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18 République Démocratique du Congo

(Louise-Marie Picard, Ganaëlle Roberge, Fatima Zelazel)

Profil du pays

La République Démocratique du Congo (RDC) est le deuxième plus grand pays d’Afrique, après l’Algérie, et le plus grand pays d’Afrique subsaharienne. D’une superficie de 2 344 858 km2, la RDC partage ses frontières avec l’Angola au sud-ouest, le Soudan au nord-est, l’Ouganda au nord-est, le Rwanda et le Burundi à l’est, la Tanzanie au sud-est et la Zambie au sud-est. La RDC est une république semi-présidentielle divisée en 26 provinces administratives. En 2022, la population totale – 108,407 millions habitants – est principalement répartie dans les grandes agglomérations urbaines. La capitale, Kinshasa, est la ville la plus dense avec 15, 628 millions habitants. La capitale congolaise, anciennement nommée Léopoldville de 1881 à 1966 durant la colonisation belge, garde sa fonction administrative et stratégique. Elle est la plus grande agglomération francophone du monde et la troisième du continent africain derrière Le Caire (Wikipédia, 2022). Les autres principales villes, sur le plan économique et démographique, sont Mbuji-Mayi (2,695 millions d’habitants), Lubumbashi (1,593 million d’habitants), Kisangani (1,366 million d’habitants) et Bukavu (1,190 million d’habitants). La RDC est un pays d’une grande diversité ethnique, linguistique et confessionnelle. Parmi les 200 ethnies, dont la majorité est bantoue, les quatre plus grandes ethnies sont Mongo, Luba, Kongo et Mangbetu-Azande (hamitiques) qui représentent à elles seules 45% de la population. Les principales confessions sont le christianisme (catholiques et protestants) en majorité, le kimbanguisme et l’islam. Les cinq langues nationales sont le français – la langue officielle –, le lingala (une langue commerciale lingua franca), le kingwana (un dialecte du kiswahili ou du swahili), le kikongo et le tshiluba. La RDC est fortement impactée par les nombreux conflits et les crises économiques qui aggravent la santé infantile – plus de 30 % des enfants souffrent de la malnutrition, le taux de mortalité infantile de 6,8 % –, les services publics d’éducation et le manque d’accès à l’eau potable et aux autres infrastructures sanitaires, énergétiques et de télécommunication. En 2016, le taux d’alphabétisation de la population totale est de 77 %, dont 66,5 % chez les femmes (Central Intelligence Agency, s. d.).

Histoire

En 1885, lors de la Conférence de Berlin, le roi Léopold II de Belgique parvient à se faire octroyer personnellement un très vaste territoire au centre de l’Afrique qui est nommé l’État indépendant du Congo en échange de la promesse d’y maintenir la libre circulation et le libre-échange. En 1908, Léopold II est cependant contraint d’abandonner sa souveraineté sur la région. La Belgique prend le relais et ce vaste territoire devient le Congo belge (Alcandre, 2016). À l’époque coloniale, les bibliothèques sont fondées par les Européens pour les élites européennes et 90% d’entre elles se trouvent dans des quartiers habités par les colons (Bobutaka Bateko, 2015). Le contenu des collections est également issu de l’étranger (Manuana Nseka, 2007). À partir de 1908, la nouvelle tutelle belge est plus douce, mais le mécontentement continue de croître au sein de la population. Durant la Deuxième Guerre mondiale, le Congo belge est pratiquement autonome, la Belgique étant aux prises avec l’envahisseur allemand (Larousse, s. d.). Ce n’est cependant qu’en 1960 que la Belgique consent à accorder son indépendance à ce qui devient alors la République du Congo-Kinshasa (Larousse, s. d.). Dès l’indépendance, de graves troubles s’emparent du pays alors que des groupes sécessionnistes et d’autres prônant l’unité nationale s’affrontent (Larousse, s. d.). En 1961, le premier ministre Patrice Lumumba est exécuté dans la province du Katanga (Perspective Monde, s. d.). Avec ces nombreux bouleversements, le gouvernement ne cherche pas à développer son réseau de bibliothèques qui conserve les lacunes héritées de la période coloniale (Manuana Nseka, 2007). En 1965, un coup d’État orchestré par l’armée porte le militaire Mobutu Sese Seko au pouvoir. Il réunifie le pays qu’il rebaptise le Zaïre et instaure un régime autoritaire (Perspective Monde, s. d.). Celui-ci adopte des politiques en ce qui a trait aux livres et aux bibliothèques pour asseoir son pouvoir. Le gouvernement zaïrois exprime éventuellement sa volonté de réorganiser la Bibliothèque nationale et les bibliothèques publiques provinciales, mais le financement tarde à venir et elles demeurent dans la précarité. Le manque de moyens affecte également les bibliothèques universitaires qui ne parviennent pas à renouveler leurs collections (Manuana Nseka, 2007). En 1997, l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo parvient à déloger le dictateur zaïrois. Laurent-Désiré Kabila, figure de proue du mouvement, prend alors le pouvoir et instaure à son tour un régime totalitaire sur le pays qu’il renomme République démocratique du Congo. Par la suite, le nouveau président tourne le dos aux alliés africains qui l’ont aidé à prendre le pouvoir, ce qui déclenche de nouveaux affrontements (Perspective Monde, s. d.). Entre 1998 et 2002, près de 5,9 millions de personnes perdent la vie dans le cadre de ce conflit que les experts appellent la « Première guerre mondiale d’Afrique » (Efole, 2014). En 2002, un traité de paix est signé entre les parties et une nouvelle Constitution est adoptée (Perspective Monde s. d.). La situation des bibliothèques du pays est toujours problématique après l’armistice. Les bibliothèques financées par des acteurs étrangers comme celles des missionnaires religieux, celles issues de missions de coopération internationale ou celles des écoles supérieures privées sont les seules à bénéficier d’une certaine aisance. Le manque de volonté politique du gouvernement entraîne une carence importante en matière de ressources financières, ce qui entrave le développement des autres bibliothèques du pays (Manuana Nseka, 2007).

Types de bibliothèques

Peu d’informations statistiques récentes existent sur les bibliothèques en RDC. En effet, sa dernière participation au recensement des bibliothèques de l’IFLA remonte à 2007. Ce rapport recense 1 bibliothèque nationale, 30 bibliothèques publiques – c’est une grande diminution étant donné que le rapport de 2005 fait mention de 475 bibliothèques publiques –, 35 bibliothèques scolaires, 50 bibliothèques universitaires et 10 bibliothèques de recherche financées par le gouvernement (IFLA, 2007). Par ailleurs, le peu de participation des bibliothèques universitaires (BU) congolaises sur la scène internationale de l’IFLA et le SCAULWA, par exemple, en comparaison aux BU sénégalaises ou nigériennes, ne permet ni le développement de partenariats ni la mutualisation des pratiques. L’état des lieux des BU en RDC s’appuie sur deux principaux colloques qui ont eu lieu à Kinshasa en 2004 (18e colloque de l’Association internationale de Bibliologie) et en 2005 (3e conférence nationale des bibliothèques et centres de documentation). Les références statistiques sont parcellaires et peu récentes (Bunduki Oziankom, 2022).

Bibliothèques publiques

Le territoire de l’actuelle RDC est l’un des premiers pays africains à obtenir, en 1895, une bibliothèque publique sous la colonisation belge dès les débuts de l’État indépendant du Congo. Puis, les premières bibliothèques publiques officielles sont créées sous une ordonnance du gouvernement général prononcée en 1932. Ainsi, en 1959, à la veille de l’indépendance, le dernier rapport officiel de la colonie belge mentionne 432 bibliothèques ; sur ce nombre, 44 sont réservées aux européens – dont 32 officielles – et 288 aux Congolais – dont 172 relèvent de la colonie et 128 de congrégations belges. Or, 7 années après l’indépendance, seulement 24 bibliothèques subsistent dans tout le pays en raison d’une mauvaise gestion publique coloniale, mais surtout du fait de difficultés au sein même des bibliothèques sur le plan administratif et de la gestion du personnel et du public (Cassiau-Haurie, 2004). Dans plusieurs pays africains, dont la RDC, l’opinion publique et celle de dirigeants semblent ne pas percevoir l’institution de la bibliothèque à sa juste valeur, soit comme un des fondements de l’instruction et du développement socio-économique. D’ailleurs, les initiatives de lecture publique proviennent des missions diplomatiques, des ambassades et de la coopération internationale (Kitambala Dwan’Essa, 2004). De plus, il n’y a pas de réseau de bibliothèques publiques déployé sur l’ensemble du territoire national. Les grandes bibliothèques sont situées à Kinshasa, principalement dans la commune de Gombe, et dans d’autres chefs-lieux des provinces. Ces bibliothèques, dans les centres urbains, semblent être conçues pour une minorité de la population – lettrée – au détriment des ouvriers et des paysans qui demeurent dans des régions plus éloignées (Mashako Mamba, L., Mwenbie Bangata-Mbata, H., Tengeneza Baguma, D. D., 2016).

Bibliothèques scolaires

Le système éducatif de la RDC se trouve en posture difficile depuis les derniers conflits et guerres, mais également par sa forte croissance démographique. En effet, 65,5% de sa population est âgée de moins de 24 ans. De plus, le gouvernement a instauré, en 2010, une politique d’abolition des frais scolaires pour les élèves du primaire et du secondaire. Or, la plupart des écoles publiques se trouvent dans de mauvaises conditions (Mwenzi, 2020). Selon le rapport PASEC national publié en 2010, seulement 8% des élèves de 2e et de 5e année du primaire possèdent une bibliothèque fonctionnelle et équipée. Ce rapport souligne également que l’aménagement d’une bibliothèque dans une école n’est pas suffisant pour améliorer les scores de ces élèves : encore faut-il qu’elle dispose d’une gestion efficace (Ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel, 2014). Dans la perspective d’améliorer le système éducatif, le Gouvernement de la RDC s’arme, en 2015, d’une stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation pour la période de 2016-2025 qui implique différents ministères touchant à l’éducation et à la formation (Ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et initiation à la nouvelle citoyenneté, 2015). Ainsi, le gouvernement manifeste son intention d’améliorer l’environnement éducatif à tous les niveaux – primaire, secondaire, supérieur et universitaire – en dotant les établissements d’enseignement d’infrastructures favorisant l’éducation inclusive et de bibliothèques. De plus, il poursuit également les objectifs suivants : analyser les besoins en bibliothèques, acquérir des fonds documentaires et du matériel nécessaire à celles-ci, offrir à toutes les écoles – chaque année de 2016 à 2020 – un lot de livres ou une dotation financière et, pour améliorer la gestion des bibliothèques, élaborer un guide et une formation. Ce programme gouvernemental promet en outre une bibliothèque à toutes les écoles d’ici 2025. Enfin, le gouvernement souhaite favoriser l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) grâce notamment à l’instauration de bibliothèques virtuelles (Ministère de l’Enseignement primaire secondaire et initiation à la nouvelle citoyenneté, 2015).

Bibliothèque nationale

La Bibliothèque centrale de Kinshasa est fondée en 1949. Lorsque le pays obtient son indépendance de la Belgique, la situation de la bibliothèque se dégrade par manque de moyens financiers et avec l’exode des cadres belges (Kalumba, 2005). En 1974, elle prend le nom de Bibliothèque nationale du Zaïre. Suite à l’adoption de l’ordonnance n. 89-010 en 1989, un directeur général est nommé à sa tête, mais elle est toujours sous la tutelle du Ministère de la Culture, des arts et patrimoines (Fournier, 1997). Elle porte maintenant le nom de Bibliothèque nationale du Congo. Cette dernière s’occupe de tout ce qui a trait au dépôt légal et à la promotion de la lecture. Elle se charge également de publier annuellement un ouvrage de bibliographie nationale ainsi qu’un répertoire pour les thèses et mémoires universitaires. Finalement, elle vise à faire connaître dans tout le pays les normes internationales pour la classification et l’indexation des documents et elle encourage « toutes les initiatives tendant à contribuer au développement de l’industrie de la production et de la consommation du livre » (Ministère de la Culture, des arts et patrimoines, s. d.). En pratique, le rôle de la Bibliothèque nationale du Congo est cependant moins net. En effet, le professeur Bob Bobutaka Bateko de l’Institut supérieur de statistique de Kinshasa note dans un de ses ouvrages certains points qui démontrent que cette institution a grandement besoin de réformer ses méthodes. D’une part, la Bibliothèque nationale du Congo ne contribue finalement pas de manière active à la promotion de normes nationales pour le catalogage et la classification. De plus, celle-ci ne protège pas le droit d’auteur des œuvres inscrites dans la bibliographie nationale qu’elle produit. D’autre part, elle évolue, pour ainsi dire, en vase clos : aucune « synergie » n’anime ses rapports avec les milieux universitaires, et les différents ministères gouvernementaux ne coopèrent pas entre eux pour la valoriser (Bobutaka Bateko, 2015). En ce qui a trait aux données concernant la taille de la collection, un reportage pour RFI Afrique datant de 2018 fait état de près de 120 000 livres et 700 000 pièces photographiques (Ligodi, 2018). Entre 2008 et 2009, la Mission de l’Organisation des Nations Unies (MONUC) pour la RDC finance la modernisation de la bibliothèque nationale du pays, notamment par l’achat d’un logiciel de gestion documentaire et d’ordinateurs ainsi que la formation d’une quinzaine de techniciens. Le directeur de l’époque, George Mulumba, a grandement remercié la MONUC en déplorant le manque de financement dont sa bibliothèque souffre à cause des politiques gouvernementales (MONUC, 2009). Entre 1960 et 2002, l’État congolais a en effet financé la construction d’une seule bibliothèque et celles qui peinent à survivre ne reçoivent qu’une très faible partie des recettes du gouvernement (Cassiau-Haurie, 2003-2004).

Bibliothèques universitaires

Le développement des BU en RDC est étroitement lié à l’histoire de l’enseignement supérieur qui a connu deux grandes périodes significatives. Avant le tournant historique de 1971, les BU sont subventionnées par le gouvernement colonial belge local qui apporte également un soutien dans l’enseignement scientifique. L’Université Nationale du Zaïre (UNAZA) est créée durant la phase de nationalisation et du programme d’africanisation des personnels enseignants et cela rompt les liens avec les coopérations belges et internationales. Cependant, la BU perd son important patrimoine documentaire sous la dictature de Mobutu en raison des problèmes de préservation et des autres dégradations (Kalala Mukoma 2005). Sur les recommandations de l’UNESCO, la BU obtient un nouveau cadre statutaire. La réforme de 1981 est le début d’une dégradation progressive des infrastructures et des conditions de travail ainsi que l’apparition d’une corruption au sein des universités. Le syllabus est devenu une priorité et un marché monétaire au détriment de la mission des BU qui est de s’employer à l’apprentissage et à la recherche scientifique. Le début des années 2000 est marqué par le retour de la coopération avec la Belgique et les autres organismes francophones et internationaux sous forme d’appuis structurels et logistiques, technologiques, d’aides financières, de dotations matérielles, de livres et de formations du personnel (Kalala Mukoma 2005). En revanche, les BU doivent relever plusieurs défis comme la réhabilitation des bâtiments délabrés, l’accès à l’information et le numérique. Une discordance est constatée entre l’équipement technologique à disposition des usagers dans leurs recherches, à l’aide du catalogage par exemple. L’accès à la documentation demande un accompagnement adapté au plus près de leurs besoins, mais le manque d’investissements des autorités et des institutions universitaires ne contribue pas aux bonnes conditions de fonctionnement des BU congolaises (Bunduki Oziankom, 2022). En outre, en octobre 2022, le ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire lance la bibliothèque numérique gratuite en ligne en partenariat avec l’Agence Universitaire Francophone (Sadiki, 2022). Le réseau des BU est réparti entre le secteur public, qui correspond aux BU et aux instituts supérieurs, et le secteur privé qui regroupe des institutions confessionnelles, des bibliothèques rattachées aux ONG et des bibliothèques privées gérées par des entités individuelles. Le centre de documentation de l’enseignement supérieur et universitaire pour la recherche de Kinshasa (CEDESURK) est une bibliothèque interuniversitaire autonome. Les BU congolaises sont très disparates. En 2011, l’effectif global est estimé à 604 000 étudiants et 1965 professeurs dont 50 dans le privé (Ministère des Affaires étrangères de France, s.d.). Les 901 établissements supérieurs sous la responsabilité du ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire ne sont pas tous équipés d’une BU fonctionnelle et aménagée.

Bibliothèque universitaire publique de l’Université de Kinshasa (UNIKIN)

L’UNAZA, devenue l’UNIKIN, possédait la plus grande bibliothèque de l’Afrique subsaharienne avec son important patrimoine documentaire (Kalaka 2005). Cette BU, sous la tutelle juridique du ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire, se structure en une grande bibliothèque centrale qui contrôle les 18 bibliothèques spécialisées et autonomes réparties entre les 10 facultés et les 10 centres de recherche dans les domaines pluridisciplinaires. Elle possède une salle de lecture avec 500 places assises (Wikipédia, 2016). Les principales sources financières proviennent de dons et des ressources propres générées par le coût des cartes d’abonnement. L’équipe est composée de 28 bibliothécaires scientifiques formés. Le fonctionnement de la BU s’appuie essentiellement sur les coopérations francophones : belge, française et canadienne qui proposent des projets d’appui à la documentation, à la formation et à la dotation matérielle (Kalaka, 2005).

Bibliothèques de coopérations diplomatiques

Les réseaux des bibliothèques de coopérations diplomatiques ont une place importante dans le panorama de la bibliothéconomie congolaise et sur l’ensemble du territoire dans la mesure où elles jouent aussi ce rôle de bibliothèques publiques permettant l’accès à la lecture et à la culture. Placé sous la tutelle du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et du Ministère de la Culture, l’institut français implanté dans la capitale congolaise est aussi un réseau d’alliances françaises dans les autres provinces administratives. Au-delà de leur mission de promotion de la culture française avec leurs centres de certification du français et de la création artistique, elles assurent des missions de lecture et d’apprentissage en lien avec les médiathèques implantées sur leurs sites. La médiathèque Floribert Chebeya de l’Institut français de Kinshasa, rénové en 2011, compte une collection de 20 000 ouvrages ainsi que des ressources en ligne (Institut Français, s. d.). Avec l’organisme non gouvernemental Bibliothèques Sans Frontières, des « Ideas Cube » contenant du matériel numérique ont été installés dans les universités de Kinshasa et répartis dans les instituts français de Bukavu et Kinshasa. Le centre culturel Wallonie à Kinshasa – une antenne décentralisée de la Wallonie Bruxelles Internationale – comprend une bibliothèque qui abrite aussi un fonds historique d’archives sur la RDC et une collection variée d’auteurs africains et belges (Institut Français, s. d.).

Cadre éducatif en sciences de l’information et des bibliothèques

La formation des professionnels des bibliothèques en RDC, à l’instar des pays africains de langue française, connaît une lenteur dans son développement jusque dans les années 1980. Pour pallier cet enjeu, l’UNESCO et trois coopérations – belge, française et allemande – offrent à des étudiants africains de langue francophone l’opportunité de recevoir, à l’international, une formation en bibliothéconomie (Bobutaka Bateko, 2009). Puis, une entente entre l’UNESCO et le gouvernement du Sénégal entament des démarches pour dispenser, en terre africaine francophone, les premiers cours en bibliothéconomie à des étudiants africains, dont des Congolais. Ainsi, le Centre Régional de Formation de Bibliothécaires (CRFB) voit le jour en 1962, à Dakar au Sénégal. Dans les premières années, l’UNESCO octroie des bourses aux étudiants pour payer le coût de leurs études, puis cet onéreux programme est abandonné (Dione, 2015). Par ailleurs, l’Institut national d’archivistique, de bibliothéconomie et de documentation (INABDO), situé lui aussi à Dakar, est créé en 1977 par l’Association internationale pour le développement de la documentation, des bibliothèques et des archives en Afrique (AIDBA). Cet institut est actif pendant 8 années et il forme plusieurs spécialistes des bibliothèques de la République Démocratique du Congo. Parallèlement, les premiers cours en bibliothéconomie offerts sur le territoire de l’actuelle RDC sont donnés en guise de cours complémentaires dans le cadre du programme de la licence en Philosophie et Lettres au début des années 1970. L’Institut Supérieur de Statistique de Kinshasa (ISS/Kin) – autrefois appelé Institut d’études de développement social (IEDES) – est le premier à instaurer, en RDC, une formation classique en bibliothéconomie, documentation et archivistique (Dimweka Kinkela et Masens Mukis, 2005). En effet, cet institut créé en 1965 offre, dès 1977-1978, une formation en Sciences des technologies documentaires (Bobutaka Bateko, 2015). Puis, en 1989, c’est la naissance du Département de bibliothéconomie de la faculté d’Administration des Affaires et Sciences économiques (FASE) de l’Université protestante au Congo – nommée autrefois « faculté protestante du Zaïre » (Dimweka Kinkela, E. et Masens Mukis, 2005). En 2015, les 5 institutions assurant la formation des bibliothécaires en RDC sont : l’Institut Supérieur de Statistiques de Kinshasa (orientation bibliothéconomie ou bibliologie; cycle universitaire de 5 ans), l’université de Kinshasa (orientation bibliothéconomie; post-licence et cycle universitaire de 5 ans), l’Institut facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication (orientation bibliologie; 2e cycle [licence], 3e cycle), l’Université catholique de Kinshasa (orientation bibliologie; 2e cycle [licence], 3e cycle), l’Université protestante au Congo (orientation bibliothéconomie; 2e cycle [licence]) (Bobutaka Bateko, 2015).

En RDC, la bibliothéconomie s’inscrit dans la grande catégorie des sciences et techniques documentaires et, plus spécifiquement, dans la sous-catégorie des techniques documentaires disciplinaires. Une autre discipline connexe fréquemment employée dans ce pays est la bibliologie qui, selon les orientations, peut se définir de 3 façons : une science de l’information, une science de la communication ou une science de l’information et de la communication (Bobutaka Bateko, 2015).

Associations

Les bibliothèques de la RDC font partie, d’une part, de réseaux professionnels et, d’autre part, de réseaux appuyés par des organismes non gouvernementaux.

Le principal réseau professionnel des bibliothécaires congolais Mikanda de RDC est un portail Internet de ressources documentaires et de formations en ligne (Mikanda s. d.). Pour sa part, l’Association Internationale de Bibliologie, fondée en Belgique, a pour vocation de produire des publications scientifiques issues des colloques internationaux où participent les chercheurs et les professionnels des bibliothèques de la RDC (AIB s. d.). Quant à l’Association des bibliothécaires, archivistes, documentalistes et muséologues (ABADOM), elle semble regrouper de nombreux professionnels de l’information en RDC. Celle-ci ne possède pas de site Internet, mais certains articles font allusion à son travail. Sur le site du COBIAC, un organisme de développement international français, il est expliqué que le rôle de l’ABADOM est « d’assurer la promotion de ces métiers en RDC, et de mettre en œuvre une politique cohérente et durable » (COBIAC, s. d.). En soutien, le COBIAC a envoyé depuis 2007 plusieurs milliers de livres à Kinshasa pour lutter contre l’analphabétisme. Dans un compte-rendu de l’assemblée générale de l’association, l’archiviste Delphin Bateko explique que l’ABADOM a obtenu sa personnalité juridique en 1986. Ce procès-verbal fait aussi mention d’un « projet de redynamisation [qui] vise la mise en place [de] bibliothèques dans toutes les provinces où sont installés les sièges de l’ABADOM » (Bateko, 2017). L’ABADOM semble ainsi posséder plusieurs succursales en RDC. En 2015, un réseau professionnel, sous l’appellation de Consortium des Bibliothèques Académique du Congo, de 12 bibliothèques universitaires et d’instituts supérieurs techniques et pédagogiques issus du secteur privé, est lancé dans les BU congolaises (Oury, 2015). Enfin, les bibliothèques de la RDC font également partie de Biblionef, une organisation néerlandaise reconnue par l’UNESCO, et de Bibliothèques Sans Frontières, une organisation sans but lucratif (Biblionef, s.d. ; BSF, s.d.).

Législation

Des lois encadrent le travail des bibliothèques en RDC, mais très peu d’informations sont accessibles, depuis le Canada, pour en tirer un portrait global. En 1951, l’ordonnance n° 93-127 officialise la reconnaissance de bibliothèques dites « publiques non officielles » (Droit congolais, s. d.). En 1974, la loi 74-003 – qui encadre le dépôt légal – est adoptée et elle est encore aujourd’hui le cadre de référence dans le domaine (Bobutaka Bateko, 2015). Elle stipule, entre autres, que :

Tout éditeur est tenu de déposer au Conseil législatif national et à la Bibliothèque nationale, dans le mois qui suit l’enregistrement, huit exemplaires de chaque ouvrage ou publication qu’il fait paraître : deux au Conseil législatif national et six à la Bibliothèque nationale. Les ouvrages de luxe tirés à moins de 300 exemplaires seront déposés en trois exemplaires dont un au Conseil législatif national et deux à la Bibliothèque nationale. (Loi 74-003, article 3)

Par la suite, l’arrêté n° 04/DONCA/59 de 1980 vient compléter la loi sur le dépôt légal qui devient payant. Un éditeur ou un auteur congolais qui publie à l’étranger et qui désire déposer des exemplaires à la Bibliothèque nationale ainsi qu’au Conseil législatif, comme l’exige la loi, doit débourser l’équivalent de 100$US. Cela fragilise la « capacité d’enregistrement du patrimoine à conserver […] la mémoire éditoriale du pays » (Bobutaka Bateko, 2015). En 1986, l’actuelle RDC se dote de l’ordonnance n° 86-033 pour protéger les droits des auteurs en matière de propriété intellectuelle (Ordonnance-Loi 86-033, 1986). En 1989, l’ordonnance 89-010 donne à la Bibliothèque nationale du Congo sa forme actuelle avec ses principales missions et la nomination d’un directeur général à sa tête (Ministère de la Culture, des arts et patrimoines, s. d.).

Information complémentaire/particularités

La RDC bénéficie, à l’instar de pays africains, de plusieurs initiatives de création de bibliothèques ou de projets de bibliothèques mobiles par des coopérations, des associations et des organismes sans but lucratif (Bobutaka Bateko, 2009). L’objectif de ces initiatives est de rejoindre les lecteurs potentiels là où ils se trouvent afin de faciliter leur accès aux livres (Bongangi Bo-Louka, Kabeya Putudianga, Nkopo Bobiki, 2005). Ainsi, la coopération française instaure une bibliothèque ambulante pour la ville de Kinshasa et un « train biblio » pour la province du Katanga (Bobotaka Bateko, 2009). De plus, plusieurs projets de bibliothèques sont développés à travers des centres culturels du pays (Bongangi Bo-Louka, Kabeya Putudianga, Nkopo Bobiki, 2005). De 2014 à 2017, Bibliothèques sans Frontières déploie plusieurs « Ideas Cube » dans des camps de réfugiés, dont ceux de Kavumu et de Musasa au Burundi, pour rejoindre, notamment, les réfugiés congolais fuyant la RDC. Ce programme comprend des outils et des ressources, tel qu’un cours éducatif, permettant aux réfugiés de poursuivre leur apprentissage dans leur pays d’accueil (Libraries Without Borders, 2018). En 2018, la Caravane du livre et de la lecture organise des animations hors les murs dans cinq pays d’Afrique, dont la RDC (AILF, s. d.). Enfin, en 2022, l’Association des jeunes écrivains du Congo (AJEC) lance une bibliothèque carcérale pour enfants à la Prison centrale de Makala à Kinshasa visant à humaniser et améliorer la vie des prisonniers (Tshijuka, 2022).

Bibliographie

Alcandre, J.-J. (2016). La Conférence de Berlin 15 novembre 1884 – 26 février

1885. Allemagne d’aujourd’hui, (217), 90-97. https://doi.org/10.3917/all.217.0090

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Association Internationale des Libraires Francophones (AILF). (s. d.). La caravane du livre et de la lecture reprend sa route!. https://www.librairesfrancophones.org/nos-actions/caravane-du-livre-et-de-la-lecture/item/739-la-caravane-du-livre-et-de-la-lecture-reprend-sa-route.html

Bateko, D. (2017, 12 décembre). ABADOM s’organise. Documentation et archives. http://archivistebateko.canalblog.com/archives/2017/12/12/35951083.html

Biblionef. (s. d.). Gouvernance. https://biblionef.fr/biblionef/gouvernance/

Bobutaka Bateko, B. (2009). Écrit, information et communication en RDC : essai de Bibliologie. Harmattan-RDC.

Bobutaka Bateko, B. (2015). Archivistique, bibliothéconomie, documentation et légistique : des disciplines de la bibliologie. L’Harmattan. http://www.harmatheque.com/ebook/9782343057392

Bongangi Bo-Louka, J. C., Kabeya Putudianga, F., Nkopo Bobiki, A. (2005, 24-28 mai). Lecture pour tous (1987-1990) : Expérience congolaise de lecture publique. Dans C. Cassiau-Haurie et J. Hellemans (resp.), Les Bibliothèques congolaises : état des lieux [conférence]. 3e conférence nationale des Bibliothèques et Centres de documentation de la RDC, Kinshasa, RDC. https://www.aib.ulb.be/colloques/2005-abadom/fulltext/02.pdf

Cassiau-Haurie, C. (2003-2004). L’État contre le livre, le cas du Congo démocratique. Africultures, (57), 45-56. https://doi.org/10.3917/afcul.057.0045

Cassiau-Haurie, C. (2004, 27 novembre au 3 décembre). Les Bibliothèques publiques du Congo belge à la veille de l’indépendance : la grande illusion. Dans J. Hellemans (resp.), Bibliothèques, livre, écrit et technologies de l’information et de la communication en République Démocratique du Congo : défis et perspectives [conférence]. 18e colloque international de bibliologie (AIB), Kinshasa, RDC. https://www.aib.ulb.be/colloques/2004-kinshasa/fulltext/09.pdf

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