14 Guinée
Larbi Hilile, N’Guessan N’da Adjoua Adèle
Profil de la Guinée
La République de Guinée, dont la capitale est Conakry, est un pays côtier d’Afrique de l’Ouest qui s’étend sur une superficie de 245 857 km² et dispose d’un littoral maritime de 300
kilomètres sur l’océan Atlantique. La Guinée se caractérise par une géographie diversifiée, divisée en quatre zones naturelles : la Basse-Guinée (zone côtière), la Moyenne-Guinée (montagnes du Fouta-Djalon), la Haute-Guinée (savanes) et la Guinée forestière. Chacune offrant des types de relief, de climat, de faune, de flore, ainsi que des traditions historiques et culturelles uniques. Ce pays partage des frontières avec six autres pays, dont la Guinée-Bissau, le Sénégal, le Mali, la Sierra Leone, le Libéria et la Côte d’Ivoire (Portail des investisseurs de la république de la Guinée, s. d.)
Estimée à environ 14,53 millions d’habitants en 2024, la Guinée se distingue par une population majoritairement musulmane, représentant 85 % de ses habitants. Le pays est composé de plusieurs groupes ethniques. Bien que le français soit la langue officielle utilisée principalement dans l’éducation, l’administration et les médias, des dialectes tels que le malinké, le poular, le soussou, etc. sont souvent préférés dans les échanges quotidiens entre les populations, ce qui peut réduire l’usage du français (Présidence de la République de Guinée, s. d.). L’économie du pays est majoritairement axée sur l’agriculture, qui emploie 52 % de la population active et procure des revenus à 57 % des foyers ruraux (Groupe de la Banque Mondiale, 2024).
En Guinée, l’éducation est obligatoire pour les enfants âgés de 7 à 16 ans. Le système éducatif présente des différences notables, avec un taux de scolarisation primaire impressionnant de 101 %, mais fait face à des défis persistants, notamment un accès restreint pour 40 % des jeunes et un manque d’enseignants qualifiés. Pour remédier à ces problèmes, la Guinée a lancé en 2019 le Programme Décennal de l’Éducation (ProDEG), dont l’objectif est d’améliorer l’accès, la qualité et la gestion de l’éducation (Ifadem, s. d.).
L’histoire de la Guinée
L’histoire guinéenne est marquée par un récit riche en résistance et en évolution, passant d’un territoire précolonial riche en royaumes et en empires à une colonie française en 1891, avant d’atteindre son indépendance le 2 octobre 1958 sous Ahmed Sékou Touré. Durant 26 ans, le pays a connu un régime socialiste autoritaire, suivi d’une période d’instabilité avec des coups d’État militaires et des tentatives de mise en place d’un système démocratique, illustrées par l’élection d’Alpha Condé en 2010 et le coup d’État du colonel Mamady Doumbouya en 2021 (France 24, 2021). Aujourd’hui, la Guinée s’efforce de concilier son énorme potentiel économique, riche en ressources minières, avec les défis d’une gouvernance démocratique et du respect des droits humains (Groupe de la Banque Mondiale, 2024).
Parallèlement, l’histoire de la Bibliothèque nationale de Guinée débute également en 1958, année où le pays acquiert son indépendance. À l’origine, elle était une extension de l’Institut français d’Afrique Noire à Conakry, mais elle a été renommée Bibliothèque nationale.
Au fil des années, cette bibliothèque a connu des périodes de croissance et d’obstacles, y compris sa fermeture en 1986 due à des mesures d’économie gouvernementales, ce qui a entraîné la dispersion de sa collection, estimée entre 40 000 et 60 000 volumes (Wikiwix Archive, 2015).
Depuis 1998, sous la direction du Dr Cheick Sylla Baba, des actions ont été mises en place pour redresser la bibliothèque malgré le désintérêt initial de l’État. L’inauguration d’une nouvelle Bibliothèque nationale le 22 avril 2018 par le président Alpha Condé constitue une avancée majeure dans son parcours. Cet événement se déroule à une époque où les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication commencent à dominer sur les supports traditionnels, poussant le gouvernement guinéen à numériser et digitaliser les œuvres nationales pour toucher plus particulièrement la jeunesse.
Ce jour-là, le président a aussi remis symboliquement 100 000 livres aux écoles publiques de première année, un don provenant de la ville polonaise de Wroclaw. Financée intégralement par le Budget National de Développement, cette nouvelle bibliothèque vise à pallier un vide en mettant à disposition la mémoire écrite et audiovisuelle du pays, représentant ainsi une avancée significative pour la culture guinéenne en offrant aux jeunes l’accès à des ressources éducatives et culturelles tout en les liant au monde extérieur (Kaloumpresse.com, 2018).
Types de bibliothèques
La Bibliothèque nationale
Le décret du 9 août 2023 réorganise la Bibliothèque nationale de Guinée (BNG) créée dès l’aube de l’indépendance en 1958, la plaçant sous l’autorité directe du ministre de la Culture.
Élevée au rang de direction au sein de l’administration centrale, sa mission principale consiste à préserver et à gérer le patrimoine documentaire national.
Parmi ses responsabilités, la BNG collecte et conserve les documents imprimés nationaux ainsi que ceux provenant de l’étranger. Elle est également essentielle pour la publication de la bibliographie nationale et la gestion du dépôt légal, assurant la traçabilité et la gestion de l’information (Magnafing, 2023).
Enfin, le gouvernement guinéen aspire à mettre en place une politique nationale du livre visant à renforcer le secteur du livre et à améliorer l’accès à la lecture et à l’information, soutenant ainsi l’évolution culturelle face aux défis des nouvelles technologies de communication, tout en participant à l’éducation et à l’alphabétisation de la population.
Les Bibliothèques de lecture publique
Le secteur des bibliothèques de lecture publique en Guinée, bien que traversant des défis techniques et financiers, a connu des améliorations. Créé en 2008, le Centre de Lecture Publique et d’Animation Culturelle (CELPAC) est un établissement public autonome, né de projets soutenus par la Coopération française et la Francophonie. Placé sous l’autorité du ministère de la Culture, des Sports et du Patrimoine historique, il a remplacé l’ancienne Coordination du réseau des bibliothèques publiques.
Le réseau des bibliothèques de lecture publique est composé à ce jour de 41 bibliothèques préfectorales et communales réparties dans les quatre régions naturelles du pays. En 2012, dix Centres de lecture et d’animation culturelle (CLAC) avaient été mis en place, principalement en Basse et Moyenne Guinée. Un plan d’expansion prévu pour 2013 visait à installer dix nouveaux centres, dont cinq en Haute Guinée et cinq en Guinée Forestière. (Association pour le développement de l’éducation en Afrique, 2016)
Les Bibliothèques universitaires
Le réseau des bibliothèques universitaires en Guinée est composé principalement de deux bibliothèques des deux grandes universités publiques de la capitale, Gamal Abdel Nasser et Sonfonia, ainsi que celle de Kankan. Les mémoires de fin d’études des étudiants diplômés représentent la majorité des collections des bibliothèques universitaires publiques. Ce réseau est complété par des centres documentaires présents dans certaines universités privées et divers instituts supérieurs.
Le CEDUST (Centre de documentation universitaire, scientifique et technique) est la première bibliothèque publique créée dans les années 80 par la coopération française. Il est situé en dehors des campus et dédié aux étudiants, aux enseignants ainsi qu’aux chercheurs.
Le Centre Culturel Franco-Guinéen de Conakry (CCFG) dispose d’un fonds documentaire important et d’un personnel qualifié. Il s’agit d’un centre actif au sein de la capitale guinéenne en matière de lecture publique et d’animation culturelle. (Association pour le développement de l’éducation en Afrique, 2016)
Les Bibliothèques scolaires
Les bibliothèques scolaires en Guinée sont rares et souvent en mauvais état. Seules quelques écoles secondaires possèdent un embryon de bibliothèque solaire, contenant généralement moins de 500 livres, souvent anciens et détériorés. Environ trente bibliothèques scolaires avaient été créées par le ministère de l’Éducation avec l’appui de la Banque mondiale. Cependant, leur situation actuelle reste incertaine. (Association pour le développement de l’éducation en Afrique, 2016)
Les Bibliothèques et centres de ressources documentaires spécialisés
Il existe des bibliothèques spécialisées et des centres d’information et de documentation. Parmi lesquelles, on peut citer :
- Les bibliothèques et/ou services de documentation et d’archives des Ministères ;
- Les centres de documentation de l’OMS, du PNUD, etc. ; le centre de documentation de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ;
- Le centre de documentation du PNUD, etc. ;
- La bibliothèque de la Banque Centrale de la République de Guinée ; Etc.
(Association pour le développement de l’éducation en Afrique, 2016)
Cadre éducatif en sciences de l’information et des bibliothèques
Actuellement, la Guinée ne dispose pas d’une institution dédiée spécifiquement à la formation en bibliothéconomie et sciences de l’information, comparable à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information (EBSI) de l’Université de Montréal. Cependant, elle dispose de l’École Supérieure de Sciences de l’Information (ESSI) qui constitue une composante essentielle de l’Université Julius Nyerere de Kankan (UJNK). Établie par l’Arrêté n°2003/7651/MESRS/CAB du 23 novembre 2003, cette institution a pour vocation de diversifier et de professionnaliser les filières d’enseignement supérieur. En effet, l’ESSI se consacre à la formation de professionnels de l’information à différents niveaux, offrant des cursus initial et continu, afin de répondre aux besoins des cadres en activité ou à la recherche d’un emploi. Elle s’engage également à promouvoir la recherche en sciences de l’information et à favoriser les partenariats avec d’autres institutions similaires, contribuant ainsi à la progression du secteur (Université Julius N’yéréré Kankan, s. d.).
Par ailleurs, des opportunités de formation à distance sont accessibles aux professionnels guinéens souhaitant se spécialiser dans ce domaine. En conséquence, le Diplôme Universitaire en Sciences de l’Information et des Bibliothèques (DUSIB) est accessible par le biais d’un partenariat international, impliquant l’Université Senghor d’Alexandrie, l’École Nationale Supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques, la Bibliotheca Alexandrina, ainsi que la Bibliothèque nationale de France. Ce programme, accessible en formation à distance, vise à doter les bibliothécaires et spécialistes de l’information des compétences nécessaires pour répondre aux attentes du public et aux évolutions technologiques (ENSSIB, s.d.). Un Institut supérieur de formation en bibliothéconomie (ESSIG) a été créé à Kankan pour former les bibliothécaires universitaires. Mais jusqu’ici le contenu de la formation s’avère très théorique (Association pour le développement de l’éducation en Afrique, 2016)
Association de bibliothèques
En Guinée, les professionnels du secteur sont réunis dans une association des muséologues, bibliothécaires, archivistes et documentalistes (AMBAD). Son fonctionnement est très limité, faute de moyens. Toutefois plusieurs associations et réseaux de bibliothèques contribuent significativement à la promotion de la lecture publique et à l’accès à l’information notamment:
Le CELPAC (Centre de Lecture Publique et d’Action Culturelle) est chargé de coordonner et d’animer un réseau de 41 bibliothèques réparties sur l’ensemble du territoire guinéen. Sa mission principale vise à promouvoir la lecture publique tout en soutenant diverses initiatives culturelles. Le CELPAC est aussi soutenu par le COBIAC (Collectif de bibliothécaires et d’intervenants en action culturelle), créé en 1979, qui depuis 2000 joue un rôle actif dans la coopération internationale pour améliorer les compétences des bibliothécaires et enrichir les ressources documentaires (COBIAC, s. d.).
En outre, l’association Lire sous le baobab, fondée en avril 2019, a pour objectif de faciliter l’accès aux livres et de soutenir l’éducation des enfants en Guinée par la création de bibliothèques et l’organisation d’activités culturelles.
En résumé, la Guinée dispose d’un réseau d’associations engagées dans la promotion de la lecture publique, contribuant ainsi à l’enrichissement de sa culture, malgré des difficultés liées aux ressources et aux infrastructures.
Cadre législatif
En Guinée, le cadre législatif des bibliothèques, est consolidé par La loi N° L/ 2016 fixant le régime juridique de la protection, de la conservation et de la mise en valeur du patrimoine culturel national en Guinée. Elle décrit les règles générales qui s’appliquent à la protection des sites et monuments, des biens culturels, des ensembles architecturaux, ainsi que des quartiers et villages historiques, en mettant l’accent sur leur identification, leur classement et leur valorisation. Cette loi précise également les missions et les prérogatives des Services publics chargés de la protection, de la conservation et de la mise en valeur du patrimoine culturel national, parmi lesquelles on distingue la promotion, le développement ou la création des institutions scientifiques et techniques (musées, bibliothèques, archives, laboratoires, ateliers, etc. (Assemblée Nationale de Guinée, 2021)
De plus, la loi L/2019/0028/AN, adoptée le 7 juin 2019, a pour objectif de protéger les droits d’auteur et les droits voisins, garantissant ainsi la sauvegarde des œuvres littéraires et des créations artistiques (Assemblée Nationale de Guinée, 2021).
Enfin, la Loi N° 2020/0027/AN garantit aux citoyens le droit d’accès à l’information publique, leur permettant de consulter librement les documents administratifs. Ces réglementations sont essentielles pour le développement des bibliothèques en Guinée, car elles favorisent l’accès à l’information et protègent les créations culturelles (Assemblée Nationale de Guinée, 2021).
Information complémentaire/particularités
En l’absence d’une politique nationale et d’un cadre juridique solide, les bibliothèques et le secteur du livre en Guinée évoluent dans un environnement très défavorable. Bien que le nombre de structures documentaires ait augmenté ces derniers temps, les ressources financières et humaines dont disposent sont extrêmement limitées. Ce manque de ressources se manifeste par des infrastructures insuffisantes et une forte dépendance au financement externe (Association pour le développement de l’éducation en Afrique, 2016).
Instaurer des bibliothèques en Guinée en tant que « troisième lieu » pourrait créer un fort engouement pour la lecture et améliorer l’accessibilité à l’information. Actuellement, la fréquentation limitée des bibliothèques freine leur capacité à promouvoir la lecture à l’échelle nationale. Des efforts sont en cours pour améliorer la situation, des projets comme le développement de bibliothèques de quartier sont lancés afin de rapprocher la lecture des élèves, étudiants et citoyens, leur facilitant ainsi l’accès à l’information. Par exemple, l’événement « Conakry, capitale mondiale du livre » en 2017 a permis de mettre en place 180 points de lecture dans le pays dans le but de dynamiser la culture littéraire (Caussil et Sappa, 2017).
D’autres initiatives, telles que « Une École, Une Bibliothèque », cherchent à inclure des bibliothèques au sein des écoles pour inciter les jeunes à lire dès leur plus jeune âge (HelloAsso, s. d.). Par ailleurs, le programme « Lire pour apprendre », soutenu par l’Agence Française de Développement, a pour objectif d’améliorer l’accès aux ressources pédagogiques et de promouvoir la littérature jeunesse comme un moyen d’apprentissage.
Ces actions sont fondamentales pour éveiller les consciences sur l’importance de la lecture et de créer un cadre favorable à l’apprentissage. En réinventant les bibliothèques comme des lieux communautaires vivants et accessibles, ces initiatives peuvent non seulement accroître l’intérêt pour la lecture, mais aussi jouer un rôle clé dans le développement culturel et intellectuel du pays (COBIAC, s. d).
Références
Assemblée Nationale de Guinée. (2021, 11 janvier). Conakry le 07 juin 2019 L/2019/0028/AN Loi portant protection de la propriété littéraire et artistique. https://www.assembleeguinee.org/index.php/conakry-le-07-juin-2019-l20190028an-loi-portant-protection-de-la-propriete-litteraire-et-artistique
Assemblée Nationale de Guinee. (2021,02 Février). N° 2020/……0027…… /AN Portant droit d’accès à l’information publique en République de Guinée. https://assembleeguinee.org/ndeg-20200027-portant-droit-dacces-linformation-publique-en-republique-de-guinee
Assemblée Nationale de Guinée. (2021,02 février). Loi N° L/ 2016/ ………………………../ an relative à la protection, la conservation et la mise en valeur du patrimoine culturel national. https://www.assembleeguinee.org/loi-ndeg-l-2016-relative-la-protection-la-conservation-et-la-mise-en-valeur-du-patrimoine-culturel
Association pour le développement de l’éducation en Afrique. (2016). Rapport de l’étude diagnostique sur l’industrie du livre en guinée. Microsoft Word – Rapport d’Étude_ Industrie du livre en Guinée – Version allégée.docx
Caussil, J.-N. et Sappa, F. (2017, 8 mai). Guinée : le livre comme prisme de développement. JeuneAfrique.com. https://www.jeuneafrique.com/mag/433793/culture/guinee-livre-prisme-de-developpement/
COBIAC. (s. d.). Soutien au réseau de lecture publique de Guinée. https://cobiac.org/projet/soutien-au-reseau-de-lecture-publique-de-guinee/
COBIAC. (s. d.). Nous sommes. https://cobiac.org/nous-sommes/
ENSSIB. (s. d.). Diplôme Universitaire en Sciences de l’Information et des Bibliothèques (DUSIB). https://www.enssib.fr/l-offre-de-formation/diplome-universitaire-en-sciences-de-linformation-et-des-bibliotheques#:~:text=et%20des%20bibliotheques-,Dipl%C3%B4me%20Universitaire%20en%20Sciences%20de%20l’Information%20et%20des%20Biblioth%C3%A8ques,via%20une%20formation%20%C3%A0%20distance.
France 24. (2021, 5 septembre). Coup d’État en Guinée : le président Alpha Condé détenu par les putschistes. France 24. https://www.france24.com/fr/afrique/20210905-guin%C3%A9e-tirs-nourris-dans-le-centre-de-conakry-pr%C3%A8s-du-palais-pr%C3%A9sidentiel
Groupe de la Banque Mondiale. (2024, 23 octobre). Guinée – Vue d’ensemble. https://www.banquemondiale.org/fr/country/guinea/overview
HelloAsso. (s. d.). Projet éducatif « Une École, Une Bibliothèque ». https://www.helloasso.com/associations/association-des-jeunes-guineens-de-france-ajgf/collectes/une-ecole-une-bibliotheque
Ifadem. (s. d.). Guinée. https://www.ifadem.org/fr/pays/guinee/systeme-educatif
Kaloumpresse.com. (2018, 24 avril). La Guinée se dote d’une nouvelle Bibliothèque nationale. Kaloumpresse.com. https://kaloumpresse.com/2018/04/24/la-guinee-se-dote-dune-nouvelle-bibliotheque-nationale/
Magnafing, D. (2023, 16 août). Bibliothèque nationale de Guinée : un décret fixe ses attributions et son organisation. Guinéenews. https://guineenews.org/bibliotheque-nationale-de-guinee-un-decret-fixe-ses-attributions-et-son-organisation/
Portail des investissements de la République de Guinée. (s. d.). La Guinée en bref. https://www.invest.gov.gn/guinee
Présidence de la République de Guinée. (s. d.). Présentation. https://presidence.gov.gn/presentation/
Université Julius N’yéréré Kankan. (s. d.). École supérieure des sciences de l’information. https://www.ujnk.edu.gn/ecole-superieure-des-sciences-de-linformation-essi/
Wikiwix Archive. (2015, 2 avril). Baba Cheick Sylla, directeur général de la bibliothèque nationale. https://archive.wikiwix.com/cache/index2.php?url=http%3A%2F%2Fguineeculture.org%2FBaba-Cheick-Sylla-directeur.html#federation=archive.wikiwix.com&tab=url