le ministère de la Culture, qui a ce mandat (Balaji, B. P., Vinay, M. S., et Raju, J. S. M., 2018). Toutefois, selon les données présentées par l’IFLA, il y aurait 146 173 bibliothèques publiques et 16 500 bibliothèques communautaires en Inde (IFLA, 2017). Selon le Rapport Libraries, Gateway to Knowledge, les services qui devraient être offerts varient selon le palier de bibliothèques publiques: Bibliothèque étatique centrale, Bibliothèque de district, Sous-divisionnelle/Bibliothèque municipale, Centre d’apprentissage Rural/Centre d’information communautaire (India National Knowledge Commission, 2007).

Depuis la Loi sur les bibliothèques publiques de Madras,1948, plusieurs États ont adopté des lois sans y affilier de taxe substantielle qui permettrait de financer les institutions et d’autres n’ont pas de cadre légal pour soutenir les bibliothèques publiques sur leur territoire. Bien que le ministre de la Culture ait une loi sur les bibliothèques, il n’y a pas de politique nationale sur les bibliothèques publiques. Des projets tels que la National Mission on Libraries India fournissent un apport financier ponctuel, mais sans politique pérenne pour le maintien des services qui sont présentement financés par les abonnements. D’autre part, quelques milliers de bibliothèques communautaires ont été établies par des organismes non gouvernementaux tels que READ India, Room to Read India ou M.S. Swaminathan Research Foundation et subventionnées par des agences philanthropiques internationales (Chaurasia, A. et Singh, A. P., 2020). Le niveau de qualité est très variable à travers le pays, alors que certains États et territoires de l’Union perçoivent une taxe avec un objectif fixe (cess) pour financer spécifiquement les bibliothèques publiques (Balaji, B. P., Vinay, M. S. et Raju, J. S. M., 2018). Dans certains États, il n’y a pas de bibliothécaires professionnels en poste et les acquisitions faites par un comité empêchent les gestionnaires de la bibliothèque de choisir les livres selon les besoins de leur communauté. En milieu rural, un manque d’effectifs force certaines bibliothèques à accueillir leurs membres seulement deux heures par jour dans des édifices parfois en état de délabrement (Yuvaraj, M. et Maurya, A. K., 2014).

Bibliothèques universitaires et collégiales
Selon les données de l’IFLA, il y aurait 42 238 bibliothèques universitaires et collégiales en Inde (IFLA, 2017). Les bibliothèques universitaires et collégiales sont généralement situées directement sur le campus ou à quelques minutes de marche. L’étude de 30 bibliothèques collégiales et universitaires suggère qu’elles sont climatisées, accessibles et bien aménagées. Elles sont majoritairement ouvertes plus de 12h par jour et plus du tiers sont ouvertes les vendredis et les jours fériés. Toutes les bibliothèques possèdent des étagères pour les livres et un comptoir pour les prêts, 73.3% possèdent des présentoirs et 43.3% organisent des expositions. Les bibliothèques engagent des bibliothécaires professionnel.e.s qui possèdent une connaissance approfondie de leurs collections de références et qui sont en mesure de donner un bon soutien aux usagers (Kumar, M. P. S. et Jange, S., 2016). La majorité des établissements suit la norme occidentale exigeant une maîtrise en Bibliothéconomie et Sciences de l’information. La moitié des employé.e.s ont eu accès à de la formation continue et technique. Par contre, les bibliothécaires pourraient avoir plus d’assistance afin de répondre aux besoins de la communauté, puisque la majorité des établissements n’emploient que deux employé.e.s de soutien (Kumar, M. P. S. et Jange, S., 2016). Bref, les bibliothèques universitaires et collégiales sont privilégiées et peuvent se permettre d’investir une large portion de leur budget dans le développement des collections. Toutefois, le partage formel entre les institutions est peu développé (Kalbande, D., Digambar, H., Suradkar, P. et Chavan, S. P., 2019).

Bibliothèques scolaires
Il y aurait 1,3 million de bibliothèques scolaires en Inde selon l’IFLA (IFLA, 2016) et 85% des bibliothèques scolaires sont situées en milieu rural (Indian School Library Association, 2017). De plus, 82.69% de toutes les écoles possèdent une bibliothèque, la proportion augmentant avec le niveau d’éducation (Primaire : 79.61%, Primaire – Deuxième cycle : 82.95%, Secondaire: 88.74%, Secondaire – Deuxième cycle: 91, 26%). Il y a une grande variabilité entre les États; certains, tels que Chandigarh, Goa, Puducherry et Tamil Nadu, présentent un ratio de 99% et plus d’écoles avec des bibliothèques, alors que Meghalaya, au dernier rang, offre des bibliothèques dans seulement 10.14% des écoles (Indian School Library Association, 2017). Par ailleurs, selon l’Indian School Library Association, les bibliothèques déclarées par les écoles se limitent souvent à une pièce avec des livres sur une étagère, supervisée par un.e enseignant.e en plus de ses activités courantes. Il n’y a donc pas d’utilisation de politiques ou de standards de bibliothéconomie ni de présence d’un.e bibliothécaire professionnel.le sur place (Indian School Library Association, 2017). Selon une étude sur les bibliothèques d’écoles secondaires de cycle supérieur de Jammu et Kashmir, l’espace pour la lecture est généralement insuffisant pour le nombre d’élèves inscrits. Dans 13% des cas, il n’y a pas de tables ni de chaises, alors que 17% des bibliothèques ne possèdent pas d’étagères pour ranger les livres qui sont alors entreposés dans une boîte sous clé. Les heures d’ouverture sont généralement limitées à la journée scolaire et fournissent peu d’accès pour les élèves entre leurs cours. Plus de 87% des bibliothèques observées ne classifient et ne cataloguent pas les collections, ce qui représente une perte de temps pour les étudiants (Ahmad, S. Z., 2011). Il n’y a habituellement pas de processus d’élagage, notamment parce qu’il n’y a pas de budget suffisant pour renouveler les collections. Durant l’étude, plusieurs écoles mettent à la disposition de leurs élèves des encyclopédies datées, ainsi que des dictionnaires et des livres de référence abîmés. On remarque une difficulté d’accès face aux abonnements aux journaux nationaux et magazines dans les écoles rurales, qui les reçoivent avec du retard ou ne peuvent se faire livrer certaines ressources. D’autre part, il est noté que ces ressources sont surtout utilisées par la direction et les professeur.e.s et sont moins disponibles pour les élèves (Ahmad, S. Z., 2011).

Bibliothèques spécialisées
Plusieurs bibliothèques spécialisées voient le jour pour répondre aux besoins des agences liées à la CBIO, notamment celle de la Commission géologique de l’Inde qui ouvre ses portes à Calcutta en 1856 (Khurshid, 1972, p.26). Toutefois, la grande majorité des bibliothèques spécialisées et de recherche apparaissent suite à l’indépendance du pays, avec du soutien financier étatique, et en réponse au développement industriel et aux besoins scientifiques et technologiques (Khurshid, 1972, p. 52). Elles sont affiliées à un organisme de recherche, un département gouvernemental ou universitaire ou une organisation professionnelle. Les collections sont développées et rendues disponibles pour la consultation, tout en étant adéquatement classées et indexées dans le but de les conserver de façon pérenne (Garg, K. C. et Gupta S. P.,1986).

Cadre éducatif en sciences de l’information et des bibliothèques

L’éducation en sciences de l’information et des bibliothèques a été introduite en Inde en 1911 par W.A. Bordon, étudiant américain de Melvil Dewey, qui fut invité à Baroda par le Maharaja de Baroda pour participer à la conception de la bibliothèque centrale (Mai, 2012). En 1915, A.D. Dickinson, un autre étudiant américain de Dewey, a été invité à enseigner aux bibliothécaires de l’université du Punjab des méthodes de bibliothéconomie moderne. Il a donc mis en place un programme de formation pour les bibliothécaires d’une durée de trois mois (Mai, 2012) qui est ensuite devenu un certificat de six mois. En 1929, S.R. Ranganathan a introduit un certificat d’une durée de trois mois à l’association des bibliothèques de Madras (Kaur, 2015), programme qui fut par la suite repris en 1931 par l’université de Madras, puis transformé six ans plus tard en un programme d’études supérieures diplômées d’une durée d’un an. Ce fut la première université en Inde à offrir un programme d’éducation à temps plein en bibliothéconomie et sciences de l’information, et cette formation est considérée comme étant le « vrai » début de l’éducation dans ce domaine en Inde (Aman & Sharma, 2005). Au cours des années suivantes, d’autres institutions ont mis en place des programmes similaires afin de former des bibliothécaires. Il n’y avait cependant pas d’uniformité ou de standards entre ces universités jusqu’en 1943, lorsque le Inter-University Board of India a changé la politique d’admission pour qu’un baccalauréat universitaire en lettres soit requis avant l’admission à un programme permettant d’obtenir un diplôme d’études supérieures (Aman, & Sharma, 2005). En 1946, l’université de Delhi a créé un département de bibliothéconomie à part entière, le premier de son genre dans un contexte universitaire, désignant Ranganathan comme président du département en 1947 (Aman, & Sharma, 2005).

L’obtention de l’indépendance de l’Inde en 1947 a entraîné une augmentation de l’importance accordée à l’éducation. Peu à peu, des programmes de maîtrise et de doctorat sont apparus en bibliothéconomie et sciences de l’information, et d’autres écoles ont été fondées. En 2015, environ 182 départements en sciences de l’information affiliés à des universités et collèges qui offrent l’éducation en sciences de l’information en présentiel ou à distance ont été dénombrés, la majorité offrant des diplômes pour des baccalauréats ou maîtrises d’une durée d’un an chacun, bien que certains offrent pour la maîtrise des cours intégrés de deux ans (Kaur, 2015). Les niveaux de programmes d’enseignement en bibliothéconomie et sciences de l’information qui sont offerts en Inde sont, selon le modèle de curriculum de l’UGC de 2001 : certificat en bibliothéconomie, diplôme en bibliothéconomie, baccalauréat en bibliothéconomie et sciences de l’information, diplôme d’études supérieures en technologies de l’information, Archives et documentation et automatisation de la bibliothèque, maîtrise en bibliothéconomie et sciences de l’information (cours d’un an et cours intégrés), associé en sciences de l’information, et maîtrise en philosophie et doctorat en philosophie au niveau recherche (Kaur, 2015). Il a été estimé en 2005 que les universités indiennes produisent environ 3000 étudiants de premier cycle, 550 diplômés et 15 docteurs en bibliothéconomie et sciences de l’information chaque année (Aman & Sharma, 2005).

Un enjeu majeur de l’éducation en bibliothéconomie et sciences de l’information en Inde est qu’il n’y a toujours pas de système d’accréditation, national ou international, qui évalue ces programmes (Kaur, 2015). Bien que l’UGC ait nommé en 2001 un comité pour revoir le contenu des cours de bibliothéconomie et sciences de l’information afin de préparer un curriculum national, ce rapport date déjà de plusieurs années et il n’y a pas de politique nationale en Inde qui assure une uniformité des programmes de bibliothéconomie et sciences de l’information (Kaur, 2015). Ce manque cause des disparités dans l’enseignement de la bibliothéconomie et science de l’information entre les différents programmes offerts par différentes institutions (Wijetunge, 2008). Certains critiquent aussi la lenteur d’adaptation des programmes offerts face aux changements occasionnés par le progrès technologique qui évolue de façon rapide, ce qui mène à une disparité entre les enseignements et la réalité technologique des bibliothèques en Inde (Varalakshmi, 2006).

Association de bibliothèques

La Indian Library Association (ILA) est une association nationale de bibliothèques qui représente les professionnels des bibliothèques en Inde. Elle a été fondée le 13 septembre 1933 lors de la première All Indian Library Conference à Calcutta (ILA, 2016). Ses bureaux sont situés à Delhi et le président actuel est le professeur B.D. Kumbar. L’ILA est divisée en trois composantes qui élaborent les politiques de l’association : le Conseil, le Comité exécutif et les Comités de section. Une cotisation annuelle est requise pour devenir membre et bénéficier de certains avantages tels que l’accès aux réunions, aux conférences, aux séminaires et aux ateliers organisés par l’ILA. Lorsqu’elle a été fondée, ses objectifs étaient de faire la promotion du mouvement des bibliothèques en Inde et de la formation des bibliothécaires, en plus d’améliorer le statut des bibliothécaires. Depuis, plusieurs autres objectifs se sont ajoutés à cette liste, tels que : faire la promotion de la recherche en bibliothéconomie, coopérer avec des organisations internationales poursuivant des objectifs similaires, aider à la création de bibliothèques, de centres de documentation et d’information ainsi que promouvoir la promulgation d’une législation sur les bibliothèques en Inde (ILA, 2016). L’ILA a également comme objectifs de formuler et de promouvoir des règles, des normes et des directives pour la gestion de bibliothèques et des systèmes de services de l’information, ainsi que d’obtenir l’accréditation des établissements en enseignement de bibliothéconomie et sciences de l’information. Une lettre a été soumise à l’UGC en 2017 à cet effet (ILA, 2017), qu’il est possible de consulter sur le site de l’ILA. Cette association publie régulièrement depuis 1965 une revue évaluée par les pairs, le Journal of Indian Library Association (JILA), qui comporte des articles de recherche reliés à la bibliothéconomie et aux sciences de l’information. Cette publication a été incluse dans la liste des journaux approuvés par le UGC (ILA, 2016-2019).

L’ILA répertorie également une vingtaine d’autres associations indépendantes de bibliothèques sur son site web qui défendent les intérêts des bibliothécaires et des bibliothèques en Inde, dont la Central Government Library Association (CGLA), la Indian Association of Special Libraries and Information Centres (IASLIC) et la Indian Association of Teachers of Library and Information Science (IATLIS).

Cadre législatif

En 1808, le gouvernement de Bombay passe la première loi concernant les bibliothèques en Inde (Kumbar, 2004). La Delivery and Registration of Publication Act propose que les bibliothèques qui s’enregistrent reçoivent des copies de livres provenant d’un fonds dédié à soutenir la littérature (Wani, 2008, p.1) La Press and Registration of Books Act, entre en vigueur en 1867. Elle dicte à tous les éditeurs de remettre gratuitement aux autorités étatiques au moins une copie de tout livre édité. Ces derniers doivent ensuite produire quatre fois l’an un catalogue détaillant les informations bibliographiques de tous les titres reçus (Srivastava, 1972, p. 331). Le 31 janvier 1902, le gouverneur général de l’Inde, Lord Curzon, passe L’Imperial Library (Indentures Validation) Act qui confirme la fusion et la conversion de la bibliothèque publique de Calcutta en bibliothèque impériale (ce qui sera effectif en 1906) (Wani, 2008, p. 2). En 1904, la India Universities Act entre en action et donne le pouvoir aux universités de contraindre les collèges qui souhaitent s’y affilier à maintenir une bibliothèque répondant aux besoins des étudiants (Khurshid, 1972, p.26).

Durant le 20e siècle, plusieurs intellectuels de la bibliothéconomie, dont Ranganathan, se mobilisent afin qu’un cadre législatif soit mis en vigueur à l’échelle du pays et établisse un réseau de bibliothèques publiques intégré offrant des services gratuits à tous les citoyens partout sur le territoire (Kumbar, 2004). Ce n’est qu’en 1948, qu’une première loi en ce sens entre en vigueur dans l’État du Madras nommé Madras Public Libraries Act. À ce jour, les bibliothèques publiques sont sous la juridiction des gouvernements d’états. Chacun des États et des territoires possèdent un système de bibliothèques publiques avec sa propre structure financière, mais seulement 19 d’entre eux se sont dotés d’une loi encadrant les services des bibliothèques publiques (Prasad, 2016).

Information complémentaire/particularités

La National Digital Library of India (NDLI), un projet du ministère de l’Éducation lancé en 2016, vise à centraliser les ressources numériques du pays et à en assurer la diffusion. La NDLI est développée par l’Indian Institute of Technology, Kharagpur dans le but de contribuer à l’atteinte de l’objectif de l’UNESCO «Éducation pour tous» et de faire face aux défis d’une large population multilingue étendue géographiquement (Bashir, B., Nasreen, N., et Loan, F. A., 2019). Il offre une recherche multilingue à guichet unique, permettant de personnaliser le niveau de complexité de la recherche, bien que selon Rani et Aswath, 80% des ressources sont liées à un niveau de doctorat. (Rani, S. N. et Aswath, L., 2020) Les métadonnées pour 4 millions de livres et 126 000 d’articles sont disponibles, en plus du texte intégral d’un certain nombre de ressources (Bashir, B., Nasreen, N., et Loan, F. A., 2019). Les ressources textuelles et audiovisuelles sont disponibles dans plus de 70 langues, mais la majorité du contenu est en Bengali, suivi par l’Hindi et le Marathi. L’authentification gratuite est ouverte aux usagers à travers le monde (Rani, S. N., & Aswath, L., 2020). Toutefois, puisque chaque organisme est responsable de la gestion du droit d’auteur, il est nécessaire de s’authentifier de nouveau afin d’avoir le texte intégral provenant de certaines bases de données (Bashir, B., Nasreen, N., et Loan, F. A., 2019).

Références

Aman, M., & Sharma, R. (2005). Development of Library and Information Science Education in South Asia with Emphasis on India: Strengths, Problems and Suggestions. Journal of Education for Library and Information Science, 46(1), 77-91. doi:10.2307/40323860

Ahas, S. et Banerjee, S. (2013). The Indian National Bibliography: Today and tomorrow. Paper presented at: IFLA WLIC 2013 – Singapore – Future Libraries: Infinite Possibilities in Session 143 – Bibliography. http://library.ifla.org/119/1/143-ahas-en.pdf

Ahmad, S. Z. (2011). A Survey of Senior Secondary School Libraries in Jammu and Kashmir, India. Library Philosophy and Practice, https://search.proquest.com/scholarly-journals/survey-senior-secondary-school-libraries-jammu/docview/925706923/se-2?accountid=12543

Bashir, B., Nasreen, N. et Loan, F. A. (2019). National Digital Library of India: An Overview. Library Philosophy and Practice, 1-10. https://search.proquest.com/scholarly-journals/national-digital-library-india-overview/docview/2234442134/se-2?accountid=12543

Balaji, B. P., Vinay, M. S. et Raju, J. S. M. (2018). A policy review of public libraries in India (Working paper | 2018 | 1). Bengaluru: Indian Institute for Human Settlements. https://iihs.co.in/knowledge-gateway/wp-content/uploads/2020/07/A-Policy-Review-of-Public-Libraries-in-India.pdf

Chaurasia, A. et Singh, A. P. (2020). Past and present factors of the difficulties and government initiatives in Indian public libraries. Library Philosophy and Practice, 1-16. https://search.proquest.com/scholarly-journals/past-present-factors-difficulties-government/docview/2463168767/se-2?accountid=12543

Hamel, F. (2018, 27 mars). L’Inde : La modernité avant tout. Perspective Monde – Université de Sherbrooke. https://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMAnalyse?codeAnalyse=2574

Garg, K. C. et Gupta S. P. (1986). Collection Development and Management in Special Libraries in India, Collection Management, 8:2, 103-112, DOI: 10.1300/J105v08n02_07

ILA, (2016-2019), Journal of Indian Library Association. Journal of indian Library Association. https://www.ilaindia.net/jila/index.php/jila

ILA. (2016). Development, Aims & Objectives. Indian Library Association. https://www.ilaindia.net/index.php/about-ila/4-vision-mission

ILA. (2017). Accreditation. Indian Library Association. https://www.ilaindia.net/images/pdf/Accrediation.pdf

India. (2020). Dans The Columbia Gazetteer of the World Online. Columbia University Press. http://www.columbiagazetteer.org/main/ViewPlace/5/61812

India. (s. d.). Dans Europa World online. London. Routledge. Consulté le 1er décembre 2020 à l’adresse http://www.europaworld.com/entry/in

India at a Glance. (s. d.). india.gov.in. Consulté le 1er décembre 2020, à l’adresse https://www.india.gov.in/india-glance/profile

India National Knowledge Commission. (2007). Libraries, gateways to knowledge: a roadmap for revitalization. New Delhi: National Knowledge Commission. http://14.139.60.153/bitstream/123456789/1290/1/Libraries-Gatways%20to%20Knowledge.pdf

Indian School Library Association. (2017). School Libraries in India: a Statistical Review, 2017. https://indianschoollibraryassociationonline.files.wordpress.com/2017/08/school-libraries-in-india-statistical-review-2017.pdf

International Federation of Library Associations and Institutions (IFLA). (2016 et 2017) Library map of the world: India. Repéré le 5 décembre 2020 à https://librarymap.ifla.org/map/Metric/Number-of-libraries/LibraryType/National-Libraries,Academic-Libraries,Public-Libraries,Community-Libraries,School-Libraries,Other-Libraries/Country/India/Weight/Totals-by-Country

Joice, M. (2016, novembre). The Calcutta Public Library : Heralding a New Dawn in the History of Public Library in India. International Journal Advances in Social Science and Humanities, 4(11), 01‑06. ISSN: 2347-7474

Kalbande, D., Digambar, H., Suradkar, P. et Chavan, S. P. (2019). Barriers in sharing library ressources in India: A study. Library Philosophy and Practice, 1-12. https://search.proquest.com/scholarly-journals/barriers-sharing-library-resources-india-study/docview/2299763136/se-2?accountid=12543

Kaur, T. (2015). Challenges and Concerns for Library and Information Science (LIS) Education in India and South Asia. Journal of Education for Library and Information Science, 56, 6-16. Retrieved December 5, 2020, from https://www.jstor.org/stable/90015097

Kaur, T. (2015). Library and Information Science Education Across Frontiers. Journal of Education for Library and Information Science, 56, S4-S5. Retrieved December 5, 2020, from https://www.jstor.org/stable/90015096

Khoo, C., & Raghavan, K. (2006). From the Guest Editors: LIS Education in Asia. Journal of Education for Library and Information Science, 47(3), 165-166. Retrieved December 6, 2020, from http://www.jstor.org/stable/40323827

Khurshid, A. (1972). Growth of Libraries in India. International Library Review, 4, 21‑65.

Kumbar, B. D. (2004). Growth and development of Public Library System in India with Special Reference to Karnataka. International workshop on Democratization of Information: Focus on Libraries. World Social Forum 2004. https://www.researchgate.net/profile/Basavantappa_Kumbar/publication/228380022_Growth_and_development_of_public_library_system_in_India_with_special_reference_to_Karnataka/links/56d463dc08aefd177b0f55a6/Growth-and-development-of-public-library-system-in-India-with-special-reference-to-Karnataka.pdf

Kumar, M. P. S. et Jange, S. (2016, décembre). Library Building, Furniture’s and Manpower Resources in academic Libraries of Dubai and Ras Al Khaimah Vs. Five Laws of Library Science. International Research: Journal of Library & Information Science (Vol.6 No.4). http://irjlis.com/wp-content/uploads/2017/02/2-IR-377-64.pdf

Laugesen, A. (2014). UNESCO and the Globalization of the Public Library Idea, 1948 to 1965. Library & Information History, 30(1), 1‑19. https://doi.org/10.1179/1758348913Z.00000000052

Leclerc, J. (2015, 15 avril). L’Union indienne. Dans L’aménagement linguistique dans le monde. CEFAN – Université Laval. L’Union indienne (ulaval.ca)

Mahajan, P. (2010). School Libraries in India : Present-day Scenario. Library Philosophy and Practice (e-journal), 371, 1-16. https://digitalcommons.unl.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1384&context=libphilprac

Mai, T. N. M. T. (2012). Need for Quality Assurance and Accreditation of LIS Education in India in the Context of Changing Environment: A Case Study of Tamil Nadu (Order No. 27732211). Available from ProQuest Dissertations & Theses Global. (2327522315). https://www.proquest.com/dissertations-theses/need-quality-assurance-accreditation-lis/docview/2327522315/se-2?accountid=12543

Ministry of Culture, Government of India. (s.d.) National Library of India. Repéré le 5 décembre 2020 à https://www.indiaculture.nic.in/national-library-india

National Library, Kolkota. (s.d.) Reading Room Rules. Repéré le 5 décembre 2020 à https://www.nationallibrary.gov.in/files/contents/reading_room_rules.pdf

National Library, Kolkota. (s.d.) Services. Repéré le 5 décembre 2020 à https://www.nationallibrary.gov.in/home/services

Perspective Monde (s.d.). Inde. Université de Sherbrooke. Consulté le 5 décembre 2020 à l’adresse https://perspective.usherbrooke.ca/bilan/pays/IND/fr.html

Prasad, N. (2016). Public Library System and Services in India. International Research Journal of Interdisciplinary & Multidisciplinary Studies (IRJIMS), II(VI), 70‑77.

Pyati, A. K. (2009). Public library revitalization in India : Hopes, challenges, and new visions. First Monday, 14(7). https://firstmonday.org/ojs/index.php/fm/article/view/2588/2237

Rani, S. N. et Aswath, L. (2020). Effectiveness of National Digital Library India (NDL) Portal in the field of Education and Research. Journal of Indian Library Association, 55(3), 62-68. https://www.ilaindia.net/jila/index.php/jila/article/view/325

Srivastava, S. N. (1972). Library legislation in India. International Library Review, 4(3), 329‑339. https://doi.org/10.1016/0020-7837(72)90007-6

Tabarly, S. (2007, octobre 22). Les castes en Inde, un millefeuille social entre mythes et réalités. Géo Confluences – Ens de Lyon. http://geoconfluences.ens-lyon.fr/doc/breves/2007/popup/IndeCastes.htm

Varalakshmi, R. (2006). Educating 21st Century LIS Professionals—Needs and Expectations: A Survey of Indian LIS Professionals and Alumni. Journal of Education for Library and Information Science, 47(3), 181-199. doi:10.2307/40323829

Wani, Z. A. (2008). Development of Public Libraries in India. Library Philosophy and Practice (e-Journal), 165, 1‑11. ISSN: 1522-0222

Wijetunge, P. (2008). A Critical Analysis of the Equity of LIS Education Programs in Sri Lanka. Journal of Education for Library and Information Science, 49(4), 243-263. Retrieved December 5, 2020, from http://www.jstor.org/stable/40323754

Yuvaraj, M. et Maurya, A. K. (2014). Public libraries in Varanasi (Uttar Pradesh), India: an explorative study. Library Philosophy and Practice, 1-18. https://search.proquest.com/scholarly-journals/public-libraries-varanasi-uttar-pradesh-india/docview/1737423322/se-2?accountid=12543

Licence

Symbole de License Creative Commons Attribution - Pas d’utilisation commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International

Bibliothèques à l'international : un manuel ouvert. Tome 1 Droit d'auteur © 2025 par Lina Angers; Olivier A.-Savoie; Camille Archambault; Alexis Baribeault St-Germain; Lucile Bernard; Sarah Bissonnette; Patricia Bossé; Cristina Cernopolc; Irina Buian; Élisabeth Chiasson; Mariette Cliche-Galarza; Caroline Corbières; Valérie Corriveau; Audrey-Anne Côté; Antoine Cotnoir; Sophie Courchesne; Diana Maude Couture; Camille Demers; Nellie Demers; Karine Desroches; Patricia Duchesne; Isabelle Fontaine; Caroline Fortin; Audrée Frappier; Charles-Antoine Fugère; Audrey Gan-Ganowicz; Alexandre Gauthier; Rahel Hadzi; Wahida Haouaoussa; Anabel Hébert; Nathan Herbaut; Virginie Houde; Sara Itani; Laurie Jetten-Vigeant; Sandrine Julien; Ariane Labelle; Joanie Lacas; Jordan Lajeunesse; Philippe Lamontagne; Charlie Laviolette; Christelle Magalie Louamba-Louzolo; Marie-Pier Landry; Julie Langlois Côté; Vicky Laporte-Torres; Gemma Lavoie; Jessica Legault; Olivier Lirette Teoli; Carl-Éric Magnan; Clabèle Julie Noutchitou Mbom; Romy Otayek; Marc-André Ouellette; Constance Poitras; Thomas Poulin; Gabriel Reid; Julia Elisa Reyes-Cerritos; Karine Robertson; Pierre-Emmanuel Roy; Mathilde Sainte-Marie; Véronique Savoie; Gregory Sides; Julie Lise Simard; Guyllaume Soucy-Jalbert; Marie-Hélène Tanguay-Bérubé; Rosine Tétreault; Hélène Théoret; Philippe Antoine Tremblay; Alexandre Trépanier; Sammie Wilcox-Gélinas; Ilda Carmélia Lopes; Julia Paquin-Domingues; Julie Morin; Mathieu Bureau Meunier; Mégane Ollivier; Seeun Kim Chung; et Emmanuelle Roy est sous licence License Creative Commons Attribution - Pas d’utilisation commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International, sauf indication contraire.

Partagez ce livre