22 Malte
(Audrey-Anne Côté, Constance Poitras et Guillaume Trottier)
Profil du paysLa République de Malte est un archipel situé en pleine mer Méditerranée, au sud de la Sicile. Elle est constituée de huit îles et sa capitale est La Valette. Seules les îles de Malte et de Gozo sont habitées (Vanhove, 1999, p.171). Les principales langues parlées sont le Maltais, un dialecte de l’arabe, et l’anglais. L’italien est aussi utilisé, puisqu’elle « fut la langue écrite de l’administration et de la littérature, puis l’anglais vint la concurrencer.» (Vanhove, 1999, p.171). Elle est aujourd’hui présente principalement à la télévision. La population totale en 2020 est d’environ 457 000 habitants. Malte est devenu une république le 13 décembre 1974, après son indépendance du Royaume-Uni par le Malta Independance Act dix ans auparavant. La religion d’État est le catholicisme, malgré l’importance de l’influence des pays arabes au cours de son histoire. Ce qui caractérise le plus Malte, c’est sa pluralité d’influences venues des nombreux pays qui ont été colonisateurs ou stationnaires sur les îles du pays. Après l’Antiquité, où se sont succédé de nombreux peuples comme partout dans la région de la Méditerranée, les invasions arabes atteignent le pays, et l’archipel devient principalement musulman pour les deux siècles qui suivent. Malgré les tentatives externes de reprendre le territoire, il faudra que les Normands se joignent aux hostilités au XIe siècle pour qu’une passation de pouvoir se fasse. Peu à peu, les Normands perdent leurs pouvoirs dans la région au profit de l’empire germanique, qui chasse les musulmans du territoire. Ensuite, comme nous le verrons plus en détail, les empires germanique, français et britannique s’y succéderont.Histoire du pays et de ses bibliothèques
En 1530, pour reprendre une emprise sur le territoire, l’empereur Charles Quint offre Malte à l’Ordre des Hospitaliers ou Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Ce faisant, il s’assure de son pouvoir sur l’Ordre et installe dans la Méditerranée une force navale plus imposante contre l’ennemi ottoman (Blondy, 2011, p.73), qui assiège d’ailleurs l’île de Gozo en 1565. C’est l’effort réuni de l’Europe rassemblant plus de 9000 hommes qui l’en sauve, et cette action porte le nom de Grand Secours (Brogini, 2011, p.175). L’Ordre reste en place jusqu’en 1798 et ne sera dissous que sous l’ordre de Napoléon Bonaparte qui prend possession de l’île la même année, comme base pour sa campagne en Égypte (Miège, 1840, p.30). Les mesures que mettent en place les Français accentuent toutefois la pauvreté déjà en place et Malte se tourne vers l’Empire Britannique. Le 4 septembre 1800, les Français sont chassés, mais ce n’est qu’une passation de pouvoir, puisque la couronne anglaise décide de faire de l’archipel une colonie (Blondy, 2011, p.131). Le pays n’obtiendra son indépendance qu’en mai 1964.
Histoire de la bibliothèque nationale
La fondation de la Bibliothèque nationale de Malte est intimement liée à l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. En 1555, l’idée de fonder une bibliothèque publique rassemblant les livres de tous les chevaliers décédés est exposée par le grand maître de l’Ordre, Fra Claude de la Sengle. Cette idée ne se transformera en fait établi qu’en 1776, lorsqu’un autre maître, Emmanuel de Rohan, se prononça en faveur de la création d’une bibliothèque publique et fit construire des bâtiments pour abriter les collections venant de membres de l’Ordre et d’autres religieux décédés. Le bâtiment, construit dans la capitale, ne fut inauguré qu’en 1812, après l’occupation de l’île par Napoléon qui avait forcé les membres de l’Ordre à quitter leur domaine. Malte étant devenue une colonie britannique, la bibliothèque devint responsable du dépôt légal des publications maltaises après une loi du Parlement en 1925. En 1937, les archives de l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem devinrent la responsabilité de cette institution, devenue entretemps la Bibliothèque royale de Malte. Après l’inauguration de la bibliothèque publique centrale à Floriana, la Bibliothèque de Valletta devint la bibliothèque nationale de Malte (Lettonie & La, 2004).
Histoire des bibliothèques publiques
L’histoire des bibliothèques publiques de Malte a commencé en 1806, lorsque le premier Comité des bibliothèques est fondé. À cette époque, les usagers doivent payer pour emprunter un maximum de trois livres ; s’ils remettent les ouvrages en retard, ils doivent aussi payer des frais. En 1831, la Bibliothèque nationale divise ses activités entre le prêt et la référence, mais, en 1838, son rattachement à l’université de Malte diminue de beaucoup ses fonctions de bibliothèque publique. Des bibliothèques sont créées pour desservir les communautés rurales à partir de 1920. Les bibliothèques publiques vont commencer à devenir plus populaires lors de l’ajout de collections pour les enfants, durant les années 1940. À la suite de l’indépendance du pays en 1964, un réseau de bibliothèques publiques et scolaires est mis en place. Par la suite, la bibliothèque publique centrale est inaugurée en 1974 à Floriana (Katsirikou, 2013).
Types de bibliothèques
Bibliothèques publiques
Il existe 57 bibliothèques publiques dans l’archipel de Malte. Celles-ci se divisent en trois catégories : deux bibliothèques publiques centrales, soit la bibliothèque publique centrale de Floriana et la bibliothèque publique centrale de Gozo, située à Rabat ; sept bibliothèques publiques régionales ; 48 bibliothèques annexes. Toutes ces bibliothèques offrent un service gratuit à leurs membres, qui peuvent accéder à des ouvrages papiers et numériques après avoir obtenu leur carte de bibliothèques. Cette carte peut être demandée par la poste ou dans n’importe quelle bibliothèque du réseau public. Pour les utilisateurs de moins de 18 ans, les parents doivent faire la demande de carte en appelant la bibliothèque et en s’y rendant pour la réclamer. Pour emprunter du matériel numérique, les membres des bibliothèques publiques de Malte peuvent utiliser deux plateformes : le site internet maltalibraries.overdrive.com et l’application LIBBY – the Free Reading App (Malta Libraries, 2015).
Les bâtiments principaux de la bibliothèque publique centrale de Floriana contiennent des sections pour les collections pour adultes, les collections pour enfants et les ouvrages de référence. On y trouve même une aile qui propose des services informatiques, abrite le fonds Melitensia, dessert l’acquisition et le catalogage et contient une bibliothèque audiovisuelle de même qu’une autre pour les handicapés (Katsirikou, 2013).
Bibliothèque nationale
La Bibliothèque nationale de Malte se trouve dans la ville de La Valette. Sa mission est de protéger le patrimoine maltais et d’encourager la recherche grâce à ses nombreuses collections, certaines datant du Moyen Âge. Cette institution remplit cette mission en recherchant sans relâche à acquérir des documents en lien avec la culture maltaise, soit ceux qui ont été écrits sur l’archipel de Malte, ou par des auteurs maltais, ou ayant un quelconque lien avec l’histoire ou le langage maltais. Elle fait la curation de ses collections en créant différentes expositions en association avec les Archives nationales de Malte (Malta Libraries, 2015).
Bibliothèque universitaire
La bibliothèque de l’université de Malte a pour mission d’aider les étudiants dans leurs apprentissages et leurs recherches d’information. Son approche est pédagogique et veut permettre à ses utilisateurs de se former à la recherche documentaire et à la maîtrise de l’information (Katsirikou, 2013). Cette institution dispose d’assez d’espace pour contenir 600 000 livres ; elle est également abonnée à 2000 revues et possède aussi les exemplaires de 500 autres périodiques défunts. Installée dans le campus universitaire de Msida depuis 1967, ses principaux utilisateurs sont les enseignants et les étudiants de l’université ; cependant, elle est également ouverte au public. Elle possède l’accès à plusieurs centaines de bases de données et offre un système de prêt entre bibliothèques. Enfin, elle administre également les bibliothèques spécialisées de la faculté de médecine et de l’Institut médicosocial, appartenant à l’hôpital public de G’Mangia, de même que les bibliothèques du collège universitaire de premier cycle de Msida et du Centre universitaire de Gozo (Lettonie & La., 2004).
Bibliothèques scolaires
Les bibliothèques des différentes écoles de l’archipel de Malte ont comme mission de posséder les ressources et le personnel nécessaire pour que les élèves réussissent les différents cours de leur programme, développent leur imagination et leur intérêt. Ces bibliothèques permettent aussi aux élèves de développer leurs connaissances des technologies de l’information et de la communication (Government of Malta, 2020). La MSLA (Malta School Library Association) est un organisme à but non-lucratif qui fait la promotion des activités offertes par les bibliothèques scolaires, en plus de soutenir ces dernières dans l’organisation de ces activités (Malta School Library Association, 2013).
Bibliothèques spécialisées
Il existe plusieurs bibliothèques rattachées à diverses institutions sur l’archipel maltais : les Archives nationales, le Service d’information du gouvernement, le Centre de documentation et de recherche européen (EDRC), l’Autorité de la santé et la sécurité au travail (OHSA), l’Institut des études touristiques (ITS), le Cercle germano-maltais, l’Autorité nationale de l’environnement (MEPA), l’Autorité nationale des ressources (MRA), le ministère des Affaires rurales et de l’Environnement, l’Agence nationale pour le patrimoine culturel (Héritage Malta), la Direction du patrimoine culturel (SCH), la Banque centrale de Malte, l’Office national des statistiques, Malta Enterprise (l’agence nationale chargée de promouvoir et faciliter les investissements internationaux dans l’archipel) et le Conseil consultatif de l’industrie du bâtiment (BICC) (Katsirikou, 2013).
Cadre éducatif
Le cadre éducatif en sciences de l’information est plutôt sommaire puisqu’il ne comporte qu’un seul programme, offert par l’Université de Malte. Sur le site du Department of Library Information, and Archive Sciences (LIAS) nous retrouvons la description suivante : « As part of the Faculty of Media and Knowledge Sciences (MAKS), LIAS presents unique opportunities to build and expand one’s knowledge, skills, and capabilities in diverse information professions. LIAS provides expertise and leadership in the fields with some 25 years of teaching and research excellence coupled with active engagement in local, regional, and global Library, Information, Archival and Records Management scenes. » (L-Università ta’ Malta, s.-d.). On y apprend aussi que les intérêts de recherche principaux sont le contrôle bibliographique, l’histoire du livre et des documents, la science de la documentation, la gestion d’archives et d’informations, la théorie de l’information, la politique de l’information, les intersections en informations : société, culture, politique et technologie, les bibliothèques et archives numériques ainsi que la publication numérique et la communication éducative. (L-Università ta’ Malta, s.-d.) Il semblerait finalement qu’il y ait quelque chose de similaire à une accréditation, lors de l’obtention du diplôme, puisqu’il y a une reconnaissance de compétences professionnelles par la MALIA (Malta Library and Information Association) (Juznic & Badovinac, 2005, p182).
L’origine de ce programme s’explique par un manque complet de professionnels pour gérer les bibliothèques. Par exemple, la bibliothèque nationale de Malte n’aura aucun bibliothécaire qualifié depuis le jour de sa création jusqu’en 1983 (Sciberras, 1994. p.196 ). En effet, avant cela, aucun programme n’existait sur le territoire pour veiller à la formation des bibliothécaires. Puis, dans les années 50, un sentiment nationaliste grandissant amène les autorités maltaises à vouloir exercer une gestion plus serrée de leur patrimoine (Sciberras, 1994, p.196). Toutefois, à l’époque, le programme n’était pas donné sur place, il fallait aux futurs bibliothécaires voyager vers le Royaume-Uni pour s’y instruire, payant le plein prix. Les premiers cours sur les sciences de l’information sont donnés en 1969, dans la polytechnique de Malte (qui n’existe plus de nos jours), à titre de cours à temps partiel (Sciberras, 1994, p.196). L’enthousiasme pour ces cours devient grandissant et, en 1992, on offre le premier cours à temps plein à l’Université de Malte dans le centre des communications technologiques (Paris, 2004, p.104). La même année, la direction de l’université réalise que les coûts pour former un bibliothécaire serait un sixième de ce qu’ils sont actuellement, alors que les étudiants continuent de compléter leur formation en Angleterre, et choisissent donc d’aller de l’avant et de former le programme de Library and Information Studies (Sciberras, 1994, p.197).Le programme est ainsi structuré : il comporte trente unités divisées en deux grandes sections. La première implique cinq cours, qui cumulent quinze unités. La deuxième est une combinaison entre trois cours cumulant neuf unités, un essai de 8000 à 10 000 mots valant quatre unités et un stage pratique de quatre semaines équivalent à deux unités. À la toute fin, un examen récapitulatif des acquis du programme doit être réussi pour obtenir son accréditation (Sciberras, 1994, p.198).Association de bibliothèques
À Malte, il existe une association de bibliothèque qui se nomme la Malta Library and Information Association (MaLIA) et qui existe depuis 1969. Pour en être membre, il faut être engagé ou impliqué dans des travaux relatifs à la bibliothéconomie, les sciences de l’information ou l’archivistique à Malte ou à Gozo. Les objectifs de l’association sont multiples. Parmi ceux-ci, notons la tenue d’un registre de bibliothécaires et autres professionnels de l’information, la promotion au niveau national des questions concernant les bibliothèques et les centres d’archives ainsi que le support à l’amélioration des conditions de travail des bibliothécaires (L-Università ta’Malta (s.d.).
L’association est membre de trois regroupements internationaux d’envergure : la Fédération internationale des associations de bibliothèques (IFLA), l’Association des bibliothèques du Commonwealth (COMLA) et le Bureau européen des associations de bibliothèques, d’information et de documentation (EBLIDA) (L-Università ta’Malta (s.d.).L’association publie à des intervalles irréguliers un bulletin annuel qui recense ses principales activités. L’irrégularité est justifiée dans le bulletin de 2013 par un manque de ressources humaines. Parmi ces publications notables, notons la Directives et standards pour le développement des bibliothèques publiques de Malte : une étude de cas pour les bibliothèques publiques (Zerafa & Samut-Tagliaferro, 2012). Ce document présente des normes qui devraient, selon le groupe, être standard dans le développement des bibliothèques publiques. On parle ici, pour ne donner que quelques exemples, de la localisation de la bibliothèque dans la ville, de l’accès à l’Internet ou encore des dépenses en ressources matérielles (Zerafa & Samut-Tagliaferro, 2012).Cadre législatif Un cadre législatif des bibliothèques se définit comme l’ensemble des lois et réglementations qui structurent le fonctionnement des différents types de bibliothèques, tant nationales que publiques. Or, il est possible de rattacher plusieurs législations au domaine de la bibliothéconomie, comme celles sur la liberté d’expression, celles sur la protection de la vie privée ou encore celles sur la propriété intellectuelle. Sans vouloir être une lecture exhaustive des lois adoptées à Malte, ce travail nous permet de décrire plus en détail celles que nous jugeons avoir une incidence notable sur les bibliothèques du pays. À ce propos, nous en avons sélectionné deux que nous jugeons particulièrement pertinentes.D’abord, il importe de débuter en parlant du Legal Deposit Act de 1925. Il s’agit de la première loi votée sur le dépôt légal, qui oblige, depuis 1925, tous les auteurs et éditeurs maltais à déposer une copie de leurs publications à la Bibliothèque nationale de Malte et une autre à la Bibliothèque nationale de Gozo (Malta Librairies, 2015). Avant l’adoption de cette loi, les acquisitions de la bibliothèque nationale étaient aléatoires, certains documents se retrouvaient également la propriété de Londres, Malte étant alors sous protectorat britannique. Or, même après 1925, la bibliothèque nationale manquait de moyens juridiques pour faire appliquer un dépôt légal systématique (Zammit, 2012).Par la suite, l’acte VII de 2011, mieux connu sous le nom de Malta Library Act, fut adopté. Cette loi se présentait comme une mise à jour des droits et obligations des bibliothèques du pays permettant l’ouverture d’une nouvelle ère dans le développement des services des bibliothèques publiques du pays. Cette nouvelle loi présente aussi les fonctions et les responsabilités des bibliothèques de Malte ainsi que celle du bibliothécaire national (Zerafa & Samut-Tagliaferro, 2012) en plus d’étendre le dépôt légal aux bibliothèques universitaires (L-Università ta’Malta (s.d.).Parmi les différentes dispositions, notons d’abord l’énoncé de la mission des bibliothèques de Malte, un texte essentiel pour comprendre les attentes des bibliothèques de ce pays en général.La mission des bibliothèques de Malte est d’assurer la collecte et la conservation du patrimoine documentaire de Malte pour les générations présentes et futures, de maintenir et de développer les bibliothèques réglementées par la loi sur les bibliothèques de Malte, et d’encourager la lecture pour l’étude, la recherche, le développement personnel, l’apprentissage tout le long de la vie et les loisirs (Schedule [Art. 4(3)], 2011).Bien que cette loi était une modernisation des dispositions envers les bibliothèques, des réserves ont été émises sur la véritable portée de la loi, particulièrement en ce qui a trait aux documents numériques. En effet, dans la loi, ces derniers ne sont pas définis clairement et ils ne sont pas accompagnés d’obligations claires liant les éditeurs et la bibliothèque. Enfin, même s’il existe une loi sur le dépôt légal, la bibliothèque nationale n’arrivera pas à l’appliquer correctement s’il lui manque les outils et les infrastructures nécessaires pour l’appliquer sur tous les types de documents (Scicluna, 2014).Information complémentaire/particularités Pour réaliser sa mission, la bibliothèque nationale de Malte s’appuie sur le National Bibliography Office (NBO), une entité qui existe depuis septembre 2015 et dont le mandat se divise en trois tâches distinctes. La première consiste à la création de notices bibliographiques pour tous les documents acquis par la Bibliothèque nationale via le dépôt légal. La deuxième mission du NBO consiste à numériser tous les fonds contenant des pièces trop fragiles, le tout dans le but de les rendre accessibles au public. Enfin, la troisième mission est le catalogage rétrospectif de toutes les collections qui sont stockées à l’extérieur du site de la Bibliothèque nationale (Malta Libraries, 2015).RéférencesBlondy, A. (2011). Malte : 7000 ans d’histoire. Éditions Bouchène. 175p.Bonis, O. (2004). Les bibliothèques de Malte: Réunion européenne. Bulletin des bibliothèques de France, 49(4), 50-53.Brogini, A. (2011). 1565. Malte dans la tourmente: Le « Grand Siège » de l’île par les Turcs. Saint-Denis, France: Éditions Bouchène. 256pJuznic, P., & Badovinac, B. (2005). Toward library and information science education in the European Union. New Library World. Repéré à https://www.emerald.com/insight/content/doi/10.1108/03074800510587372/full/htmlGovernement of Malta. (2020). Schools Library Service. Repéré à https://education.gov.mt/en/education/student-services/Pages/Projects_and_Initiatives/Schools-Library-Service.aspx Katsirikou, A. (2013). Les bibliothèques en Grèce, à Chypre et à Malte. 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