21 Mali
(Caroline Fortin et Clabèle Julie Noutchitou Mbom)
PROFIL DU PAYS
Histoire et géographie

Source: Plan de relance de l’éducation – République du Mali. (2017). cc BY-NC-ND
Le Mali se situe en Afrique de l’Ouest et couvre une superficie de 1.241 238 km2 (Géographie du Mali, 2020). Enclavée au cœur du continent, la République du Mali (nom officiel) touche les frontières de sept (7) autres pays soit : l’Algérie, le Niger, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Sénégal et la Mauritanie. Le pays est envahi au nord par le Sahara et il est traversé au sud par le fleuve Niger (Cheers, 2008, p. 324). Le Mali tient son nom de l’ancien empire malinké qui a connu son apogée au XIVe siècle (Cheers, 2008, p. 324). Le Mali fut une colonie française jusqu’en 1960, date de son accession à l’indépendance (Géographie du Mali, 2020). Le territoire est divisé en 10 régions (Ménaka et Taoudéni ont été créées en 2012 et sont absentes de la carte présentée plus haut) qui comprennent, 1 district (Bamako) et 49 cercles subdivisés en 703 communes dont 666 sont rurales (Niambélé, 2017).
Gouvernance, population et société
Depuis 2012, le Mali traverse une crise politique et sécuritaire qui affecte particulièrement le nord du pays (Organisation des Nations unies, 2017). En 2016, le Mali comptait 18,1 millions d’habitants et un taux de croissance de la population de 3%. Près de 75% de la population habite en milieu rural (Niambélé, 2017). Le taux de fécondité était de 6,2 enfants en 2014. Sa structure démographique est à dominance jeune. En effet, la population du Mali était composée de 66,5% de jeunes de moins de 24 ans en 2015 (Organisation des Nations unies, 2017). Sa population est principalement composée de Mandingues, de Peuls, de Dogons, de Songhaïs, de Touareg et de Maures. Plusieurs langues coexistent, mais la langue officielle est le français. Seulement 33.1% des personnes âgées de plus de 15 ans savaient lire et écrire dans une langue en 2015 (Organisation des Nations unies, 2017). L’éducation est très faible et la situation s’est aggravée avec la fermeture des écoles causées par la crise politique et sécuritaire de 2012.
Économie
L’économie malienne est basée principalement sur l’agriculture et l’exploitation des ressources naturelles (Organisation des Nations unies, 2017). L’ ONU affirme que la dépression économique due à la crise de 2012 a amorcé un redressement depuis 2014. Cette reprise économique génère un certain optimisme.
HISTOIRE DE LA BIBLIOTHÉCONOMIE
L’histoire de la bibliothéconomie malienne remonte au XVIe siècle avec la naissance des bibliothèques de manuscrits appartenant aux familles des érudits et des marabouts. Il est à noter qu’avant l’époque coloniale, la transmission du savoir et des connaissances se faisait traditionnellement de façon orale au Mali. Les informations qui, à cette époque-là, étaient consignées sur des manuscrits en langue arabe étaient réservés à l’élite restreinte. C’est dans une optique de conservation et de valorisation de ces manuscrits que fut créé en 1976 le centre de documentation et de recherche Ahmed Baba à Tombouctou (Diakite, 1999, p. 2).
C’est donc avec l’arrivée des colons français en terre malienne que les premières bibliothèques en langue française ont vu le jour. Et la toute première, dénommée la bibliothèque de Nioro-du-Sahel, a vu le jour le 14 octobre 1904. Étant une initiative des colons, celle-ci était réservée au personnel colonial. Les collections étaient majoritairement constituées de documents relatifs à la conquête coloniale, d’ouvrages sur la vie de la circonscription administrative et de documents juridiques (Diakite, 1999, p. 2). Quelques années plus tard, en 1923, fut créée une autre bibliothèque dite roulante par un décret du gouverneur du soudan français qui devait servir aux enseignants d’école et à leurs élèves (Camara, 2003).
L’indépendance du Mali en 1960 marque le début de la bibliothéconomie prise en charge par les Maliens. À l’indépendance du pays, l’Institut français d’Afrique noire (IFAN) qui faisait office de toute première bibliothèque de la représentation soudanaise devient l’Institut des Sciences humaines avec en son sein la Bibliothèque du Gouvernement, les Archives nationales et une section Recherche (Sidibé, 2019). En 1977, grâce à la coopération franco-malienne, l’Opération Lecture Publique (OLP), structure nationale la plus importante en matière de bibliothèque en Afrique francophone fut créée (Camara, 2003). Le réseau visait essentiellement à apporter la lecture en milieu rural (particulièrement couvrir le territoire en dehors de Bamako) (Diakite, 1999). On crée en 1978 l’Association malienne des Bibliothécaires, Archivistes et Documentalistes (AMBAD). C’est en 1984 que l’on commence à réfléchir à une direction nationale des Bibliothèques et de la Documentation (DNBD) et une direction nationale des Archives du Mali (DNAM) (Camara, 2003). Ainsi en 1992, sous l’impulsion du président Alpha Oumar Konaré, des textes de loi dans le domaine des sciences de l’information vont être élaborés. Une loi officialisant la création de la DNBD sera adoptée en 2001. En 2002, ce sera au tour de la DNAM. En 2000, l’Opération Lecture Publique (OPL) issue de la coopération avec la France se termine. Le projet est repris par la direction nationale des Bibliothèques et de la documentation (DNBD) et devient le Centre national de la Lecture publique (CNLP). Le nouveau mandat du CNLP est de participer à la mise en œuvre de la politique nationale en matière de lecture publique et de bibliothèques en langues nationales. En outre, avec l’appui du CNLP, des bibliothèques en langues nationales ont été créées sur l’ensemble du territoire national. De 2000 à 2007, le projet «Appui à la Filière du Livre au Mali (AFLAM)», résultante de la convention entre la France et le Mali, visait à structurer la chaîne du livre au Mali (Camara, 2003).
Depuis la crise politique et sécuritaire de 2012, la direction nationale des Bibliothèques et de la Documentation (DNBD) et d’autres acteurs du livre et de la lecture se sont mobilisés et ont adressé une lettre ouverte à l’UNESCO et à l’IFLA pour les alerter sur la situation précaire des institutions culturelles et des bibliothèques au Mali (Sidibé, 2019).
TYPES DE BIBLIOTHÈQUE
Bibliothèque Nationale
Au Mali, la responsabilité de la bibliothèque nationale est confiée au ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme (ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, s. d.-c). Le ministère est divisé en trois (3) services centraux soit:
- La direction nationale du Patrimoine culturel;
- La direction nationale de l’Action culturelle;
- La direction nationale des Bibliothèques et de la Documentation (DNBD).
La Bibliothèque Nationale du Mali (BNM) est sous l’égide de la DNBD du Mali depuis le 2 août 2001. En fait, la BNM et la DNBD réfèrent exactement à la même institution. Il s’agit d’un service public central établi à Bamako, capitale du pays. La DNBD a pour mission: «d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de bibliothèque et de documentation et d’exercer le contrôle technique sur les bibliothèques et les centres de documentation» (Bibliothèque nationale du Mali, s. d.). De plus, elle gère le dépôt légal et forme le public aux technologies de l’information et de la communication (Bibliothèque Nationale du Mali, s. d.). Elle fournit aussi une assistance technique aux bibliothèques, centres de documentation et unités documentaires du pays (BAnQ, s. d., p. 74).
En date du 17 avril 2007, elle comptait dans sa collection, 10 000 livres et brochures provenant de l’édition nationale, écrits sur le pays ou provenant de l’étranger, ainsi qu’un peu plus de 11 000 titres de périodiques. Elle comptait aussi près de 4000 thèses, mémoires et rapports de stages présentés à l’étranger et dans certaines écoles de formation au Mali. Ses principales bases de données sont: Base BN (fonds de la bibliothèque nationale informatisé à 50%) et Base Mali (fonds du réseau REMADOC de 31 unités documentaires du Mali) (BAnQ, s. d., p. 72).
Son accès est ouvert à tous sur présentation d’une pièce d’identité. La bibliothèque nationale est ouverte du lundi au vendredi. Elle est fermée la fin de semaine. Elle offre le prêt sur place, le service de référence et de formation en recherche documentaire, la recherche sur Internet et un service de photocopie, reliure et restauration de livre (BAnQ, s. d., p. 73).
La DNBD est membre de L’IFLA.
Bibliothèques publiques
Les bibliothèques de lecture publique sont sous la gouverne du Centre national de la Lecture Publique (CNLP) créé le 3 août 2001. Il comprend quatre (4) départements (Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, s. d.-a):
- Le département des Bibliothèques Publiques, des Collectivités locales et des Associations ;
- Le département des Bibliothèques en Langues nationales et de la Collecte de la Tradition orale ;
- Le département de la Médiathèque de Référence et de l’Atelier de reliure-reprographie ;
- Le département de l’Action culturelle et de la Coopération.
Le centre a le mandat de promouvoir la lecture par le développement du réseau de bibliothèques de lecture publique et de bibliothèques en langues nationales. Il a aussi la responsabilité d’évaluer les efforts de mise en œuvre de la politique de lecture publique. Il exerce un soutien technique auprès des bibliothèques de collectivités locales, des bibliothèques scolaires et des bibliothèques d’association. Finalement, il appuie les actions de promotion du livre et de la lecture (ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, s. d.-a).
En 2014, on estimait le réseau de bibliothèques de lecture publique à 102 bibliothèques, 10 dépôts de livres réparties dans tout le pays et 1 wagon-bibliothèque. Chacun des 49 cercles possèderait sa bibliothèque de lecture publique (Sidibe, 2018). Les bibliothèques utiliseraient le système de gestion documentaire BCDI (Anne, 2011). Bien entendu, l’état de la situation a pu changer depuis.
Bibliothèques scolaires
Le système éducatif malien est administré principalement par trois ministères (Niambélé, 2017):
- le ministère de l’Éducation nationale ;
- le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ;
- le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle.
En 2017, La République du Mali accompagnée par l’UNESCO a publié une analyse du secteur de l’éducation du pays pour la relance d’un enseignement fondamental de qualité pour tous et le développement d’une formation adaptée aux besoins. Le rapport souligne que la crise politique et sécuritaire a eu de nombreux impacts sur le système d’éducation dont le non-accès à l’éducation à des milliers d’enfants scolarisables (41% des enfants sont hors école), la destruction ou la dégradation des infrastructures et des équipements scolaires dont les bibliothèques, l’aggravation de la pénurie d’enseignants, la décroissance des ressources des familles et la baisse du financement du secteur de l’éducation. Comme nous l’avons vu plus haut, 66% de la population malienne a moins de 24 ans. Cette situation socio-démographique accentue la pression sur un système d’éducation affecté par la crise. Le plan ne parle pas spécifiquement d’actions en regard des bibliothèques scolaires (Niambélé, 2017).
Une présentation d’Abda Anne (Bibliothécaire auprès du Consortium malien des bibliothèques) lors d’un colloque à Dakar en 2011 présente l’information suivante: les bibliothèques scolaires sont sous la responsabilité de la Cellule des Bibliothèques Scolaire (CBS) depuis 2001. Nous pensons que cette cellule est rattachée au ministère de l’Éducation sans avoir pu en trouver confirmation. En 2011, il y en avait 308 à travers le pays et elles utilisent le système de gestion documentaire BCDI (Anne, 2011). Toutefois, la plupart de ces bibliothèques ne réunissent pas les conditions pour être qualifiées de «bibliothèques scolaires» notamment en raison de l’insuffisance de leur fonds, de locaux et mobiliers inappropriés et de l’absence de bibliothécaires qualifiés (Sidibe, 2018, p. 84).
Bibliothèques des universités de Bamako
L’université pluridisciplinaire de Bamako était la seule université d’État au Mali jusqu’en 2011. L’augmentation du nombre d’étudiants a justifié sa division en quatre (4) nouvelles institutions (« Université de Bamako », 2020) soit:
- Université des sciences sociales et de gestion de Bamako (U.S.S.G.B);
- Université des lettres et des sciences humaines de Bamako (U.L.S.H.B);
- Université des sciences, des techniques et des technologies de Bamako (U.S.T.T.B);
- Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (U.S.J.P.B).
En 2008, l’Université de Bamako disposait d’une dizaine de salles de bibliothèques et de centres de documentation rattachés ou à proximité d’une faculté ou un département. Aucune des bibliothèques ne disposait d’un budget d’exploitation. Le fonds total s’élevait à 60 000 documents soit environ deux (2) documents par étudiant. Les collections d’ouvrage sont insuffisantes, inadaptées ou obsolètes. Les bibliothèques n’ont pas les moyens de contracter des abonnements aux périodiques. Seule la bibliothèque de médecine collecte les thèses des étudiants. Les collections numériques gratuites sont elles aussi ignorées faute d’avoir le matériel informatique pour les utiliser. (Cartellier; Delcarmine, 2009)
En 2011, plusieurs de ces bibliothèques ne seraient pas connectées à Internet (Sidibe, 2018, p. 87).
En 2018, il n’existe toujours pas de bibliothèque universitaire centrale à la disposition des universités publiques ou privées (Sidibe, 2018, p. 84).
Nous avons tenté d’avoir un aperçu de la situation actuelle des bibliothèques universitaires en 2020, sans toutefois être en mesure de trouver de l’information à jour à ce sujet. L’U.S.S.G.B. ne possède pas de site Internet («Université des sciences sociales et de gestion de Bamako», 2018). L’U.L.S.H.B. a un site Internet qui date de 2013 mais qui ne présente pas les services de sa bibliothèque (s’il y en a une) (ULSHB, 2013). L’U.S.T.T.B. a un site récent (2020) qui possède un onglet «Bibliothèque» qui ne fonctionne pas. Probablement que le site est toujours en construction. (USTTB, 2020). Finalement, le site Internet de l’U.S.J.P.B. possède un onglet «bibliothèque» fonctionnel mais qui présente seulement les trois (3) ressources numériques offertes par celle-ci soit: Campus Mali, Dalloz et Cairn.info (USJPB, s. d.).
Bibliothèques spécialisées
En dehors des bibliothèques de lecture publique, des bibliothèques en langues nationales, des bibliothèques scolaires et des bibliothèques universitaires, il existe de nombreuses bibliothèques spécialisées. Dans sa thèse de doctorat de 2018, Sidibé mentionne celles des secteurs de l’agriculture, de la santé, de la communication et de l’environnement sans décrire leur situation, car il n’existe pas de statistiques fiables (Sidibe, 2018, p. 85).
Nous savons qu’il existe au Mali d’autres types de bibliothèques. Il y a bien entendu les bibliothèques des centres culturels étrangers qui sont sous la gouverne des Ambassades ou des ONG. On mentionne aussi dans la littérature les bibliothèques d’association, de confession religieuse et les bibliothèques privées sans donner beaucoup plus d’informations.
CADRE ÉDUCATIF EN SCIENCES DE L’INFORMATION ET DES BIBLIOTHÈQUES
L’année 1963 marque le début de l’enseignement de la bibliothéconomie en Afrique francophone. La toute première école fut le Centre Régional de Formation des Bibliothécaires (CRFB) fondée à Dakar au Sénégal (Dione, 2015). C’est au CRFB que les premiers bibliothécaires maliens commencent à être formés (Sidibé, 2019). Outre le Sénégal, certains Maliens se sont formés en Belgique, en France, au Maroc et en ex-Union soviétique, en absence d’une école de formation dans le pays. Pour combler ce déficit de formation, la première école privée en bibliothéconomie voit le jour en 2001(Camara, 2003). En 2004, la formation diplômante en Métiers du Livre, des Archives, et de la Documentation (MLAD) a été ouverte au sein de la Faculté des Lettres, Langues, Arts, et Sciences Humaines de l’Université de Bamako. Les spécialités enseignées sont: Bibliothèques scolaires, bibliothèques de lecture publique et Documentation spécialisée. On y a formé des étudiants durant deux ans. Par la suite, cette filière a été rattachée à l’Institut Universitaire de Technologie (IUT). En 2011 s’ouvre la licence en numérisation (Dione, 2015). Grâce à cette licence en numérisation, les professionnels de l’information ont développé des compétences en informatique (bases et banques de données, création et gestion de sites web, bibliothèques numériques, archivage numérique, GED, etc.). De plus en plus, des structures de gestion de l’information ont commencé à bénéficier des services des professionnels formés (Dione, 2015).
ASSOCIATIONS DE BIBLIOTHÈQUES
Selon les informations que nous avons recueillies, il existe une association malienne de bibliothécaires, archivistes et documentalistes (AMBAD) créée en 1978. (PIAF, s. d.). L’association malienne des bibliothécaires, archivistes et documentalistes existe tant bien que mal. Les défis à relever par cette association sont entre autres de favoriser la formation des bibliothécaires, documentalistes, et archivistes, préserver et consolider les acquis en matière de politique d’information, valoriser le métier de bibliothécaire, de documentaliste et d’archiviste par la création d’un corps spécial avec un statut particulier (Camara, 2003).
Il existe aussi une Association des Bibliothécaires de l’Enseignement supérieur du Mali (ABESM) mais celle-ci n’a plus d’opération depuis 1990. En 2015, une nouvelle association des bibliothécaires de l’enseignement supérieur a vu le jour (Sidibe, 2018, p. 84). Nous n’avons pas de détails supplémentaires sur sa mission et son fonctionnement.
Finalement, le REMADOC est un réseau national regroupant 31 bibliothèques et centre de documentation. Il a été créé en 1993 et vise à faciliter l’accès de populations à l’information pour le développement. Très actif entre 1993 et 2000, il soutient la professionnalisation des unités documentaires et la mutualisation de leurs ressources. Depuis 2000, il connaît une certaine léthargie faute de financement. (Sidibe, 2018, p. 95)
CADRE LÉGISLATIF TOUCHANT AUX BIBLIOTHÈQUES ET AUX ARCHIVES
Les principales lois qui régissent spécifiquement le secteur des bibliothèques et des archives (Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, s. d.-b) sont les suivantes :
Direction nationale des Bibliothèques et de la Documentation (DNBD)
- Loi du 11 février 1985 instituant le dépôt légal (n° 85-04):
- Ordonnance N°01-028/P-RM du 2 août 2001 portant création de la DNBD.
- Loi N°01-095/ du 29 novembre 2001 portant ratification de l’Ordonnance N°01-028/P-RM du 2 août 2001 portant création de la DNBD.
Centre national de Lecture Publique (CNLP)
- Ordonnance N°01-031/P-RM du 3 août 2001 portant création du CNLP.
- Loi N°01-098/ du 29 novembre 2001 portant ratification de l’Ordonnance N°01-031/P-RM du 3 août 2001 portant création du CNLP.
Archives
- Ordonnance N°02-041/P-RM du 28 mars 2002 portant création de la direction nationale des Archives du Mali (DNAM)
- Loi N° 02-052 du 22 juillet 2002 relative à la gestion des Archives.
Livre
- Loi N° 85-04/AN-RM du 11 février 1985 instituant le dépôt légal.
- Décret N°92-230/P-RM du 30 novembre 1992 portant création d’un Conseil National de Promotion du Livre au Mali.
Propriété littéraire et artistique – Droit d’auteur
- Loi N°08-024 du 23 juillet 2008 fixant le régime de la propriété littéraire et artistique en République du Mali.
Patrimoine culturel
- Loi du 26 juillet 1985 relative à la protection et à la promotion du patrimoine culturel national (n° 85-40), modifiée par la loi du 30 décembre 2010 (n°10-061) ;
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES/PARTICULARITÉS
L’année 1990 marque l’arrivée d’Internet avec le web 1.0. Ce n’est qu’en 1997 que le Mali se connecte à Internet. Plusieurs initiatives liées à l’appropriation du numérique sont annoncées, notamment avec la création de bibliothèques numériques et des projets en matière de numérisation ont été annoncés dans le pays (Sidibé, 2019). Ce sont entre autres : la numérisation et la protection des archives des bibliothèques et des unités documentaires, la création de cyberespaces pour les jeunes dans les bibliothèques, et l’adoption de tarifs préférentiels de connexion des bibliothèques à Internet (Dione, 2015). Malheureusement, aucun de ces projets n’est arrivé à son terme faute de financement de la part du gouvernement malien. Seule une quarantaine de bibliothèques sur plus de 300 bibliothèques présentes au Mali sont connectées à Internet. Ceci pourrait s’expliquer par le fait que la connexion soit chère et instable dans le pays. Les bibliothèques maliennes n’ayant pas de budget de fonctionnement conséquent ne sauraient se prévaloir de tels services (Sidibe, 2019).
Dans de telles conditions, la création de bibliothèques numériques reste un défi pour le Mali. Ainsi, sur les 40 bibliothèques connectées à Internet comme mentionné précédemment, seules 4 bibliothèques possèdent une bibliothèque numérique tant bien que mal fournie par des ouvrages numérisés (Sidibé, 2019).
Finalement, en dehors de la Bibliothèque Nationale du Mali et de la Faculté de médecine qui ont une page facebook peu alimentée, la quasi-totalité des bibliothèques maliennes est absente sur les réseaux sociaux (Dione, 2015).
RÉFÉRENCES
Anne, A. (2011). Les bibliothèques au Mali. https://indico.cern.ch/event/162545/contributions/1411741/attachments/190634/267556/2011_11-DKR-CERN-BIB-MALI.pdf
BAnQ. (s.d.). Les bibliothèques nationales de la Francophonie (3e édition; p. 71‑74). BAnQ. https://www.banq.qc.ca/documents/a_propos_banq/nos_publications/nos_publications_a_z/Bibliotheques_nationales_Francophonie.pdf
Bibliothèque Nationale. (s. d.). Bibliothèque nationale du Mali | Facebook [Page Facebook]. Bibliothèque nationale du Mali. Consulté 10 décembre 2020, à l’adresse https://www.facebook.com/dnbdmali/
Bibliothèque nationale du Mali. (s. d.). Présentation | BIBLIOTHÈQUE NATIONALE [Institutionnel]. Bibliothèque nationale. Consulté 16 novembre 2020, à l’adresse https://bnmali.wordpress.com/presentation/
Camara, L. (2003). L’impact du changement politique sur le développement des bibliothèques et des services d’archives en République du Mali depuis 1991. 8. https://archive.ifla.org/IV/ifla69/papers/206f-Camara.pdf
Cartellier, D., & Delcarmine, N. (2009). La politique documentaire de l’université de Bamako entre modernisation et professionnalisation : Bulletin des bibliothèques de France, 54(2), 77‑83.
Cheers, G. (2008). Geographica : Atlas mondial illustré. H.F. Ullmann.
Diakite, F. (1999). Les services des bibliothèques et la lecture au Mali—65th IFLA Council and General Conference—Conference Program and Proceedings. IFLANET – Annual Conference. https://archive.ifla.org/IV/ifla65/papers/133-85f.htm
Dione, B. (2015, mai 30). La formation des bibliothécaires en Afrique francophone subsaharienne : Aujourd’hui et demain.
Géographie du Mali. (2020, décembre 8). [Encyclopédie en ligne]. Wikipédia. https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=G%C3%A9ographie_du_Mali&oldid=177406855
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Niambélé, I. (2017). Plan de relance de l’éducation—République du Mali. IIPE-Pôle de Dakar. https://udemontreal-my.sharepoint.com/personal/caroline_fortin_7_umontreal_ca/Documents/Plan%20de%20relance%20de%20l’%C3%A9ducation.pdf
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Sidibé, A. (2019). Les bibliothèques du Mali à l’ère du numérique. Documentation et bibliothèques, 65(2), 28‑36. https://doi.org/10.7202/1063787ar
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