34 Singapour
(Julie Lise Simard, Olivier Lirette Teoli)
Profil du pays
Singapour ou la République de Singapour est une cité-État d’Asie du Sud-Est. Située au sud de la péninsule Malaise, elle regroupe un une soixantaine d’îles, dont une principale qui occupe la majorité des 722,5 km2 de la superficie du pays (R. Leinbach, Kennard et al., 2020). Démographiquement très urbaine et densément peuplée, Singapour comptait une population atteignant 5,6 millions d’individus en 2019. (De Koninck, n.d.). La répartition de la population est principalement citadine, puisque les milieux ruraux sont presque inexistants ou peu significatifs (R. Leinbach, Kennard et al., 2020).
L’histoire de Singapour est fortement marquée par sa colonisation britannique en 1819, par Sir Stamford Raffles de la East India Company, et par sa position géographique qui en a fait un carrefour commercial important en Asie du Sud-Est (R. Leinbach, Kennard et al., 2020) L’île de Singapour a été mentionnée à plusieurs reprises dans l’histoire, la première fois remontant au 2e siècle par un géographe grec (De Koninck, n.d.)Dû à la proximité géographique de la péninsule malaise, les rapports de l’île ont aussi été largement influencés par ce voisin à travers le temps. En 1963, Singapour rejoint la fédération de Malaisie à sa formation pour devenir un état indépendant, deux ans plus tard le 9 août 1965 (R. Leinbach, Kennard et al., 2020).
Au niveau de la population, Singapour est diversifiée en raison d’un passé marqué par l’immigration. Les trois quarts de la population sont originaires de Chine, suivi de la Malaisie et de l’Inde. Le reste de la population est issue d’une variété de cultures. En raison de cette hétérogénéité culturelle, il y a quatre langues officielles à Singapour : Anglais, Mandarin, Malais et Tamoul. L’anglais demeure la langue la plus répandue particulièrement pour le monde des affaires et les communications officielles. L’usage du mandarin est aussi fortement répandu; un tiers des écoles est enseigné dans cette langue, puisque la majorité de la population est issue d’une culture où cette langue est répandue. Cependant, le Malais est désigné comme langue nationale du pays (R. Leinbach, Kennard et al., 2020).
Histoire
Début de la bibliothéconomie et premières bibliothèques
La bibliothèque nationale de Singapour a commencé comme simple bibliothèque scolaire. En 1823, la « Singapore Institution » est fondée par Sir Stamford Raffles, une école qui existe encore à ce jour, sous le nom de Raffles Institution. Dès les débuts de cet établissement, la bibliothèque tenait une place importante et elle a procuré le seul service de bibliothèque publique pour les résidents de Singapour durant cette période. (Tee, Edward Lim Huck, 1970).
De 1823 à 1844, la bibliothèque était accessible à tous ses membres, aux contributeurs de l’institution, au corps professoral, aux étudiants ainsi qu’à toute autre personne déboursant un montant de 25 sous à chaque mois. Avec la croissance économique et démographique de Singapour, le besoin d’une bibliothèque publique s’est fait ressentir (Tee, Edward Lim Huck, 1970).
À partir de 1849, un don de deux pièces de monnaie en or d’une figure politique importante amène à la création d’un musée qui s’ajoute à la bibliothèque sous le nom de Singapore Library Museum. Le musée s’intègre donc à la bibliothèque et devient la responsabilité de celle-ci jusqu’en 1955, où on décide de changer la gestion et de gérer ces deux institutions séparément (Tee, Edward Lim Huck, 1970).
Il faut noter qu’avant 1920, la majorité des utilisateurs des bibliothèques étaient des Européens. Malheureusement, comme la majorité des livres étaient en anglais et ne répondait pas aux besoins d’une littéracie d’une majorité d’orateurs chinois, ceux-ci n’utilisaient pas le service des bibliothèques. Ce n’est qu’à partir de 1920 jusqu’en 1939 que la bibliothèque voit sa fréquentation d’usager non européen augmenter. Puisque la bibliothèque entretenait un partenariat avec le Raffles College, beaucoup de sa population étaient étudiantes. Ceux-ci bénéficiaient de tarifs ou d’avantages préférentiels qui leur permettaient d’emprunter plus de documents. L’accent était mis sur une éducation anglaise et ne tenait pas compte que la majorité des gens ne lisait pas cette langue (Tee, Edward Lim Huck, 1970).
Entre 1939 et 1945, peu de choses sont connues sur l’histoire des bibliothèques en raison de la Deuxième Guerre mondiale. L’occupation japonaise en février 1942 sera responsable d’une perte significative dans la collection de la bibliothèque, beaucoup de livres disparaitront (Tee, Edward Lim Huck, 1970).
De 1945 à 1953, l’instabilité politique et le désir d’indépendance gardent le système des bibliothèques tel qu’il était encore avant la guerre. C’est à partir du début des années 1950 que le fonctionnement de la bibliothèque commencera à changer, notamment par l’introduction du système décimal Dewey. L’augmentation de la fréquentation chez la communauté asiatique après la guerre connaîtra également une augmentation, les ouvrages offerts reflètent de plus en plus la population que la bibliothèque dessert (Tee, Edward Lim Huck, 1970).
À partir du 1er avril 1958, la Raffles Library devient la bibliothèque National. Elle cesse également de charger des abonnements et devient une vraie bibliothèque publique (Tee, Edward Lim Huck, 1970).
Aujourd’hui
La National Library Board (NLB) est aujourd’hui l’institution responsable des besoins informationnels de Singapour. Elle est responsable des acquisitions, de la préservation, de la diffusion et de l’accessibilité aux documents et des archives (« About NLB », n.d.). Cette institution a permis de changer le rapport de la population à la lecture en à peine une décennie. Plusieurs nouvelles bibliothèques publiques ont été créées, le nombre de prêt à augmenter et les collections également grâce à leur gestion. (Bosc, 2008)
Types de bibliothèques
Bibliothèques nationales
Les bibliothèques nationales de Singapour sont administrées par le National Library Board (https://www.nlb.gov.sg/). On compte parmi celles-ci la National Library, située à Singapour dans le district civil. Érigée et officiellement ouverte au public en 2005, elle vient remplacer l’ancienne bibliothèque nationale, du même nom, qui était située ailleurs dans la ville. De façon symbolique, de vieilles briques de l’ancienne bibliothèque ont été intégrées à la construction de la nouvelle pour souligner le passage du temps, mais également des savoirs (« Old National Library Building », 2020).
Les décisions du National Library Board durant cette transition ont fait en sorte que la nouvelle version de cette bibliothèque abrite sous le même toit la Lee Kong Chian Reference Library et la Central Public Library qui sont respectivement une bibliothèque de référence et une bibliothèque publique. Le bâtiment de 16 étages et trois sous-sols est constitué des deux bibliothèques distinctes nommées précédemment, mais également du Drama Center, administré par le National Arts Council de Singapour, et, au dernier étage, on retrouve un endroit dénommée The Pod qui sert d’amphithéâtre pour des spectacles ou congrès en tous genres, selon les projets courants du National Library Board. Le rez-de-chaussée, quant à lui, présente une place publique qui sert de galerie d’exposition et de café convivial pour la communauté. L’édifice héberge également plusieurs jardins, dont deux sont accessibles au public : The Courtyard et The Retreat (« National Library, Singapore », 2020).
À la Lee Kong Chian Reference Library, l’emprunt de matériel n’est pas permis. Toutefois, la consultation sur les lieux est disponible au grand public. La bibliothèque hébergeait à son ouverture une collection de plus 530 000 objets imprimés et numériques, excluant la collection des ouvrages rares, qui est ouverte uniquement à un public restreint avec permission (« National Library, Singapore », 2020).
Bibliothèques régionales
La Tampines Regional Library, située à New Town dans Singapour, a été la première bibliothèque régionale à être instaurée, en 1994. Suite à un déménagement en 2017, la capacité de la bibliothèque est passée d’une collection de 235 000 à 400 000 livres imprimés, dont une grande partie en chinois. Il s’agit encore, à ce jour, la plus grande collection de livres chinois sur le territoire de Singapour. Suite aux rénovations, plusieurs nouvelles installations ont vu le jour également : un centre de conditionnement physique et une piste de course à pied, un studio culinaire, des locaux de laboratoire de création incluant des imprimantes 3D et d’autres technologies de création (« Tampines Regional Library », 2020).
La Woodlands Regional Library, située dans la région nord de Singapour, fut ouverte en avril 2001. Elle a été la plus grosse bibliothèque sur le territoire de Singapour jusqu’en 2005, à l’ouverture de la National Library, avec ses quatre étages et un sous-sol servant d’auditorium pour les spectacles et événements (« Woodlands Regional Library », 2020).
La Jurong Regional Library est la troisième bibliothèque régionale érigée, cette fois-ci, dans l’est de Singapour. Il s’agit actuellement de la plus grande bibliothèque publique sous la juridiction du National Library Board (« Jurong Regional Library », 2020).
Finalement, en 2018, l’ouverture d’une nouvelle bibliothèque régionale a été annoncée par le National Library Board. La Punggol Regional Library devrait ouvrir ses portes en 2021, incluant un centre de la petite-enfance et des installations pour rendre des soins de santé de base accessibles à la communauté (« Punggol Regional Library », 2020).
Bibliothèques publiques
Il y a présentement près de 30 bibliothèques publiques offrant des services en tout genre sur le territoire de Singapour. Elles sont administrées par le National Library Board qui a investi énormément de temps et d’argent dans la révision des services et des espaces de bibliothèques offerts puis dans une restructuration des infrastructures et des méthodes bibliothéconomiques. On parle, entre autres, d’avoir élargi l’accessibilité aux lieux par l’architecture, d’augmentation de l’offre documentaire en termes de quantité et de variété, mais également en termes de langues offertes pour les ouvrages consultables. La remodélisation s’est faite en gardant en tête les jeunes dans la communauté, les impliquant dans les projets de conceptualisation afin de représenter et combler leurs besoins informationnels et en termes de tiers lieu (Bosc, 2008).
Pour en nommer quelques-unes, il y a la Queenstown Public Library, établie en avril 1970, ce qui en fait la plus vieille bibliothèque publique (« Queenstown Public Library », 2020) ; la Clementi Public Library, inaugurée en 2011, ce qui en fait la plus récente (« Clementi Public Library », 2020) ; et la Cheng San Public Library, ouverte en 1997 au cœur d’un le centre d’achats Hougang, une des cinq bibliothèques publiques à ouvrir dans un centre commercial, mais la première a acquérir et exposer des œuvres d’art réalisées par des artistes locaux (« Chen San Public Library », 2020).
On compte parmi les installations des bibliothèques publiques des salles de lectures où on peut consulter les ouvrages des collections de livres imprimés et numériques. Les bibliothèques offrent également l’accès à des bases de données numériques donnant accès à des abonnements de revues ludiques et scientifiques, des collections de matériaux multimédias (films, musique, photographies, etc.) et autres. On y retrouve également des espaces dédiés à la création (makerspaces et creators workroom) dans plusieurs d’entre elles (« Queenstown Public Library », 2020), ainsi que des lieux de rencontres sociales comme des cafés (« Marine Parade Public Library », 2020). Certaines bibliothèques offrent l’accès à du matériel spécialisé de consultation adapté pour les personnes âgées ou vivant avec des handicaps sensoriels (« Bedok Public Library », 2020), et d’autres proposent des installations de création pour que les jeunes puissent s’exprimer artistiquement directement sur les murs de la bibliothèque avec du matériel fourni par celle-ci (« Pasir Ris Public Library », 2020).
La Bishan Public Library a obtenu, en 2007, le President’s Design Award, et l’International Architecture Award en 2009 pour son architecture innovatrice incitant à la réinvention de la bibliothèque, moins comme lieu de consultation de documentation et davantage comme un lieu de rencontre et de création de connaissance. Cette architecture invitante visait surtout à attirer les jeunes des 7 écoles du quartier afin de promouvoir l’accès à l’information et à la communauté (« Bishan Public Library », 2020).
En 2002, la Bukit Batok Public Library devient la première bibliothèque publique à être munie du système d’identification de fréquence radio Electronic Library Management System (ELiMS) qui rend tout à fait indépendante la communauté qui vient emprunter et retourner du matériel à la bibliothèque en proposant des postes sans assistances pour le prêt (« Bukit Batok Public Library », 2020). Poussant plus loin l’autonomisation de la communauté, la bibliothèque de Sengkang devient la première bibliothèque sans bibliothécaire à Singapour, les services de prêts, de retour et de référence étant entièrement offerts par des automates (Lek Choh, 2003).
Bibliothèques scolaires
Certaines universités sont munies de bibliothèques départementales, comme la Nanyang Technological University qui possède des bibliothèques pour les communications, les sciences sociales, les arts, design et médias en plus d’une bibliothèque médicale et d’autres centres de documentation. D’autres universités suivent le même modèle, comme la National University of Singapore et la Singapore Management University (« List of libraries in Singapore », 2020). Outre ces bibliothèques universitaires, il existe également des bibliothèques spécialisées en milieu universitaire. C’est le cas, entre autres, de la Singapore University of Technology and Design Library qui regroupe non seulement des services de référence et une grande collection d’ouvrages, mais également des laboratoires de création en design et architecture (« Singapore University of Technology and Design », 2020).
La grande majorité des bibliothèques scolaires pour les niveaux secondaires et à la petite-enfance ont connu des succès à la fin des années 1990 et ont commencé à s’essouffler passer 2005. Qu’elles soient liées à des écoles ou bien en communauté, desservant spécifiquement les clientèles des élèves des écoles du quartier, les bibliothèques jeunesses ont presque toutes, si ce n’est toutes, fermées avant 2008. L’accessibilité des bibliothèques publiques centralisées dans les cartiers où se trouvent les écoles et la spécialisation des services et des collections offerts dans celles-ci a permis au National Library Board de relocaliser les investissements en matière de bibliothèques éducatives ciblant les jeunes et ainsi offrir des bibliothèques plus intéressantes au niveau de la communauté (Balamurugan, 2016).
Bibliothèques autres
À Singapour, on retrouve la bibliothèque institutionnelle du SAFTI Military Institute qui désert le campus de la Tri-service Military Academy et qui contient essentiellement des ouvrages liés à l’enseignement qui y est fait. Avant l’attentat du 11 septembre 2001, aux États-Unis, les civils pouvaient pénétrer dans l’enceinte et visiter la bibliothèque comme le reste des bâtiments accessibles au public. Or, depuis l’attaque, des règles beaucoup plus strictes ont été instaurées et l’accès au public a été restreint grandement (« SAFT Military Institute », 2020).
Le Singapore Botanic Gardens possède également une bibliothèque spécialisée, en botanique cette fois-ci, dénommée Library of Botany and Horticulture. Le parc héberge également le National Biodiversity Centre. Les deux centres de documentation répertorient, conservent et diffusent des objets de tout genre liés à la botanique, son histoire et sa pratique, dans les jardins du Singapore Botanic Gardens, ou dans le monde. L’information y étant consignée sert à l’apprentissage de la population générale, mais également à la recherche. Le parc a d’ailleurs été reconnu en 2014, par l’UNESCO, pour son apport historique et culturel à la recherche en biodiversité (« Singapore Botanic Gardens », 2020).
Il est également possible de consulter des ouvrages concernant le bouddhisme, dans une approche non sectaire, à la Buddhist Library (https://buddhlib.org.sg/). Il s’agit d’une bibliothèque spécialisée dans l’acquisition et la transmission de l’histoire, de la culture et des pratiques bouddhistes. La bibliothèque offre également une variété de cours et séminaires, de méditations et d’activités de groupe pour permettre à la communauté d’entrer en contact avec les pratiques bouddhistes de façon participative et éducative.
Cadre éducatif en sciences de l’information et des bibliothèques
Centres de formation & Diplomation
Le principal centre de formation pour les sciences de l’information à Singapour est la Nanyang Technological University (NTU). Elle offre un programme de MSc, soit l’équivalent d’une maîtrise, en sciences de l’information composée de 30 crédits. Le programme est sous la responsabilité de la Wee Kim Wee School of Communication and Information (« MSc in Information Studies », n.d.).
Le programme vise à former des professionnels qui tombent dans un spectre de deux catégories. La première catégorie se concentre sur la bibliothéconomie, les cours sont orientés sur les différents types de bibliothèques ou sur la gestion d’un service d’information. La seconde catégorie se concentre sur les méthodes, les outils et les infrastructures de l’information et la manière de la gérer, de l’analyser et d’en tirer un sens (« MSc in Information Studies », n.d.).
La complétion de ce programme offre des opportunités de carrière pour le travail dans tous les types de bibliothèques, pour faire de la recherche, pour une carrière dans le domaine des technologies ou dans le domaine d’analyse de données (« MSc in Information Studies », n.d.).
Encadrement professionnel
Il n’y a pas d’examen officiel ou de permis officiel pour exercer le métier de bibliothécaire (« So you want to be a academic librarian in Singapore? », n.d.), cependant la Library Association of Singapore (LAS) (https://www.las.org.sg/wp), association qui régit les professionnels du milieu des bibliothèques, ne reconnait comme professionnel que les membres détenant un diplôme en sciences de l’information ou possédant des qualifications professionnelles équivalentes. Cette association produire des avantages pour les bibliothécaires qui en sont membres, moyennant une cotisation annuelle, notamment au niveau du réseautage, d’opportunités d’emplois et de nouvelles concernant les dernières avancées du domaine. La LAS remet également des prix à ses membres, qu’il soit basé sur l’implication ou la contribution à des bourses d’études pour les étudiants. (Library Association of Singapore, 2020).
Association de bibliothèques
Association des bibliothèques de Singapour (LAS)
En 1955, le Malayan Library Group voit le jour, puis porte le nom Library Association of Malaya and Singapore à partir de 1958. Suite à une scission en deux groupes distincts, la Library Association of Singapore (https://www.las.org.sg/wp) devient officiellement l’association régissant les professionnels et professionnelles en bibliothèque en 1964 (Library Association of Singapore, 2020 : About Us).
Afin d’être membre de l’association et profiter des bénéfices, des frais annuels sont appliqués. Divers forfaits peuvent être choisis par une personne ou par une institution, pour enregistrer ses employés sous une licence corporative, selon une liste de conditions. Ces conditions vont de l’accréditation scolaire et l’appartenance professionnelle au milieu des bibliothèques jusqu’à l’intérêt dans l’investissement de temps et d’argent dans la promotion et l’accomplissement des missions des bibliothèques à Singapour. Les diplômes universitaires ayant été obtenus en dehors de Singapour ne sont pas tous reconnus, mais les personnes possédant des diplômes d’études supérieures en Australie, au Canada, en Nouvelle-Zélande, aux Royaumes-Unis et aux États-Unis sont invitées à soumettre leurs candidatures et à rejoindre l’association. Les étudiants et étudiantes qui ne possèdent pas encore leur diplôme sont également interpellés à joindre l’association dans un but d’implication active et de formation. Les personnes membres de l’association bénéficient, entre autres, de la collaboration facilitée avec les pairs à travers le pays et à l’étranger, par les projets entres associations chapeautés par l’International Federation of Library Associations and Institutions ; de droit de vote dans les décisions de l’association ; de rabais et de premier droit d’achat quant aux publications de l’association ; de droit de présence, gratuite ou avec diminution des frais, à des événements organisés par l’association, et bien d’autres choses (Library Association of Singapore, 2020 : Membership).
La Library Association of Singapore propose à ses membres, et au grand public (à plus grands frais et dans une mesure limitée) des conférences sur les milieux bibliothéconomiques et les trouvailles et avancements dans les domaines des sciences de l’information, des possibilités d’avancement et de développement professionnel par l’entremise de formation continue en ligne, et dans les milieux professionnels également. L’association est tout à fait investie dans les bibliothèques de demain et dans la formation des professionnels et professionnelles de l’information en milieux bibliothécaires de tout type (Library Association of Singapore, 2020 : Activities).
National Library Board (NLB)
Alors que l’idéation d’une telle organisation a été faite aussi tôt que les années 1820, le National Library Board ne verra le jour officiellement qu’en 1995. Il s’agit d’une organisation ayant pour but la gestion libérale des bibliothèques à Singapour, mandaté de cette tâche par le ministère des Communications et de l’Information. Une des missions principales de l’organisation est de rendre accessible l’information à la population pour ouvrir Singapour sur le monde et ainsi réduire la fracture en termes de littératie informationnelle sévissant au moment de sa création dans la communauté (« National Library Board », 2020).
L’adhésion en tant que membre est gratuite pour les citoyens de Singapour alors que les étrangers peuvent soumettre une demande et obtenir des droits d’emprunts au versement de frais d’abonnement.
Congress of Southeast Asian Librarians (CONSAL)
Fondé en 1970 à Singapour pour représenter les professionnels et professionnelles de la bibliothéconomie de l’Asie du Sud-est, CONSAL cherche à promouvoir le dialogue et la collaboration entre les diverses nations. Plusieurs conférences et congrès annuels sont organisés pour mettre en relation des milieux de l’information divers, incluant les spécialistes de la référence et les archivistes, et poussent la collaboration des différents milieux (Mohd Nasir, 2018).
Cadre législatif
Lois et règlements
Selon le National Library Board Act, le National Library Board correspond à une personne morale par qui et contre qui des mesures légales peuvent être entreprises. Il en est de même pour toute bibliothèque découlant des fonctions de l’entité qu’est le National Library Board. Il est d’ailleurs investi, par la loi, de ces fonctions :
(a)to establish and maintain libraries and to provide library information services;
(b)to promote reading and encourage learning through the use of libraries and their services;
(c)to provide a repository for library materials published in Singapore;
(d)to acquire and maintain a comprehensive collection of library materials relating to Singapore and its people;
(e)to establish standards for the training of library personnel in Singapore;
(f)to provide advisory and consultancy services concerning libraries and library information services;
(g)to compile and maintain a national union catalogue and a national bibliography;
(h)to advise the Government on national needs and policies in respect of matters relating to publicly funded libraries and library information services in Singapore;
(i)to provide a permanent repository of records of national or historical significance and to facilitate access to those records;
(j)to conduct records management programmes for the Government; and
(k)to record, preserve and disseminate the history of Singapore through oral history methodology or other means. (Singapore Government Agency, 2019 : paragr. 6)
De plus, en respect des prescriptions de l’IFLA, le National Library Board prend responsabilité de plusieurs choses. Entre autres, il se rend responsable de l’acquisition et la conservation par le dépôt légal des publications de la nation, de l’offre des services de référence et de la préservation et de la promotion de l’héritage culturel et historique de la nation (National Library Board, 2020 : Statutory Functions).
Références
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« Bedok Public Library ». (2020, 1 mai). Dans Wikipédia. https://en.wikipedia.org/wiki/Bedok_Public_Library
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